Des infirmeries dans trois garnisons maliennes construites avec les fonds européens. Premiers pas de la CBSD

(B2) L’Union européenne va équiper certaines bases des forces armées maliennes (FAMa) d’une infirmerie de garnison. A commencer par Nampala, dans le centre du Mali à 500 km de Bamako

Les quatre experts français, européens et maliens en visite à Nampala (Crédit : EUTM Mali)

Un projet financé par la CBSD

Le site de Nampala, qui héberge un détachement des forces armées maliennes (FAMa), va être complété d’une infirmerie de garnison, ouverte aux militaires et aux civils. Un projet financé dans le cadre de la CBSD, le nouvel instrument financier de l’UE, qui permet le « financement des acteurs militaires dans des pays tiers aux fins de réaliser des activités de développement ». (Lire : Le dispositif CBSD adopté. La touche finale…). Ce projet ambitieux prendra forme dans trois villes différentes, dont Nampala et coûtera 3 à 4 millions d’euros.

Les plans à l’étude

Début août, deux officiers de la mission européenne de formation des forces armées maliennes (EUTM Mali), un spécialiste d’Expertise France et un militaire malien de la Direction centrale du service de santé des armées (DCSSA) se sont rendus sur place, comme le précise la mission. Une visite effectuée par hélicoptère, seul moyen sûr pour se déplacer sur le camp. Objectif : avoir les dernières informations techniques et topographiques pour définir les plans de la future infirmerie.

Une infirmerie mixte civile et militaire

Il s’agissait aussi d’évaluer les conditions de sécurité qui devront être prises en compte pour la construction du bâtiment et ses accès, enfin : préciser l’offre de soin locale ainsi que le profil de la population bénéficiaire. Car l’intérêt de cette infirmerie est de servir non seulement à la garnison, mais aussi à la population civile. Ce qui complique le travail des personnes chargées de concevoir cette nouvelle infrastructure.

Des conditions de sécurité à étudier de près

La ville de Nampala, située dans la région de Ségou, à environ 500 km de Bamako, a fait l’objet de plusieurs attaques. En janvier 2015, la ville a été prise par les djihadistes tuant une dizaine de militaires. Un an plus tard, le 19 juillet 2016, c’est la caserne elle-même qui est visée. Dans une attaque assez sophistiquée, menée avec plusieurs véhicules (pickups) lourdement armés et des motos, plusieurs groupes rebelles réussissent à prendre le contrôle du camp durant plusieurs heures. Ils laissent au final 17 tués et 37 blessés dans les rangs de l’armée malienne. Le 2 mai 2017, c’est une mission de ravitaillement des FAMa qui tombe dans une embuscade sur la route entre Nampala et Dogofri, faisant neuf morts et cinq blessés parmi les militaires.

(NGV, avec Aurélie Pugnet st. )

Formation au tir de mortier et logistique à Kalifabougou

(B2) Un exercice de tir de mortier, dans le camp de Kalifabougou, est venu clôturer le cours de mortier, le 27 février. Cette formation, d’une durée de neuf semaines, a été organisée sous la supervision de six formateurs de EUTM Mali.

(crédit : EUTM Mali)

Quant au stage de magasinier logistique, il s’est achevé le 8 mars, après deux semaines de formation. Le but était d’apprendre à organiser et gérer le magasin logistique, mais aussi de pouvoir produire et envoyer les documents nécessaires au fonctionnement du magasin. EUTM Mali a annoncé sa volonté de continuer à coopérer avec les Forces armées maliennes dans le champ de la logistique.

(Claire Boutry)

Dernières nouvelles des missions de maintien de la paix de l’UE – PSDC (février 2018)

(B2) Exercice de tir pour l’armée somalienne, signature d’un memorandum en Libye, fin du cours de leadership pour l’état-major malien et protection des journalistes au cœur d’une formation des policiers ukrainiens… quelques infos des missions européennes en Afrique

Tripoli (Libye). Signature d’un memorandum

Le ministère de la Justice, Mohamed Abdelwahed Abdelhameed, et le chef de la mission européenne EUBAM Libya, Vincenzo Tagliaferri, ont signé le 14 février un memorandum of understanding, « résultat d’une coopération étroite et globale entre le ministère et la mission ». Cet accord met en place le cadre de cette coopération en vue de renforcer l’état de droit et la justice libyenne. Première étape : la création d’un « groupe de travail sur l’amélioration de la justice pénale », chargé d’identifier les domaines où des améliorations sont possibles, d’effectuer les réformes nécessaires et d’aider les acteurs juridiques à se conformer aux obligations internationales de la Libye.

General Dhagabadan Training Centre (Somalie). Exercice de tir pour l’armée somalienne

Un peloton de la première infanterie légère a eu l’occasion d’effectuer un exercice de tir avec des AK-47, le 22 février dernier. Il s’agit du « premier exercice pratique de ce genre » pour les stagiaires de l’Armée nationale somalienne (SNA), selon le communiqué de EUTM Somalia, sous l’œil attentif des formateurs européens. « Les stagiaires ont expérimenté le tir dans différentes positions et leurs scores étaient vraiment encourageants. ») Le même jour, une formation « Train the trainers » s’est achevée après huit semaines de cours. Au programme notamment : divers sujets militaires, leadership, droit de l’homme et droit des conflits armés. Cette formation, menée par EUTM Somalia, permettra aux individus formés de devenir formateurs dans leur propre unité.

