Tchad Soudan

Ashton appelle à la “retenue” et au “dialogue” en Centrafrique

Centrafrique (crédit: Council of the European Union)

(BRUXELLES2) “Le changement de gouvernement par la force et en violation de la constitution est inacceptable“. C’est en ces termes que l’Union européenne, par la voix de sa Haute représentante, a condamné “les derniers évènements en République centrafricaine” ce lundi 25 mars, exprimant sa “grande préoccupation“. Catherine Ashton a notamment exhorté les parties “à cesser immédiatement les hostilités, à faire preuve de retenue et à contribuer au rétablissement de l’ordre public” et à “s’engager dans un dialogue et à oeuvrer dans le cadre des accords de Libreville” du 11 janvier dernier qui prévoyaient le maintient du président François Bozizé et un cessez-le-feu entre le gouvernement et les rebelles du Seleka. Le gouvernement d’unité nationale reste la “seule entité reconnue par tous les signataires de l’Accord de Libreville pour gouverner le pays” a-t-elle rappelé.

Respect des populations civiles

L’Union européenne s’inquiète également de la “dégradation de la situation humanitaire dans le pays“. La Haute représentante a ainsi demandé aux “groupes armés (de) respecter et protéger” aussi bien “les populations civiles” que “les activités des organisations humanitaires” demandant le “rétablissement de l’ordre public, en particulier pour prévenir les pillages“. Elle a aussi mis en garde les parties : “les responsables de violations des droits de l’Homme devront rendre des comptes”.

Face à une situation qui se dégrade, la France à de son coté déployé 300 militaires supplémentaires à Bangui (Centrafrique).

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Appel de l’UE à éviter l’usage de la force en Centrafrique et au dialogue

(BRUXELLES2) Par la voix de sa Haute représentante pour les Affaires étrangères, l’Union européenne a (enfin) réagi, le 1er jour de 2013, à la « crise qui perdure en République Centrafricaine ». C’est un appel au dialogue qu’a voulu lancer Catherine Ashton. « Il est essentiel que toutes les parties prennent l’engagement de résoudre de manière pacifique, par le dialogue et la négociation, les divergences qui subsistent. » Sans qualifier le “conflit” en cours, l’Union européenne appelle « également (toutes les parties) à s’engager à éviter l’utilisation de la force à des fins politiques et en particulier à protéger les populations civiles dans les zones sous leur contrôle ».

Attention au respect des droits de l’Homme

Aucune mesure n’est annoncée dans l’immédiat. Mais l’UE lance un appel aux « autorités de prendre toutes les mesures nécessaires pour mettre, sans délai, un terme à toutes les exactions qui sont actuellement commises contre les populations dans les quartiers de Bangui et qui compromettent les chances d’un dialogue pacifié ». Et le rappel au « respect des Droits de l’homme » comme « une valeur fondamentale de l’Union européenne et (…) un élément essentiel de l’accord de Cotonou » a comme une valeur d’avertissement subliminal. Il rappelle que la coopération européenne peut être suspendue le cas échéant. En attendant.

La main aux Africains

Dans l’immédiat, l’Union européenne se repose sur « les efforts déployés par les organisations régionales ». Elle « appuie » ainsi la Communauté Économique des États de l’Afrique centrale et l’Union africaine dans l’esprit « d’amener le plus rapidement possible les parties à la table de négociation ».

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Un Danois à la tête de la mission EUAVSEC

(BRUXELLES2) Lasse Rosenkrands Christensen vient d’être nommé par le Comité politique et de sécurité (COPS) de l’Union au poste de chef de la mission EUVASEC au Sud-Soudan. Il prendra ses fonctions le 1er septembre. Cet ancien responsable de la police danoise connaît bien la situation au Soudan pour y avoir opéré entre 2006 et 2007 en qualité de chef de la logistique pour la mission de l’ONU. Il a une expérience certaine des situations de crise puisqu’il a beaucoup travaillé au Liban, en Syrie ou encore dans les territoires palestiniens pour différentes missions de la communauté internationale entre 2007 et 2009, ainsi qu’en Bosnie Herzégovine en 1996, et au Kosovo pour la mission EULEX depuis 2011.

