La mission Eucap recrute

(BRUXELLES2) Il ne reste que quelques jours à ceux que la mission de renforcement des capacités maritimes dans la Corne de l’Afrique (RMCB/EUCAP) intéresse pour poser candidature. L’Union européenne recrute une trentaine de spécialistes.

Une dizaine de « postes » sont recrutés en détachement (déjà agents des Etats membres ou de l’Union européenne), à commencer par le chef adjoint de la mission, le conseiller politique et le conseiller sur les gardes côtes, les chefs d’équipe, des spécialistes législatifs, ainsi qu’un chercheur juridique. Une forte expérience (entre 10 et 20 ans selon les profils) dans le domaine des gardes côtes ou de la loi maritime est demandée. D’autres profils sont ouverts à des contractuels, essentiellement les effectifs de soutiens (marchés publics, ressources humaines, finances, logistique, CIS, médical). Ces postes seront basés à Djibouti, Nairobi ou Mombasa (Kenya), Victoria (Seychelles) et Dar Es Salaam (Tanzanie). Date limite : 27 avril

Telécharger la liste des postes – Formulaire de candidature : doc_logo – Mail de contact : cpcc.cfc@eeas.europa.eu

NB : ne m’envoyez pas de candidature, cela ne sert à rien, en revanche rien n’interdit de me tenir au courant si vous êtes recrutés :-)

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Dernières nouvelles de la piraterie (22 avril)

(BRUXELLES2) Selon un dernier bilan dressé par les forces européennes anti-piraterie, 8 navires marchands et 227 otages étaient encore aux mains des pirates, au 17 avril 2012. Ce sans compter les différents dhows et boutres indiens, yémenites et iraniens… et leurs occupants – qui ne sont pas habituellement décomptés par les forces anti-piraterie occidentales.

Chypre se dote d’une loi sur les gardes privés à bord de ses navires

Le gouvernement de Chypre a adopté vendredi (20 avril) un projet de loi encadrant la présence de gardes armes à bord des navires battant son pavillon. Elle prévoit un agrément pour les sociétés de gardes privés, spécialement entraînés à cet effet.

Bientôt une nouvelle équipe VPD maltaise ?

Malte pourrait envoyer une nouvelle équipe de protection embarquée (VPD) d’une douzaine de personnes à bord du navire néerlandais. L’option est à l’étude au niveau du gouvernement. Un mémorandum d’accord avait été signé avec le ministère néerlandais de la Défense, en 2010, pour installer ses VPD à bord. Cela avait le cas en 2010 avec le Johan de Witt et en 2011 avec le Zuiderkruis.

La Cour suprême examine le sort des Fusiliers-marins italiens en Inde

Le débat sur le sort des militaires italiens, embarqués sur le Mv Enrica Lexie, et incarcérés en Inde, s’est déplacé devant la Cour suprême. Le gouvernement de l’Union est venu au secours des Italiens en plaidant vendredi (20 avril) que la police du Kerala n’avait pas l’autorité pour retenir le navire italien. Le responsable de Kerala, Oommen Chandy, a plaidé le contraire, selon nos confrères indiens. Les militaires sont toujours incarcérés dans la prison centrale de Thiruvananthapuram.

Le gouvernement allemand et l’extension de l’opération anti-piraterie

Le gouvernement allemand a approuvé mercredi (18 avril) l’extension de l’opération anti-piraterie européenne (Eunavfor Atalanta) ainsi que les nouvelles règles d’engagement permettant d’attaquer les dépôts pirates sur les plages. Pour Guido Westerwelle, ministre des Affaires étrangères, l’Allemagne ne peut rester en arrière ; « Quand tous en Europe combattent les pirates, l’Allemagne, la plus grande nation, ne peut rester immobile ». Lire aussi : Atalanta vise les pirates à terre : toutes les explications (enfin presque :-)

Une frégate italienne en renfort pour Atalanta

La frégate italienne Its Scirocco a rejoint samedi (14 avril), la mission européenne anti-piraterie. Navire de lutte anti sous-marine, il a déjà été déployé dans la région dans le cadre de l’opération de l’OTAN “Ocean Shield”. Long de 123 mètres, il dispose de 2 hélicoptères AB212 et est servi par un équipage de 230 hommes et femmes.

