Afrique du Sud

Formateur privé sud-africain tué

(B2) Un formateur sud-africain de gardes de sécurité a été tué par son garde du corps vendredi (27 avril) dans la région semi-autonome du Puntland, en Somalie, selon un communiqué diffusé par le gouvernement du Puntland. Il appartenait à la société Saracen international alors qu’il accompagnait les forces maritimes du Puntland. Il se serait “disputé” avec un de ses gardes du corps qui l’aurait abattu. Une enquête a été ouverte.

Lire également : Tir contre un hélicoptère européen d’Eunavfor

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L’Afrique du Sud dépêche une frégate dans le canal du Mozambique

L’Afrique du Sud a déployé une frégate, le SAS Mendi (F-148), pour patrouiller dans le canal de Mozambique entre Madagascar et la côte orientale de l’Afrique et aider à lutter contre  les pirates somaliens. C’est la première fois que l’Afrique du Sud fait un acte concret dans la lutte anti-piraterie. Il faut dire que la menace se rapproche sérieusement. Deux attaques ont eu lieu (sans succès) dans le canal du Mozambique en décembre.

C’est une nouveauté

Approchée à plusieurs reprises par les Européens notamment pour les assister dans la lutte anti-piraterie (moyens, traitement judiciaire…), l’Afrique du Sud se contenait de recommandations pieuses sans passer à l’action. Très enthousiaste sur cette question comme sur les solutions pour renforcer le pouvoir somalien, voire extrême dans les couloirs des Nations-Unies, ses diplomates devenaient tout d’un coup absents quand il s’agissait de passer aux solutions concrètes, m’a confié un diplomate en poste à New-York. Comme si le pays le plus riche d’Afrique ne dédaignait pas de voir une partie du trafic maritime quitter la liaison nord de l’Océan indien (par le Golfe d’Aden) pour le voir passer par Le Cap (et donc l’Afrique du Sud).

Le SAS Mendi est un navire tout neuf, de la classe Meko A-200, construit par ThyssenKrupp Marine Systems pour l’Afrique du Sud, et entré en service en 2007. 3590 tonnes. Longueur : 121 mètres. Vitesse : 23/28 noeuds. Consommation : 21 tonnes fuel / jour

A noter que coté français, c’est La Rieuse qui est, en ce moment, de patrouille dans le canal du Mozambique après une escale à Beira où elle a embarqué un officier mozambicain.

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Le skipper sud-africain sain et sauf. Récit d’un week-end mouvementé

Le yacht près des cotes somaliennes (crédit : Eunavfor)

Le capitaine sud-africain d’un yacht piraté par les pirates somaliens dans l’Océan indien n’est pas mort comme la rumeur s’en était répandue ce week-end. Il leur a échappé. Il a été recueilli « à bord d’un navire militaire et est sain et sauf » vient de confirmer un porte-parole de l’opération européenne anti-piraterie EUNAVFOR Atalanta.

Son sauvetage a cependant été mouvementé, d’après le premier récit que viennent d’en faire les militaires. Et les marins du Floréal, la frégate française qui participe à l’opération Atalanta, ont été aux avant-postes.

Les marins du Floréal pris sous le feu des pirates

Le yacht, dénommé “Choizil”, est repéré par la frégate Floréal, le samedi 6 novembre. Les marins détectent des mouvements et des navires « suspects à proximité ». Ils tentent alors à plusieurs reprises d’entrer en contact avec le yacht, « notamment en effectuant un survol en hélicoptère ». En vain. Décision est alors prise d’envoyer une équipe d’abordage à bord d’un bateau pneumatique pour en savoir plus. Lors de l’approche, les marins essuient « des coups de feu venant du yacht ». Et « un SOS est reçu ». Il est désormais clair pour les marins que le navire de plaisance a été piraté et que son équipage est aux mains des forbans. Les militaires prennent alors la sage décision de rebrousser chemin. Mais le Floréal reste à proximité.

