Le format de l’opération anti-piraterie (EUNAV Somalie) se précise

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treuillage sur le HMS Northumberland (Crédit Photo : UK Royal Navy)

Après la nouvelle résolution de l’ONU, l’option militaire d’une opération militaire de l’UE contre la piraterie, au large de la Somalie, se précise. Elle comprendrait (au minimum) : trois frégates, un bâtiment de soutien, trois avions de reconnaissance et de surveillance maritime, ainsi que des hélicoptères embarqués à bord des navires. Les derniers plans sont en cours de préparation et devraient être finalisés dans quelques jours (une dizaine selon les observateurs). Les règles d’engagement et les détails de la contribution de chaque pays doivent aussi être discutés. Mais on en connait déjà certains éléments.

L’opération serait commandée par un amiral britannique.

- Le Royaume-Uni (après bien des hésitations) a en effet décidé de « prendre le commandement de l’opération » comme l’a confirmé le ministère de la Défense. Le nouveau ministre, John Hutton, a décidé de mettre à disposition un navire, le HMS Northumberland (photo), qui servira de bateau de commandement, et son quartier général. Le navire (basé à Devenport) est parti en septembre pour une mission de six mois dans le Moyen-Orient (il est actuellement en mer Méditerranée, au large de l’Italie).

- La France participera avec des moyens maritimes et aériens (+ la base de Djibouti éventuellement).

- L’Espagne a déjà un avion sur zone.

- Les Pays-Bas enverront un deuxième navire de guerre en Somalie afin de protéger les convois alimentaires des Nations unies contre les attaques des pirates.

- L’Allemagne pourra y participer avec une « frégate » – selon le ministre de la Défense -, mais cela fait partie d’une négociation entre Etats membres pour définir la mission précisément. Le pays aura également dans le cadre de l’opération « Enduring freedom » (liberté immuable), un bâtiment sur zone en plus d’un avion de patrouille maritime basé à Djibouti.

- La Suède mettrait un bateau à disposition.

Le Portugal étudie une possible contribution. Certains pays – comme Chypre ou la Grèce – seraient prêts à participer en mettant différents moyens humains.

En revanche, la Belgique ne participera pas à l’opération. Pieter de Crem, le ministre de la Défense, n’exclut cependant pas une participation, plus tard, en 2009.

Une fausse note, coté somalien. Le gouvernement commence à montrer son irritation de voir tant de déploiement sur ses côtes alors qu’il a demandé – à maintes reprises – à la communauté internationale de l’aider à reconstituer le corps de garde-côtes national. Un dispositif qui serait plus efficace pour résoudre les problèmes de piraterie sur  les eaux somaliennes.

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Des hélicoptères polonais en formation « montagne » en Allemagne

target="_blank">Commune de la passion - le vol.Trois hélicoptères polonais – deux Mi 24 de combat (HINDS) et un Mi 8 (HIP) de transport – sont venus s’entraîner au vol de
montagne en Allemagne, dans les Alpes allemandes à Laupheim (Bade-Wurtemberg) du 6 au 10 octobre.

Un préliminaire à un déploiement de six mois en Afghanistan. « Le vol en montagne est compliqué par les obstacles naturels, et les brusques changements de vent », explique un des responsables du stage. « Les conditions de vent inhabituelles demandent aux pilotes une attention absolue.
(…) L’exploitation optimale du vent joue un grand rôle.  Mais il peut
aussi être un obstacle, voire mettre la vie en danger ».

Des pilotes tchèques étaient venus s’entraîner, de façon similaire en France, dans les Pyrénées, en septembre dans le cadre de
l’initiative franco-britannique pour améliorer la disponibilité des hélicoptères.