La mission européenne à l’aéroport de Juba, au Soudan du Sud, vise à renforcer la sureté aérienne du nouvel Etat, notamment en formant et en encadrant les services de sécurité nationaux (Lire : La mission EUAVSEC au Sud Soudan lancée). Mission qui devrait convenir parfaitement à M. Rosenkrands Christensen puisqu’entre 2000 et 2005 il a servi en tant que commandant adjoint de l’aéroport de Copenhague et participé alors au comité danois de l’aviation civil et de la sécurité des aéroports durant la même période.

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La mission EUAVSEC au Sud Soudan approuvée par les 27

Sur l'aéroport de Juba (crédit : ONU)

(BRUXELLES2) Le conseil des ministres de l’Agriculture de l’Union européenne a adopté aujourd’hui (lundi 18 juin) la décision lançant la mission de sécurisation de l’aéroport au Sud Soudan (EUAVSEC South Sudan). On se souvient que cette décision était programmée il y a quelques jours mais avait dû être retirée de l’ordre du jour car plusieurs délégations avaient des réserves d’ordre parlementaire. Ces réserves sont désormais levées.

Une question de lutte contre le terrorisme

« L’UE est déterminée à soutenir la paix, la sécurité et le développement au Soudan du Sud » s’est félicitée la Haute représentante, Catherine Ashton dans un communiqué. « EUAVSEC – South Sudan s’attachera à améliorer la sûreté à l’aéroport de Djouba en vue de la rendre conforme aux normes internationalement reconnues, ce qui est important pour favoriser le développement économique du Soudan du Sud et pour soutenir les efforts visant à éviter que l’aéroport ne devienne une cible pour le terrorisme. »

On recrute

Il reste maintenant à désigner le chef de mission. Le recrutement du reste de l’équipe est en cours. En tout il y aura 64 personnes sur place, à Juba, la capitale du Sud-Soudan. Un nouvel appel à recrutement vient ainsi d’être lancé pour une quinzaine de postes.

Pour certains postes, seuls peuvent faire candidature des personnes détachées des Etats membres : chef adjoint de mission, chef de la planification et des opérations, conseiller politique (qui fait aussi office d’officier de presse). Pour les autres postes, ce peut être des personnes détachées ou des contractuels : conseiller au ministère des transports, formateur et conseiller à la sécurité aéroportuaire,  sécurité, marchés publics, ressources humaines, comptabilité, ingénieur, CIS, médical… > Télécharger la liste des postes ici et le formulaire de candidature . Date limite pour déposer votre candidature : le 6 juillet. A vos CV !

Lire aussi :

texte de la décision dans les docs de B2

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La décision sur la mission EUAVSEC au Sud Soudan retardée

(BRUXELLES2) Le Conseil des ministres de la Justice n’a finalement pas réussi à approuver jeudi (7 juin) le lancement de la mission de sécurisation de l’aéroport de Juba au Sud-Soudan (EUAVSEC South Soudan). Ce point devait figurer à l’ordre du jour du Conseil en point A (sans discussions). Mais il a dû être retiré au dernier moment. Plusieurs Etats ont posé des réserves parlementaires. Ces réserves sont purement « formelles », estime-t-on au service diplomatique européen (SEAE). « Nous ne nous attendons à aucune objection sur la substance » m’a-t-on ainsi précisé. Mais elles retardent, quelque peu, l’adoption de cette décision qui devrait ainsi « figurer à l’un des prochains conseils », la semaine prochaine peut-être. Lire : La mission EUAVSEC au Sud Soudan lancée (maj)

 

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La mission EUAVSEC au Sud Soudan lancée (maj2)

La mission EUAVSEC au Sud Soudan lancée (maj2)

le jour de l'indépendance du Sud Soudan (crédit : ONU)

(BRUXELLES2 – mis à jour) Le Conseil des ministres de la Justice n’a pas réussi à approuver jeudi (7 juin) le lancement de la mission de sécurisation de l’aéroport de Juba au Sud-Soudan. Mission dénommée “EUAVSEC South Sudan”. Il n’y a pas encore de surnom. Si vous avez une idée, pour un surnom un peu sexy que ces quelques lettres, n’hésitez pas… :-)

(Mis à jour ven 8 juin) Ce point devait figurer à l’ordre du jour du Conseil en point A (sans discussion). Mais il a dû être retiré au dernier moment. Plusieurs Etats membres ont, en effet, posé des réserves parlementaires. Ces réserves sont purement « formelles », estime-t-on au service diplomatique européen (SEAE). « Nous ne nous attendons à aucune objection sur la substance » m’a-t-on ainsi précisé. Mais elles retardent, quelque peu, l’adoption de cette décision qui devrait ainsi « figurer à l’un des prochains conseils ». La semaine prochaine peut-être.

