Ligne éditoriale, commentaires et droit de réponse

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B2 est un outil d’information conçu et réalisé par des journalistes, selon les principes et méthodes journalistiques. Son ambition est de fournir une information plus détaillée et complète sur l’Europe politique, et en particulier son action de gestion de crises, en gardant une indépendance de ton.

Le coeur de notre ligne éditoriale

L’Europe politique peut exister. Ce n’est pas uniquement une conviction. C’est une observation de ce qui se produit au jour le jour. Il faudra du temps, des allers et retours mais le mouvement est inéluctable.

L’Europe a aussi un rôle à jouer dans le maintien de la paix et/le renforcement de l’Etat de droit en dehors de ses frontières. Elle ne peut rester calfeutrée chez elle. Il ne s’agit de faire du néocolonialisme. Mais de participer à la confection d’un monde plus sûr et plus respectueux de la démocratie et des droits de chacun.

Le droit à la critique

Pour bien parler d’Europe, il faut accepter d’en tracer les contours, les réussites comme les imperfections, les tares ou les ratés, les avantages et les inconvénients. Il ne s’agit pas de juger. Il s’agit de décrire, de commenter au besoin, de ne pas hésiter à pointer du doigt ce qui ne va pas mais aussi de mettre en lumière les succès. Etre en faveur d’une construction européenne ne signifie pas automatiquement observer un optimisme béat, prêt à avaler n’importe quel leurre pourvu qu’il y ait un drapeau européen dessus. Il ne s’agit pas non plus de faire de l’Europe bashing juste parce qu’il y a le mot « européen » quelque part. Un sport très en vogue dans certaines capitales. En bref, il s’agit de faire du journalisme… européen.

Le droit à la subjectivité objective …

Prendre l’information à la source, c’est prendre le risque d’erreurs. Le travail de journalisme reste tout en subjectivité et instantanéité, même s’il est fait le plus « correctement » et « scientifiquement » possible. On ne peut prétendre à la vérité. Mais juste à retracer « une » réalité, à un moment donné, avec les informations disponibles sur le moment. D’autant plus que l’impératif temps est une donnée essentielle dans ce métier.  C’est en lisant un ensemble d’articles que l’on pourra – nous l’espérons – retracer une réalité qui sera la plus objective possible.

Délibérément francophone et cartésien

B2 reste délibérément un site « en français ». A l’envers de la logique « commerciale » nous persistons à penser que la langue de Voltaire et de Molière a autant de sens que celle de Shakespeare. La langue est une partie de la culture. Et en diplomatie, c’est aussi une partie de la pensée. La vision cartésienne ou hexagonale qu’elle exprime a encore tout sa vertu dans les relations internationales comme européennes. Et être européen ne veut pas dire renoncer à sa culture !

Sur des thèmes (géopolitique, stratégie, politique européenne) où l’anglais est d’usage, cela oblige en permanence à traduire en permanence des textes (dont la valeur littéraire est parfois vacillante). Ce qui est un handicap en termes de rapidité. Mais nous entendons maintenir le cap, et participer au maintien de la diversité et de la francophonie, en maintenant des sources d’informations accessibles pour tous sur internet.

Ouvert sur les autres

Francophonie ne veut pas dire repli sur soi hexagonal. B2 veille à ne pas refléter uniquement un point de vue français stricto sensu mais à envisager d’autres points de vues. Nous nous attachons à prendre en compte les points de vue différents de pays européens, parfois les plus petits. Ils ont, tous — le Britannique comme le Polonais, le Bulgare comme l’Espagnol, l’Italien comme le Luxembourgeois —, un intérêt et une indéniable logique. N’en déplaise… au pays de Descartes !

Méthode rédactionnelle

Le principe est d’aller, le plus souvent possible, à la source directe de l’information, et non pas de reprendre du contenu déjà publié. L’ambition de B2 est ainsi de produire du contenu autonome, afin de participer à l’enrichissement des sources d’information.

Chaque information est sourcée, vérifiée ou plutôt « recoupée » et évaluée. La source est indiquée de façon nominative quand la source nous l’a autorité. Elle donne une indication du rang de l’interlocuteur (diplomate, expert…) sans pouvoir l’identifier (si celui-ci nous l’a demandé), selon les règles non écrites en matière de source d’informations (Off / On). Nous respectons strictement les règles de confidentialité ou d’anonymat demandées par nos interlocuteurs quand elles ne sont pas abusives (1).

Le fait est distingué du commentaire. Les articles d’opinion sont aussi normalement distingués des articles d’analyse, de même que les articles de reportage (où le journaliste peut voir une situation de visu) de ceux qui relatent une actualité ponctuelle.

L’objectif est d’amener au lecteur non seulement des faits mais aussi des éléments d’analyse, de contexte, de réflexion. Quitte à bousculer certaines idées préconçues ou le « sillon » creusé par le sentiment général. A chacun, ensuite, de poursuivre ce cheminement.

Cela ne nous empêche pas d’avoir notre point de vue, qui peut parfois être très tranché. Cette prise de position est signalée clairement comme éditorial.

Expertise et datajournalisme

Pour jauger certains faits, certaines analyses, nous puisons aussi dans notre propre expertise, développée au fil des années. B2 a ainsi développé ses propres instruments d’analyse notamment des textes officiels. Nous avons aussi développé nos propres bases de données par exemple en matière de piraterie maritime (base EUNAVFOR), sur les Européens tombés au champ d’honneur de missions (base Memoriam) ou de budget sur la politique étrangère. Ce qui nous permet d’avoir des données à la fois plus complètes que les sources officielles et indépendantes. Ce qu’on appelle du datajournalisme.

Commentaires

Tous les commentaires sont lus. Mais peu sont publiés. C’est une règle que s’est fixée ce blog pour des raisons à la fois pratiques et de contenu rédactionnel : B2 n’est pas un forum de discussions. Et trop de commentaires nuisent à la clarté de l’information. Nous n’avons pas les moyens de modérer tous les commentaires. En revanche, le commentaire sert à nous aiguiller sur des chemins non balisés, à ouvrir l’esprit, à rectifier au besoin certaines coquilles ou apporter certains compléments. La politique « maison » est donc plutôt de publier les commentaires qui ont un intérêt didactique, pédagogique car ils apportent un élément supplémentaire ou un point de vue différent d’un article.

L’anonymat des sources ne veut pas dire absence de fair play

Les commentaires qui contiennent des termes insultants soit pour les auteurs des articles, soit pour d’autres personnes qui pourraient se sentir blessées par les propos tenus, n’ont pas lieu d’être. Commenter ne veut pas dire se défouler en traitant tout un chacun d’imbécile. Les commentaires anonymes ne sont pas non plus publiés. Une case « pseudo » permet de masquer son identité, pour les personnes désirant garder une certaine discrétion sur leur nom ou fonction. B2 évolue de manière ouverte et non anonyme. Nous attendons des commentateurs le même fair play.

Droit de réponse ou de correction

Quand une information mérite une précision ou une correction, celle-ci est apportée, même si l’article a déjà été publié (au besoin avec une mention spécifique). De manière plus formelle, le droit de réponse peut être exercé et accordé dans la mesure où celui-ci est légitime et répond aux critères posés par la profession et la loi (loi du 29 juillet 1881 et décret du 24 octobre 2007). Une « précision », une « correction » ou une « réponse » peut être fait tout simplement dans la case « commentaire » et/ou par mail : redaction (a) bruxelles2.eu

A suivre : l’équipe du site

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