Photo : Bundeswehr

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Une frégate NL prend le relais des Canadiens, les Britanniques râlent

(crédit : Marine néerlandaise)

Le Conseil des Ministres néerlandais a confirmé, le 10 octobre, l’envoi de la frégate Ms De Ruyter, au large de la Somalie pour escorter les bateaux du Programme alimentaire mondial. Elle devrait prendre le relais des Canadiens, dont la mission se termine le 23 octobre. Elle agira dans le cadre de la future opération européenne « EuNav » pirates – somalie et de la résolution 1838 que vient d’adopter les Nations-Unies. Elle devrait y retrouver les bateaux français et avions espagnols, ainsi que les navires de la flotte de la coalition CTF150 emmenée par les Américains.

Une force de l’Otan aux contours flous
Par ailleurs l’Otan a annoncé – lors du sommet à Budapest les 9 et 10 octobre – l’envoi d’une escadre de bateaux qui était en manoeuvre près du Canal de Suez. Mais sans guère de précisions sur la mission exacte (ils accompagneraient aussi les bateaux du Pam) ainsi que la durée de leur mission. Jamie Shea, le directeur de la planification politique à l’Otan, qui intervenait ce 13 octobre en sous-commission « Défense » du Parlement européen, est resté plus qu’évasif sur cet engagement. L’Otan dispose normalement de deux groupes permanents de force navale, le SNMG1 et le SNMG2, qui font partie de la NRF (la force de réaction de l’Otan), dont le rôle est assez diversifié : exercices et manoeuvres, et participation, à tour de rôle, à certaines opérations comme l’opération « Enduring freedom » (liberté immuable) commandée par les Américains, ou de « présence dissuasive » contre les pirates dans certaines contrées à risque (au large de la Somalie notamment). C’est le SNMG2 (commandé par Naples) qui pourrait ainsi fournir des effectifs. Le bateau canadien « Ville de Québec » qui assure actuellement la protection du Programme alimentaire mondial faisait partie du SNMG1, m’a précisé un officier de l’Otan.

Le gouvernement UK obligé de bouger sous la pression des armateurs et de l’opinion publique
Au Royaume-Uni, la pression monte contre le gouvernement accusé de laisser faire les pirates. Au point que le ministère de la Défense – jusqu’à là plus que réticent à laisser certains moyens se disperser – aurait décidé déployer le HMS Northumberland dans la zone. Mais ce n’est pas vraiment suffisant raillent les Britanniques.

Vous pouvez lire un article au vitriol de Libby Purves, une des éditorialistes du Times, publié ce lundi. « It’s time to take on the gangsters of the sea » s’en prend violemment au gouvernement accusé de laisser faire, alors que les Russes, les Américains, les Français se démènent. Cruelle, l’écrivaine rappelle ce propos (exact) du commandant britannique pour le Golfe, Keith Winstanley, qui conseillait, il y a peu, aux navires marchands de s’armer de mercenaires et d’armes à feu pour se défendre eux-mêmes ». De façon plus générale, Libby Purves met en cause « l’érosion » de la force navale du Royaume-Uni. La flotte de destroyers et de frégates qui – durant dix ans – s’est ainsi réduit de 35 à 22 bâtiments, soit au-dessous de la limite même fixée par les armées de 25 bâtiments. Et qui a perdu 20% de son budget… Et l’éditorialiste de conclure « nos îles sont plus ouvertes au chantage et au danger qu’à n’importe quel autre moment depuis Henry VIII ». Peut-être un peu exagéré tout de même, Non…

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Armements. La liste de 1958 va être traduite dans toutes les langues

Depuis 1958, une liste des armes et munitions a été
définie qui permet aux Etats membres de ne pas appliquer les règles européennes (libre circulation des marchandises, marchés publics…) pour certains produits ou services d’intérêt national, par
application d’un article du Traité (aujourd’hui article 296),.
 
Cette liste n’a vraiment jamais été publiée, ni mise à jour, encore moins traduite dans les différentes langues de l’Union européenne, au fil de ses élargissements. Elle a simplement été inscrite
au procès-verbal du Conseil des Ministres de la CEE (doc. 368/58) dans les quatre langues officielles que comptait alors la Communauté économique européenne (à savoir l’allemand, le français,
l’italien et le néerlandais).

