Le verre à moitié plein

(BRUXELLES2 à Strasbourg) « Le verre est à moitié plein. Et quand je dis moitié plein, je ne dis pas moitié vide ». C’est ainsi que Elmar Brok, le président de la commission des Affaires étrangères du Parlement européen, qualifie l’état du service diplomatique européen (SEAE), à l’occasion de l’exercice de « review », deux ans et demi après sa mise en place. « On ne peut pas s’attendre en deux ans et demi à avoir des résultats complets alors qu’il a fallu 300 ans pour faire le Foreign Office. Il faut prendre le côté positif de ce qui a été réalisé » souligne-t-il. Dans les Balkans, en Afghanistan, avec l’Iran, l’approche européenne a fait du bon travail ». Et de se porter en faux contre certaines critiques venues des Etats membres. « Ces critiques portent aussi sur leur souci de voir leurs droits préservés, d’être impliqués, d’avoir des fonctionnaires à eux dans le service. Elles ne cherchent pas des améliorations. »

Des améliorations…

Elmar Brok estime cependant nécessaire de « apporter des améliorations dans la structure, dans le choix des personnels, dans la structure dirigeante. Et le SEAE n’est pas encore aussi efficace qu’il devrait l’être. Entre la Commission et le SEAE, la coopération ne marche pas vraiment bien ». Ce constat ne s’arrête pas aux structures. En matière de politique de défense, cela patine… « Par exemple, pour le Mali, la décision d’agir a été reconnue en octobre. Mais ce n’est qu’en janvier que la décision a été prise. (…) Les battlegroups n’existent que sur le papier ! Le coopération structurée permanente n’est pas encore officialisée, etc. ».

Simplifier l’organigramme du SEAE

« Nous ne voulons pas que le Service soit une nouvelle institution, mais au service des autres institutions, dans un esprit communautaire. Pour nous, le Haut représentant est (avant tout) le vice-président de la Commission européenne, un commissaire chargé des questions des relations extérieures ».  a expliqué, l’Italien Roberto Gualtieri qui a corédigé le rapport (groupe S&D). « On ne veut pas tout chambouler ». Mais il y a certains points à changer, notamment dans l’organigramme du SEAE. « Il doit être simplifié. Il y a une duplication par exemple entre le secrétaire général exécutif (nb : Pierre Vimont) et le CEO (David O’Sullivan). »

Un numéro 2 pour la Haute représentante

Et vu la charge de travail qui incombe à la Haute représentante, il faut créer auprès d’elle (de lui) « un ou plusieurs adjoints », qui permettraient de prendre en charge certaines tâches ou de le représenter à l’extérieur par exemple. Ces adjoints pourraient être – ainsi que l’eurodéputé l’a précisé à B2 – être « soit des commissaires qui auraient, en plus, de leur fonction celle de haut représentant adjoint ; soit venant hors de la Commission ». Pour Elmar Brok, « avoir plus d’adjoints, cela permet de suivre tous les sujets à haut niveau. » Mais l’idée de déléguer à un ministre des Affaires étrangères (souvent de la présidence tournante), certaines tâches, ne recueille pas vraiment son assentiment. « Cela ne fonctionne pas vraiment. Un ministre ne peut pas vraiment être un adjoint. Il n’est pas impliqué dans tout le travail mené en amont.»

Les détails des propositions des députés ont été détaillées dans le Club

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Dans la cuve…

(BRUXELLES2 à Paris) « Anticiper, Planifier, Conduire« , la devise du Centre de planification et de conduite opérationnel (CPCO) n’est pas un vain mot. J’ai pu ainsi pénétrer dans ce lieu, situé fort discrètement au sous-sol du ministère de la Défense, bd Saint Germain à Paris.

L’ambiance « marine »

Dans la « cuve », au-dessous du niveau de la Seine, avec ses coursives et ses escaliers un peu étroits, l’ambiance ressemble étrangement à celle d’un sous-marin (en un peu plus grand tout de même). Parfois quand il fait humide et que l’eau de la seine monte, la réalité rejoint l’impression. Cela peut fuir et les bassines sont requises. S’il y a des militaires qui sont pressés et heureux de rejoindre le nouveau siège du ministère à Balard, ce sont bien les permanents du CPCO.

