Balkans-Bosnie-Kosovo

Un véhicule d’EULEX Kosovo attaqué à Pristina

Un véhicule appartenant à la mission européenne EULEX (Etat de droit) a été attaqué, mardi, dans les rues de Pristina, non loin du quartier général. L’occupant du véhicule qui était à bord n’a pas été touché, précise un communiqué d’Eulex. Une enquête est en cours sur cet “incident” qui est le premier du genre depuis plusieurs mois. Ce qui semble sûr, c’est que le “dommage n’a pas été causé par une balle” précise-t-on au QG d’Eulex qui dédramatise “ce qui n’est pas une attaque mais juste un incident“. L’enquête en cours a pour fonction de savoir “si c’est intentionnel ou non“. Sans faire de spéculation, on pourrait les rapprocher des différentes arrestations et jugements qui ont eu lieu ces dernières semaines et auxquels ont participé les équipes européennes.

(mis à jour 24.11.2010 / 13h)

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Verdict pour crimes de guerre au Kosovo

7 ans de prison ! Vukmir Cvetkovic, un ancien membre de la police serbe, a été condamné, le 9 novembre, par le tribunal du district de Pec (Peja) pour crime de guerre. Un jugement rendu possible, en grande partie, par la présence de la mission européenne EULEX (Etat de droit). Outre le procureur agissant sur délégation du procureur spécial du Kosovo, deux des trois magistrats du siège (le troisième juge était un Kosovar) étaient ainsi des membres d’EULEX.

Né le 12 juillet 1969, à Kline, Vukmir Cvetkovic était accusé d’avoir dans sa ville natale contribué à plusieurs crimes de guerre durant les évènements de 1999 qui avait vu les forces serbes chasser les résidents albanais. Il a notamment été reconnu coupable d’avoir expulsé une famille de la ville et brûlé deux maisons à la fin mars 1999. Cvetkovic figurait sur une liste transmise par Interpol concernant des criminels de guerre. Arrêté en mars 2009 en Norvège, il avait été ensuite extradé vers le Kosovo et arrêté le le 13 juillet 2010.

Ce n’est pas la première fois que des juges européens sont impliquées dans un jugement pour crimes de guerre. En octobre 2009, ainsi, ils avaient condamné 3 Kosovars albanais – Latif Gashi, Nazif Mehmeti, Rrustem Mustafa – à respectivement 6 ans, 3 ans et 4 ans de prison pour actes de torture et mauvais traitements commis entre octobre 1998 et avril 1999,  sur des civils détenus (certains étaient des kosovars albanais accusés de trahison ou déloyauté envers la KLA, l’armée de libération du Kosovo, un autre était un Serbe).

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Les missions Eulex Kosovo et Eupol Palestine recrutent

La mission “Etat de droit” de l’UE au Kosovo (EULEX) renouvelle une partie de ses effectifs et a lancé un nouvel appel à candidatures portant sur près de 500 postes. La plupart sont à pouvoir entre janvier et avril 2011. Une cinquantaine de candidatures sont à pourvoir en contractuel, le reste par voie de détachement des Etats membres. La diversité des profils recrutés illustre la diversité de la mission. Du spécialiste de médecine légale au conseiller politique en passant par le juge de première instance ou le conseiller juridique à la cour suprême, des enquêteurs judiciaires de tout calibre et tout domaine, des spécialistes du renseignement, le coordinateur des missions d’hélicoptères, un responsable du déminage, un maître-chien pour détecter les drogues ou les explosifs, un as des telecoms (microwave),… il y en a pour tous les goûts.

La mission de police de l’UE en Palestine (EUPOL COPPS) recrute une petite vingtaine de spécialistes. La plupart de ces postes sont à pouvoir “aussi vite que possible”. Le poste de spécialiste pénitentiaire est nouveau et résulte de l’extension de la mission. Trois postes sont recrutés en contractuel ou détachement (Senior Mission Security Officer, Head of Administration and Finance, Senior Procurement Officer). Les autres le sont par la voie, normalement exclusive, du détachement d’agents des Etats membres (Political Adviser, Reporting Officer, Logistic/Transportation Officer, Field Adviser, Command and Control Expert, PCP HQ / Training Advise, Programme Director, Project Manager, Project Manager/ExO to DHoM, Penitentiary Expert, Criminal Justice and Police Law Expert, Specialist  Adviser CID).

Mission Description des postes Date limite
Formulaire de candidature Contact email
EULEX Kosovo 19 November 2010 cpcc-kosovoforgen@consilium.europa.eu
EUPOL C0PPS 19 November 2010 cpcc.eupolcopps@consilium.europa.eu
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Les Espagnols se retirent de Bosnie-Herzégovine

Carme à la revue (Crédit : ministère espagnol de la Défense)

C’est fait ! Après 18 ans de présence en Bosnie, les Espagnols plient bagage. La ministre espagnole de la Défense, Carme Chacon, était aujourd’hui au camp Butmir, une base aérienne près de Sarajevo et siège de l’opération européenne de maintien de la paix EUFOR Althea, pour présider aux cérémonies de début de retrait du contingent espagnol.