Mais elle retrouve aujourd’hui une actualité certaine c’est elle qui va déterminer le champ d’application de la future directive sur les marchés publics de défense présentée par la Commission
européenne en fin d’année 2007. Texte actuellement discuté par le pouvoir législatif européen (Parlement et Conseil de l’UE). « En vue de faciliter les négociations en cours sur (cette) proposition
de directive et assurer, dans tous les États membres, la sécurité juridique », il était donc nécessaire de la traduire dans les 23 langues officielles, explique un expert du dossier.

La procédure proposée est plutôt compliquée et tient davantage lieu des négociations internationales que d’une simple travail administratif de traduction. Ainsi, c’est le Comité des représentants
permanents (1ere partie – Coreper I) qui marque son accord pour que la traduction de la liste de 1958 dans toutes les langues officielles de la Communauté. « Une fois qu’elles seront disponibles,
toutes les versions linguistiques seront soumises aux juristes-linguistes pour qu’ils procèdent à la mise au point juridique requise » (ce qui est habituel). Et après examen par le Comité des
représentants permanents (2ème partie – Coreper II), le Conseil des Ministres approuvera, lors de l’une de ses prochaines sessions, l’ensemble des versions linguistiques de la liste de 1958. Ouf
!

Pourquoi une telle complexité ? Tout simplement car c’est le Coreper I (qui rassemble les ambassadeurs adjoints auprès de l’UE de chaque Etat membre) qui est responsable du marché intérieur et de
la négociation sur les marchés publics mais que c’est le Coreper II (qui rassemble les ambassadeurs des 27) qui est responsable des aspects « Affaires extérieures » ou « Défense ». Et que chacun tient
à garder ses compétences…

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Les Britanniques mettront fin à leur réserve opérationnelle au Kosovo


Le Ministre de la Défense, John Hutton, l’a confirmé, mercredi. Le
Royaume-Uni va mettre fin à son engagement dans la force opérationnelle de réserve (FOR) Otan-Ue dans les Balkans. Une réserve assurée par le 2e bataillon, 2 Rifles, qui se terminera le 31 décembre
2008 et était placée en alerte depuis le début de l’année, avec l’indépendance du Kosovo.

« Les grandes étapes de l’indépendance du Kosovo se sont écoulées sans incident et la situation sécuritaire au Kosovo est stable, même si elle reste fragile » a expliqué le nouveau ministre de la Défense britannique. « Dans ce contexte, et avec plus de 15000 personnes actuellement dans le théâtre des
opérations, l’OTAN reste bien placé pour faire face à d’éventuels incidents de sécurité. Le Royaume-Uni continuera d’apporter une contribution significative à la sécurité du Kosovo par le biais de
la fourniture des capacités-clés de renseignement, de soutien à la position vers le bas de Corps de protection du Kosovo (le KPS, qui a permis notamment de reclasser les anciens de l’UCK dans une
formation dédiée à la sécurité civile), et, plus largement, la réforme du secteur sécuritaire et le renforcement des capacités »
a-t-il ajouté. NB : L’OTAN compte actuellement environ 15 900
soldats de la KFOR déployée au Kosovo pour maintenir la sécurité et la stabilité (lire reportage en janvier).

Même si cette décision n’est pas de même nature que la réflexion engagée au niveau de l’UE pour réduire, ou plutôt transformer l’opération militaire de l’UE en Bosnie-Herzégovine « Althea » (qui a
pris le relais de la Sfor de l’Otan), elle participe néanmoins d’un même mouvement des Européens d’un lent désengagement militaire de pays qui, peu à peu, sont devenus – au moins d’un point de vue
immédiatement sécuritaire, plus stable. Même si la stabilité politique et les avancées démocratiques de ces pays – Kosovo, Bosnie – sont encore des enjeux majeurs pour les années à venir.