Le MV Leila est libre

Les pirates somaliens ont libéré le MV Leila, un navire battant pavillon panaméen capturé il y a quelques mois, ont confirmé des officiels du Puntland jeudi (12 avril) à nos confrères de Somalia Report. Une rançon de deux millions avait été demandée ; elle aurait été finalement ramenée à 150.000 $. Les ainés ont joué un rôle important dans cette négociation, relate notre confrère somalien. Les pirates ont refusé « une libération inconditionnelle » mais finalement « accepté une somme couvrant les dépenses de l’enlèvement ». Selon le témoignage d’un pirate, les « pirates ont essayé, à deux reprises, d’utiliser ce navire comme un bateau-mère. Mais sans succès. » Comme le propriétaire vient du Somaliland, « il y a eu des pressions pour libérer ce navire sans rançon ».

Autres nouvelles de la piraterie, lire :

 

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Une mission de 300 observateurs déployée rapidement en Syrie. Nouvelle résolution

(BRUXELLES2) Le Conseil de sécurité a finalement approuvé, samedi (21 avril), le déploiement d’une mission d’observateurs chargés de contrôler le respect du cessez-le-feu en Syrie. Selon cette nouvelle résolution (qui porte le numéro 2343), la MISNUS – comme mission de supervision des Nations-Unies en Syrie – sera « placée sous le commandement d’un chef des observateurs militaires ». Elle sera composée, « dans un premier temps, de 300 observateurs militaires non armés » et d’une composante civile « appropriée permettant à la Mission d’exécuter son mandat ». La mission devra être déployée de façon « rapide ». Avec une réserve : « l’évaluation faite par le Secrétaire général de l’évolution de la situation sur le terrain, notamment la cessation durable de la violence » et pour une durée de 90 jours, dans un premier temps.

Mandat : le contrôle du cessez-le-feu et du plan Annan

Le mandat donné à la mission est de : « contrôler le respect par toutes les parties de la cessation de la violence armée sous toutes ses formes, et de surveiller et d’appuyer l’application de la proposition en six points » de Kofi Annan.

Le Conseil de sécurité demande à la Syrie « d’honorer de manière visible et dans leur intégralité », les engagements pris à la suite de l’accord avec Kofi Annan : « a) mettre fin aux mouvements de troupes en direction d’agglomérations ; b) cesser d’utiliser des armes lourdes dans des agglomérations ; c) achever le retrait des troupes concentrées dans des agglomérations et aux alentours et faire en sorte que les troupes se retirent, avec leurs armes lourdes, des agglomérations où elles se trouvent et retournent dans leurs casernes ou soient déployées dans des zones temporaires, afin de faciliter la cessation durable de la violence ».

Les moyens de la mission doivent être garantis par la Syrie

Le Conseil de sécurité demande également au Gouvernement syrien de veiller au bon fonctionnement de la Mission en « facilitant le déploiement rapide et sans entrave du personnel et des moyens nécessaires à l’exécution de son mandat, en assurant immédiatement la liberté de circulation et d’accès totale et sans entrave nécessaire à l’exécution de son mandat ». Reste maintenant à conclure entre l’ONU et la Syrie un accord SOFA sur le statut de la Mission ; en attendant il a été convenu d’appliquer l’accord type SOFA de 1990. Devront aussi être fixés les « moyens de transport aérien » de la MISNUS et ses moyens de communication. La résolution recommande au pouvoir de laisser les observateurs de l’ONU « communiquer sans entrave et en lui garantissant la liberté de communiquer de manière confidentielle avec des personnes se trouvant dans toute la Syrie, sans que ceux qui auront des contacts avec la Mission ne fassent l’objet de représailles ».

Le Plan Annan

Pour mémoire, le plan négocié par l’ancien secrétaire général des Nations-Unies, envoyé spécial en Syrie comprend six points :