Dans la salle opérationnelle, le saint des saints, quelques tables, des postes par zone géographique : Afrique, Océan indien, Europe, Moyen-Orient… Derrière les ordinateurs, au fond de l’espace, sont accrochées au mur les antiques cartes papiers qui témoignent du passage à l’ère numérique. A l’étage, derrière des baies vitrées, les responsables de « quart ». Toujours l’ambiance « marine ».

De Tampa à Kaboul en passant par Paris

Dans la salle de réunion, plusieurs lignes affichent les heures des différents théâtres ou lieux où se trouvent les Français et Alliés : de Tampa à Kaboul en passant par Abidjan, N’Djamena, Pristina et Beyrouth… sans oublier Bamako qui s’est rajouté précédemment.

Près de 24.000 militaires sont actuellement prépositionnés, dans les bases de souveraineté ou zones de présence, ou dans les opérations extérieures (OPEX). Avec le retrait d’Afghanistan et l’opération au Mali, l’essentiel (environ 3/4) des troupes opèrent désormais en Afrique. Le CPCO suit également les forces déployées au niveau national. Elles ne sont pas négligeables : 2600 militaires déployées en mai 2013 (à compter à environ 1800 en 2008), essentiellement pour Vigipirate ou en soutien des forces civiles.

Une spécificité française : une ligne directe entre le Chef de l’Etat et le contrôle des forces

La spécificité française n’a pas « d’équivalent ailleurs » indique un officier. L’Allemagne et le Royaume-Uni, par exemple, n’ont pas ce type d’organisation où le chef d’Etat-Major est à la fois le conseiller militaire du Président et le chef des opérations.

Le Chef d’Etat-Major des Armées (CEMA) garde toujours le contrôle de ses forces. Le commandement opérationnel (OpCon) est effectivement confié au commandant d’opération ou de la force de l’UE ou de l’OTAN. Mais il n’est que « délégué ». Le CEMA donne toujours des directives nationales. Il définit les règles d’emploi et d’engagement opérationnel.

Une répartition des tâches

Les hommes et femmes du CPCO sont réparties selon les missions (combat, contribution militaire aux actions de l’Etat et postures permanentes) et suivant les secteurs géographiques (National, Europe, Afrique, Monde). De façon classique, l’organisation du CPCO reproduit la répartition des tâches selon la « norme » OTAN : du J1 chargé des effectifs au J9 chargé du Cimic en passant par le J2 (Renseignements), le J3 (conduite), le J4 (logistique), le J5 (Planification), le J6 (Systèmes d’information et de communication ou SIC), le J7 (entrainement) et le J8 (finances). Un peu moins de 200 personnes travaillent ainsi au CPCO auxquels il faut ajouter une cinquantaine de militaires de la DRM (la direction du renseignement militaire) chargés du Renseignement (Rens’ pour les intimes) qui ont une double casquette (DRM et CPCO). « Ce qui permet des économies et évite les doublons ».

Conduire à chaud !

Ce que détestent les planificateurs, mais qu’adorent les opératifs, c’est la « conduite à chaud », quand la crise arrive et que rien n’est prévu. Cela a été le cas pour la prise d’otages du Ponant par exemple. « On a monté la cellule de crise, en quelques heures, en mettant toutes les compétences en interministérielle » raconte un officier. Il fallait conjuguer en effet les moyens des armées, de l’intérieur et des Affaires étrangères… Mais, passées les premières heures, l’impératif très vite est pour « avoir de l’eau sous quille » comme disent les marins sur l’opération. C’est la hantise des planif’ : « pouvoir anticiper les évènements, avoir du recul ». Les planificateurs passent dans une autre salle, avec l’objectif de « regagner du temps » et pouvoir « planifier à quelques heures d’abord, quelques jours ensuite » la suite des opérations.