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Les Irlandais rechignent à faire les gardes, Nash se fâche

Le général Nash, commandant l’opération Eufor Tchad RCA aurait écrit directement au responsable des forces irlandaise, le dernier week-end si on en croit nos confrères du Irish Independant. Le général était un peu emmerdé par la réponse irlandaise à la
requête du commandant de la force sur place, le général Ganascia. Après le départ des Suédois, rentrés à la maison, se posait la question de la garde statique du camp d’Abéché. Les Suédois
effectuant en effet cette tâche (avec les Finlandais si mes informations sont exactes). Le général français avait donc demandé à chaque force en présence (Français au centre, Polonais au nord,
Irlandais au sud), de venir assurer à tour de rôle, par rotation, ce service. Mais les officiers Irlandais sur place ont répliqué par un « caveat » (une opposition en latin), en clair une restriction
à l’emploi des troupes qui oblige à étudier chaque nouvelle requête sur une base du cas par cas. Ils estiment que cette requête n’était pas prévue au départ. Ce déploiement signifie 30 hommes
mobilisés au lieu d’être utilisés en cas d’attaque soulignent-ils.

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Nouvel incident contre une ONG, Msf a suspendu sa mission

A l’est du Tchad, les affrontements entre forces gouvernementales et rebelles, combinés aux incursions militaires depuis le Darfour voisin, ont fait des milliers de déplacés ainsi que de nombreux morts. Malgré l’insécurité, MSF continue de fournir des soins de santé primaires et secondaires, ainsi qu’une assistance pour les besoins en eau et en nourriture aux déplacés internes, aux résidents tchadiens ainsi qu’aux réfugiés soudanais provenant du Darfour. Dans le sud-ouest du pays, MSF aide les r title= "A l’est du Tchad, les affrontements entre forces gouvernementales et rebelles, combinés aux incursions militaires depuis le Darfour voisin, ont fait des milliers de déplacés ainsi que de nombreux morts. Malgré l’insécurité, MSF continue de fournir des soins de santé primaires et secondaires, ainsi qu’une assistance pour les besoins en eau et en nourriture aux déplacés internes, aux résidents tchadiens ainsi qu’aux réfugiés soudanais provenant du Darfour. Dans le sud-ouest du pays, MSF aide les r"
class="DrteTexte" height="227" width="302"/>… Les Irlandais n’ont peut-être
pas tout à fait tort en refusant de dégarnir le front de Goz Beida. Les incidents contre les ONGs continuent. Témoin : l’attaque de vient de subir un dispensaire de  Médecins sans frontières (MSF) à Kerfi, dans l’est du Tchad. « Des dizaines de jeunes hommes ont mis à
sac le dispensaire MSF et ont attaqué les personnes présentes sur les lieux. Ils ont détruit les meubles, la pharmacie et les salles de consultation »
raconte l’organisation. « Les patients,
y compris les enfants malnutris, ont dû fuir. Au cours de l’incident, plusieurs employés de MSF ont été sévèrement battus mais ne souffrent d’aucune blessure grave. Les actes de violence se sont
étendus à d’autres quartiers du village et auraient blessé et causé la mort d’un nombre indéterminé de personnes. Bien que la raison de l’attaque demeure inconnue, il semble que les organisations
non gouvernementales (ONG) soient intentionnellement visées.
« 

« Cet incident confirme à quel point l’aide humanitaire et les établissements de santé ne sont pas respectés. » explique Karline Kleijer, la chef de mission MSF au Tchad.


Du difficile compromis entre militaire et humanitaire
Même si l’organisation ne veut pas commenter la présence d’Eufor, elle est en revanche plus critique sur « l’affichage humanitaire du dispositif militaire » que représente Eufor. Car sur le
terrain, m’a confié un agent de façon informelle, « Eufor n’arrive pas remplir son mandat affiché de protection des populations déplacées et réfugiées du Darfour, il n’a pas enrayé les attaques
contre les ONG ».

