Allemagne

En Allemagne, un demandeur d’asile soupçonné de piraterie

(B2) Un Somalien demandeur d’asile en Allemagne est soupçonné d’un acte de piraterie. Arrêté à Giessen lors d’un contrôle de routine, les autorités l’ont confondu avec ses empreintes digitales, rapporte l’agence DPA se fondant sur un article à paraître dans l’édition de lundi du Neue Zeitung Osnabruecker. Elles seraient identiques à celles prélevées sur le Marida Merguerite, après son détournement par les pirates le 8 mai 2010. Selon le procureur Alexander Retemeyer, l’homme a partiellement avoué et pourrait être inculpé de prise d’otages avec demande de rançon et lésions corporelles graves.

Détourné le 8 mai 2010, le Marida Merguerite et ses 22 marins avaient été retenus pendant 8 mois par les pirates somaliens jusqu’à qu’une rançon de 5,5 millions $ soit versée. L’homme aurait participé à la sécurisation des approvisionnements alimentaires et a été payé avec l’argent de la rançon. Pendant le détournement, les otages auraient été torturés, parfois contraints nu dans le congélateur du navire et, d’autres fois, presque étouffés avec des sacs en plastique sur la tête. Lire aussi : Pirates : un nouveau pas dans l’escalade a été franchi

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30 blessés graves syriens rapatriés en Allemagne

Le Transall C160 qui doit transporter d’autres blessés (Crédit: Luftwaffe)

(BRUXELLES2) Un Airbus A310MRTT du ministère allemand de la Défense est revenu en Allemagne, lundi (15 avril) avec à son bord des blessés syriens. L’avion, équipé en Medevac (évacuation médicale), a transporté des blessés, issus de différents hôpitaux jordaniens, vers l’Allemagne pour qu’ils reçoivent les traitements nécessaires. L’appareil s’est ainsi posé à Stuttgart, Hambourg, Cologne et Berlin afin de répartir les patients entre les différents hôpitaux. Un autre C-160 devrait effectuer un vol supplémentaire depuis Cologne vers Wittmund, pour amener des patients à Westerstede.

Un geste d’humanité

  • Pour le ministre allemand des Affaires étrangères, Guido Westerwelle, il s’agit d’envoyer un « signal d’humanité ». « La guerre civile en Syrie a déjà fait bien trop de victimes. En accueillant ces Syriens très gravement blessés, nous souhaitons contribuer modestement à apaiser les effroyables souffrances du peuple syrien et montrer que l’Allemagne se tient à ses côtés face à sa détresse. »
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Les formateurs allemands sont arrivés à Bamako

(BRUXELLES2) Ainsi que le signale mon collègue Thomas Wiegold de Augengeradenaus, les premières formateurs spécialisés allemands sont arrivés au Mali ce dimanche. 17 formateurs du génie ont débarqué de l’Airbus Kurt Schumacher sur l’aéroport de la capitale Bamako-Sénou. Ils sont partis ensuite à Koulikoro, rejoindre leurs collègues et découvrir les soldats maliens qu’ils vont former.

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Eutm Mali : les premiers formateurs sont arrivés. Le rôle 2 aussi (maj)

Le Rôle 2 arrive à Bamako (crédit : EUTM Mali)

(BRUXELLES2) Le rôle 2 – hôpital de campagne – est normalement opérationnel à Koulikoro pour l’opération européenne de formation de l’armée malienne (EUTM Mali). L’arrivée des matériels et personnels s’est faite en deux temps.

Mercredi au petit matin (20 mars), les éléments lourds du rôle 2, fournis par la Bundeswehr, ont été débarqués d’un Antonov 124 russe en provenance de Heidelberg. Ce premier vol a amené 6 ambulances et leurs remorques (systèmes d’éclairage, générateurs), plus de 150 palettes composées des tentes, de logement pour le personnel de l’hôpital mais aussi pour installer les matériels médicaux, le matériel pour le “Rôle 1″ au complet et une grande partie du matériel et des fournitures nécessaires pour faire fonctionner l’hôpital de campagne. Tout le matériel était accompagné de 6 personnes (conducteurs et énergistes) qui avaient également voyagé dans l’Antonov.