  • 1) Un cadre politique : « un processus politique ouvert, dirigé par les Syriens, de façon à répondre aux aspirations et préoccupations légitimes de la population et (…) s’engager à désigner un interlocuteur disposant des pouvoirs nécessaires »;
  • 2) Une cessation des combats : « S’engager à cesser les combats et à assurer de toute urgence, sous la supervision de l’Organisation des Nations Unies, un arrêt effectif de toutes les formes de violence armée par toutes les parties afin de protéger les civils et de stabiliser le pays (…) Le Gouvernement syrien devrait immédiatement mettre fin aux mouvements de troupes en direction d’agglomérations, cesser d’utiliser des armes lourdes dans des agglomérations et commencer à retirer les troupes concentrées dans des agglomérations et aux alentours. (…) L’Envoyé s’emploiera à amener l’opposition et tous les éléments concernés à s’engager de même à arrêter les combats et à collaborer avec lui pour faire cesser durablement toutes les formes de violence par toutes les parties dans le cadre d’un mécanisme de supervision efficace placé sous l’égide de l’ONU »;
  • 3) Un accès à l’aide humanitaire : « Faire en sorte que l’aide humanitaire parvienne en temps voulu dans toutes les zones touchées par les combats et, à cet effet, approuver et observer, à titre immédiat, une pause humanitaire quotidienne de deux heures et coordonner l’heure et les modalités exactes de cette pause dans le cadre d’un mécanisme efficace, y compris au niveau local »;
  • 4) La libération des prisonniers politique : « Accélérer et multiplier les mesures d’élargissement des personnes arbitrairement détenues, notamment de celles qui appartiennent à des catégories particulièrement vulnérables ou qui ont pris part à des activités politiques pacifiques, communiquer sans tarder par les voies appropriées une liste de tous les lieux où ces personnes sont détenues, prendre immédiatement des dispositions en vue d’assurer l’accès à ces lieux et répondre rapidement, par les voies appropriées, à toutes les demandes écrites d’information, d’accès et d’élargissement concernant lesdites personnes »;
  • 5) Le respect de la liberté de la presse : « Assurer la liberté de circulation des journalistes dans tout le pays et appliquer une politique de visas non discriminatoire à leur égard »;
  • 6) … et de la liberté d’expression : « Respecter la liberté d’association et le droit de manifester pacifiquement ».

Télécharger : la résolution 2243 et le plan Annan

Lire aussi :

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Et un bateau-mère de moins. Libération d’un dhow sri-lankais (Maj2)

(crédit : marine espagnole)

(BRUXELLES2) Le patrouilleur espagnol « Infanta Elena » – qui fait partie de la force européenne anti-piraterie – a intercepté un dhow sri lankais, le « Nimesha Duwa » « bien connu dans la région ». Depuis qu’il avait été capturé par les pirates somaliens, il y a six mois, il servait en effet de bateau mère et est fortement soupçonné d’avoir mené une attaque manquée sur un navire marchand dans le canal du Mozambique le week-end dernier.

* C’est l’attaque sur ce navire philippin vendredi (13 avril) dans le nord-est du canal du Mozambique qui donne le signal ; les pirates sont dans la zone. Dans le même temps, le Centre de coordination maritime de Dar es Salaam lance un message d’alerte : il n’y a plus de signe d’un yacht sud-Africain, le Dandelion, un catamaran Leopard 47, en route vers Mayotte qui aurait du arriver à Pemba vendredi. L’inquiétude monte d’un cran. On craint que le catamaran ait fait l’objet d’une capture. Un avion de patrouille maritime français prend l’air ; ce sont en effet les Français qui assurent la fonction de « Search and Rescue » dans la zone. Sur mer, c’est la marine sud-africaine qui prend le relais. Le navire ravitailleur SAS Drakensberg (A-301), mène ainsi les recherches à partir de dimanche, à l’aide de son hélicoptère embarqué.

Le dhow suspect des pirates est finalement localisé par l’avion français, lundi matin, au large des côtes tanzaniennes, dans la direction du nord, et identifié comme étant le Nimesha Duwa, capturé le 9 novembre 2011. Quant au yacht sud africain, il est aussi repéré, lui au large de Pemba, souffrant en fait d’une simple avarie technique, panne de moteur. Tout le monde souffle. Mais l’opération continue. Au lieu de sauvetage, il s’agit alors d’une opération « d’interdiction de la piraterie », comme le précise la marine sud-africaine. Les recherches se poursuivent durant les 24 heures suivantes. Les navires tanzanien et espagnol (Eunavfor) bloquent l’accès nord, contraignant les pirates à ne pas pouvoir fuir. Mais le mauvais temps empêche toute autre recherche la journée suivante. Les suspects sont finalement arrêtés, mercredi midi (18 avril), vers l’Ile de Songo Songo, par les Tanzaniens.

L’interception a lieu à une cinquantaine de miles au large de la côte de la Tanzanie, entre les îles de Pemba et Mafia, au coucher du soleil, mercredi (18 avril). Les Espagnols trouvent à bord du dhow sept pirates somaliens suspects et six pêcheurs. Tous ont été examinés par le médecin de bord espagnol. Tandis que la marine tanzanienne intervient contre un skiff et arrête 5 autres suspects. Les pirates ont été transférés en Tanzanie pour y être incarcérés.