(Mis à jour, lun 18 juin) C’est finalement le Conseil des ministres de l’Agriculture qui a adopté la décision de lancement de EUAVSEC Sud Soudan. Les Etats ayant levé leur réserve parlementaire. Le recrutement de l’équipe se poursuit. Lire aussi : La mission EUAVSEC au Sud Soudan approuvée par les 27

Sécuriser l’aéroport de Juba selon des normes internationales

Euavsec sera une mission civile de la PeSDC et aura trois objectifs. Tout d’abord, assurer la sûreté de l’aéroport contre les risques externes (terrorisme, drogues…). Il ne s’agit pas de faire de la sécurité aérienne (navigabilité…). L’enjeu n’est pas négligeable. Il s’agit d’éviter que cet aéroport – qui ambitionne d’être un aéroport de niveau international – ne devienne une porte d’entrée pour d’éventuels terroristes ou trafics en tout genre. Ensuite, il faut former les personnels et les guider dans leur mission quotidienne (la mission n’aura cependant pas de “mandat exécutif”, c’est-à-dire que ce sont les Sud-Soudanais qui seront toujours en charge de la sécurité, les Européens n’intervenant à leurs côtés qu’en soutien). Enfin, des experts européens seront placés auprès de l’autorité aéroportuaire et du ministère des transports sud-soudanais afin d’aider à mettre en place et codifier les différentes règles de sûreté (mission de conseil et d’assistance).

Mission préliminaire

Une première équipe de 6-8 personnes, précurseurs, devrait être déployée sur le terrain d’ici la fin juillet. Et l’ensemble du personnel devrait suivre par vagues successives entre septembre et décembre. Ce qui permettra d’atteindre à la fin de l’année la pleine capacité opérationnelle. A ce stade, il devrait y avoir 64 personnes – 43 experts européens et 21 locaux- Le budget sera de 12,5 millions d’euros. La durée de la mission est prévue pour une période initiale de 19 mois, incluant une phase préparatoire et de développement de 7 mois maximum.

Le quartier général de la mission sera situé à Juba. C’est le chef de mission (qui reste à nommer) qui sera directement et pleinement responsable du contrôle et du commandement (C2) de la mission sur le théâtre, sous l’autorité du commandant des opérations civiles de l’UE à Bruxelles, H. Haber. Les Etats membres devront ainsi transférer le contrôle opérationnel (OpCon) de leurs personnels qu’ils vont détacher pour cette mission. Une partie des personnels sera, en effet, recrutée sous forme de détachement des Etats membres, l’autre partie par contrat direct conclu par l’UE (c’est assez classique !).

Une mission préparée depuis plus d’un an

Le Sud-Soudan a vu sa reconnaissance entérinée par l’ONU par la résolution du Conseil de sécurité 1996, adoptée le 8 juillet 2011, qui crée dans le même temps une mission – la Mission d’assistance des Nations Unies en République du Sud-Soudan (MANURSS) – dotée au maximum de 7 000 militaires et 900 policiers, ayant pour mandat de “consolider la paix et la sécurité“, d’aider à établir des conditions propices au développement dans la République du Sud-Soudan et de “renforcer la capacité du Gouvernement d’administrer efficacement et démocratiquement le pays” (lire le texte de la résolution).

Coté européen, les 27 avaient adopté dès le 20 juin une approche générale sur l’indépendance du nouvel Etat, envisageant le déploiement d’une mission de la PeSDC pour renforcer la sécurité autour de l’aéroport, et dans un second temps d’avoir une mission étendue à la gestion des frontières du Sud-Soudan. Le concept de gestion de crises (CMC) de la mission a été approuvée le 23 janvier 2012, après une invitation officielle du ministre sud-soudanais des transports adressée à la Haute représentante de l’UE, souhaitant la bienvenue à une mission de l’Union européenne.

Lire notamment !