Le reste du personnel médical (43 personnes) est arrivé, en provenance de Cologne, dans la soirée du mercredi par un Airbus des forces armées françaises. Des médecins, des infirmières et des techniciens paramédicaux de trois pays : 34 Allemands, 6 Autrichiens et 3 Hongrois. A bord du même avions : 34 formateurs français (du Mans), 1 Luxembourgeois, 18 membres des équipages belges des 2 hélicoptères d’évacuation sanitaire. Les instructeurs et le corps médical ont pris la route, dès le lendemain (21 mars), vers Koulikoro. Il ne s’agissait pas de trainer, pour commencer l’installation vendredi afin de pouvoir déclarer le Rôle 2 opérationnel dans le week-end.

Les personnels belges restent, eux, dans la capitale malienne, les hélicoptères étant, en effet, basés sur l’aéroport de Bamako.

 

La force protection également opérationnelle (Maj)

Quant à la compagnie française de “force protection” de Koulikoro, elle est également arrivée au camp de formation vendredi 22 mars 2013 en fin d’après-midi, apprend-on d’EUTM Mali. Partis de France, le 17 mars, et arrivés à Dakar en fin de journée, c’est ensuite en véhicules que les militaires français ont rejoint Dakar à Bamako, à travers le Sénégal et l’ouest du Mali. Formée de 3 sections (peloton) en tout de 90 personnes, elle assurera la « garde des infrastructures de EUTM Mali au camp de Koulikoro, la sécurité des séances d’entraînement à l’extérieur (Combat, séances de tirs, manœuvre en véhicules, …) et les escortes des déplacements entre la capitale et le camp ». La sécurité à « l’intérieur du camp est toujours assuré par les forces maliennes » précise-t-on au QG d’EUTM Mali. La 4e section formée des Espagnols devrait arriver le 13 avril.

A Bamako, ce sont les Tchèques qui assurent la sécurité du Main HeadQuarters (MHQ). Lire : Première mission en Afrique pour les paras de Chrudim

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Pas d’unité A400M à Melsbroek

Les 7 A400M belges sont destinés à remplacer les 11 C130, ici, sur l’aéroport de Melsbroek (crédit © NGV / B2)

(BRUXELLES2) L’aéroport militaire de Melsbroek (près de Bruxelles) n’accueillera pas d’unité multinationale d’avions de transport Airbus A400M. Ce projet du ministre belge de la Défense, Pieter de Crem, est mort et enterré. Il s’est heurté au principe de réalité. La France et l’Allemagne ne sont pas d’accord, comme l’a rappelé l’agence Belga, pour délocaliser deux ou trois avions chacun sur l’aéroport militaire de la capitale belge aux côtés de 7 avions belge et de l’avion luxembourgeois.« J’ai pris acte de la décision de mes collègues français et allemand de ne pas poursuivre ce projet» a constaté le ministre.

L’Europe : un dossier de longue haleine

« Ce n’est pourtant pas faute d’avoir insisté auprès des deux ministres sur le caractère exemplatif de ce projet de collaboration européenne en matière de défense » explique le Ministre. « Je n’ai pas manqué de rappeler par ailleurs les autres initiatives en cours à l’European Air transport Command (EATC) à Eindhoven dans le but d’optimiser la synergie, la standardisation et l’interopérabilité entre les pays utilisateurs de l’A400M ». Arguments qui n’ont convaincu ni Paris ni Berlin qui ne veulent pas payer en plus. Pour le ministre belge de la Défense, « Cette question prouve que l’intégration européenne en matière de défense reste un dossier de longue haleine qui nécessite de la persévérance ».