NB : La neutralisation des bateaux-mères utilisés par les pirates somaliens est une des priorités de la nouvelle stratégie offensive définie par les forces européennes et de l’Alliance Atlantique, il y a plus d’un an. Un autre navire a été récupéré récemment. Lire : Un dhow yémenite, servant de bateau-mère, libéré

(Maj) ajout des informations sur la marine tanzanienne (Maj2) et la marine sud-africaine.

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L’optimisme démesuré de Rasmussen agace…

L’optimisme démesuré de Rasmussen agace…

(BRUXELLES2) Semaine après semaine, à chaque incident – grave ou moins grave – qui peut surgir à chaque instant en Afghanistan, Anders Fogh Rasmussen le secrétaire général de l’OTAN vient devant les journalistes, en personne ou par l’intermédiaire de son service « presse », pour rassurer et expliquer que tout va bien. Un attentat devient ainsi un incident « isolé », presqu’un accident de la route ; l’attaque de talibans, l’occasion de tester les forces afghanes. Et à l’écouter l’Afghanistan serait presque un riant pays où faire du tourisme… Enfin dans quelques années !

Le cheerleader et les pompoms girls

Et cela commence à agacer apparemment dans les couloirs de l’OTAN. « Même un cheerleader vérifie que ses girls derrière ont bien les pompons en ordre » explique Ils commencent à être « nombreux à dire à Rasmussen qu’il ne rend pas service avec son optimisme (démesuré), en disant qu’il n’y a pas de problème. Nous n’avons pas besoin de dire que tout est parfait. (…) Nous devons parler un langage à nos opinions. Il faut que les opinions savent ce qu’on fait précisément après 2014, et quelles missions, on peut mener. »

Que feront les talibans après 2014

Coté ministériel, aussi, on ne se cache pas que les difficultés sur le terrain ne sont pas minces. Gérard Longuet – que j’ai pu rencontré avec quelques journalistes à l’issue de la réunion ministérielle n’a pas caché ce fait. A la question de savoir si il y a une amélioration sécuritaire ?, il a commencé par un long soupir avant de détailler sa position. Cela « dépend de l’objectif que l’on veut atteindre. Il y a un territoire afghan. Et les territoires soumis à transition sont gérés par l’État afghan. On circule sur les routes. » (…) « De là à dire qu’il n’y a plus d’opposition armée sur place, je ne me hasarderais pas. » La récente offensive de printemps des talibans pourrait être dans tous les esprits. Pour le ministre, ce n’est pas vraiment un fait nouveau et son importance doit être relativisée. « Ce n’était pas l’offensive du Têt » (par référence à l’offensive du Vietcong en janvier 1968 contre une centaine de villes au Vietnam). En revanche « On ne sait pas si les talibans n’attendent pas la date de 2014 en prenant des positions. » Effectivement, l’après 2014 semble une inconnue.

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Le luxe à l’index en Syrie. Les « 27″ étudient de nouvelles sanctions (Maj)

(BRUXELLES2) Les « 27″ doivent se mettre d’accord lundi à Luxembourg sur un nouveau « set » de sanctions contre le régime syrien. Plusieurs niveaux de sanctions sont possibles : soit ajouter quelques noms à la liste noire de dirigeants et entités soutenant le régime ; soit accentuer la pression sur l’économie syrienne. Pourraient ainsi repris des produits qui avaient été « laissés de coté lors des précédentes vagues de sanctions » : le coton, les minerais et phosphates. Mais certains pays, « comme les Grecs, restent très réticents, estimant avoir déjà bien contribué au mécanisme européen de sanctions avec l’interdiction du pétrole iranien » a confié à B2 un haut diplomate européen. Des décisions de principe ont été préparées dans les groupes de travail (une décision du Conseil). Mais il faudra encore préciser ensuite la liste des produits concernés dans un règlement – préparé conjointement par la Commission et le service diplomate européen (règlement d’exécution). « On ne pourra donc s’attendre à une décision applicable ou mise en oeuvre dès lundi » a précisé un autre diplomate européen.

Une question de timing

Avant tout, les « 27″ ministres doivent avoir une discussion politique, centrée autour d’une question essentielle : est-ce le bon moment aujourd’hui d’adopter de nouvelles sanctions, alors qu’une mission d’observation de l’ONU est en cours de déploiement et qu’on attend une « ouverture » du gouvernement syrien ? Tout dépendra en fait de la résolution du Conseil de sécurité à l’ONU et « de l’attitude du gouvernement syrien dans les jours qui viennent, ce week-end en fait » a expliqué un des diplomates qui suit ce dossier. « Nous sommes d’accord sur l’opportunité des sanctions mais c’est une question de timing surtout » m’a précisé un de mes interlocuteurs.

