Un sixième soldat français tué au Mali

(Crédits: EMA / Armée de Terre)

(BRUXELLES2) Le bilan humain de l’opération Serval au Mali s’est alourdi avec la mort d’un 6ème soldat français dans « l‘extrême nord » du pays. Le soldat décédé est le caporal-chef Stéphane Duval, du 1er régiment parachutiste d’infanterie de Marine de Bayonne (1er RPIMa).

Les faits se sont déroulés près de la frontière algérienne, « dans le nord-est du pays entre Tin Zouaten et Boughessa » ce lundi 29 avril dans l’après-midi lors d’une «opération de reconnaissance et de fouille conduite par les forces spéciales ». Le véhicule léger de type VPS a « sauté sur un engin explosif », selon la version officielle, ce qui a provoqué la mort du caporal-chef et a blessé « 2 autres soldats sérieusement ». Ceux-ci ont été évacués sur « l’antenne chirurgicale aérotransportable (ACA) de Tessalit » mais dont les pronostics vitaux ne sont pas engagés.

Cette perte rappelle que malgré le début du retrait, de violents combats se poursuivent dans le nord du pays où le but des forces spéciales est de « rechercher et de détruire les groupes terroristes qui s’y trouveraient encore ».

 

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Avec les gardes côtes des Seychelles, développer le recueil de preuves

(BRUXELLES2) Profitant de son escale aux Seychelles, le BPC Tonnerre – qui participe à l’opération anti-piraterie de l’UE – et la Garde côtière des Seychelles ont effectué vendredi (26 avril) un exercice en commun, dans le cadre de la mission européenne de renforcement des capacités maritimes dans l’Océan indien (EUCAP Nestor).

En jeu : l’interception (fictive) d’un skiff de pirates présumés dans les eaux seychelloises arrêtés conjointement par le Topaz, le navire des gardes-côtes, et un hélicoptère de la marine nationale du Tonnerre.

Objectif de la manoeuvre : renforcer la coordination et la coopération entre la Garde côtière des Seychelles et les forces européennes, et entraîner la garde côtière dans les procédures de traitement de preuve, au plan international. EUCAP Nestor développe, actuellement, un manuel avec la Garde côtière des Seychelles sur les procédures de traitement de la preuve. Et des experts européens étaient à bord du Topas pour préciser « fournir des conseils sur le traitement des pirates présumés et le recueil des preuves sur le skiff » précise-t-on au QG d’Atalanta.

NB : le recueil et la conservation des preuves sont un des problèmes principaux auxquels sont confrontés les forces multinationales anti-piraterie déployées au large de la Somalie et dans l’Océan indien quand il s’agit de vouloir transférer à la justice des pirates arrêtés en mer, que ce soit en flagrant délit ou en prévention.

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Le dispositif européen anti-piraterie dans l’Océan indien (maj)

entrainements à bord du BPC Tonnerre (crédit : marine nationale)

(BRUXELLES2) Avec le changement de commandant de l’opération pour Eunavfor Atalanta s’est aussi effectuée une relève des différents navires qui participent à l’opération européenne anti-piraterie. On en compte une dizaine aujourd’hui

Ainsi depuis le 12 avril, c’est le groupe – école “Jeanne d’Arc” de la marine française qui s’est déployé formé autour du BPC Tonnerre (L-9014), la frégate anti sous-marine Georges Leygues (D-640), la frégate Nivôse (F-732)- une habituée de l’Océan indien – et son hélicoptère Panther, et le patrouilleur de haute mer Adroit (P-725). A bord du BPC, le groupe école d’application des officiers de marine (GEAOM) poursuit sa formation pratique, au plus près des réalités opérationnelles. Le Tonnerre embarque une équipe de protection estonnienne, d’une dizaine de militaires qui ont rejoint l’équipage à Djibouti et resteront à bord durant un mois. Une participation qui n’est pas une première. Depuis 2011, l’Estonie participe à l’opération en embarquant une équipe de protection à bord d’un bâtiment français en mission dans l’océan Indien.