Koulikoro (Mali). Fin du cours de leadership pour l’EMIA

Le 13 février, après trois semaines, la task force ‘formation’ de EUTM Mali a clôturé son cours de commandement (leadership). « C’est la première fois que ce cours est entièrement réalisé au Koulikoro Training Center ». Cette formation, qui a regroupé 56 formateurs de la task force et 173 cadets de l’École militaire inter-armées (EMIA), a été organisée avec la contribution de la Croix-Rouge et de la MINUSMA. Parmi les sujets couverts : le droit international humanitaire, la lutte contre les engins explosifs ou encore les premiers secours. Ces cours ont permis d’achever la formation des « futurs officiers des forces armées maliennes ». (Communiqué)

Kiev (Ukraine). La protection des journalistes au cœur d’une formation des policiers

La mission de conseil de l’UE aux forces de sécurité ukrainiennes (EUAM Ukraine) et l’UNESCO ont organisé ensemble, le 14 février, une formation à destination du ministère de l’intérieur, de la police nationale et de journalistes ; la liberté d’expression, la liberté de la presse étant un problème particulièrement persistant en Ukraine. Objectif : renforcer la protection des médias et leurs relations avec les autorités ukrainiennes. Selon Ola Quarnstrom, conseillère en droits de l’homme de EUAM Ukraine, « c’est une formation importante car la réforme en cours ne sera pas possible sans un média libre et indépendant capable de superviser et de rendre des comptes ». (communiqué)

(informations rassemblées par Claire Boutry)

Lire aussi : Un chimiquier letton attaqué par les pirates au large de la Somalie

Formation logistique pour les services de santé des FAMA

(Crédit: EUTM Mali)

(B2) La mission européenne de formation de l’armée malienne (EUTM Mali) ne veut pas se limiter à la formation de premiers soins au combat mise en place pour les forces armées maliennes (FAMA) en novembre 2016 au camp de Koulikoro. Les Européens ont lancé une formation complémentaire au profit de la Direction centrale du service de santé des Armées (DCSSA). La première du genre s’est centrée sur l’aspect logistique. Pendant deux semaines, EUTM Mali a formé une dizaine de stagiaire en comptabilité et gestion de stock, au camp Kati, à proximité de Bamako. « Ce cours devrait permettre à la DCSSA d’optimaliser la gestion du matériel médical et d’améliorer l’appui médical aux troupes déployées en opération », explique-t-on depuis la mission. La cérémonie de fin de formation, lundi 6 février, a été l’occasion d’inaugurer la rénovation des entrepôts de matériel médical et de médicaments financée par EUTM Mali.

(Leonor Hubaut)

Entrepôt médical de la base militaire de Kati (Crédit: EUTM Mali)

 

FormationFormateursMali@EUTM Mali160426

EUTM Mali, la transition vers le mandat « 3 » est lancée

FormationFormateursMali@EUTM Mali160426

Les officiers maliens apprennent à encadrer et former leurs troupes (Crédit: EUTM Mali)

(BRUXELLES2) Les Européens de la mission de formation de l’arme malienne (EUTM Mali) se préparent pour la transition vers son troisième mandat, qui prévoit une formation des forces armées maliennes sur tout le territoire et plus uniquement à Koulikoro.

Première formation à Faladié

Située à 80 km au nord de Bamako, Faladié accueille l’école des sous officiers de la gendarmerie malienne. C’est ici que les Européens ont formé un total de 270 officiers et sous-officiers malien dans le cadre du programme « formation des formateurs », pendant le mois d’avril. « C’est une étape vers la future formation avec un accent particulier sur le développement du leadership dans les quartiers généraux des FAMA, dans les régions », prévue dans le mandat 3, explique la mission.

Entrée du camp de Ségou (Crédit : EUTM Mali)

Entrée du camp de Ségou (Crédit : EUTM Mali)

Conditionnement du camp de Segou 

Autre pas vers le Mandat « 3 » : une reconnaissance de terrain au quartier général de Segou, la deuxième région militaire du Mali. Du 12 au 15 avril, une équipe d’Européens a évalué le camp pour vérifier la faisabilité des activités de formation décentralisées qui commenceront dès juillet. Pour le chef de mission, le général allemand Werner Albl, les résultats sont positifs.  « La formation à Segou – nous pouvons le faire !  »

(Leonor Hubaut)

Lire :

CommandosTir@EUTM Mali160404

Le GTIA 8 bientôt prêt. Une formation complète

CommandosTir@EUTM Mali160404(BRUXELLES2) À Koulikoro, la formation des 600 membres du 8e GTIA (groupement tactique interarmes) de l’armée malienne arrive à sa fin. C’est le dernier bataillon formé au titre du mandat de la mission européenne de formation (EUTM Mali). Le déploiement pour lutter contre les djihadistes ne devrait pas tarder.