Le marché noir des produits de luxe a de l’avenir !

Pour les produits de luxe, on pourrait se baser sur une liste déjà établie par l’ONU pour… la Corée ; elle comprend des articles aussi divers que les caviar et ses succédanés, les cigares et cigarillos de haute qualité, les vins – y compris les mousseux (champagne), eaux de vie et boissons spiritueuses, les parfums, eaux de toilette et cosmétiques de luxe que les… chevaux de race pure… Nb : Dommage donc pour Me Assad et les fidèles du régime, qui devront passer par des voies détournées pour satisfaire leur péché mignon… ou faire des stocks. -;)

Concernant les matériels utilisés à des fins de répression, certains ont déjà été interdits selon une liste standard, deux listes supplémentaires pourrait être adoptées, pouvant contenir des biens à double usage : l’une prévoyant une interdiction pure et simple d’exportation, l’autre à une procédure d’autorisation (avec une interdiction au cas par cas). Ces nouvelles sanctions visent en particulier, selon un projet de texte que j’ai pu lire : « autres biens et technologies susceptibles d’être utilisés à des fins de répression interne, qu’ils proviennent ou non de leur territoire ».

(Maj) précision sur les biens utilisés à des fins internes

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La mission au Sahel revue à la lumière de la situation au Mali ?

La mission de l'UE de formation de la gendarmerie au Niger pourrait-elle être complétée par une formation de l'armée ou de gardes-frontières ? (crédit : ONU)

(BRUXELLES2, exclusif) Le coup d’Etat au Mali pourrait obliger les Européens à accélérer et à revoir le format de la mission PeSDC qui doit être déployée au Niger pour former la gendarmerie, selon des informations communiquées à B2. Outre la formation de la gendarmerie, pourrait aussi être ajouté un élément militaire avec la formation de l’armée et/ou de gardes frontières. Une nécessité pour le Niger pour protéger sa frontière nord avec le Mali. Mais il est aussi nécessaire de déployer « vite » la mission civile au Niger. Le concept d’opération (Conops) devait être préparé pour juin ; il « faut sans doute accélérer la préparation » a assuré un haut diplomate européen à B2 ; et cela peut paraître « un peu contradictoire avec tout aménagement supplémentaire de la mission ». Le Comité politique et de sécurité (COPS) doit se pencher sur la question ces jours ci (réunion ce vendredi mais aussi lundi matin à Luxembourg). De « façon générale », cela « pose aussi la question de la lourdeur de nos procédures » de mise en place d’une mission de la PeSDC, a-t-il ajouté.

Aide à la CEDEAO

Un officier de l’Etat-Major de l’UE est déjà parti à Abuja, siège de la CEDEAO/ECOWAS – la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest. Objectif : assurer la liaison avec les Européens et aider les Africains à définir leurs besoins sur une opération au Mali. Il s’agit d’examiner notamment dans quelle mesure les Européens pourraient aider à cette mission des militaires africains, au niveau logistique notamment, mais aussi politique. La bonne planification de la mission et la définition de son objectif sont très importants. La mission de 3000 militaires que s’apprête à déployer au Mali la CEDEAO pourrait, en effet, avoir trois objectifs, très différents : soit préserver le sud du Mali, soit établir une zone tampon au-dessous de Tombouctou et Gao, soit reconquérir le nord. Selon le choix d’une ou de l’autre option, cela implique des positionnements et des moyens différents. Cette planification de l’opération pourrait recevoir le soutien européen. Concernant les moyens, il n’est pas question d’une mission PeSDC ; mais davantage d’utiliser des outils financiers comme la Facilité de paix pour l’Afrique. Avec juste une difficulté : celle-ci est « déjà fortement mise à contribution pour l’Amisom en Somalie ». Et elle arrive au bout des ressources disponibles.

Lire aussi : L’UE continuera de soutenir les efforts de l’AMISOM. Mais pas toute seule

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Une dérogation « diplomatique pour le Belarus

(B2) les 27 ministres des affaires étrangères doivent adopter une dérogation au gel des avoirs établi pour la Biélorussie, particulièrement pour que « des fonds ou des ressources économiques puissent être débloqués ou mis à disposition aux fins officielles des missions diplomatiques ou consulaire ou des organisations internationales qui bénéficient d’immunités en vertu du droit international ».

