Tchad Soudan

Deux missions d’évaluation de l’UE en Afrique

(B2, confidentiel) Deux missions d’évaluation du Service diplomatique sont actuellement sur le terrain – l’une à Djibouti, l’autre au Sud-Soudan -, pour examiner la faisabilité et la mise en place de deux opérations futures de la PeSDC, selon les informations recueillies par B2. La première a pour objectif la mission de renforcement des capacités maritimes des pays de la Corne de l’Afrique (EUCAP Hoa), celle-ci devrait en effet être implantée à Djibouti, un haut diplomate européen l’a confirmé à B2. La seconde concerne la mission de sécurisation de l’aéroport de Juba, dont les 27 ont approuvé lundi dernier (23 janvier), le concept de gestion de crises. Lire aussi : Le concept de gestion de crise de la mission à Juba approuvé

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Le concept de gestion de crise de la mission à Juba approuvé

Aéroport de Juba (Tecepillo / Panoramio)

(BRUXELLES2) Les 27 ministres des Affaires étrangères doivent approuver lundi (23 janvier), le concept de gestion de crises (CMC) pour la mission européenne au Sud-Soudan. C’est la première étape de la planification de cette nouvelle mission de la PeSDC (politique européenne de sécurité et de défense commune). Il restera ensuite à définir le Conops et l’OpPlan. « Il reste encore beaucoup de travail préparatoire » a confirmé un diplomate européen en réponse à une question de B2 lors d’une discussion informelle avec plusieurs journalistes. Précisons qu’il s’agit d’une mission limitée visant à mettre en place et renforcer la sécurité de l’aéroport international de Juba de l’Etat fraichement indépendant du Sud-Soudan.

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Sud Soudan : les 27 veulent revoir la copie (Maj)
Le COPS approuve le principe d’une mission PSDC au Sud Soudan

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Sud Soudan : les 27 veulent revoir la copie (Maj)

(BRUXELLES2) Autre mission actuellement en préparation, et depuis plusieurs mois déjà, sans que des décisions aient été prises : le Sud Soudan. La mission que l’Union européenne prépare pour ce pays nouvellement indépendant est assez emblématique de l’ambition du moment des dirigeants européens. Petite et d’une durée relativement courte, elle est très ciblée : assurer la formation du personnel de sécurité du nouvel aéroport international du Sud Soudan à Juba (si le gouvernement ne décide pas de changer sa capitale) particulièrement sur les questions de douane ou d’immigration. Pour autant, la décision ne semble pas encore facile.

Peu d’enthousiasme

« Personne n’ose dire non » explique un diplomate. Mais l’enthousiasme ne règne pas autour de la table. Explication à cette baisse de volonté : « Il y a un an (avant l’indépendance), nous pensions que la région du Sud Soudan serait la crise de l’année. Et nous avions alors envisagé une mission PSDC. Aujourd’hui, à vrai dire, il faut reconnaître que cela s’est mieux passé que ce que l’on craignait. Mais la machine s’est mise en route. Et Ashton est pour, ou plutôt elle n’est pas contre. » Résultat, les Etats qui ont d’autres préoccupations préféreraient ne pas investir dans une mission qu’ils ne jugent plus aussi utile qu’auparavant. Les ambassadeurs du COPS ont donc demandé plusieurs précisions et notamment de revoir le concept de gestion de crises (CMC) qui ne semble pas « très complet » assure un autre diplomate.

Plusieurs autres options avaient été mises sur la table – mais ne semblent pas être retenues en l’état : la formation d’une unité de surveillance de rivière (qui nécessite au préalable de doter les sud-soudanais de bateaux et des équipements adéquats) ; la gestion des frontières (projet plus important mais qui se heurte à une difficulté coté soudanais, Défense et Intérieur s’étant disputées cette prérogative) ou la police criminelle (sujet déjà partiellement pris en charge par la mission des Nations-Unies UNMiss ou d’autres pays comme les Américains et les Britanniques).