Arrivés en 1992, dans une région ravagée par la guerre, les Espagnols (comme les Français et quelques autres forces européennes) ont cousu à peu près tous les écussons sur leurs uniformes : celui de l’ONU avec la FORPRONU, de l’UEO à Mostar notamment, de l’OTAN (IFOR et SFOR), et enfin celui de l’Union européenne avec EUFOR Althea. « C’est la plus longue des missions effectuées par les forces armées espagnoles » a évoqué la ministre qui a rendu également hommage aux 23 espagnols (22 soldats et un interprète) morts lors de cette mission. Avec le départ des Espagnols, il ne reste sur place essentiellement que des troupes d’Europe centrale et orientale … et de Turquie. L’effectif d’Althea doit se fondre dans une équipe de maximum 350 personnes qui auront une mission non exécutive (1). Une réduction d’effectif que l’Espagne a, ardemment, défendue. Et qui suit celle du Kosovo (2).

Crédit : ministère espagnol de la Défense

Lire également :

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5 inculpations pour trafic d’organes au Kosovo

5 personnes ont été inculpées, vendredi, à Pristina, de trafic d’organes humains, de crime organisé et d’exercice illégal de la médecine par le Procureur spécial du Kosovo. Les personnes inculpées, dont 4 médecins, travaillaient tous à un niveau supérieur au ministère de la santé, confirme la mission européenne “Etat de droit” (EULEX Kosovo). Ces inculpations sont liées à un dossier de trafic international d’organes, de la clinique Medicus en 2008 qui impliquaient des “donateurs” et receveurs de différentes nationalités. Parmi les organes prisés, les reins.

L’enquête avait été initiée en novembre 2008 par la police de la MINUK et du Kosovo et continuée par les policiers européens d’Eulex sous la direction du procureur spécial. Des juges européens ont été désignés pour trancher cette affaire. 

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La Kfor réduite à 5500 hommes début 2011

Fusion des commandement du Battlegroup centre et du Battlegroup Est. Crédit : Evelina Bomark / Forces armées suédoises

La force de maintien de la paix de l’OTAN déployée au Kosovo accélère la réduction de son format. C’est la suite d’un processus de retrait progressif décidé l’année dernière. Une première étape avait été franchie en janvier 2010 par une réduction de 15.000 à 10.000 hommes. La seconde devrait être franchie, prochainement, d’ici février 2011, pour passer à 5.500 hommes. Le nombre de battlegroup présents est diminué, passant de 5 à 4 ; le battlegroup “centre” a ainsi fusionné avec le battlegroup “est”. La troisième étape sera de passer à 2.000 hommes d’ici 2012.

Plusieurs gouvernements européens ont ainsi annoncé la diminution de leurs contingents, voire leur quasi-retrait. Les Tchèques qui étaient 500 encore au début de l’année ne sont plus que 270 sur place et 90 d’ici fin octobre. Les Finlandais ont commencé leur retrait fin septembre de leurs 200 militaires ne laissant sur place qu’un effectif résiduel de 20 personnes. Les 140 Slovaques commencent à se retirer et il n’y aura plus un soldat d’ici fin novembre. Les Danois passent aussi de 180 à 35. Etc… Quant au contingent grec de 800 hommes, il va lui aussi progressivement diminuer dès novembre.

L’Espagne en mars 2009 (1), le Royaume-Uni (plus discrètement), de mars à septembre 2009, ainsi que la Belgique, en février-mars 2010, ont déjà retiré leurs troupes.

(1) Lire: L’Espagne retire ses troupes de la Kfor au Kosovo

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Arrestation dans le nord du Kosovo par les policiers européens

Des officiers de police d’EULEX, la mission européenne “Etat de droit” déployée au Kosovo, ont arrêté, lundi, un homme soupçonné de crimes, dans le nord du Kosovo. Les policiers ont agi sur la base d’un mandat d’arrêt délivré par un juge d’instruction de la Cour de Mitrovica et d’un mandat d’arrêt international. L’homme est soupçonné de tentative de meurtre, de possession illégale d’armes, indique-t-on au quartier général d’EULEX, et fait l’objet d’un mandat d’arrêt international. Un mandat délivré par la police serbe a précisé Yves de Kermabon, lors de ses adieux à la presse, ce mardi, à Bruxelles.

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Des Albanais et Slovaques en renfort dans la mission Althea

Un contingent de 10 soldats albanais va venir s’intégrer dans la mission européenne de maintien de la paix en Bosnie-Herzégovine (Eufor Althea). Ils auront pour tâche principale d’assurer la détection et le désamorçage des nombreuses mines qui jonchent encore le sol de la Bosnie. Selon la stratégie de la Bosnie anti-mines, le pays devrait être débarassé des mines d’ici 2019.

Notons également que la Slovaquie a annoncé son intention d’envoyer 20 soldats de plus dans la mission.

Eufor Althea doit amorcer sa transformation en une mission non exécutive. La planification préparatoire de ces activités a commencé en juillet dernier.

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