Lire aussi :

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Les accords cadres PSDC passés par l’UE avec des pays tiers – le point

(BRUXELLES2) Alors qu’un accord vient d’être signé avec la Nouvelle-Zélande, voici la liste des accords cadre de participation aux opérations de maintien de la paix et de gestion de crises de l’Union européenne, déjà signés ou entérinés :

  • Norvège : signé le 3 décembre 2004, entré en vigueur le 1er janvier 2005
  • Islande : signé le 21 février 2005, entré en vigueur le 1er avril 2005
  • Ukraine : signé le 13 juin 2005, entré en vigueur le 1er mai 2008
  • Canada : signé le 24 novembre 2005, entré en vigueur le 1er décembre 2005
  • Turquie : signé le 29 juin 2006, entré en vigueur le 1er aout 2007
  • Montenegro : signé le 22 février 2011
  • Etats-Unis : signé le 17 mai 2011
  • Serbie : signé le 26 mai 2011
  • Albanie : signature reportée le 23 mai 2011
  • Bosnie-Herzégovine : autorisé à la signature côté UE le 9 mars 2012
  • Macédoine / Fyrom : autorisé à la signature côté UE le 9 mars 2012
  • Nouvelle Zélande : signé le 18 avril 2012

La Haute représentante a été mandatée en avril 2010 par les 27 pour négocier et signer des accords avec une vingtaine de pays. Outre ceux ci-dessus, on trouve : Angola, Argentine, Australie, Bosnie-Herzégovine, Brésil, Chili, Chine, République Dominicaine, Egypte, Fyrom (Macédoine), Inde, Japon, Maroc, Nouvelle-Zélande, Afrique du Sud.

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L’Europe normalise ses contacts avec la Birmanie. Embargo sur les armes conservé

(BRUXELLES2) Les « 27″ devraient lundi (23 avril) suspendre la majorité des sanctions décidées contre la Birmanie, notamment les sanctions économiques, les sanctions individuelles (interdictions de visas), et autoriser la reprise du versement de l’aide au développement. Ce qui devrait être un signe important venant de l’Europe concernant la normalisation des relations avec ce pays d’Asie. La Haute représentante de l’UE pour les Affaires étrangères a reconnu mardi (17 avril) au Parlement européen, les récents progrès réalisés par les autorités birmanes, sur trois points en particulier : d’abord, les élections partielles qui ont permis une certaine ouverture. Ensuite, la libération de prisonniers politiques : « une large majorité a été relâchée » même si « il est difficile de savoir exactement combien restent » ; il y a là selon Catherine Ashton « un réel progrès – et de la détermination pour résoudre les cas restants ». Enfin, la paix avec les différentes communautés ethniques : « Toutes les négociations de paix (…) ont amené à des cessez-le-feu (…) avec une exception », celle de la région de Kachin (au Nord du pays), où les exactions contre les civils continuent, selon un rapport de l’ONG Human Rights Watch publié en mars. Selon la Haute représentante, « assurer la paix ethnique est peut-être le défi le plus important et le plus immédiat ». Il faut travailler maintenant à « transformer les cessez-le-feu en paix durable ».

Les sanctions ne sont pas supprimées en soi, mais suspendues, pour une durée d’un an. Ce qui est un gage de pouvoir garder une certaine pression sur le gouvernement pour qu’il poursuive son évolution démocratique. Seul l’embargo sur les armes et les matériels servant à la répression restera ainsi effectif.

Lire aussi : Du bon déroulement des élections en Birmanie et de ses conséquences

NB : article rédigé avec l’aide de Mieszko Dusautoy
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La stabilisation au Mali enjeu, nouveau, pour les 27

armée malienne lors du défilé du 14 juillet 2010 (crédit : ministère français de la Défense / DICOD)

