Somalie Ouganda

L’UE continuera de soutenir les efforts de l’AMISOM. Mais pas toute seule (maj)

L’UE continuera de soutenir les efforts de l’AMISOM. Mais pas toute seule (maj)

La reconquête de l'université de Mogadiscio par les soldats ougandais (crédit : AMISOM)

(BRUXELLES2) L’Union européenne a déjà fourni 325 millions d’euros pour soutenir la force de l’Union africaine pour la Somalie (Amisom), depuis 2007, selon les chiffres fournis par un expert européen avant la conférence pour la Somalie à Londres. Ce montant s’est accéléré dans les derniers mois. En 2011 ont été versés plus de 100 millions d’euros. Et 67 millions ont été engagés jusqu’à juillet 2012. ce n’est pas la seule aide européenne à la Somalie : l’UE a ainsi versé depuis 2008, 500 millions d’euros pour des projets visant à soutenir le développement (éducation, gouvernance, économie) et 210 millions d’euros en aide humanitaire.

Une contribution essentielle pour payer les salaires et la logistique

L’effort est conséquent ! L’Europe verse ainsi environ 10 millions d’euros par mois désormais à l’Union africaine pour l’Amisom (environ 130 millions d’euros). « C’est important car cela crée un cadre propice au développement » explique un officiel européen. Cette contribution de l’UE permet d’assurer les salaires des troupes, la logistique (transport, bâtiment, communications) et le soutien médical. Mais pas les « équipements et les armes fournis par les Américains », a confirmé un diplomate européen à B2.

Et cette somme pourrait augmenter dans l’avenir. José-Manuel Barroso, le président de la Commission européenne l’a confirmé officiellement lors de son point de presse avec le Premier ministre somalien aujourd’hui (mardi 21 février). « L’UE se tient prête à mobiliser des ressources supplémentaires afin de permettre une augmentation du nombre de troupes ». Mais l’UE ne veut plus continuer payer toute seule. « Notre effort ne couvre qu’une partie des besoins accrus ; j’appelle les autres donateurs et la communauté internationale à intensifier leur aide » a précisé J.M. Barroso. Si les chiffres sont confirmés, cela pourrait représenter environ une augmentation de 50% des subsides pour l’UE. La Commission souhaiterait, en particulier, que les pays arabes mettent un peu plus au pot. « Ce sera le message que nous voulons porter à Londres » a précisé un expert du dossier à B2.

(maj) Selon les informations communiquées à B2, cette augmentation se heurte à une difficulté interne à l’Union européenne. Les fonds disponibles au titre de la Facilité de paix pour l’Afrique – qui sert à financer l’Amisom – ne suffiraient pas à eux seuls. Et il faudrait puiser dans d’autres lignes du Fonds européen de développement. C’est la proposition de la Commission européenne. Or, ce fonds n’est pas « communautarisé » (il n’est pas inclus dans le budget communautaire). Et certains Etats membres sont réticents à cette ponction. Ils refusent également que l’Union s’engage de façon ferme à la conférence de Londres, jeudi.

L’heure à l’optimisme mais…

Cette conférence de Londres s’ouvre sur une note d’optimisme. « Nous passons d’une ère de non droit et d’extrémisme à une ère de paix et stabilité » a déclaré, Abdiweli Mohamed Ali, le Premier ministre somalien, à l’issue de sa rencontre à la Commission européenne. Optimisme rendu possible par les batailles gagnées sur le terrain. Sous le poids conjugué de l’offensive des Kenyans au Sud, de l’Ethiopie à l’Ouest, et des contingents burundais, djiboutiens et ougandais de l’AMISOM, renforcés par les premiers soldats somaliens entraînés et formés par l’Union européenne, les forces d’Al Shabab ont dû reculé d’abord de Mogadiscio puis de plusieurs villes du pays. Les Kenyans visent maintenant Kismayo, le poumon portuaire des Al Shabab, tandis que les Ethiopiens aidés de forces somaliennes visent le district de Yeed, porte névralgique pour libérer les régions de Bay et Bakool.

« Les forces d’Al Shabab semblent être en retraite » se réjouit un diplomate européen. Constat plus mesuré cependant pour des responsables de l’aide humanitaire européenne qui soulignent que nombre de populations restent encore « sous le contrôle des Al Shabab » et qu’il existe encore « plusieurs problèmes d’accès pour l’aide humanitaire » dans plusieurs endroits du pays. D’ailleurs, l’idée de lancer un processus de DDR – désarmement, démobilisation, réintégration – qui est souvent le signe d’un apaisement de la situation pour les combattants des milices islamistes, apparaît vraiment prématurée aux yeux des observateurs. « Ce n’est pas encore le moment. Cela viendra un jour j’en suis sûr » a concédé à B2 un haut diplomate européen.