En fait, MSF en tant qu’organisation humanitaire ne veut pas compromettre sa neutralité en étant escortée de soldats européens. Position que regrette le Lieutenant William Diepeveen, du
contingent néerlandais, qui a résumé sur Radio Netherlands Worldwide l’ambiguité de cette position. « Nous ne pouvons assurer directement leur protection que s’ils le demandent. Or ils ne veulent
pas. Alors la seule chose que nous pouvons faire, ce sont des patrouilles de nuit et une présence dans la ville, de Goz Beida par exemple et aux alentours. Mais cela ne suffit pas à prévenir les
vols et les attaques ».

Photo : Groupe de deplacés a Koukou, Est du Tchad. © Valerie Babize / MSF

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La clause de solidarité énergétique adoptée au Conseil européen

C’est un petit paragraphe – qui figure dans un rapport venant à l’appui des conclusions du Sommet des 27 chefs d’Etat et de gouvernement, le 15 et 16 octobre -. Paragraphe qui mérite de s’y arrêter
quelques minutes:


« A court et à long terme, l’amélioration de la sécurité énergétique, qui représente un enjeu essentiel pour la protection des citoyens européens, exige de la part de l’Union européenne et de
ses Etats membres un double effort de responsabilité et de solidarité : responsabilité, car chaque Etat membre, garant en premier lieu de sa sécurité d’approvisionnement, doit non seulement prendre
toutes les mesures nationales pour se prémunir contre un risque de rupture d’approvisionnement, mais aussi se montrer prêt à contribuer à d’éventuelles mesures de solidarité. Solidarité, dans la
mesure où tout Etat membre qui fait face à une rupture subite et temporaire d’approvisionnement énergétique doit pouvoir compter sur le soutien des autres Etats membres et de l’Union. Ce n’est qu’à
cette condition que peuvent se mettre en place des dispositifs de solidarité à l’échelle européenne. »

Suit toute une série de mesures (efficacité énergétique, infrastructures, diversification des approvisionnements, relations avec les pays tiers, etc.) visant en fait à assurer à l’Europe son
indépendance énergétique (rapport à télécharger ici)

A la fois, une démarche concrète et un rappel philosophique pour un enjeu stratégique pour l’UE
Au-delà de l’aspect « marché de l’énergie », ce paragraphe me paraît intéressant, à plus d’un titre. D’une part, il préfigure certaines dispositions du Traité de Lisbonne sur la sécurité et
solidarité énergétique. C’est, en fait, une vraie clause de solidarité énergétique qui est proclamée sous couvert de conclusions du Conseil européen. D’autre part, il illustre, de façon concrète,
les mesures que peut prendre l’Europe pour assurer son indépendance énergétique, question hautement stratégique, comme l’avait illustré un précédent rapport de Javier Solana, le diplomate en chef
de l’UE, en mars dernier (télécharger le rapport sur la sécurité internationale et les changements
climatiques
). Enfin, d’un point de vue plus politique, il témoigne de la nécessité de « solidarité » qui est la fonction première de la construction européenne (un peu oubliée parfois).
Solidarité » mentionnée déjà comme une des obligations de chaque Etat membre dans la politique extérieure européenne qui figure déjà dans le traité existant (*). Une politique extérieure de l’Union
qui doit désormais envisager tous les aspects stratégiques (alors que les auteurs du Traité avaient peut-être en vue une notion plus étroite, ou classique, de la diplomatie extérieure).