(Maj, 5 décembre) Les 27 ont suivi la ligne directrice renvoyant la mission aux études. Le « Conseil note le travail en cours pour la mission PSDC au Sud Soudan, avec un focus sur la sécurité de l’aéroport », expliquent diplomatiquement les conclusions adoptées le 1er décembre. Le groupe de travail des experts civils de gestion de crise CivCom devaient se pencher à nouveau sur le dossier dès ce 5 décembre.

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Le mandat du représentant spécial de l’UE au Soudan amendé

(BRUXELLES2) En même temps que son mandat a été prolongé (jusqu’au 30 juin 2012), le représentant spécial de l’UE au Soudan a été légèrement amendé pour tenir compte de l’évolution sur le terrain (la sécession du Sud-Soudan) et des préoccupations constantes de l’Union européenne. L’objectif étant de parvenir à une « coexistence pacifique entre le Soudan et le Sud-Soudan » et de contribuer activement à la résolution de toutes les questions en suspens relatives à l’accord de paix global et à l’après-accord de paix global ». Il s’agit aussi de « favoriser l’atténuation et l’élimination des menaces que fait peser l’Armée de résistance du seigneur (LRA) sur la stabilité du Sud-Soudan et de l’ensemble de la région » (Congo, Ouganda notamment). Un objectif entièrement nouveau qui ne figurait pas dans la précédente décision.

En matière de moyens, ils sont quasiment identiques. Simplement la possibilité d’établir un bureau régional au Darfour (en plus de celui établi à Khartoum et Juba) est supprimée. Coté budget, l’enveloppe annuelle se monte à 955.000 euros pour couvrir une année supplémentaire de mandat (ce qui correspond en fait à une diminution, le budget précédent était de 1,8 millions).

Télécharger le texte de la décision

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L’UE préoccupée par la situation au Sud-Soudan

(BRUXELLES2) Les dizaines de milliers de personnes déplacées, les victimes civiles en nombre non déterminé, les assassinats et autres violations des droits de l’homme… L’UE reste préoccupée par la situation au Sud Kordofan, région limitrophe entre le nouvel Etat du Sud Soudan et le Soudan. Dans un communiqué, Catherine Ashton, la Haute représentante de l’UE pour les Affaires étrangères, appelle « les parties à s’accorder sur un immédiat cessation des hostilités “immédiate et sans condition » et d’assurer la protection des civils et permettre un plein accès humanitaire et sans entraves à tous ceux qui en ont besoin.

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Le COPS approuve le principe d’une mission PSDC au Sud Soudan

(BRUXELLES2) Le Comité politique et de sécurité (COPS) de l’Union européenne devait approuver, ce 13 juillet, une des options du futur concept de gestion de crises (CMC) pour une mission civile de l’Union européenne au Sud-Soudan visant à assurer la sécurisation de l’aéroport. « Il ne s’agit pas vraiment d’assurer directement la sécurité de l’aéroport, les forces du Sud-Soudan peuvent y pourvoir » m’a expliqué un responsable de ce dossier. « Mais d’assister, de conseiller les autorités du Sud-Soudan pour renforcer la sécurité de l’aéroport ». La mission devrait avoir un format assez limité — quelques dizaines d’hommes et femmes —et envisager la sécurité dans tous les domaines (armes, drogue, terrorisme…).

A noter qu’un autre projet de mission de l’UE est toujours en préparation, consistant à assister la surveillance des frontières. Ce sujet n’est pas encore mûr. Il doit encore être débattu entre Européens. Mais surtout, sur le terrain, il faut… « avoir des frontières clairement définies ».

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La mission au sud-Soudan se heurte à une interrogation… tricolore

(crédit : Google map)

(BRUXELLES2, exclusif) Quand un diplomate parle « d’interrogation », c’est souvent un mot poli pour dire « je ne suis pas d’accord ». Et c’est ce qui semble s’être déroulé lors la dernière réunion du comité politique et de sécurité (COPS). Selon nos informations, le COPS avait, à son agenda, le projet d’une nouvelle mission européenne au Sud-Soudan. Il s’agissait de donner le feu vert à ce qui constitue une étape importante de la planification d’une mission de maintien de la paix européenne, la préparation du concept de gestion de crises (CMC), pour une mission, civile, de police, visant à sécuriser l’aéroport de Juba, et former les futurs effectifs du nouvel Etat indépendant. Les discussions allaient bon train. Et la plupart des pays européens semblaient, avec plus ou moins d’enthousiasme, d’accord sur le lancement de cette mission. Mais, étonnamment, c’est la France qui a exprimé son « interrogation » et empêché la prise de décisions. A suivre…