Poursuite des travaux

Le ministre estime cependant que cette décision française et allemande n’aura “aucune influence opérationnelle” ni sur les travaux d’infrastructures nécessaires à l’accueil des Airbus militaires belges et luxembourgeois. Facture : 125 millions d’euros imputée sur le budget de la Défense.

Lire aussi : Une unité de A400M à Melsbroek

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Wanted : 2 sections de protection pour EUTM Mali (Maj2)

(BRUXELLES2 exclusif) L’apparente satisfaction au sein de la mission EUTM Mali cache mal une certaine inquiétude dans les milieux européens : il manque encore 2 sections (ou pelotons *) de protection (soit entre 60 militaires !) pour la mission européenne qui va assurer la formation de l’armée malienne. Si la protection est assurée sur Bamako, avec une section tchèque d’une trentaine d’hommes ; sur Koulikoro il n’y a pour l’instant qu’une seule section de fournie (par les Espagnols) sur les quatre nécessaires. Mais ceux-ci réfléchissent à l’hypothèse d’en fournir une seconde.  4 – 1 – 1 = 2. C’est mathématique. Parmi les Etats membres, il y a une certitude : la France comblera ce manque. Elle a déjà des hommes sur place. C’est « Non » répond-t-on côté français. Un diplomate l’a encore confirmé aujourd’hui. « On a pu trop attentivement déduire que la France fournirait les manques ». Mais la situation n’est pas la même qu’il y a 15 jours. « Nous sommes très lourdement engagés sur le terrain, les combats s’intensifient. Et toutes les forces sont nécessaires ».

Des combats rudes sur place, les forces françaises nécessaires, un ordre venu de l’Elysée

Le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian l’a confirmé ce matin dans une interview à nos confrères d’Europe1. « Nous avons fait une grande partie du travail (NB : 70% du travail selon le chef d’Etat-Major malien). Il n’est pas complètement fini. Et c’est la dernière partie qui est la plus dure » « Les combattants sont pratiquement face-à-face, ils se voient, et donc c’est à portée d’hommes, ça se passe au sol dans des conditions extrêmement dures ». Les pertes sont rudes : 4 morts français, une trentaine de Tchadiens et plusieurs dizaines de blessés, dont plusieurs gravement ont été rapatriés en France. Le message français aux Européens est donc clair : « il faut un partage de charges ». Et, selon nos informations, l’ordre viendrait du plus haut niveau de l’Etat. Aux Européens de fournir, estime-t-on à l’Elysée…

Travaux à effectuer sur place

Tous les regards se tournent vers la Belgique qui est déjà très engagée dans la mission EUTM Mali en fournissant deux hélicoptères. Sur le principe la décision est acquise. « Le gouvernement a décidé de participer à la mission de protection » a ainsi affirmé le ministre de la Défense, Pieter de Crem, devant la chambre des députés mercredi (6 mars). Mais il y a mis une condition. « Nous sommes allés sur place pour évaluer la sécurité du camp où nos hommes seraient en poste et avons immédiatement décidé que les garanties de sécurité étaient insuffisantes pour permettre à nos militaires de réaliser leur travail dans les meilleures conditions. « Le camp où les cours devraient être dispensés est un endroit semi-ouvert encaissé entre des parois rocheuses, ce qui n’est pas propice à sa sécurisation. (…) Si nous déployons des militaires pour protéger des troupes, ils doivent également être suffisamment protégés. » La mission EUTM Mali doit effectuer certains aménagements. Ce n’est qu’une fois « la Mission de formation de l’Union européenne (aura) déclaré que les conditions de sécurité sont remplies pour envoyer un détachement de protection » que la Belgique pourra se prononcer. « Une nouvelle proposition sera alors soumise au conseil des ministres. » NB : cette condition est également nécessaire pour le déploiement des hélicoptères belges au soutien médical. Le transfert de commandement devant se faire à la mi-mars.