La nouvelle AMISOM, augmentée des contingents kenyans

Carte de la Somalie avec les secteurs de la nouvelle Amisom (crédit : ONU / B2)

Selon le projet préparé par le secrétariat général de l’ONU et l’Union africaine, le plafond des effectifs de l’AMISOM devraient augmenter passant de 12.000 (*) à 17.331 hommes. Le plan de l’ONU prévoit également le déploiement de 260 policiers et de 2 unités de police constituées (FPU), chargées du maintien de l’ordre, comprenant chacune 140 personnes.

Cette augmentation serait notamment obtenue en incorporant les contingents kenyans déjà présents dans le sud du pays et menant actuellement l’offensive contre les Al Shabab. Une décision est attendue au Conseil de sécurité sur le sujet. La discussion est en cours à New-York notamment entre responsables européens et internationaux pour financer cette augmentation.

La répartition des troupes se ferait alors de la manière suivante :

  • Secteur 1 : Banadir    (Mogadiscio)    et    Shabelle    moyen    et    inférieur : contingents burundais et ougandais, effectif actuel (9 500 hommes).
  • Secteur 2 : Djouba moyen et inférieur (Kismayo) : contingent kenyan, transféré sous le commandement de l’AMISOM (4 700 hommes).
  • Secteur 3 : Gedo,    Bay    et    Bakool    (Baidoa)    et    partie    occidentale    de l’Hiraan : reste des contingents burundais et ougandais (2 500 hommes)
  • Secteur 4 : Galgudud, Mudug et une partie de la région de l’Hiraan (Beledweyne) : contingent djiboutien (1 000 hommes).

Selon le plan des Nations-Unies, l’AMISOM devrait également être renforcée par certains moyens notamment au niveau aérien (hélicoptères) et maritimes (navires).

(*) Un chiffre qui n’est pas encore atteint, il serait plutôt aux alentours légèrement inférieur 10.000 hommes.

Quelques questions délicates demeurent

Il reste encore nombre de sujets délicats pour la communauté internationale. Premier des sujets « délicats », le statut du Somaliland. Cette région du nord de la Somalie, assez stable et épargnée par les derniers troubles, a proclamé son indépendance et n’a pas participé à la dernière conférence de Garowe II qui a entériné un processus destinée à conforter le gouvernement fédéral : mise en place d’une assemblée constituante – désignée par les « ainés » – et d’une chambre haute, représentant les clans et régions, désignation d’un nouveau gouvernement qui remplacera le gouvernement de transition d’ici août. « C’est au peuple de Somalie de décider. » précise prudemment un diplomate européen. « Nous suivons la position de l’Union africaine » ajoute-t-il. « Si la structuration du gouvernement de la Somalie et son financement deviennent efficaces, la donne pourrait être différente » suggère-t-il cependant. Autre sujet délicat : que faire avec l’Ethiopie ? Celle-ci mène une offensive décisive, et possède des troupes bien entraînées. Mais elle ne semble pas intégrée dans la future Amisom. Troisième sujet : la possible levée de l’embargo sur les armes sur la Somalie. Demandée essentiellement par les autorités du Puntland, elle se heurte à nombre de difficultés. Ce point-là n’a, officiellement, pas été discuté entre Européens et Somaliens. « Le moment ne semble pas vraiment mûr » a expliqué à B2 un diplomate européen. Le Puntland est trop engagé dans des querelles de frontière, notamment avec le Somaliland, dans une zone stratégique où existent de nombreux champs potentiels de pétrole.

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La 3e session de formation d’EUTM Somalia entre dans le vif

(crédit : UE / EUTM)

(BRUXELLES2) La formation des soldats somaliens assurée par les Européens en Ouganda (EUTM Somalia) a franchi un nouveau cap aujourd’hui avec la fin de la session de plusieurs modules assurés par les instructeurs européens pour les officiers. Le ministre belge de la Défense, Pieter de Crem, était sur place la semaine dernière pour saluer les instructeurs belges. Cette formation a été entamée le 21 novembre dernier et doit se terminer en mai 2012. Un total de 251 militaires ont été formés – dont 20 juniors officiers et 147 sous officiers, 4 commandants de compagnie (Coy Comm) et 20 personnel de commandement de compagnie (Coy Staff) – avec un objectif : former l’ossature d’un système de contrôle et de commandement (C2) pour la future armée somalienne sous l’autorité du GFT (le gouvernement fédéral transitoire). Elle se termine dans les 2 derniers mois par une phase dite « de cohésion », permettant de mixer les officiers avec les autres soldats formés par les Ougandais (356 soldats).

La mission européenne a déjà formé 191 militaires lors de la première session de formation (21 juniors officiers et 170 sous-officiers), 282 lors de la seconde session (35 juniors, 247 sous-officiers) tandis que l’UPDF formait respectivement 716 et 587 soldats lors de la première et seconde session. En tout, au terme de ces trois sessions de formation, 2400 soldats somaliens auront été formés. Leur horizon géographique s’est élargi par rapport aux premières arrivées. « Ils viennent de partout maintenant, également du Somaliland. La sélection a été améliorée. »

« Les recrues Somaliennes sont enthousiastesIls prennent des notes, ils posent des questions » témoigne un officier européen à B2. « Ils ont la volonté, ils comprennent qu’ils sont l’espoir de la nation. (…) Nous essayons d’ailleurs de former aussi des citoyens pas seulement des soldats en leur donnant des rudiments du droit international humanitaire, axant sur les notions de respect de la vie, d’égalité des sexes, de la charte des soldats… Des valeurs universelle. C’est important car ils communiqueront aussi cette information à leur environnement, leur famille, … »

L’Union européenne a déployé en Ouganda environ 125 militaires – ce chiffre fluctue en fonction des semaines, il y en a 117 actuellement (dont 26 Français).