Outre les navires français on trouve :

  • un bâtiment suédois, le HMS Carlskrona (M-04), qui avait déjà participé à l’opération en 2010, et son hélicoptère AW109LUH
  • la frégate allemande FGS Augsburg (F-213), avec ses deux hélicoptères Sea Lynx MK 88,
  • la frégate lance-missiles espagnole ESPS Numancia (F-83), et ses deux hélicoptères SH-60 Seahawk
  • le patrouilleur espagnol ESPS Rayo (P-42), et un hélicoptère Augusta-Bell 212ASW
  • la frégate néerlandaise HNLMS De Ruyter (F-804), et son hélicoptère tout neuf NH90
  • et le navire-amiral, la frégate lance-missiles portugaise Alvares Cabral (F-331), dotée de 2 hélicoptères Lynx Mk 95.

Coté OTAN

L’opération Ocean Shield de l’OTAN (TF 508) compte trois bâtiments sous commandement du contre-amiral italien Antonio Natale : le navire d’assaut amphibie italien ITS San Marco (L-9398) est le navire-amiral, la frégate turque TCG Gökova (F-496) et le navire américain USS Nicholas (FFG 47).

Lire aussi :Un nouveau commandant pour Eunavfor

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Situation “critique” à Mogadiscio. Le déploiement d’EUTM Somalia ralenti

(BRUXELLES2) Le niveau sécuritaire à Mogadiscio est passé au plus haut degré par les autorités européennes. Le niveau d’alerte a ainsi été relevé de “très haut” à “critique” au dernier comité militaire de l’UE, selon les informations parvenues à B2. Et le transfert envisagé de la mission de formation de l’armée somalienne (EUTM Somalia), d’Ouganda vers la Somalie, semble ralentie. Les dernières nouvelles provenant de la capitale somalienne ne sont en effet pas réjouissantes.

Dans la ligne de mire, l’Etat de droit

Ainsi une trentaine de civils avaient déjà été tués dans une attaque suicide menée par neuf personnes – tous décédées – contre le principal tribunal de Mogadiscio, dimanche 14 avril. Une soixantaine de personnes avaient été blessées. Le même jour, un attentat à la voiture piégée contre un convoi humanitaire turc près de la zone sécurisée de l’aéroport faisait 5 autres morts. Et l’assassinat, ce samedi (27 avril), du procureur en chef adjoint de la Somalie, Ahmed Sheikh Malim Nour, ne fait que confirmer cette crainte. Car les Shebab qui ont subi une défaite militaire semblent bien résolus à ne pas laisser le nouvel Etat somalien prendre ses marques. Tout ce qui peut ressembler à de l’Etat de droit ou la démocratie est une cible. La Haute représentante de l’UE ne s’y est pas trompé, « condamn(ant) fermement ces attaques, qui en aucun cas devrait diminuer les progrès remarquables dans le pays » a indiqué C. Ashton dans un communiqué diffusé à la presse aujourd’hui. « L’UE est pleinement engagée à travailler étroitement avec le gouvernement et plus largement la communauté internationale pour supporter le développement de la sécurité et l’Etat de droit en Somalie » a-t-elle ajouté (*).

Journalistes : métier dangereux

La chasse aux journalistes continue. Et porter un stylo à Mogadiscio devient on ne peut plus dangereux. Mohamed Ibrahim Rageh, journaliste pour la Télévision Nationale Somalienne et Radio Mogadiscio (médias publics), l’a payé de sa vie dans la soirée du 21 avril. Il a été poursuivi et tué par balles par deux hommes armés, près de son domicile. Fin mars, une journaliste somalienne travaillant pour une radio locale avait déjà été assassinée dans la ville, selon le même procédé (deux hommes qui avaient ouvert le feu sur elle). Depuis le début de l’année, 4 journalistes ont ainsi été tués selon le syndicat national des journalistes somaliens.