D’autres pays

Les discussions ont donc lieu avec d’autres pays. L’Espagne a été sollicitée afin d’augmenter son contingent. Ce qui aurait l’avantage d’une certaine cohésion de la force protection. L’objectif des responsables de la mission était de n’avoir qu’un pays pour la “force protection” afin de garder une certaine cohésion, et d’éviter une dispersion ou tout problème de commandement. Ce principe pourrait ne pas être tenu

Commentaire : un peu de constance messieurs, dames !

On peut être tout de même consterné du manque de volontarisme des Européens pour cette mission. La plupart des pays sont prêts à envoyer des centaines voire des milliers d’hommes en Afghanistan, pour une mission parfois inutile. Mais pour trouver 60 à 90 hommes au Mali, destinés à garder une structure, dans une mission de formation décidée en commun et dont tout le monde loue l’utilité et la nécessité, il n’y a personne ou presque… Il y a tout de même un léger problème !

Cela n’empêche nullement certains pays d’être très demandeurs de postes. La Finlande et la Pologne ont ainsi soutenu la candidature d’un des leurs au poste de représentant spécial de l’UE pour le Sahel. Il est vrai que la position est plus enviable, plus calme, très stratégique sans oublier le salaire (suffisant ;-) qui est, du reste, payé sur le budget de l’Union européenne. Où est la logique ? Il y a une certaine contradiction à vouloir assumer des postes de premier plan, dans une région au niveau européen, tout en n’assumant pas sur place le minimum des engagements européens pris à 27.

Serait-ce le risque potentiel (limité tout de même à Koulikouro) ou les difficultés rencontrées dans le nord Mali actuellement qui rend prudent ? Je citerai le général Lecointre, qui commande la mission EUTM Mali : « Je serai horrifié que les Etats membres soutiennent moins l’action de l’Union européenne au prétexte qu’il y a des morts français. Le sacrifice français et tchadien doit être un aiguillon pour s’investir. Ce d’autant que la mission n’aura aucun rôle de combat direct » et qu’elle se situe loin de ceux-ci…

(*) La terminologie varie selon les armées et les pays

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Les Tigre allemands cloués au sol (Maj)

(Crédit : Bundeswehr/Trotzki)

(BRUXELLES2) Après le crash d’un hélicoptère de combat Tigre de la Bundeswehr lundi soir (4 mars) dans les Alpes bavaroises, tous les hélicoptères allemands de ce type ont été interdits de vols pour le moment annonce mon collègue T. Wielgod de Augengeradenaus. Le même principe de précaution s’applique aux 4 hélicoptères tigres en mission en Afghanistan, a indiqué le ministère allemand de la Défense mardi.

L’hélicoptère s’est crashé près de Ettal (district de Garmisch-Partenkirchen) vers 20h alors qu’il effectuait une mission d’entraînement en vol de montagne. Les deux pilotes – qui appartiennent au 36e régiment d’hélicoptères d’attaque de Fritzlar – ont été blessés mais ont pu quitté seuls l’engin. Ils sont hospitalisés à l’hôpital d’Ulm pour vérification. L’hélicoptère s’est embrasé et a été détruit. Les circonstances sont pour l’instant inconnues et une équipe d’enquêteurs est sur place, précise-t-on à la Bundeswehr.

L’appareil détruit était en configuration ASGARD (Afghanistan Stabilisation German Army Rapid Deployement). Ce qui rend la perte d’autant plus “grave” précise mon collègue Wielgold puisque l’armée allemande n’avait reçu que 7 appareils dans cette version renforcée (la livraison d’un huitième était prévue bientôt).

L’armée allemande disposait d’un parc de 29 hélicoptères de combat Tigre (28 engins dorénavant). Au total, elle devrait en compter 40. Ce qui est loin du chiffre prévu dans la commande initiale (80 engins), chiffre revu à la baisse en mai 2010, lors de la remise en cause de certains investissements, pour cause de restructuration et de serrage budgétaire.