Quelques nouveautés dans la formation

Les semaines de formations théoriques ont laissé place aux exercices pratiques, qui se sont enchainés avec une certaine frénésie, toujours sous une chaleur intense. Et pour la dernière formation réalisée sous son second mandat, la mission européenne de formation des forces armées maliennes (FAMA) a fait fort. Outre les exercices habituels et indispensables de sécurisation d’une zone et de détection des IED (engins explosifs improvisés), deux nouveautés sont à signaler : le tir de mortier et le contrôle aérien avancé. « Une preuve que les forces armées maliennes récupèrent toutes leurs capacités » assure-t-on depuis le camp d’entrainement de Koulikoro.

Sécuriser une zone de combat : une première étape cruciale 

La patrouille opérationnelle en milieu hostile, la réaction à une embuscade, l’évacuation sous le feu d’un blessé, sans oublier la mise en place d’un dispositif de contrôle des zones sont les exercices qui ont été le plus répétés durant les deux dernières semaines. Avec différents scénarios, les Européens ont testé la capacité de réaction des Maliens. Un point a été au coeur de l’effort: le maintien de la communication radio avec le poste de commande. Le but n’étant pas seulement de former les escadrons et les pelotons à effectuer des patrouilles, ou des points de contrôle, mais aussi de former la chaine de commandant pour choisir des positions tactiques appropriées et diriger leurs hommes sur le terrain.

MortiersEUTM Mali@EUTM Mali 160421

Les deux canons utilisés lors de l’entrainement accompagneront le GTIA 8 dans ses futures missions (Crédit : EUTM Mali)

Tir de mortier, une première pour EUTM Mali

Pour la première fois depuis 2009, les forces armées maliennes (FAMA) ont réalisé un tir de mortier, le 21 avril 2016. C’est aussi une première pour l’équipe de formation d’EUTM Mali. Les stagiaires du 36e régiment d’artillerie ont tiré douze obus avec deux canons de 122mm. L’exercice met fin à une formation spécifique de cinq semaines, qui s’est soldée avec un résultat salué par la mission dans un communiqué : « la précision des tirs a été excellente, et la préparation des troupes encore meilleure. »

(Crédit: EUTM Mali)

(Crédit: EUTM Mali)

Les Maliens connectés avec le ciel 

Une fois en mission dans le nord du pays, les Maliens recevront un appui aérien. Il est donc essentiel de savoir interagir avec les pilotes de ces appareils pour leur transmettre les informations sur l’emplacement des objectifs à détruire. Une équipe complète de contrôleurs aériens avancés (TACP – Tactical Air Control Party) a donc été mise sur pied. Le premier exercice de guidage d’avion s’est déroulé le 8 avril avec succès, « malgré une certaine nervosité » expliquent les formateurs européens.

Attention aux IED !

 

 

(Crédit : ETUM Mali)

Dans cet exercice, formateurs et élèves étudient comment réagir face à la menace d’un IED dans un croisement de routes (Crédit : EUTM Mali)

Ces spécialistes ont appris à identifier et neutraliser les dispositifs. Facile à mettre en œuvre et à dissimuler, ces dispositifs explosifs nécessitent de la part des combattants des réactions spécifiques pour les détecter (environnement – traces – repères – 5/25), et pour les forces malienne du GTIA 8 en particulier, des actions particulières pour baliser la zone, et précises pour neutraliser ou détruire l’engin.

Selon le Service de l’action antimines des Nations Unies (UNMAS), 261 personnes ont été tuées ou blessées par des IED depuis 2013. Parmi eux, des civils mais aussi des soldats français, maliens et membres de la mission des Nations Unies, la MINUSCA.

Le droit de la guerre, ou comment ne pas commettre d’exactions

Dans toutes interactions avec la population locale ainsi qu’avec leurs adversaires, les Maliens ont été confrontés à différents scénarios face auxquels ils doivent réagir rapidement et professionnellement, tout en suivant les règles du droit international humanitaire et d’auto-Défense. La priorité est claire : distinguer l’adversaire de la population et agir légalement à tout moment.

(Crédit : EUTM Mali)

(Crédit : EUTM Mali)

Comme pour tous les bataillons formés par EUTM Mali, le Droit international humanitaire est une facette clé qui a pris de l’importance avec une efficacité prouvée par des résultats comme nous l’expliquait le général Marc Rudkiezwicz il y a quelques mois (Lire: La mission de EUTM Mali : produire du GTIA (Marc Rudkiewicz)

(Leonor Hubaut)

Lire aussi :

Pour leur retour à Koulikoro, les instructeurs européens ont préparé un petit exercice de réaction à l’embuscade. (Crédits: EUTM Mali)

Le bataillon Debo revient se former après 1 an sur le terrain

Pour leur retour à Koulikoro, les instructeurs européens ont préparé un petit exercice de réaction à l’embuscade. (Crédits: EUTM Mali)

Pour leur retour à Koulikoro, les instructeurs européens ont préparé un petit exercice de réaction à l’embuscade. (Crédits: EUTM Mali)

(BRUXELLES2) Environ 600 hommes du GTIA 5 (Groupement tactique interarmes) sont arrivés à Koulikoro pour leur recyclage programmé dès leur entraînement initial en mai 2014. Cela marque le début du cycle de réentrainement des Forces  armées maliennes (FAMA) par la mission européenne de formation (EUTM MALI).