(*) Texte traduit par nos soins de l’anglais.
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Massacre au Kosovo en 1999 : Eulex ouvre l’enquête

(BRUXELLES2) Les procureurs spéciaux de la mission EULEX Kosovo ont mercredi (24 avril) « formellement ouvert une enquête sur les crimes de guerres » commis les 27 et 28 avril 1999 dans la municipalité de Djakovica et notamment dans les villages de Meja, Oriza et ceux de la vallée de Caragoj. Selon la mission européenne, ce massacre est le plus important commis pendant le conflit qui a ravagé la région en 1999.

Des crimes de grande ampleur

La plupart des 372 victimes albanaises ont été retrouvées dans une fosse commune à Batajnica, en Serbie. Les procureurs auraient identifié une vingtaine de personnes qui pourraient être inculpés pour crimes de guerre, la liste des exactions étant particulièrement longue puisque les procureurs font état « de tortures, traitement inhumains, immenses souffrances, dislocation et déplacement, confiscation de biens, pillages qui n’étaient pas justifiés par des besoins militaires ».

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Les Mirage français prennent l’air, coté balte

Un Mirage F1 de la BA 118 arborant les couleurs de l’escadrille BR11 pour fêter ses 100 ans (crédit : Ministère de la Défense)

(BRUXELLES2) Quatre Mirage F1 CR de la base 118 de Mont de Marsan ont atterri ce vendredi (26 avril) sur la base aérienne de l’armée lituanienne à Šiauliai, signale le ministère lituanien de la Défense. Ils vont prendre à partir du 30 avril la surveillance aérienne sur les pays baltes, prenant ainsi le relais des avions danois. La surveillance des pays baltes est, en effet, assurée à tour de rôle par des pays membres de l’OTAN. C’est la quatrième fois que les Français prennent ainsi l’air… côté balte.

lire aussi : La mission de surveillance aérienne des pays baltes prolongée. Mais non sans peine…

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Une nouvelle génération de forces pour EUTM Mali

Véhicules de force protection tchèques devant le QG d’EUTM à Bamako (© NGV / B2)

(BRUXELLES2, exclusif) Une nouvelle conférence de génération de forces doit avoir lieu la semaine prochaine à Bruxelles afin de pourvoir aux effectifs de la mission de formation de l’armée malienne (EUTM Mali) à partir de juillet. Pour cette prochaine rotation, chacun est prudemment « optimiste ». Car des solutions sont en passe d’être trouvées pour les deux éléments – force protection et soutien médical -, qui avaient “bloqué” lors de la première génération de force.

Force protection : des solutions

La “force protection” devrait continuer d’être assurée à Bamako par les paras tchèques A Koulikoro, les Français devraient se retirer, remplacés par les Espagnols – qui viennent d’arriver et devraient encore être renforcés – et des Belges qui devraient arriver fin juin. Une décision de principe a déjà été prise à Bruxelles en kern (conseil des ministres restreint) fin mars. Elle doit être encore avalisée par un Conseil des ministres. Le coût étant évalué (selon nos informations) entre 2,1 millions d’euros (net) et 3,5 millions d’euros (brut).

Soutien médical : on ne change pas une équipe qui gagne

Pour le soutien médical, il n’y a pas de souci apparemment. L’hôpital de campagne (Rôle 2) allemand installé à Koulikoro est là pour 12 mois. Et pour la capacité d’évacuation médicale (Medevac), les hélicoptères Belges devraient continuer leur mission après juin. « La prolongation est quasi-automatique » sauf avis contraire a indiqué un spécialiste du dossier à B2.

Formateurs : des offres

Quant aux formateurs, il y a plutôt « plus d’offres que de postes » a confié à B2 un officier. Plusieurs pays ont ainsi exprimé leur volonté soit de renouveler leur contribution, soit d’apporter une nouvelle contribution. Ainsi les Tchèques, outre leur participation à la “force protection” ont indiqué vouloir fournir des instructeurs (spécialisés).