 

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3,5 missions de la PeSDC dans les startings block

3,5 missions de la PeSDC dans les startings block

Nicolas Delcroix, le chef de la délégation de l'UE à Djibouti, passe en revue les troupes du Marne, qui font escale dans le petit Etat de l'Océan indien (crédit : marine française)

(BRUXELLES2, exclusif) Après une longue abstinence, cet été devrait connaître le lancement d’une voire de plusieurs missions de la politique européenne de sécurité et défense commune (PeSDC) : trois missions civiles, mais deux avec une forte composante militaire. La première consiste à renforcer les capacités maritimes des pays de la Corne de l’Afrique (RMCB/Eucap), la seconde à assister et former les forces de sécurité au Niger (une mission à forte composante anti-terroriste), la troisième est d’ambition plus limitée puisqu’elle se cantonne à l’aéroport de Juba. Une quatrième mission est en préparation en Libye, mais son format est encore sujet à plusieurs interrogations.

Mission EUCAP sur le renforcement des capacités maritimes dans l’Océan indien/Corne de l’Afrique

Après des années de préparation, les préparatifs de la mission de renforcement des capacités maritimes de la Corne de l’Afrique (RMCB / EUCAP) entrent dans une dernière phase. La mission pourrait même recevoir un surnom issu de la mythologie grecque (comme plusieurs missions européennes) : “Nestor”, selon nos informations, le plus sage des héros de la guerre de Troie auprès de qui chacun va chercher des conseils. Le Concept de gestion de crises (CMC) avait été adopté le 12 décembre dernier. Une mission d’évaluation était à Djibouti en janvier, le petit Etat de la Corne de l’Afrique Un premier appel à fournir des noms a été lancé en avril auprès des Etats membres, notamment pour fournir des candidats pour la direction de la mission mais aussi pour constituer le premier noyau de la mission. Le déploiement d’une équipe préliminaire sera fait dès les recrutements effectués ; les entretiens commencent la semaine prochaine. Les différents documents politiques (Conops, Décision) sont prêts à être approuvés : le premier par le COPS, le second par le Coreper. Le budget a été fixé à 22,8 millions d’euros. Il ne reste plus que le nom du chef de mission à glisser. En fait, on attend aussi la confirmation des cinq pays concernés (Djibouti, Kenya, Seychelles, Somalie, Tanzanie) qui doivent adresser – comme de coutume – une lettre d’invitation officielle à la Haute représentante de l’UE. Seul Djibouti aurait déjà fait cette démarche. L’objectif est de pouvoir ensuite déployer la mission “d’ici fin juillet” m’a-t-on précisé. Il faudra cependant attendre la fin du Ramadan (fin août) pour démarrer de façon effective l’ensemble des formations dans tous les pays.

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Déploiement accéléré pour la mission EUSEC au Niger

Face à la situation qui s’aggrave au Niger, les ambassadeurs du COPS ont décidé d’accélérer la mise en place de la mission d’assistance à la sécurité au Niger. Au lieu d’un déploiement en septembre, les Européens espèrent ainsi déployer la mission sur le terrain au mois de juillet. Selon un dernier agenda, dont B2 a eu connaissance, une mission technique d’évaluation sera dans la région dans la deuxième partie de mai. Le concept d’opération (CONOPS) devrait être finalisé et approuvé par le COPS le 17 juin. Tandis que dans le même temps, les experts du groupe Relex finaliseront le texte de la décision du Conseil et le budget. L’appel à contribution pour cette mission sera envoyé début juin, avec un court délai pour répondre aux intéressés. L’objectif étant que les entretiens de recrutement puissent être finalisés fin juin. Quant au chef de mission il sera recruté avant fin juin avec l’objectif de faire approuver sa nomination au plus tard à la mi-juillet. Le déploiement de la mission est espéré, au plus tard, fin juillet.

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La planification de la mission au Sud Soudan (EUAVSEC) continue

La planification de la mission au Sud-Soudan continue malgré la situation difficile qui préexiste dans le pays et le conflit qui l’oppose à son pays frère, le Soudan. C’est une « petite mission visant à sécuriser l’aéroport international ». Et il n’y a « pas de raison pour l’instant d’interrompre cette planification », précise-t-on au SEAE (le service diplomatique européen). Le CONOPS de cette mission dénommée EUAVSEC a ainsi été adopté au dernier COPS (le comité politique et de sécurité) le 2 mai. Le concept de gestion de crises (CMC) avait été adopté le 23 janvier dernier. En revanche, pour le déclenchement même de la mission, et le déploiement des Européens sur le terrain, une dernière évaluation aura lieu, à la fois politique et sécuritaire. Il ne s’agit pas de faire prendre de risques à des Européens ou d’envoyer un signe trop positif à un pays – le Sud-Soudan – contre lequel des sanctions pourraient être prononcées à un moment donné.