(BRUXELLES2) La situation au Mali devrait être évoquée par les 27 ministres des Affaires étrangères lors de leur réunion de lundi (23 avril) à Luxembourg. Des discussions sont actuellement « en cours » sur la nature du soutien que l’UE pourrait apporter à la transition dans le pays. Le sujet sera d’ailleurs à l’ordre du COPS – le comité politique et de sécurité – ce vendredi (20 avril). L’objectif est pour les Européens d’apporter tout le soutien possible à la CEDEAO. Ainsi, si nécessaire, des forces africaines déjà engagées dans des missions internationales de l’ONU déjà déployées en Afrique de l’Ouest (Côte d’Ivoire, Liberia…) pourraient être redéployées au Mali, selon nos informations. Comme l’a précisé Catherine Ashton, la Haute représentante, lors d’une intervention au Parlement européen, cette semaine, une approche régionale est nécessaire : « Nous sommes déjà en contact étroit avec la CEDEAO sur leurs propositions pour fournir un soutien au secteur de la sécurité, notamment au Nord. Mais nous devons aussi travailler de près avec tous les pays voisins – Mauritanie, Niger, Algérie, Burkina Faso, Côte d’Ivoire ». Cela requiert « une prudente réflexion sur ce que pourrait être la nature d’une telle mission et comment la coordonner avec le nécessaire renforcement de l’Armée nationale du Mali et la gendarmerie ».

« Le Nord ne doit pas devenir une zone de non-droit »

La Haute représentante a affirmé qu’il faut laisser aux autorités maliennes le soin de définir les besoins. « Ce sera au gouvernement intérimaire de décider quel support, y compris militaire, ils veulent, et de la part de qui. » il n’est dans l’intérêt de personne que le Nord « ne devienne effectivement une zone de non-droit ». Dans le même esprit, les Européens pourraient accélérer le déploiement de leur mission d’assistance aux forces de sécurité au Niger, pour éviter une déstabilisation supplémentaire.

Lire aussi :La mission au Sahel revue à la lumière de la situation au Mali ?

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Les Tchèques signent un accord de réciprocité sur les marchés publics avec les Américains

(crédit : ministère tchèque de la Défense)

(BRUXELLES2) Décidément, s’il est un outil qui a bien fonctionné mercredi (18 avril), à l’OTAN, c’est le stylo… Alexandr Vondra, et Leon Panetta, ministres de la Défense tchèque et américain ont ainsi signé un accord intergouvernemental sur l’acquisition mutuelle des matériaux et des services à des fins de défense. Cet accord permet aux entreprises tchèques d’être traités sur le même pied d’égalité que les autres entreprises, estime-t-on coté tchèque. « L’accord est d’une importance vitale pour les entreprises tchèques de l’industrie de défense. Cela nous ouvre la voie à l’obtention de contrats gouvernementaux américains de défense. Nous avons ainsi rejoint 21 des plus proches alliés des Etats-Unis (*) qui avaient déjà signé un tel accord », a expliqué Alexandr Vondra, le ministère tchèque. « Cet accord est évidemment réciproque. Les entreprises américaines pourront accéder aux marchés tchèques de défense. Une concurrence accrue dans les compétitions aurait alors un impact favorable sur les prix », explique-t-il.

La forme définitive de cet accord dit RDP – MOU (Reciprocal Defense Procurement Memoranda of Understanding) avait été agréée entre les deux ministres à Washington en janvier dernier. Les procédures d’approbation dans les deux pays ont été très rapidement effectuée ; ce qui permet à l’accord d’entrer en vigueur immédiatement, précise-t-on à Prague.

NB : ce type d’accord a déjà été signé avec plusieurs pays européens (*) et ne suscite pas de la part de la Commission européenne d’inquiétude ou de problème quant à leur conformité avec le droit communautaire. Il s’agit d’un engagement qui a une portée « non obligatoire » m’a précisé un expert du dossier. Mais c’est certainement au niveau économique que l’effet peut se faire sentir de façon plus intense. Produisant à grande échelle, bénéficiant aussi d’importants stocks de matériels du fait de la réduction des acquisitions outre-atlantique, les entreprises Us pourront « casser » les prix sur le marché tchèque et emporter ainsi les marchés… Selon nos informations, une quinzaine de pays de l’UE/EEE ont déjà ce type de MOU : Autriche, Belgique, Danemark, Finlande, France, Allemagne, Grèce, Italie, Luxembourg, Pays-Bas, Norvège, Portugal, Espagne, Suède, Suisse, Royaume-Uni. Ajoutons à cela d’autres pays : Canada, Egypte, Israël, Turquie. Pour la France, l’accord avait été signé en mai 1989 par Jean-Pierre Chevènement à l’époque.

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Les « Visegrad » coopéreront également… en parole surtout !