Opération Serval en commandement

D’une certaine façon, l’opération Serval – au Mali – s’est déroulé selon ce principe. « On n’a pas eu le temps de tout planifier. Le concept d’origine « les Africains par eux-mêmes et la formation par l’Union européenne » n’était plus d’actualité » et jouable. Vu la montée en puissance rapide de l’opération, le CPCO a assuré également le « niveau opératif et stratégique » durant le premier mois de l’opération, jusqu’au 10 février et la mise en place d’un QG d’opération sur place (au Sénégal d’abord). Ce qui est plutôt exceptionnel. Le CPCO a reçu des renforts. Les « opérationnels » se sont réfugiés dans une des salles au sous-sol du CPCO. Une bien petite salle pour tenir jusqu’à 20 et 25 personnes – sans compter les « Rens » placés dans une pièce à côté. Mission : « recevoir les directives politiques et les transformer en ordre pour le théâtre » et répercuter à la chaîne politique ce qui se passe sur le terrain, en proposant des solutions. Ils ont ainsi assuré le commandement et le contrôle, notamment pour la détermination des cibles. Une question sensible qui était suivie en haut lieu. « Il nous est arrivé plusieurs fois d’aller chez le Président de la république pour préciser ou expliquer la question du ciblage. »

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Les avions de transport s’entraînent à Saragosse

(Crédit: EDA)

(BRUXELLES2) Le second entrainement européen consacré à l’aviation de transport a débuté dimanche §9 juin). Cet exercice dénommé « European air transport training 2013″ (EATT) et initié par l’Agence européenne de défense (EDA), se déroulera durant 2 semaines (jusqu’au 21 juin) sur la base militaire de Zaragoza (Saragosse) en Espagne.

Cet entrainement a vu le jour sur la constatation que des exercices communs existaient en matière de combat mais peu en matière de transport aérien. Le but est donc d’augmenter l’inter-opérabilité et de favoriser les échanges entre les acteurs. L’objectif est d’« augmenter ainsi l’interopérabilité entre les équipages et les flottes de transport aérien européen — a expliqué le Colonel de l’armée de l’air espagnole, José Almodóvar, directeur de l’exercice — « en établissant des procédures communes, avec la création d’un Cours avancé européenne de transport aérien tactique (EAATTC), similaire à celui existant aux États-Unis ».

Le premier EATT s’était tenu en juin 2012, déjà sur la base de Saragosse. Cette fois, l’évènement monte en puissance puisqu’il réunit « 350 participants et 13 appareils venant de huit nations » : Belgique, République Tchèque, France, Allemagne, Italie, Pays Bas, Espagne et Suède. Plusieurs pays seront également présents au titre d’observateurs, Bulgarie, Finlande, Grèce, Luxembourg, Norvège, Portugal, Royaume-Uni et Etats-Unis.

B2 sera sur place … A suivre !

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Le second A400M « français » prend son envol

(Crédit : Airbus military)

(BRUXELLES2) Le MSN8, le second exemplaire de l’A400M, l’avion de transport militaire de nouvelle génération, destiné à l’armée de l’air française, a fait son vol inaugural vendredi (7 juin). Il est venu de Séville (Espagne), où se trouve la ligne d’assemblage. Des premiers essais moteur avaient été faits sur la piste le mois dernier. Sa livraison aux armées est prévue au troisième trimestre. Son grand frère, le MSN7, doit être livré dans les jours qui viennent à l’Armée de l’Air. Ce sera le premier A400M qui sera livré et mis en service. Airbus Military compte terminer la production et les essais de 4 exemplaires cette année.

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Les seniors des marines somaliennes à Djibouti

(BRUXELLES2) Organiser une formation sur la sécurité maritime. Cela n’a en soi rien d’extraordinaire. Quand cette formation se déroule à Djibouti et qu’elle regroupe, une douzaine de participants de haut niveau, en provenance de Somalie et et du Somaliland, cela revêt une autre saveur.

Les Européens de la mission EUCAP Nestor viennent ainsi de terminer une formation à Djibouti, qui s’est déroulée durant deux semaines (du 26 mai au 6 Juin) pour des participants, venus de Mogadiscio, de Garowe, de Bossaso, de Berbera et d’Hargeisa. Ce qui est en soi une première. Parmi eux, on pouvait remarquer l’amiral Said Yussuf, commandant adjoint de la marine somalienne et des Gardes-Côtes, l’amiral Osman Abdi Ahmed, chef de la Garde côtière du Somaliland, et Abdirahman Sakaria du cabinet du président du Puntland.

L’objectif de ce cours pilote — ainsi que l’expliquent ses promoteurs — était « de renforcer les capacités des participants à contribuer à la conception de leur pays dans la sécurité maritime et de renforcer leurs capacités opérationnelles ». Les discussions et liens créés avec les homologues djiboutiens de la Marine, la Garde côtière comme des administrations portuaires ont été une occasion « de réseautage régional fort précieux » pour l’avenir. Ce cours devrait donc avoir des suites.