(Maj) Explication : coté français on estime que d’autres dossiers plus anciens et tout aussi cruciaux en matière de sécurité comme le Sahel, la Libye, la Côte d’Ivoire… n’ont toujours pas reçu la même attention dans le suivi et de la rapidité avec lequel un CMC est proposé pour le Soudan. « C’est une manière d’avoir des discussions avec le SEAE » sur ces sujets, m’a précisé un expert du dossier. La France ne semblait pas seule. D’autres pays – comme la Suède notamment – semblaient aussi assez réservés ou surpris de la méthode.

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Une mission d’évaluation au Sud-Soudan. Bientôt une délégation de l’UE à Juba ?

(BRUXELLES2) Une mission d’évaluation (fact finding mission) du service diplomatique européen se rend au Sud-Soudan. Ce n’est pas la première dans le genre. Mais elle va comprendre deux équipes qui auront des objectifs différents.

L’une a pour objet de vérifier quels projets pourraient être menés dans le nouvel Etat indépendant, aux cotés des différents organes des Nations-Unies. Les Européens pourraient ainsi prendre en charge un ou plusieurs projets d’assistance à la sécurité (aéroport, communications gouvernementales…).

L’autre équipe doit préparer l’ouverture d’une délégation de l’UE à Juba (locaux, sécurité…). L’objectif visé est de pouvoir ouvrir cette 136e « ambassade » de l’Union européenne (le bureau technique à Benghazi, en Libye, n’a pas ce statut) le jour de l’indépendance, le 9 juillet, par la Haute représentante de l’UE.

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200 millions d’euros pour le Sud-Soudan (maj)

(BRUXELLES2) Les 27 doivent décider d’allouer 200 millions d’euros au Sud-Soudan. Ils seront pris sur les sommes non utilisées du 9e FED (Fonds européen de développement) ou des FED précédents. Cette décision intervient sur fond de déclaration d’indépendance du Sud-Soudan qui doit être proclamée, officiellement, le 9 juillet prochain. Le nouveau pays devrait « rapidement demander à adhérer à l’accord de Cotonou« , indique un expert européen du dossier. « Mais il faudra du temps après l’adhésion pour que les fonds du 10e FED deviennent effectivement disponibles« . L’UE avait déjà affecté, en juillet dernier, 85 millions d’euros au Sud-Soudan pour répondre aux besoins des populations les plus vulnérables (sur une dotation globale de 150 millions affectés au Soudan) mais cette somme n’est « pas considérée comme suffisante pour répondre aux besoins« . Les fonds devront, notamment pour la « consolidation de l’Etat ou le renforcement des capacités » – ce qu’on appelle plus communément le « state building » – tout comme pour répondre aux « nombreux défis humanitaires et socioéconomiques » qui vont persister après l’indépendance.

(Maj, 23 mai) Cette décision a effectivement été approuvée au conseil des ministres des affaires étrangères, ce 23 mai. Télécharger : le texte des conclusions ici et le texte de décision là

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Que peut faire l’UE au Sud Soudan ?

Si tous les regards sont tournés vers la Libye en ce moment, il ne faut pas oublier les autres Etats notamment le voisin du sud soudanais. Une FFM (fact finding mission) autrement dit une « mission exploratoire » de l’Union européenne revient du Sud Soudan. Composée de différents agents, civils (diplomates, spécialistes développement…) comme militaires de l’UE, elle a permis de prendre la mesure de l’état du pays. Un nouvel Etat où tout est à construire : du nom du pays et de sa constitution en passant par le système gouvernemental, les réseaux de transport…

Si une action est déclenchée coté européen, elle pourrait ainsi prendre plusieurs formes : l’aide humanitaire et l’aide au développement, bien entendu (secteurs ssur lequel l’UE a su acquérir une compétence notable. Mais aussi une assistance en matière de sécurité. On ne parle pas encore de mission PeSDC en tant que telle. Mais il y a des éléments intéressants. L’objectif de l’UE – raconte un spécialiste du dossier – est d’obtenir une « vraie valeur ajoutée » dans la kyrielle de projets internationaux ou bilatéraux qui se mettent en place (les agences de l’ONU sont là ainsi que les Etats-Unis et le Royaume-Uni).