Depuis tout ce temps, ils se sont battus dans le nord du Mali et ont également été impliqués lors de la prise d’otages de Sévaré (NB : Sévaré est également la ville de garnison du GTIA 5 « DEBO »).

Les exercices ont pour but de voir comment les soldats maliens en patrouille réagissent face à une attaque ennemie inopinée et comment ils se sortent d’affaire sur le plan tactique. La température avoisine 36° ! Mais malgré tout les ordres sont rapidement exécutés. Et ils reprennent rapidement l’entrainement, en progressant avec précaution tout en observant attentivement le terrain.

« La première formation EUTM que les soldats maliens ont reçue et le fait qu’ils ont été déployés en opérations dans le nord ces derniers mois, sont encore très visibles. Il faut seulement rafraîchir les connaissances qu’ils possèdent déjà. C’est un bon signe! Cela montre que le travail d’EUTM Mali a eu un effet positif et le niveau de compétence des soldats maliens continue à s’améliorer » souligne le caporal instructeur Ale, du premier régiment des Gurkhas (1st Royal Gurhka Regiment) qui assure la formation côté européen.

(LH)

(Crédits: EUCAP SAHEL Niger)

Dernières nouvelles des missions de maintien de la paix l’UE (PSDC) – septembre 2015

(BRUXELLES2)

 

Niamey et Agadez (Niger). Les formations d’EUCAP Sahel Niger battent le plein 

(Crédits: EUCAP SAHEL Niger)

EUCAP Sahel Nigel apporte une formation d’intervention pour treize formateurs de l’Ecole nationale de gendarmerie de Niamey. (Crédits: EUCAP SAHEL Niger)

Une formation a été dispensée par les experts d’EUCAP Sahel Niger, début septembre, à 13 formateurs permanents de l’Ecole Nationale de gendarmerie de Niamey sur les « Techniques d’Intervention Professionnelle ». Formation qui permet d’acquérir les savoir faire techniques tout en respectant le cadre légal et l’usage de la force strictement nécessaire. À Agadez, c’est une formation en « Gestion du parc de véhicules » qui a été dispensée par les Européens, les 15 et 16 septembre.  Il s’agissait de la troisième session de formation du module en question, à laquelle ont participé 10 mécaniciens de la Gendarmerie et 7 mécaniciens de la garde Nationale venus de toutes les régions. Cette formation est complémentaire des activités précédentes de la mission en faveur des ateliers automobiles des différentes forces qui ont permis de renforcer leurs capacités en matière de maintenance à travers la fourniture d’outillage performant.

Dar al-Salaam (Tanzanie). Formation de marins tanzaniens au système de détresse

(Crédit : EUNAVFOR Atalanta)

L’opération EUNAVFOR Atalanta continue ses actions de formations. Mardi 15 septembre, ce sont les Espagnols du patrouilleur Meteoro, de passage au port de Dar El-Salaam, qui ont formé des cadets-officiers de la marine tanzanienne. Objectif de l’instruction : le système mondial de détresse et sécurité maritime et les mesures d’autocorrection mis en oeuvre par les navires marchands pour se protéger des attaques de pirates. Le commandant ESPS Meteoro, José Almira, « il est important de continuer (…) à former nos partenaires régionaux pour bâtir la confiance et la compréhension mutuelle et améliorer la sécurité maritime dans la région. » 

Tiraspol (Transnistrie) EUBAM Moldavie-Ukraine prépare les actions pour 2016-17

Le chef de la mission européenne d’assistance aux frontières (EUBAM Moldova) pour la Moldavie et l’Ukraine, l’ambassadeur Andrew Tesoriere, a visité Tiraspol le 24 septembre pour rencontrer Vitali Ignatiev, ministre des affaires étrangères par intérim de Transnistrie. L’objectif était de présenter le plan d’action de la mission pour 2016 et 2017.

Ergneti (Georgie). Réunion pour améliorer le mécanisme de prévention et réponses aux incidents  

(Crédit: EUMM Georgie)

La réunion d’Ergneti, co-animée par Kęstutis Jankauskas, le chef de la Mission d’observation de l’UE en Géorgie (EUMM Georgia), et l’ambassadeur Angelo Gnaedinger, le Représentant spécial du Directeur du bureau de l’OSCE pour le Caucase du Sud (Crédit : EUMM Georgia)

Les participants à la 58e réunion pour le Mécanisme de prévention et réponses aux incidents (IPRM) à Ergneti, ont constaté que la situation de sécurité reste « stable ».

Les incidents spécifiques le long de la frontière administrative ont été passés en revue. Toutes les parties se sont engagées à augmenter la vigilance et à intensifier l’échange d’informations pertinentes par rapport aux feux de forêt.

Afin de répondre aux préoccupations de la population locale, des informations complémentaires seront fournis sur les exercices militaires.