(BRUXELLES2) Les quatre pays de Visegrad veulent, eux aussi, renforcer leur coopération. Les ministres de la défense et des affaires étrangères polonais, tchèque, hongrois et slovaque ont ainsi signé une déclaration commune, en marge de la réunion de l’OTAN, mercredi (18 avril). Objectif : renforcer l’Alliance, y compris ses capacités de défense. Le titre de la déclaration est d’ailleurs éloquent : « responsability for a strong Nato ». A la différence des autres coopérations (ravitaillement en vol, Benelux…), il ne s’agit pas vraiment ici de s’engager dans des projets concrets mais davantage d’apporter un soutien politique et une orientation précise aux projets de l’Alliance Atlantique.

Le bouclier anti-missiles, la défense des territoires de l’OTAN et une présence américaine en Europe

Les 4 pays promettent ainsi de « soutenir le développement du projet de défense antimissile » de l’OTAN. « Un élément clé de la défense collective qui contribuera à la sécurité indivisible de l’Alliance » A travers les mots, on sent que ces pays demeurent malgré tout attachés au rôle traditionnel, de protection des territoires de l’OTAN. « Nous soutenons fortement la conduite d’exercices conçus sur des scenarii basés sur l’article 5 », la clause de solidarité. Ils demandent notamment à ce que les alliés s’engagent de façon un peu plus déterminée dans l’exercice « Steadfast jazz 2013″ qui devrait conçu comme un exercice de terrain (et non un exercice de simulation). La défense de l’Alliance – à travers la DDP (Deterrence and Defense posture) – doit rester un mix de capacités conventionnelles, nucléaires et de la défense anti-missiles, précisent-ils. Mais les pays de Visagrad soutiennent le maintien d’une présence américaine en Europe de manière « continue et adéquate ». Et il faut engager la Russie sur une « base de réciprocité sur tous les sujets, y compris la transparence des armes nucléaires tactiques ».

Pas de retrait d’Afghanistan

Les pays de Visegrad se sont également accordés à veiller à ne « pas se retirer de la mission dirigée par l’OTAN en Afghanistan que d’un commun accord, et d’ici la fin de 2014 », selon le principe « in together, out together » (entrer ensemble, sortir ensemble). Ce qui semble néanmoins en contradiction, au moins pour la Pologne, avec l’engagement pris lors de la campagne électorale par le président de la République polonais (qui n’a, c’est vrai, qu’un rôle limité sur la scène politique nationale). Pour le futur, ils estiment « essentiel » que les pays prenant part à l’opération coordonnent de façon étroite leurs plans pour l’avenir en Afghanistan ».

Participation à la Smart initiative

Les signataires sont prêts à s’engager sur différents projets de la Smart Defense, « un important facteur pour maintenir et augmenter nos capacités de défense collective comme nationale ». Ils saluent également le développement de capacités dans l’OTAN comme dans l’Union européenne « qui doivent mutuellement se soutenir dans l’objectif d’éviter des duplications ». Mais ils ne font des propositions que dans le cadre de la Smart Defense. Sont ainsi listés plusieurs projets auxquels ces pays sont prêts à participer « par des engagements individuels » : la formation des contrôleurs aériens, la défense chimique, biologique, radiologique et nucléaire (CBRN), la formation des pilotes d’hélicoptères, la logistique conjointe, les installations de traitement médical, la mise en commun des avions de patrouille maritime, la formation à la détection d’engins explosifs artisanaux (C-IED). Aucune précision n’est apportée de manière concrète. Mais, de façon plus générale, les « Visegrad » estiment que les solutions trouvées pour le financement en commun des coûts d’investissement de sécurité et opérationnels de l’AGS – Alliance Ground Surveillance – pourraient être « étendues à d’autres capacités similaires » de l’OTAN.

Elargir l’OTAN

Les « Visegrad » veulent poursuivre la politique d’élargissement de l’OTAN « aux pays qui sont disposés et aptes à assumer les obligations de l’adhésion à l’OTAN et l’adoption de ce qui peut contribuer à notre sécurité ». C’est un des outils « les plus réussis et importants pour assurer la stabilité et la sécurité ». Et ils espèrent l’adhésion « aussi rapide que possible ». NB : aucun pays n’est précisé mais on peut penser qu’outre les Balkans (Serbie…), cela peut concerner surtout certains pays de l’ex-Urss comme la Géorgie, la Moldavie voire l’Ukraine. Point qui ne paraît pas enthousiasmer automatiquement certains Etats membres comme la France ou l’Allemagne, peu soucieuses d’engager un front de plus.

Télécharger la déclaration complète (anglais) dans : docs de B2

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