L’UE pourrait ainsi apporter son savoir-faire dans certains domaines civilo-militaires ou plutôt civilo-sécuritaires, comme la sécurisation de l’aéroport par exemple, ou l’établissement d’un système de communication sécurisé gouvernemental pour le nouvel Etat. Reste à maintenant à concrétiser ces projets et obtenir l’aval politique des Etats membres de l’UE.

NB : il est intéressant d’observer que sur le drapeau aux cotés des couleurs noir, rouge, verte qui sont souvent présentes sur le drapeau africain figurent le bleu et l’étoile jaune. On pourrait croire qu’il s’agit de la symbolique européenne. Il n’en est rien. Le bleu représente le Nil et l’étoile  représentant l’espoir et l’union du peuple (cette étoile à 5 branches figure d’ailleurs aussi sur plusieurs drapeaux africains : Burkina, Cameroun, Congo et, en vert, sur celui du Sénégal).

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Crise au Sud-Soudan ? Les Européens envisagent toutes les options

Contingent zambien de l'UNMIS escortant une équipe d'd'observateurs militaires (Crédit Photo : Forces canadiennes, LCdr Mike Fitzpatrick)

La date du référendum au Sud-Soudan approche (9 janvier). Et son issue vers l’auto-détermination, fait phosphorer les esprits dans les différents cercles politiques et militaires européens. Sur la table des ministres des Affaires étrangères des 27 , lundi, devrait ainsi se trouver un document intitulé « Options paper » qui envisage les différents scénarios de crise et les réponses possibles. Rosalind Marsden, la représentante spéciale de l’UE pour le Soudan (1), sera là également pour « briefer » les ministres sur la situation sur place, les risques réels ou supposés et le travail de la task force « Soudan » dont elle a la responsabilité.

Etre prêt au pire

Coté scénarios, le document est assez détaillé. Il envisage ainsi une gradation de scénarios : du plus calme (le référendum se déroule, sans troubles ni incidents) au pire (troubles armés en cascade et catastrophe humanitaire), en passant par toutes les étapes intermédiaires (troubles limités géographiquement, etc). Dans la pire hypothèse, il y aurait, selon ce document, près de 6 millions de personnes qui pourraient requérir une assistance.

Une réponse européenne politique et humanitaire

Coté réponses,  ce document envisage surtout la réponse humanitaire et politique. Au niveau humanitaire, il faut s’assurer des possibilités qu’ont les différentes agences de l’ONU, la Croix-Rouge ou les ONG de pouvoir intervenir dans une région qui reste peu accessible, pauvre et très peu dotée en infrastructures médicales notamment.

Au niveau politique, le mot-clé est « prévention de conflits« . Il s’agit d’une part de recenser tous les instruments européens susceptibles d’être utilisés comme la « facilité de paix pour l’Afrique », l’instrument de stabilité, etc… Il s’agit aussi de coordonner les efforts des diplomaties européennes avec les autres partenaires internationaux, notamment les Etats-Unis, l’Union africaine ou l’ONU, pour permettre des décisions rapides ou peser sur les différents gouvernements impliqués. Les positions européennes au Conseil de sécurité de l’ONU doivent aussi être définies pour soutenir, le cas échéant, une des options du plan de crise concocté par l’organisation internationale.L’ONU a, en effet, sur place une force de 10.000 militaires (1) qui pourrait être renforcée au besoin.

Une contribution à la force de l’ONU…

L’UE pourrait aussi contribuer à une éventuelle force de l’ONU, mais la demande sera « à adresser aux Etats membres« . Autrement dit, il n’est pas question d’une opération européenne mais d’une réponse européenne coordonnée à une demande internationale (un peu comme pour le Congo récemment). Concrètement, outre de possibles contingents, l’aide pourrait surtout être logistique pour acheminer des contingents africains ou pour renforcer la chaîne de commandement (comme lors de l’opération AMIS II au Darfour de 2005 à 2007). Comme le résume un haut responsable du ministère de la Défense français, « Il faut que l’UE se tienne prête à assumer ses responsabilités ».