Méditerranée. Sauvetages en mer : 1.000 migrants supplémentaires sauvés

(Crédits: EUNAVFOR Med)

(Crédits: EUNAVFOR Med)

Tôt dans la matinée du 19 septembre, deux navires de l’opération EUNAVFOR Med (la frégate allemande Schleswig-Holstein et son homologue britannique HMS Enterprise), avec l’aide d’un hélicoptère britannique Merlin, ont mené une opération de sauvetage coordonnée sur 3 navires différents, venant ainsi au secours de 767 personnes. Les navires en détresse étaient en bois ou en caoutchouc. Tous venaient du port de Zuwarah, à seulement 20 minutes  Dans la nuit du 26 et 27 septembre, ce sont 251 migrants qui ont été sauvés d’un probable naufrage. Les deux actions ont été menées sous la coordination du centre maritime international de coordination de sauvetage (IMRCC) à Rome. Les migrants ont été transférés aux ports de Palerme, Augusta et Lampedusa tandis que les bateaux en bois vides de ses occupants ont été pris en charge par des unités navales de l’opération italienne « Mare Sicuro » (Lire aussi: Ne dites plus EUNAVFOR Med, dites Sophia ! (maj)

Ukraine. Recommandation des Européens pour la réforme de la législation pénitentiaire

(Crédits: UEAM Ukraine)

(Crédits: UEAM Ukraine)

La mission européenne de conseil des forces sécurité (EUAM) en Ukraine a présenté, le 23 septembre 2015, ses recommandations sur l’amélioration du projet de loi sur les droits des prisonniers » lors de la réunion régulière du groupe d’experts du Parlement ukrainien. Un accord a été établi pour mettre en œuvre les suggestions de l’UEAM au cours de la seconde lecture du projet de loi.

 

(Leonor Hubaut)

@EuropeanCouncilEUTMMali

La mission de EUTM Mali : produire du GTIA (Marc Rudkiewicz)

@EuropeanCouncilEUTMMali

(crédit : Conseil de l’UE)

(BRUXELLES2) Pour le général Marc Rudkiewicz, ancien chef de la mission EUTM Mali (*), cette mission a une claire utilité sur le terrain, tant dans la partie formation de l’armée malienne que dans sa partie ‘conseil’. Il l’a expliqué à B2, exemple à l’appui.

Comment définiriez-vous la mission EUTM Mali ? De la formation ?

Pas seulement. Notre mission s’inscrit dans le cadre du « capacité building ». Nous avons pour responsabilité de restaurer l’autorité de l’État, de permettre la réconciliation et enfin de réformer les forces armées maliennes. Il s’agit pour l’État malien de savoir ce qui se passe sur son territoire. Il s’agit donc d’un travail de sensibilisation en droit humanitaire et un travail de cohésion et de discipline auprès des forces armées.

Comment cela se traduit concrètement, sur le terrain?

Nous sommes des producteurs de GTIA, c’est-à-dire de « groupements tactiques inter-armées » pour les forces maliennes. Si nous souhaitons que les forces armées maliennes, les FAMA, soient en mesure de défendre l’intégrité territoriale, nous devons définir et accompagner leurs efforts, notamment après les évènements de 2011 et 2012 qui ont remis en cause l’armée malienne de l’intérieur. EUTM Mali s’inscrit donc dans la réforme des forces armées maliennes. Concrètement nous avions la double responsabilité de la formation de huit bataillons pour l’armée malienne chargés ensuite d’assurer et de rétablir la sécurité du pays, notamment dans le Nord du pays.

Est-ce suffisant face aux multiples défis auxquels fait face le Mali ?

Huit bataillons, cela peut effectivement sembler peu. Mais en réalité cela représente 1/3 des capacités de l’armée malienne. Ces bataillons avaient jusqu’ici une structure non pérenne. Nous avons mis en place un cycle vertueux de formation car ce personnel doit être repris en permanence en formation. Quand EUTM Mali aura terminé son mandat, ses membres auront formé effectivement huit bataillons et auront recyclé autant d’hommes. Leur mission se sera appliqué à plus de 10 000 hommes en 3 ans.

Vous n’interveniez pas directement dans la sécurité ?

EUTM Mali n’a pas vocation au combat. La mission EUTM Mali est une mission non exécutive, c’est-à-dire que nous n’y faisons pas la guerre, nous n’employons pas la force. L’Europe n’envoie pas de soldats dans le Nord. C’est le gouvernement malien qui s’en charge et travaille, à cet égard, avec la MINUSMA (NB : la mission de l’ONU) et l’opération Barkhane (NB : menée par la France). Nous n’avons pas non plus vocation à accomplir des tâches annexes envers les populations par exemple. C’est une mission de construction ou de reconstruction capacitaire.

La formation donnée par EUTM Mali est-elle vraiment un ‘plus’ pour les soldats maliens. Sur quels points ?