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La Brigade franco-allemande en renfort contre les inondations

(crédit : Brigade franco-allemande)

(BRUXELLES2) Plusieurs unités de la brigade franco-allemande (BFA) prêtent actuellement main forte aux autorités de sécurité civile allemandes face aux inondations. Après la déclaration de catastrophe « naturelle » voire de « catastrophe nationale »selon le mot employé le président fédéral allemand Gauck, des unités allemandes mais aussi françaises ont été déployées d’abord en Bavière puis en Saxe, à la demande des autorités des Länder (*).

Unités françaises et allemandes

Un état-major de conduite des opérations a été mis en place, placé sous les ordres de l’Oberstleutnant Kuhlmann, commandant le Jägerbataillon 292. Coté allemand, la « Task Force BFA » est composée de la 2e compagnie du Jägerbataillon 292, de la 3e compagnie du Jägerbataillon 291, d’un élément de la Panzerpionierkompanie 550 et de la 4e compagnie allemande du bataillon de commandement et de soutien (BCS). Une soixantaine de militaires français ont été également mobilisés, provenant d’une section du 110e régiment d’infanterie et du peloton de transport du BCS.

D’abord déployée comme force d’intervention de réserve sur les rives du Danube, fragilisées par les eaux, dès le 5 juin, la « task force BFA » a rejoint les rives de l’Elbe, dans l’est de la Saxe, près de la frontière tchèque, où « la situation est de plus en plus préoccupante ». Entretemps, le peloton de transport du BCS, parti de Mülheim le 6 juin dans la nuit, a livré près de 850 lits en Bavière dans la région de Passau, avant de rejoindre le reste du détachement.

Une brèche sur les rives de l’Elbe

Le détachement de la BFA s’installe d’abord entre Pülswerda et Köllitsch, à une centaine de kilomètres au nord de Dresde. Les localités sont menacées par la crue de l’Elbe suite aux fortes précipitations des dernières semaines. La mission principale des soldats des deux nations est – comme l’explique l’officier de communication de la BFA, « de renforcer la digue en confectionnant des sacs de sable et d’ériger des barrières afin d’arrêter l’eau ». L’état-major mobile de l’Oberstleutnant Kuhlmann s’installe, lui, dans le château du petit village de Pülswerda, à quelques dizaines de mètres à peine des eaux en crues tandis que les soldats sont hébergés à Köllitsch. Puis les soldats déménagent, plus au Nord, où la situation est carrément critique. « Une brèche s’est ouverte sur l’une des digues de l’Elbe ». L’état-major mobile s’installe à Lutherstadt-Wittenberg, tandis que la 2ème compagnie de l’Hauptamnn Köhler, avec ses éléments français, s’installe dans le village de Prettin à 20 km de Torgau. Mission : confectionner des sacs de sable, et surtout les acheminer avec des camions vers les endroits critiques. Les soldats sont soutenus par la population, qui « les ravitaillent en eau et… pâtisseries ». De quoi, redoubler d’effort…

(*) La lutte contre les catastrophes naturelles dépend essentiellement en Allemagne des Länder. Un sommet de crise va être organisé jeudi prochain entre les ministres-présidents des 16 Länder pour définir et répartir l’aide financière.

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Le bataillon « Waraba » est formé. Il quitte Koulikoro. Mais sans tambours ni trompettes

La visite du général Camara, le MinDef malien, fin mai a symbolisé la fin de la formation du bataillon Waraba (crédit : EUTM Mali)

(BRUXELLES2) La formation du premier bataillon de 670 hommes de l’armée malienne  par les forces européennes est terminée. Et Koulikoro, le camp de formation, se vide. Les soldats sont en ce moment en train de repartir du camp pour une permission bien méritée, d’une dizaine de jours. Mais sans tambours ni trompettes… Le cérémonial envisagé un moment par les Européens a dû être annulé à la demande des autorités maliennes.