(*) Article 11b du traité de l’Union européenne : «  »Les États membres oeuvrent de concert au renforcement et au développement de leur solidarité politique mutuelle. Ils s’abstiennent de toute
action contraire aux intérêts de l’Union ou susceptible de nuire à son efficacité en tant que force de cohésion dans les relations internationales »

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Modalités de la « discussion » de Genève, selon un diplomate européen


Les négociations qui vont
s’ouvrir à Genève le 15 octobre entre Géorgiens et Russes sont une « discussion pas une conférence. C’est le terme choisi dans l’accord de cessez le feu qui met fin aux opérations militaires » a expliqué un haut diplomate européen. La différence est importante :
« Ce n’est pas une rencontre en une fois. Mais le début d’un processus, en vue de régler les problèmes sur le terrain ». Le but n’est pas « d’imposer un schéma mais permettre aux parties
de s’exprimer, faciliter la discussion et des engagements pour régler les problèmes les plus urgents »
.

Une réunion toutes les deux semaines
La réunion devrait commencer la veille (le 14 octobre) par un dîner donné par le ministre français des Affaires étrangères, Bernard Kouchner, au nom
de l’UE, avec les deux parties, et les coprésidents (Alexander Stubb, pour l’Osce, et Ban Ki Moon, pour l’Onu). Elle se poursuivra par une première réunion plénière le 15, au Palais des Nations de
Genève.

Les deux points à l’ordre du jour
« Il n’y a pas d’ordre du jour précis » pour ces premières réunions. « L’idée est de se mettre au travail, entre les parties, quelques semaines
après une confrontation »
. Mais ce qui est en discussion, ce sont les « deux points prévus par l’accord de cessez-le-feu : la stabilité sur le terrain, et la situation des personnes et
réfugiés »
. Mais on a déjà un ordre d’idée des questions à résoudre. 1. « Sur la stabilité, « il faut prévoir une procédure, un code de conduite, (une hiérarchie des décisions), voir ce qu’on
peut régler sur place ou ce qui peut être à un autre niveau »
. 2. Pour les réfugiés. « Il faut faciliter le retour à la vie civile normale, la circulation biens et personnes », etc. Il y
a des points où il faut aller vite. « L’hiver vient, nous sommes en région de montagne, et il y a encore des gens sur les tentes ».

Aller vite et être concret
 Notre volonté est de « poursuivre un rythme soutenu d’aller assez vite. Une réunion devrait avoir lieu toutes les deux semaines » explique ce diplomate. « Nous voulons garder le
même tempo, le même rythme pour éviter l’enlisement sur le terrain qui puisse aggraver la sécurité et provoquer une situation incontrôlable »
pour avoir un « retour aussi rapide que possible
à la normale sur le terrain »
. « Des questions majeures doivent aussi être abordées » dont certaines « remontent à la Géorgie au début de son indépendance, depuis août mais aussi de
la situation depuis 1992″.
Le statut des territorires sera abordé sans doute. Mais dans un second temps. « Si on commence par là, on n’arrivera à rien ». Il faut une approche bottom up (du
bas vers le haut ».
Des problèmes concrets aux problèmes plus sensibles, plus politiques.

Participation des Ossètes et Abkhazes aux groupes de travail
Le discussion se passera en session formelle en plénière et dans deux groupes de travail : un sur la stabilité (questions de sécurité), l’autre sur les réfugiés et déplacés (questions humanitaires
et de vie courante). Les Ossètes et Abkhazes ne seront pas présents en plénière mais bien présents dans les gropes de travail. Dans ces groupes, le principe est de « prendre en cause toutes les
parties »
, de façon informelle, « pour aborder les problèmes concrets, avec tous ceux que çà concerne » explique notre haut diplomate. Ainsi autour de la table il n’y aura « pas de
nom de l’entité représentée, juste le nom de la personne. Ce sont des artifices diplomatiques, certes »
reconnait notre interlocuteur. Mais « ces artifices sont utilisés par les diplomates
depuis des siècles, et sans cela on n’arrêterait pas de se faire la guerre »
.