Nous avons pu observer que le comportement des soldats s’est amélioré nettement. Je vais vous évoquer une anecdote. On nous a rapporté — je ne dis pas que c’est vrai — que certains soldats maliens avaient commis des exactions contraires au droit humanitaire qui auraient eu lieu sur les Imghads (NB : une tribu touareg) près de Kidal, par le premier bataillon que nous avions formés. Lors des formations, nous avons accentué encore le volet ‘droit humanitaire’ dans nos programmes de formation. Nous avons notamment mis l’accent sur la nécessité de bien repérer/ identifier l’adversaire, le distinguer de la population et enfin sur la notion d’honnêteté du militaire. C’est-à-dire sur le fait de ne pas piller, de ne pas voler, etc. En partenariat avec le Comité International de la Croix-Rouge (CICR) et l’Organisation des Nations Unies, nous avons créé un « code du soldat » que nous avons intégré dans nos formations, avec des notions universelles qui, finalement, parlent à tous.

Cela a produit un effet ?

On peut le dire. Quelques mois plus tard, quand le même bataillon est retourné sur le terrain, nous avons appris que les soldats avaient préféré prévenir les populations qu’il y allait avoir une attaque, au risque de perdre l’effet de surprise. C’est un exemple concret des évolutions en cours.

On parle souvent du Nord du Mali comme un ‘no mans land’. Mais quand on connait un peu le Mali, on voit que c’est un peu plus complexe que cette vision rapide. Comment vous la définiriez ?

C’est une société basée sur des relations de type féodale mais qui est organisée. Il faut se poser la question de savoir ce que l’on demande à un État. On pourrait répondre par plusieurs éléments : la sécurité, la santé, l’éducation et l’administration. Les autorités au Nord du pays apportent cela en quelque sorte. D’autant que le Mali est un des pays les plus pauvres. Le taux de croissance démographique est éloquent : on compte 6 à 7 enfants par femme. Ce sont des enfants dont le futur est incertain. Le revenu annuel des Maliens est de 75 euros par an en moyenne et Bamako c’est encore pire, la moyenne est de 45 euros par an. C’est donc plutôt complexe de faire comprendre la légitimité de l’autorité de l’Etat du Mali aux populations du Nord.

Les fonds alloués à la mission sont-ils suffisants ? 

Oui. À vrai dire c’est juste parfait pour mener à bien notre mandat. Nous disposons de 30 millions d’euros (NB : au titre des coûts communs). Et sur des actions très précises, d’autres pays fournissent des fonds. Les Canadiens par exemple, ont financé la création du système de gestion des ressources humaines. Ils ont considéré que c’était utile et important et ont apporté un demi-million de $ canadiens.

Cette mission a un important volet ‘Conseil’, quel son objectif ? 

La partie conseil intervient principalement auprès du gouvernement malien, spécifiquement sur les aspects de réforme de la sécurité. Nous les conseillons sur la partie planification des opérations, le conseil de défense. Nous intervenons aussi sur la structure des forces armées : que peut-on faire en fonction des ressources et des capacités ? Nous les conseillons aussi sur la partie ressources humaines, l’administration et le maintien des conditions adéquates pour le bon fonctionnement de l’armée malienne.

Comment cette mission de conseil se traduit concrètement, vous avez un exemple ?

Par exemple, l’armée malienne a subi un nombre important de défections dans ses rangs. La raison est assez concrète. La présence des soldats déployés sur le terrain était trop longue, sans permission. En théorie, les soldats partent en opération d’abord entre trois et six mois dans le Nord du pays, puis reviennent. Et alors ils repartent pour huit mois. Mais, dans la pratique, ils partaient d’abord entre six mois à un an, revenaient pour deux mois et repartaient pour des périodes dépassant largement un an. Beaucoup de soldats en ont eu assez. C’est normal. Quand vous avez une famille et que vous ne la voyez pas parfois pendant deux ans c’est long. C’est aussi cela que nous cherchons à faire dans notre partie ‘conseil’ : que le gouvernement malien construise un modèle d’armée qui soit viable sur le futur.

Quelles sont les conditions du succès d’EUTM Mali ? 

Il faut que cette mission puisse s’inscrire dans la durée et que s’établisse une réelle relation de confiance, qu’elle s’inscrive dans un cadre global. Il faut aussi être vigilant à ce que ce cadre global ne reste pas euro-centré. C’est là sa limite sans doute.

(propos recueillis par Johanna Bouquet)

* Le général Rudkiewicz a commandé de mars à novembre 2014 la mission EUTM Mali. Il est aujourd’hui commandant de la brigade franco-allemande. La mission EUTM Mali disposait de 580 personnes dont 140 au commandement de l’opération, à Bamako, assurant également la mission de conseil sur la restructuration de l’armée dans la capitale, et le reste au camp de Koulikoro à 70km au nord de la capitale malienne.

©EUPOL Afghanistan

Dernières nouvelles des missions de maintien de la paix de l’UE (PSDC) – mai 2014

(B2)

©EUPOL Afghanistan Kaboul (Afghanistan). Du matériel pour la police afghane.

La police nationale afghane a reçu près de 600 gilets pares-balles et casques, de la part de la mission EUPOL Afghanistan et de l’organisation allemande « Deutsche Gesellschaft für Internationale Zusammenarbeit» (GIZ). C’est le premier don, après la signature, en juillet 2013, de l’accord de coopération entre EUPOL Afghanistan et le GIZ, visant à soutenir le développement de la police afghane.