Le lendemain matin, nous sommes le 7 novembre (dimanche), selon le porte-parole d’Atalanta, « le yacht se rapproche tout près de la côte et s’échoue ». Les pirates quittent le bord en tentant d’emmener avec eux, trois membres d’équipage. Mais « le skipper sud-africain résiste, et refuse de quitter le bateau, tandis que les pirates emmènent les deux autres membres de l’équipage comme otages ». Selon certains témoignages, il saute alors à l’eau. Dès que les pirates quittent le yacht, le skipper est « récupéré par les marins et rapatrié sur le Floréal », confirme le QG d’Atalanta, avant d’être transféré sur un autre navire militaire, néerlandais cette fois (le Amsterdam sans doute), et évacué sur Mombasa. NB : l’histoire est sans doute un peu compliquée que cela. A suivre…

(mise à jour, 8 novembre) Le skipper a été « transféré aux autorités sud-africaines », à Mombasa, a précisé un porte-parole d’Atalanta en fin de soirée. « Le sort des deux autres otages reste inconnu ». Mais les forces européennes dans la région « suivent la situation ».

Deux otages sud-africains

(mise à jour, 9 novembre) Un hélicoptère a tenté « durant plusieurs heures dans la journée du 7 novembre de localiser les deux otages emmenés à terre par les pirates », m’a-t-on précisé, aujourd’hui, au QG d’EUNAVFOR Atalanta. Mais sans succès. « Depuis hier, tous les navires de guerre ont désormais quitté la zone. Notre mission est sur mer, pas sur terre ». Quant aux gardes côtes des Seychelles et au représentant d’EUNAVFOR dans cet archipel, ils ont démenti formellement que le yacht ait été pris dans les eaux de l’archipel. « L’incident s’est déroulé dans les eaux kenyanes » précise un communiqué (1), appelant à plus d’attention sur certaines informations provenant de “pirates”. Et effectivement, on commence à en savoir plus sur le trajet du yacht et ses occupants. Selon la presse sud africaine, les deux personnes aux mains des ravisseurs seraient un couple, Bruno Pelizzari et Deborah, vivant à Bluff, près de Durban, avant de partir naviguer vers Madagascar il y a un an. Le couple a ainsi quitté Dar es Salaam (en Tanzanie) le 21 octobre avec un autre plaisancier, dénommé Peter, pour convoyer un navire vers Richard Bays (Afrique du Sud). C’est au large des côtes kenyanes (NB : ce qui n’est trop le chemin pour aller en Afrique du Sud) qu’ils ont été attaqués par des pirates qui les ont ramené vers Baraawe dans le sud de la Somalie, où ils ont été repérés par les forces navales.

(1) The Seychelles Coast Guard and the EU NAVFOR Atalanta representative in Seychelles have confirmed that the yacht was not taken hostage in Seychelles waters, as reported by Agence France Presse, which quotes a pirate in the Somali port of Harardere. The incident took place in Kenyan waters (…) The pirates are most probably using the word “Seychelles” to grab media attention, and therefore journalists need to be cautious of the reports they obtain on the internet, particularly when pirates are quoted as sources.
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Cathy et Jack à la poursuite des pirates… à Maurice

Cathy et Jack, bras dessus, bras dessous à l’Ile Maurice ? La photo fait rêver. Attendez quelques jours encore.

La diplomate en chef de l’UE, Cathy Ashton, sera en effet, dans l’Océan indien, du 6 au 8 octobre. Une deuxième visite dans la région après la Tanzanie, le Kenya et les Seychelles en mai dernier (1) Au menu, une visite en Afrique du Sud, un partenaire incontournable dans la région tant au plan commercial comme de la sécurité du continent (Somalie, Soudan, Zimbabwe). Et une présence à la deuxième conférence anti-piraterie des pays de la région qui se déroule cette fois à l’Ile Maurice, suite de la réunion des Seychelles de mai dernier. La Baronness Ashton aura alors à ses cotés, Jack Lang, l’envoyé spécial de l’ONU sur la poursuite en justice des pirates.