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Mali : jouer l’effet de surprise (général Saint-Quentin)

(BRUXELLES2 – suite du reportage à Bamako) Avant de reprendre l’avion, quand l’atmosphère devient un peu moins pesante et que l’emploi du temps officiel s’allège, j’ai le temps, la chance, de pouvoir rencontrer le général Saint-Quentin qui commande l’opération Serval. De longues minutes d’entretien pour reprendre l’ensemble de la tactique suivie par les militaires français contre les rebelles.

Le sens de l’initiative

Le général revient sur l’offensive des groupes rebelles début janvier « Ils avaient massé des troupes. C’était bien une armée, agissant sur deux fuseaux, bien coordonnées. Ils avaient des moyens, une organisation militaire, des soutiens logistiques, de santé. Tout cela était pensé et coordonné. Ansar Dine sur le fuseau Est vers Mopti et Sévaré et AQMI qui prend le fuseau Ouest vers Djibali. » Mais, lors de la contre-offensive française, entamée le 11 janvier « On a vraiment eu l’initiative. Ils ont « été surpris, totalement surpris. Ils ont reflué, pas automatiquement en désordre. Mais (ce faisant) ils ont offert des points de vulnérabilité à nos frappes».

NB : nombre de pickups des rebelles qui évoluaient en colonne ont été détruits, au départ, par les frappes aériennes. Les rebelles ont alors « changé de stratégie », explique un officier en évoluant de manière plus dispersées. Mais certains ont abandonné les véhicules. Plusieurs d’entre eux ont ainsi été retrouvés, dans la région de Gao, abandonnés avec le plein d’essence. Signe d’une fuite en désordre

Un effet de surprise, pour tous…

Lors de la reconquête de Gao et Tombouctou, les forces françaises ont « fait une manœuvre très rapide pour essayer de les saisir. Mais ils avaient déjà reflué. Ils ne se sont pas battus dans les villes. » Ensuite « on a continué sur le même tempo ». Avec toujours le même souci : « maintenir la pression et la désorganisation » chez l’adversaire. Les Français ont ainsi « atteint Tessalit près d’un mois après l’offensive, le 9 février ». « L’effet de surprise a été aussi pour nous. On n’avait pas de plan, on ne jouait pas un plan. » Alors que sur une campagne, on planifie sur deux ou trois mois et sur une planification de théâtre c’est à un mois, ici « on a planifié semaine par semaine ». Avec toujours une hypothèque : où l’ennemi va vous attendre ?

Le sanctuaire des Adrars

Arrivé à Tessalit, « on a eu un certain nombre d’informations qu’ils étaient dans l’Adrar des Ifoghas ». Cette région « offre l’avantage d’être aisément fortifiable. C’est un sanctuaire. Et on peut y vivre toute l’année car il y a de l’eau. » La question était alors de savoir si les rebelles livreraient combat ou fuiraient ? Finalement, c’est la première option qu’ils choisiront. Il semble cependant qu’un certain nombre de chefs ont laissé leurs équipes et sont reparties plus au nord, vers la Libye via le Niger ou l’Algérie. La question du pourquoi de cette tactique est encore posée. « N’avaient-ils pas d’autre position de repli ? Voulaient-ils défendre un mythe, un sanctuaire où la souveraineté malienne ne s’était pas exercé depuis les premières rebellions touaregs. Ou ont-ils sous estimé la détermination de la France à démonter l’organisation ? » Peut-être un peu des trois. Il faut aussi voir qu’il y avait incontestablement une « certaine désorganisation » dans les rangs des rebelles. « Ils ont été secoués ».  Les Français ont mené un certain nombre de raids aériens. « En retraite permanente, vous n’avez pas trop de temps de faire de la pensée stratégique. »

Un combat pied à pied dans le sanctuaire

Les rebelles (les “terroristes” selon le général) se sont défendus pied à pied. Ils s’étaient organisés pour cela avec postes de gardes avancés, réserves d’alimentation, infirmerie de campagne… Les combats dans l’Adrar ont été « une véritable bataille. Des adversaires comme on n’a pas rencontré en Afghanistan. Ils avaient une détermination totale, ne se rendaient pas. (…) Plusieurs des combattants avaient même une veste suicide. Ils combattent tant qu’il y a des munitions. » Et quand ils n’en ont plus et que l’adversaire est proche, ils s’explosent. Une sorte de parachute de la mort. « Il y a eu peu de prisonniers ». 15 environ, « remis aux autorités maliennes ». Quant aux pertes, le général se veut discret renvoyant sur les chiffres officiels du ministère. On parle ainsi d’environ 500 morts. « Dès qu’ils peuvent, ils récupèrent leurs morts. »

(*) Ce point a été confirmé à B2 par des officiers revenant du nord. « Les soldats étaient très proches l’un de l’autre. La moyenne des combats était à 70 mètres ».