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La mission en Libye attendra un peu

La mission européenne d’assistance à la gestion des frontières en Libye fait pour l’instant d’une mission d’évaluation, longue, de trois mois. Mais c’est surtout le résultat des élections ainsi qu’une demande formelle des Libyens qui déterminera le futur d’une mission européenne dans le pays. Le projet préparé au service diplomatique européen ne mentionne d’ailleurs pas spécifiquement une mission de la PeSDC. Ce pourrait être une mission plus légère, d’expertise technique, avec par exemple renforcement de la délégation de l’Union européenne en Libye par des experts nationaux détachés, venant des Etats membres, et qui pourraient venir utilement épauler leurs homologues libyens dans les ministères ou directions concernées par la sécurité des frontières (terrestre, maritime, aérienne). A priori, c’est tout autant l’immigration qui intéresse les Européens que les trafics en tout genre.

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Des sanctions contre le(s) Soudan(s) ?

(B2 à Luxembourg) Les “27″ ont exprimé lundi (23 avril) leur « profonde inquiétude » face à l’escalade du conflit entre le Soudan et le Sud-Soudan. Ils ont demandé aux deux gouvernements de « stopper immédiatement leurs attaques sur l’autre territoire, de cesser les hostilités et de retirer toutes leurs forces de sécurité d’Abyei et d’éviter d’autres actions provocatrices, en particulier toute rhétorique inflammatoire ». Les Européens ont ainsi condamné la saisie et l’occupation de Heglig par les forces armées du Sud Soudan comme les bombardements aériens et les incursions terrestres des forces du Soudan. Ils ont appelé les deux parties à retourner à la table de négociation, pour également résoudre la question du Sud Kordofan et du Nil bleu. Télécharger les conclusions (en anglais)

Possible sanction contre le Sud Soudan

Une inquiétude confirmée coté français comme l’a confié aux journalistes, en marge du Conseil, Henri de Raincourt, le ministre de la coopération (qui assurait la “permanence ministérielle” française en l’absence d’Alain Juppé). « L’intérêt bien compris des uns et des autres doit passer par un accord. Ces deux pays doivent s’entendre, c’est sur le territoire de l’un que se trouve le pétrole, c’est par le territoire de l’autre que le pétrole transite. » Mais il a averti : « Les engagements pris très récemment par le Sud Soudan doivent être respectés. (…) Là comme ailleurs, si les choses n’évoluent pas favorablement il est possible d’envisager la mise en place de sanctions. Contre ceux qui ne respectent pas la sortie de crise. »

Selon nos informations, il n’y a cependant aucune proposition sur la table du service diplomatique européen. « Il s’agit davantage d’un signal, d’éteindre l’incendie, d’éviter tout nouvel acte » a expliqué un haut diplomate européen que j’ai interrogé – durant la réunion. En revanche, si le Sud Soudan persiste dans son attitude, des mesures comme la suspension de toute coopération pourrait être mises en place, assez rapidement. « Il n’y a pas de sujet spécifique qui ait été discuté » a confirmé la Haute représentante Catherine Ashton lors de la conférence de presse concluant le Conseil des ministres. « Cela fait partie d’un large tour d’horizon que nous avons tenu sur la situation » dans la région.

Mission européenne

Les préparatifs pour le déploiement d’une petite mission européenne sur l’aéroport de Juba (Sud Soudan) continuent cependant. « Il n’y a rien de changé », a indiqué le ministre français, questionné par B2. Le Comité politique et de sécurité (COPS), ce matin, a décidé de renvoyer la préparation du Conops dans les groupes de travail. Un projet amendé de concept d’opération (Conops) devrait ainsi être discuté devant les experts du Civcom – le comité des experts de la gestion civile de crises – cet après-midi (lundi 23 avril). Les Etats membres restent dans l’ensemble peu enthousiastes par cette mission. L’objectif est d’avoir une concomittance du déclenchement des deux missions : à la fois pour la Corne de l’Afrique (RMCB/Eucap) et pour le Sud Soudan. Mais tout dépendra bien entendu de l’évolution du conflit entre les deux Soudan. En cas de poursuite du conflit ou de mise en place de sanctions, la mission PeSDC pourrait ainsi être reportée.

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