Une attestation de stage et non un diplôme

La remise des attestations de stages a eu lieu hier. La cérémonie a été un peu écourtée et beaucoup moins prestigieuse qu’envisagée au départ par les responsables européens. Un différend s’est fait jour en effet entre les militaires maliens et leur hiérarchie politique et militaire. Ils n’ont pas obtenu les primes ou avancements qu’ils pouvaient espérer. Le commandement malien – le chef d’Etat-Major de l’armée de terre – a donc demandé à EUTM d’annuler la cérémonie prévue qui devait se faire de façon solennelle avec la présence de nombre d’autorités et représentations diplomatiques. Le mot de « diplôme » n’est pas prononcé. Car au niveau malien, il a une signification précise. Qui dit formation, dit promotion de grade et augmentation salariale, ce auquel ne semblait pas prêt le commandement malien. Leur affectation n’est pas encore connue, du moins pas publiquement. On a parlé d’abord de Kidal. Mais ce pourrait être tout aussi bien Gao.

Des « Lions » qui peuvent être fiers

Ce bataillon « Waraba » a été un bataillon « test » pour les formateurs européens comme pour l’armée malienne. Il a aussi vu passé nombre d’officiels européens. J’ai compté pas moins d’une demi-douzaine de ministres qui sont passés sur place (français, allemand, espagnol, britannique, suédois…). Les instructeurs sont aussi très satisfaits de leurs « élèves », « enthousiastes », « engagés », « curieux », « intéressés »… Preuve de cette attention, on a enregistré à EUTM Mali qu’une seule défection ; ce qui est, somme toute, plutôt faible par rapport à toute formation. Lors de sa visite, le 30 mai dernier, le ministre malien de la défense, le général Yamousssa Camara, a fait part de sa satisfaction « On ne répétera jamais assez que l’accompagnement de l’EUTM a été bâti sur la base d’un constat : l’insuffisance de l’entraînement de nos unités. C’est ce qui a permis  d’élaborer ce formidable programme pour remettre à hauteur notre outil de défense pour reprendre le flambeau et faire en sorte que ce qui s’est passé ne se produise plus jamais ».

Une pause de quelques jours

Le prochain bataillon formé est en cours de sélection. Il devrait arriver d’ici la fin juin, aux environs du 24 juin selon nos informations, composé d’environ 500 hommes. Il proviendrait – comme le premier bataillon – de différents bataillons déjà constitués afin de faciliter la mixité et pourrait comporter également de nouvelles recrues. Cette pause est l’occasion aussi pour les formateurs de faire le point sur la formation, et d’ajuster la suivante. Certains formateurs rentrent au pays. Plusieurs pays participants (France, Nordiques…) ont, en effet, décidé d’effectuer une relève de leurs personnels. Les effectifs semblent assurés. Et même en surplus. « Nous avons plutôt plus d’effectifs proposés que d’effectifs nécessaires ou même tout simplement qu’on peut matériellement accueillir » confie à B2 un officier. Le camp de Koulikoro comporte en effet un nombre limité de bâtiments en dur.

Soutien médical externalisé

Du coté des deux éléments sensibles de la mission — la force protection et le soutien médical — la question semble aujourd’hui réglée. Un nouveau pays contributeur a fait une proposition : les Pays-Bas qui pourraient offrir un peloton/section de 30 ou 40 militaires qui viendra ainsi épauler l’offre belge et permettrait ainsi de pallier le départ envisagé des Français. Du coté des hélicoptères d’évacuation médicale (Medevac), la solution retenue est celle du recours à une société externe, comme annoncé par B2 récemment. Mais un peu de retard pourrait être. Le financement nécessaire n’a, en effet, pu être approuvé au comité Athena que fin mai et non fin avril comme escompté (du fait d’un blocage britannique essentiellement. Les hélicoptères Medevac belges pourront alors rentrer au pays, avec quelques jours de décalage, au besoin sur la date prévue (fin juin).

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Les 27 demandent une réactualisation de la stratégie contre la radicalisation

(BRUXELLES2) Nous en avions déjà parlé dans le Club – en détaillant les futures conclusions et les recommandations du coordonnateur anti-terroriste de l’UE. Les ministres de l’Intérieur ont demandé jeudi (6 juin) à la Commission européenne de travailler sur la question de « la lutte contre la radicalisation et le recrutement de terroristes ». L’objectif est « d’actualiser la stratégie de l’UE » pour améliorer la lutte contre le phénomène des européens partis combattre à l’étranger et notamment en Syrie.

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