Pour David Oram, chef du projet pour la mission européenne, ces équipements ont un aspect « vital » pour la police nationale dans leur « lutte contre le terrorisme et la criminalité ». Le Général Zaher a, quant à lui, fait part de sa « gratitude » et promis que le matériel serait « rapidement » mis à disposition des unités de police.

© EUPOL RD CongoKinshasa (RD Congo). Police judiciaire au menu de la formation

La mission de soutien à la police congolaise (EUPOL RD Congo) a organisé une formation sur la « méthodologie de création des bases des données ». L’objectif de cet atelier, qui s’est tenu du 20 au 22 mai à Kinshasa, était de faire un état des lieux des besoins de la police nationale congolaise (PNC) dans le but d’établir une base de données criminelles.

EUPOL a également renforcé ses experts de la cellule d’appropriation et de mise en oeuvre (CAMO PJ) en faisant appel à l’expertise de la police fédérale belge durant les trois jours. Cette activité a bénéficié du soutien de la la police des Nations Unies (UNPOL), du consortium allemand pour le développement GIZ et du projet ALCOTT (appui à la lutte contre la criminalité organisée et le trafic transfrontalier) de l’ambassade de France.

©EUBAM Ukraine-Moldavie.Frontière Ukraine/Moldavie. Saisie de cigarettes

La police roumaine a fait une importante saisie de cigarettes à la frontière entre la Moldavie et la Roumanie, fin avril. Basées sur des informations provenant des douanes moldaves, EUBAM a suivi l’expédition suspecte de 12.400.000 pièces de cigarettes illégales et alerté l’Office européen de lutte antifraude et Europol. Le tabac été destiné à la Grèce. Si la cargaison avait atteint sa destination, l’Union européenne aurait perdu près de « 400.000 euros de droits de douane et de taxes », affirme un diplomate européen, membre de la mission EUBAM.

La contrebande de cigarettes est actuellement évaluée comme l’un des « risques les plus graves » pour la sécurité des frontières et la lutte contre ce phénomène est une priorité pour les services de gestion des frontières en Moldavie et en Ukraine. EUBAM mène la « Task Force Tabac » qui prévoit le contrôle des transits, des exportations, de l’information analytique et opérationnel, ainsi que des enquêtes et opérations communes. © EUPOL Copps

Ramallah (Cisjordanie). Formation pour les juges palestiniens

La mission de police de l’union européenne en Palestine (EUPOL Copps) a organisé, à Ramallah, une série d’ateliers pour les juges palestiniens du Conseil supérieur de la magistrature. Deux anciens juges britanniques – Sir Henry Brooke et Sir David Latham – ont dirigé ces échanges sur les bonnes relations entre le pouvoir judiciaire et le pouvoir exécutif. Farid al-Jallad, juge suprême, – accompagné de six autres juges – se félicite de « l’expérience » apportés par les juges britanniques et des « suggestions » données aux juges palestiniens.

Koulikoro et Bamako (Mali). Formation du cinquième bataillon

La formation de deux semaines de l’encadrement du cinquième bataillon a commencé à Koulikoro pour les instructeurs maliens. Le commissaire chargé du développement, Andris Piebalgs, était d’ailleurs à Bamako pour rencontrer les dirigeants de la mission qui a entamé depuis le 18 mai son second mandat.

(Informations recueillies par Jérémy Cauderlier st.)

Leonor Hubaut/B2

Un an d’EUTM Mali. Un exemple exportable en Centrafrique (Guibert)

Leonor Hubaut/B2

Le général Guibert dans la salle de réunion du QG d’EUTM Mali à Bamako. © Leonor Hubaut/B2

(BRUXELLES2 à Bamako) Avant son départ et la relève par le général Marc Rudkiewicz (lire : Un chasseur alpin, franco-allemand, prend le commandement d’EUTM Mali), le général Guibert a tenu à faire le point, avec plusieurs journalistes (dont B2), du « 1 an » de la mission européenne de formation de l’armée malienne (EUTM Mali). Une « mission ambitieuse mais indispensable pour permettre à l’armée malienne de revenir dans le match et de retrouver la confiance en elle, qu’elle avait perdue » selon Bruno Guibert.

EUTM Mali, çà marche…

Déployée depuis le 18 février 2013, la mission a pour mandat « de contribuer à restaurer les capacités militaires des Forces armées maliennes (FAMA). L’objectif était de former des bataillons qui puissent être engagés face aux djihadistes dans le Nord. Quatre bataillons sont aujourd’hui formés. Trois ont été déployés dans le Nord du Mali. Les résultats sont positifs. Nous constatons une courbe de progrès très intense. Ils sont tout à fait capables de remplir les missions pour lesquelles ils ont été formés. » Le principe qui fait, d’une certaine façon, le succès d’EUTM ce n’est pas former des individus mais un ensemble. « Nous ne formons pas des soldats individuels mais des unités militaires, aux ordres de leurs chefs, pour remplir des missions » confirme le général. Nous avons insisté de conserver les bataillons groupés pendant et après le déploiement opérationnel. »

Des liens forts avec l’armée malienne…

Travailler avec les Maliens a été facile. « Des liens forts se sont créés avec l’armée malienne. D’abord parce qu’ils sont compétents. Ensuite, ce sont des hommes fiers et ils ont compris qu’on est là pour les aider. Ils nous donnent leur plein appui. Et c’est valable à toutes les échelles. Les soldats maliens, l’armée malienne en général, regardent les GTIA formés (NDLR : groupements tactiques interarmes) et voient la différence avec les autres unités. Tous demandent à bénéficier de la formation. »

Douze semaines, c’est suffisant ?