Certains pays voudraient ainsi aller plus loin, particulièrement les Nordiques (Suédois et Finlandais notamment), déjà présents sur le terrain (dans le cadre onusien) et qui bouillent d’impatience de tester les battlegroups (2). Ils seront d’astreinte à partir du 1er janvier (3). Et si les « conditions sont réunies », ils entendent bien être les premiers à éprouver ce dispositif mis en place depuis 2007. Le parlement finlandais a prévenu : si le on ne peut tester le battlegroup en situation de crises, nous refuserons de donner les financements nécessaires pour la prochaine fois. Dans les groupes d’expert, on a d’ailleurs ressorti les vieux plans qui avaient servi notamment pour l’opération Artémis au Congo notamment…

NB : Une dizaine de pays de l’Union européenne participent à la force de la MINUS/UNMIS (selon les sources de l’ONU) : Belgique, Danemark, Espagne, Finlande, Allemagne, Grèce, Pays-Bas, Pologne, Roumanie, Royaume-Uni, Suède (auxquels il faut ajouter la Croatie et la Suisse). Mais les effectifs restent très limités : quelques hommes par pays (officiers dans l’Etat-Major ou observateurs militaires), pour une force qui comprend environ 10.000 hommes + 600 policiers.

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Dr Rosalind Marsden nommée représentant spécial de l’UE au Soudan

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visite aux forces de la Minuad en 2009 (crédit photo : FCO)

C’est finalement l’ancien ambassadeur britannique au Soudan, le Dr Rosalind Marsden, qui a été désignée comme représentant spécial de l’UE pour remplacer le Danois Torben Brylle, qui part vers d’autres horizons.

Dans sa feuille de route dressée par Lady Ashton, la diplomate en chef de l’Union, la préparation du referendum à Abyei et le Sud Soudan et une « attention soutenue » à la situation délicate du Darfour… Entrée effective en fonction : 1er septembre.

Rosalind Marsden a pour elle de bien connaître le pays où elle a été ambassadeur de sa Gracieuse majesté durant ces trois dernières années (avril 2007 à mai 2010). Indispensable au regard des évènements à venir. Elle est plutôt une habituée des postes « chauds ». Elle a été en poste à Basra en Irak (2006-2007) et à Kaboul en Afghanistan (2003-2006). Elle a également officié au Foreign Office comme chef du département des Nations-Unies (1996) ou chef de section du département des Communautés européennes (1983-1985).

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L’UE déploie des observateurs pour les élections au Soudan

Une délégation de 138 observateurs de l’Union européenne (UE), dirigée par l’eurodéputée belge PS, Véronique de Keyser, a commencé à se déployer actuellement au
Soudan, pour observer la préparation des élections et la campagne électorale : 58 observateurs sont déjà arrivés ou en voie de l’être. Ils seront renforcés pour la durée de l’élection par 80
suivants observateurs ainsi qu’une délégation du Parlement européen. Le Soudan organise des élections générales les 11 et 18 avril prochains. Un pays qui n’est pas petit (2,5 millions de km2) ni
pacifique. Autant dire que la mission de V. De Keyser ne sera pas de tout repos. 
« Il est évident que nous ne pourrons nous déplacer dans chaque
bureau de vote, nous allons prendre des échantillons (…). Nous allons tirer nos conclusions non seulement de nos observations mais aussi des tendances dans différentes régions et des données

», a-t-elle déclaré, selon l’AFP, lors d’une conférence de presse à Kharthoum.
« C’est une étape importante dans la mise en place de l’accord de paix
global et l’avenir politique du Soudan
» a expliqué, pour sa part, à Bruxelles Catherine Ashton, Haut représentant de l’UE pour les Affaires étrangères et la Politique de sécurité. « Le
rôle des observateurs européens n’est pas de valider les candidatures et les résultats mais seulement de vérifier que le processus d’élection respecte les critères internationaux d’élection
démocratique et sincère
» a-t-elle ajouté.

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