Ce devrait être l’occasion de mettre la dernière main à l’accord que signera l’UE avec l’ile de l’Océan indien pour qu’elle accepte d’accueillir et juger des pirates appréhendés par les forces européennes. En échange, Maurice pourrait bénéficier d’une assistance supplémentaire de l’UE, notamment de nouveaux bâtiments (tribunal, salles d’interrogatoire et centres de détention de 50 places) ainsi qu’une assistance technique et judiciaire en matière de formation (2). Mais les Mauriciens souhaiteraient voir également certains autres frais pris en charge comme les frais de patrouille. Ce sera aussi l’occasion de tester la réelle volonté des sud-africains de participer à la lutte anti-piraterie (par des moyens opérationnels, financiers, voire en prenant en charge le jugement ou l’emprisonnement des pirates…). D’autres accords sont aussi en négociation avec la Tanzanie notamment. (l’hypothèse “Ouganda” semble désormais exclue après l’attentat de juillet).

Cette réunion régionale est importante pour Cathy Ashton qui a été pressée par certains ministres d’Etats membres, comme Carme Chacon de faire la “top priorité” de ces accords (3). La piraterie a désormais des conséquences économiques réelles : diminution du trafic maritime, du tourisme de luxe, hausse du coût des marchandises (environ 25 euros de plus au containeur transporté)… Et les Etats craignent avant tout que la piraterie s’étende à terre, comme me l’ont confié plusieurs interlocuteurs. « Ils craignent le risque de prise d’otages dans des hôtels ou iles plus isolés » qui sonneraient comme un mauvais signal pour des iles comme les Seychelles ou Maurice qui vivent, en grande partie de ce tourisme.

Une réunion plus politique également

Cette réunion est aussi novatrice. Car nombre de pays de la région “n’avaient pas l’habitude de se parler et de résoudre directement leurs problèmes” estime-t-on du coté européen. Il y a nombre de litiges sur le tracé des zones territoriales maritimes voire revendication d’ilôts entre les différents pays. Et l’UE par son mode de fonctionnement peut être un “modèle“.

Tous les pays de la région et membres de la COMESA (le marché commun de l’Afrique orientale et australe) devraient ainsi se retrouver : Afrique du Sud, Seychelles, Maurice, Mozambique, Tanzanie, Comores… . D’autres pays ou régions seront représentés au plan technique comme l’Inde ou la Chine, représentés par l’ambassadeur, ou la France, par les autorités de la Réunion, ainsi que Madagascar (pays de la région mais qui du fait du coup d’Etat ne devrait pas être présent au niveau ministériel).

Le récent accord de défense signé entre les Comores et la France – malgré le différend sur le statut de Mayotte (qui lors de l’indépendance de l’archipel avait voté pour le rattachement à la France) est un signal important de cette volonté nouvelle de trouver des solutions au niveau régional. La France devrait notamment aider les Comores à moderniser sa marine pour protéger ses côtes, et sa zone économique exclusive (disputée avec le Mozambique), de la piraterie.

(1) Lire également :

(2) Lire également :

(3) Pour Carme Chacon, la « top priorité » c’est la poursuite en justice des pirates

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Coup dur pour Airbus, l’Afrique du sud annule sa commande d’A400M

(BRUXELLES2) La nouvelle est tombée ce jeudi, par le porte-parole du gouvernement sud-africain, Maseko, à l’issue de la réunion du Conseil des ministres. L’Afrique du sud annule sa commande de huit Airbus A400M. La raison : le retard de livraison et l’escalade des coûts. Ceux-ci auraient quasiment triplé passant de 17 milliards de rand (1,48 milliards d’euros) à 40 milliards de Rand (3,5 milliards) *. Le gouvernement espère récupérer 2,9 milliards de rand (175 millions d’euros) versées par avance. Mais il n’aurait pas à verser de pénalités d’annulation vu le dépassement des délais. Les restrictions budgétaires ont eu raison de nécessités stratégiques et politiques. Ce faisant le
porte-parole du gouvernement sud-africain n’a pas caché que l’armée va devoir maintenant réétudier ses besoins de capacité aérienne et que cette annulation pourrait compromettre certaines opérations de paix de l’Afrique du sud sur le continent africain.

(*) A cela sans doute aussi une raison, la réévaluation de l’euro sur le cours mondial qui a renchéri le coût de l’avion pour les pays hors de la zone euro. Les Britanniques sont confrontés au même problème. Une partie des coûts étant libellée en $ mais une autre partie en euros.

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