Lire : Achtung ! Sparung, sparen

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Entre la France et l’Allemagne, plus qu’un fossé

Entre la France et l’Allemagne, plus qu’un fossé

(BRUXELLES2 à Berlin) J’étais aujourd’hui dans la capitale allemande (avec mes amis de l’IHEDN). L’occasion de nous frotter concrètement au “couple” franco-allemand ou plutôt un “attelage” comme le décrit un diplomate français.

Différence de langage, différence de perception

Effectivement, en matière de défense, entre la France et l’Allemagne, il y a plus qu’une différence, ce sont des perceptions totalement différentes qui opposent Français et Allemands. Nous avons ainsi eu un dialogue intéressant avec les auditeurs de la BAKS (Bundes Akademie für Sicherheit Politik). Quand les Français évoquent “l’action” face à “une menace imminente“. Les Allemands répondent “nécessité de fixer une stratégie” et “de convaincre des opinions“. Les premiers parlent “rapidité de décision“. Les seconds répondent “consultation nécessaire du Parlement“.

Autorisation parlementaire or not

Cette autorisation parlementaire à chaque engagement à l’étranger est totalement étrangère aux oreilles francophones et pourrait apparaître comme une prudence surannée, synonyme de non-volonté d’intervention. Pourtant c’est un élément intrinsèque de la démocratie, ancré dans l’histoire allemande. Ne pas la considérer à cette juste valeur serait une grave erreur. Car elle n’empêche pas la volonté d’intervenir. La preuve. Les Allemands seront bien présents au Mali. L’opposition sociale-démocrate comme Verte (mis à part quelques exceptions) votant avec les conservateurs de la CDU et les libéraux du FDP les deux mandats nécessaires : l’un pour engager des soldats dans la mission EUTM Mali (y compris l’éventualité de fournir des forces de sécurité et de protection pour ses soldats déployés) ; l’autre pour soutenir les avions engagés dans l’opération de la Misma.

Certes cette double obligation de réunir un mandat gouvernemental et une majorité parlementaire oblige à une certaine rigidité – et une certaine rigueur – étranges aux oreilles françaises. Mais elle n’est pas tout à fait incompatible avec certains engagements. Il ne faut donc pas demander aux Allemands de ressembler à des Français mais tenir compte de leurs contraintes… légitimes (*). Et en tirer des conséquences opérationnelles (lire : La capacité d’entrer en premier…).

Malgré toutes ces différences, dans cette ‘construction des contraires’, il y a comme une nécessité, qui n’est pas seulement opérationnelle mais politique ! L’arrivée d’une nouvelle majorité après les élections en septembre (grande coalition rouge-noir SPD/CDU ou coalition vert-rouge Grünen-SPD, ou autre…) sera sans doute l’opportunité de donner un nouvel élan à cette coopération. Mais tout effort devra être mené au plus haut niveau — entre la chancellerie et la présidence de la République. Il devra tenir compte des réalités de part et d’autre du Rhin (et non pas se contenter de mots doux et convenus qui ne changent rien sur le terrain), être ambitieux (on ne peut pas se contenter d’échanges d’officier de liaison ou de formation en commun, ou d’une brigade franco-allemande symbolique mais peu consistante sur le terrain), progressif (prévoyant des étapes) et être large (embrasser tous les secteurs). Bon courage aux négociateurs …

(*) Certes certains députés – comme le CDU Andreas Schokenhoff – aimeraient bien remettre en cause cette autorisation, prônant ainsi un « abandon de souveraineté » au profit de la sphère européenne et un « assouplissement de la réserve d’examen parlementaire ». Celle-ci serait remplacé d’une part par un débat annuel sur les grandes orientations de la politique de sécurité, décidant des engagements de soldats dans des missions internationales (OTAN ou UE) ; d’autre part par un « droit de rappel » du législatif. Mais il n’est pas sûr que cette opinion soit très majoritaire.
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