Un trio d’Européens à la présidence de la plénière
La plénière aura un fonctionnement plus formel, avec identification des personnes par entités – sous entendus sans représentation
officielle des Ossètes et Abkhazes. Elle sera coprésidée par les trois organisations présentes dans la région – l’UE, l’ONU et l’OSCE, les « trois institutions ont, en commun, d’avoir des
observateurs sur le terrain, l’expérience du concret ». De fait, cependant, ce sera surtout un trio d’Européens qui sera aux commandes : respectivement, Pierre Morel (UE / EUMM) – français, ancien ambassadeur à Moscou représentant spécial en Asie Centrale -; Johan Verbeke (Monug),
diplomate belge ancien chef de cabinet de la ministre Neyts, au Liban et à l’Onu ; Terhi Hakala – diplomate finlandaise,
ancienne chef du secteur Europe de l’Est-Asie centrale à Helsinki (OSCE). Outre la coprésidence, les Russes, Géorgiens et Américains (sans doute Daniel Fried, le sous-secrétaire d’Etat à
l’Europe).

Va et vient entre plénière et groupes de travail
Entre la plénière et les groupes de travail, il y aura un « va et vient. On travaille ainsi à plusieurs étages ». Ces principes ont été « acceptés par tous ». Aux plénières chaque délégation siégeront
les représentants spéciaux ou vice ministres, selon le principe 1+3 (1 représentant et 3 conseillers). Dans les groupes de travail siégeront plutôt des experts, selon le principe 1+5 (1
représentant, 5 conseillers).

Pas de changement de format de la Mission d’observation EUMM Georgia
Répondant à certains propos des Russes, le diplomate a dénié tout projet d’armer les observateurs européens. « Une approche a été
arrêtée par l’UE. Elle assume entièrement les engagements pris. Elle le fait avec ses moyens et son expérience » a-t-il déclaré.

La conception européenne, l’expérience…
Il y a deux conceptions « une conception militaire territoriale du contrôle d’une zone, cette approche existe (mais) l’approche européenne est différente, c’est une approche d’accompagnement au
retour à la vie civile en misant sur le civil ».
Et d’ajouter : nos observateurs ont des expériences multiples : à Pristina, Beyrouth, Aceh, Skopje… je ne dis pas pas automatiquement qu’elle
est meilleure que d’autres méthodes, mais c’est notre conception » de l’intervention européenne, a-t-il ajouté.

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La cavalerie en renfort au Tchad


Non vous ne rêvez, ce
sont bien des soldats européens à cheval. Eh oui, en saison des pluies, le bon vieil animal, a bien des vertus, là où les 4 x 4 ne passent pas trop. Les français de la Brigade multinationale centre
ont ainsi retrouvé ce moyen de déploiement ancestral, et patrouillent ainsi au sud de Forchana près de la frontière soudanaise.

Je ne crois pas que ce soit vraiment prévu dans le plan d’opération du général Nash au départ ni dans les concepts d’opération militaire de l’UE (il faudra y songer d’ailleurs -:).

Mais, outre son coté tout terrain, la patrouille à cheval a beaucoup d’avantages, selon les militaires : discrétion (pas trop de bruit de moteur), passer un peu partout dans des endroits peu
parcourus ordinairement, être au rythme des humains et faciliter donc les contacts avec la population locale… Tous les responsables militaires ou de maintien de l’ordre vous le diront : le cheval
inspire tout de suite la sympathie…

(photo : ministère de la Défense FR).

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Les Belges s’entraînent pour le Battle group 2009


Le régiment
belge des Carabiniers Prince Baudouin – Grenadiers de Bourg Léopold vient
de terminer son entraînement à  Salisbury, dans le sud-ouest de l’Angleterre, en vue d’intégrer le Battle Group de l’UE qui sera de permanence à partir du 1er juillet 2009, pour le 2e
semestre. Les Belges formeront alors avec les Français une force de 2300 militaires. Les belges assureront le commandement général, la protection des troupes et le soutien logistique (*).