Le danger : la bunkerisation

Le risque maintenant au Mali est l’endormissement et la bunkerisation. « En tactique militaire, vous ne tenez jamais une position avec un fort. Si on tient une position, il faut être mobile, faire des patrouilles. Il ne faut jamais se bunkeriser. Il faut continuer à être actif. Ne serait-ce que pour sécuriser la population. » « Ce n’est pas un théâtre installé comme en Afghanistan. Il y a une dynamique d’action. On ne tombe pas dans la routine. Certains militaires ont fait 3000 km d’affilée. Il ne peut pas y avoir de routine à ce rythme. (…) Tout le monde a conscience qu’il y a dynamique positive et qu’il faut l’exploiter. Il n’est pas de raison du tout de mettre le bémol sur les opérations. »

Comparer avec l’Afghanistan – comme certains commentateurs l’ont fait – est totalement erroné pour le général. « C’est extrêmement différent. L’Afghanistan a été 30 ans en guerre, d’abord contre les Russes puis entre eux avec des canons, des chars d’assaut. Ici, nous avons affaire à des combattants venus de l’étranger. Il est difficile de comparer le terrain, difficile de comparer la stratégie.

Le sort des prisonniers

Quand il y a des prisonniers, ils sont « soit transférés vers les autorités maliennes sous contrôle du CICR ou ce sont les Maliens qui s’en chargent » directement. C’est le traité SOFA stipule le traitement des prisonniers, et les modalités de transfert.

Le soutien des alliés : appréciable

Il était « difficile de faire autrement » qu’une opération en solo de la France. « On n’avait pas besoin d’unités combattantes. Pour le transport, c’était nécessaire. » « Le président a pris la décision tout seul en quelques heures, quand le Mali avait demandé l’aide. Mais « on ne s’est pas senti seul » explique le général. Le soutien des alliés a été « appréciable ». Un tiers des vols stratégiques a ainsi été fait par les C17 canadiens, américains et britannique, le restant par les avions ukrainiens ou russes affrétés par la France (dans le cadre du contrat Salis notamment). Et au niveau tactique, les alliés belges notamment ont été appréciés. Outre le transport. il y a « des échanges d’informations » avec les alliés, notamment britanniques. Un « partage effectué en permanence ».

Le relais a déjà commencé : les Africains “font le maximum pour aller de l’avant”

Le général se montre « assez confiant sur la façon dont le relais avec les forces africaines va être assuré » et « plutôt optimiste ». Il a ainsi un autre avis que ses collègues du Pentagone sur les contingents déjà présents. « Si on juge les gens sur standards occidentaux, on peut être pessimistes. Il ne faut pas avoir un œil trop rigoureux, occidental ou jusqu’au-boutiste. » Et de rappeler que l’on avait prévu au départ environ 3000 hommes en disant qu’ils “ne seraient pas prêts en septembre”. Il y en a « plus du double aujourd’hui ». Et ils se déploient. Le relais est ainsi assuré à Gao et à Tombouctou (avec le bataillon burkinabais). « Il faut voir que ce sont des armées qui, avec peu de moyens, font le maximum pour aller de l’avant, se déployer vite, jouer leur rôle dans la stabilisation. » « Toute l’énergie doit être mobilisée pour les soutenir, les accompagner dans cette mission et combler les lacunes qu’ils ont, par exemple en les aidant au plan logistique et de transport », ce qui la « principale difficulté aujourd’hui ».

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