Si certaines voix sont critiques sur la durée de la formation, le général Guibert veut les démentir. « Douze semaines, c’est déjà beaucoup pour une armée malienne qui a perdu l’habitude de s’entrainer dans les années passées. De plus, nous avons une force de frappe remarquable : 200 entraineurs européens encadrent 700 élèves. Je crois qu’aucune armée au monde ne peut se targuer d’avoir ce ratio. » Et, les premiers résultats sont positifs. « Les bataillons Sigui et Elou obtiennent d’excellents résultats, notamment dans la lutte contre les IED. Les équipes spécialisées de Elou ont fait un travail incroyable dans le repérage et la destruction de ces engins… ».

Des bataillons composés d’éléments du Sud… et du Nord

« Les bataillons sont essentiellement composés de gens venant du Sud. Mais pas exclusivement. Le bataillon Elou comptait 30% de Tamachek (population du Nord). Il est vrai que pour les bataillons Sigui et Balanzan les proportions sont beaucoup moindres. La raison est qu’ils ont un nombre élevé de jeunes recrues qui viennent des bassins de vie, localisés dans le Sud. Je ne pense pas qu’il faille opposer automatiquement Nord et le Sud. Il y a eu des rébellions dans le passé, et c’est vrai qu’elles sont nombreuses… Mais ce sont, avant tout, des Maliens.

… à ne pas opposer systématiquement

Le général Touré (chef d’état-major général des armées maliennes) le disait hier… Depuis des siècles, ils vivent ensemble. C’est un peu artificiel d’opposer Nord et Sud. Il n’y a pas que des nomades au Nord. Et les nomades ont besoin des sédentaires pour le commerce. Il y a une instrumentation de la situation par certains groupes. Mais ce n’est sûrement pas le reflet de la réalité. »

Comment gagner les coeurs des populations ?

Le bataillon Waraba, le premier formé par les Européens est aussi le premier a avoir été déployé dans le Nord du pays. « Une des principales difficultés de Waraba a été de faire face à la population, hostile au retour de l’armée malienne. Mais les militaires ont compris qu’ils doivent gagner les coeurs des populations pour que leur mission soit un succès. » La formation en droit humanitaire internationale donnée par EUTM Mali a permis « d’améliorer le comportement des soldats, qui n’ont jamais été instruits ou entrainés pour les situations qu’ils rencontrent dans le Nord. Avec notre apprentissage, ils ont acquis les bons réflexes et n’en sont pas réduits à utiliser leurs armes tout de suite. Avec les bataillons suivants, les résultats sont là. La tension a diminué. »

Situation dans le Nord ? Confusions entre groupes terroristes et groupes armés (rebelles)

 « La situation au Nord reste tendue et volatile mais est globalement stabilisée. Grâce aux actions de Serval et de la Minusma, les groupes djihadistes ont été désorganisés. Ils essayent constamment de se réorganiser pour lutter. Mais il n’y a pas d’action coordonnée. » La difficulté majeure, aujourd’hui, est « la confusion entre les groupes terroristes et les groupes armés… on ne sait pas exactement qui est qui.  Maintenant, c’est aux Maliens de régler le problème sécuritaire et conduire les reformes internes nécessaires. »

EUTM Mali : un modèle exportable ? en République centrafricaine, oui.

« EUTM peut préfigurer ce que l’Union européenne peut faire, et fait très bien : les missions de formation et de conseil. S’impliquer dans le domaine de la formation est tout à fait propre à l’Union, dans le cadre de l’approche globale. » Interrogé sur la faisabilité d’exporter le modèle en République centrafricaine, il se montre optimiste. « Je pense que EUTM est tout à fait exportable en RCA, sous réserve de l’accord des autorités militaires et politiques sur place. Mais ce ne devrait pas être trop difficile à obtenir. »

… mais sous certaines conditions

De là à affirmer qu’il s’agit d’un modèle exportable à d’autres pays, le général pose certaines conditions. « Pour que cela fonctionne, il faut le plein accord et l’adhésion des autorités politiques et militaires du pays. C’est ce qui a fait la différence avec les opérations en Afghanistan où la volonté d’accueil n’était pas vraiment présente. Ici, le demande malienne a été faite, avant même le déclenchement de Serval. Nous n’avions pas d’agenda caché.  »

(propos recueillis par Leonor Hubaut, fin mars)

A suivre sur le Club : Nouveau mandat, nouvelles actions (Général Guibert)

Dossier « 1 an d’EUTM Mali » lire aussi :