Dans la base militaire britannique de Knook Camp, environ cinq cents militaires se sont entraînés – entre le 22 septembre et le 7 octobre – à l’attaque par pelotons et au tir, aux tirs d’armes à
longue portée, de mortiers et d’armes anti-char Milan, apprend-on de l’armée belge. Pour les fusiliers, le camp d’exercice de Cope Hill Down est la plus grande réplique de village en Europe et
constitue le lieu idéal pour s’exercer en milieu urbain (exercices MOUT). Le terrain d’exercice a offert aux chauffeurs des jeeps LMV (Light Multirole Vehicle) les conditions extrêmes pour tester
leurs véhicules.

(*) L’autre battle group de permanence, ce 2e semestre, sera formé par les Tchèques et Slovaques

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Un Hercules C130 Néerlandais en renfort pour le Tchad


Un C-130H-30 Hercules de la Royal Air Force néerlandaise décolle,
ce 9 octobre, de l’aéroport d’Eindhoven. Direction : le Tchad. Il assurera le transport de matériel et de troupes pour les Européens d’Eufor, entre le continent et  les différents théatres de
l’opération (Abéché, N’Djamena…), ce afin d’assurer la rotation des troupes.

Ainsi la moitié du détachement des Marines néerlandais, basé à Goz Beida et intégré au bataillon irlandais, devrait pouvoir rentrer à la maison. Le C130 devrait être opérationnel jusqu’à fin
octobre, a affirmé l’armée néerlandais. Une mission identique avait déjà été assurée en mai dernier. Le contingent néerlandais comprend 60 hommes.

(photo : ministère de la défense néerlandais)

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Une nouvelle résolution à l’ONU pour la lutte anti-pirates

Le Conseil de sécurité de l’Onu a voté, le 7 octobre, à l’unanimité, une nouvelle résolution sur la lutte anti-piraterie en Somalie (résolution 1838), après celle votée en juin (résolution 1816, (1)).

Ce texte a plusieurs intérêts :

- il permet le déploiement de navires de guerres ET (surtout) de moyens aériens pour lutter contre la piraterie au large de la Somalie. Il autorise ainsi l’intervention non seulement « au large des côtes » (la résolution 1816 autorisait de pénétrer dans les eaux territoriales) mais aussi dans « l’espace aérien surjacent ». Ce, sans limite de durée.

- il indique la volonté du Conseil de sécurité de reconduire la résolution 1816 (limitée à 6 mois).

- il incite à la coordination non seulement les Etats mais aussi les organisations régionales – agissant dans l’usage de la force, la prévention de la piraterie ou l’assistance technique aux autorités somaliennes.

- il demande (à nouveau – (voir la résolution 1814)) aux Etats d’assurer la « protection des convois maritimes du Programme alimentaire mondial ». Cela « revêt une importance vitale pour l’acheminement de l’aide humanitaire à la population somalienne » est-il mentionné.

Ce projet – porté par la France au nom de l’Union européenne – a été soutenu par une dizaine de pays européens (Belgique, Croatie, Danemark, Grèce, Italie, Lituanie, Pays-Bas, Norvège, Portugal, Espagne, Royaume-Uni) ou non (Japon, Malaise, Corée, Panama et Etats-Unis). Seule fausse note : l’Afrique du Sud qui a finalement voté pour la résolution tout en estimant que l’urgence était aussi d’aider le gouvernement de transition. Même préoccupation de l’Indonésie qui a souligné que la piraterie n’était pas le seul problème, mais une part de l’instabilité du pays, et qu’il fallait pousser à une solution politique en Somalie.

Pour lire, le texte de la résolution 1838, c’est ici! (octobre 2008)

Pour lire, la résolution 1816 (juin 2008), la résolution 1814 (mai 2008), allez sur la page « Textes – piraterie maritime »

(1) Lire aussi :

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