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Un Néerlandais à la tête de l’OpsCenter ?

(BRUXELLES2, exclusif) C’est finalement un « captain » néerlandais – et non un officier général – qui pourrait prendre la tête de l’OpsCenter, le centre opérationnel établi à Bruxelles chargé de coordonner les opérations de l’Union déployées dans la Corne de l’Afrique (piraterie – Eunavfor Atalanta ; formation militaire – Eutm Somalia ; et Eucap – renforcement des capacités maritimes). Le nom doit encore être confirmé ce vendredi. Les ambassadeurs du COPS – le Comité politique et de sécurité – se revoient, en effet, pour finaliser la décision.

Selon les informations recueillies par B2, le directeur de l’OpsCenter devrait être le captain Ad van der Linde, qui a été un des portes-paroles du ministère néerlandais de la défense (directeur adjoint de l’information) et était jusqu’à peu encore impliqué au QG maritime de l’OTAN à Northwood pour l’opération anti-piraterie « Ocean Shield ».

Si cette nouvelle est confirmée, on peut en tirer quelques premières conclusions, à la fois au niveau politique comme opérationnel. D’un point de vue politique, on peut noter que l’Etat-Major de l’UE aurait gagné son bras de fer contre les Etats membres. Et on peut ajouter que ce n’est pas un ressortissant d’un des pays du groupe de Weimar+ (Allemagne, France **, Italie, Espagne, Pologne), pourtant promoteur de cette idée d’un QG permanent et de son succédané, l’OpsCenter.

Au point de vue opérationnel, on peut considérer que le rôle dévolu à l’OpsCenter devrait être limité et manquer d’autonomie, à la fois par rapport à l’Etat-Major, comme par rapport aux missions. Cette nomination a aussi des conséquences très concrètes. Un grade et une nationalité ont une signification très pratique au niveau militaire. Le grade de ce responsable va le mettre concrètement sous l’autorité du chef d’Etat-Major, Van Osh. On imagine mal un captain contester les décisions d’un général, de la même nationalité. De même, il ne pourra pas vraiment s’imposer face à un rear-admiral – commandant l’opération Atalanta – ou un alter ego, en grade, un colonel – commandant l’opération Eutm Somalia. L’OpsCenter ne semble pas parti pour briller de mille feux… Tout au plus, pourra-t-il jouer un rôle de liaison, et de coordination, au sens technique, pas au niveau stratégique ou tactique.

(*) Il faut bien veiller à ne pas traduire immédiatement captain par son acception « capitaine ». Un captain de la Navy équivaut à un capitaine de vaisseau dans l’armée française, ou à un colonel dans l’armée de terre. La dénomination exacte dans la marine néerlandais est Kapitein ter zee.
(**) La France a apparemment brillé par son efficacité multipliant les candidatures, on en a compté jusqu’à trois, témoigne un diplomate (non tricolore). Ce qui n’a effectivement pas été du meilleur effet. Il y avait un candidat officiel et deux officieux.

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Trois officiers européens de haut rang à Mogadiscio

(BRUXELLES2, exclusif) L’information diffusée par B2 dans ses « confis » est désormais confirmée coté européen. Le président du comité militaire de l’UE, le général Håkan Syrén, accompagné du commandant de l’opération Atalanta, le contre-amiral britannique Duncan Potts, et le chef de la mission de formation des soldats somaliens (EUTM), le colonel irlandais Michael Beary se sont rendus à Mogadiscio pour discuter avec les autorités nationales. L’information avait été gardée confidentielle, jusqu’au dernier moment, pour des raisons de sécurité. Mais c’est en soi une première.  Jusqu’ici aucun officier européen n’avait posé, officiellement, le pied à Mogadiscio. Et on se souvient qu’il y a toujours un otage – un agent de la DGSE française aux mains des Al Shabab. C’est en quelque sorte le signe d’un semblant de normalisation de la capitale somalienne, redoutée jusqu’ici comme la peste. Et ce n’est pas le seul.

Les trois officiers généraux ont rencontré des représentants du gouvernement fédéral de transition et des régions semi-autonomes du Puntland et de Galmudug (NB : mais pas du Somaliland qui refuse souvent de participer aux travaux de l’autorité centrale). Les entretiens ont porté sur la stabilisation de la Somalie et la lutte contre la piraterie. Les Européens ont notamment réaffirmé le besoin d’une coopération plus étroite des autorités somaliennes ; la sécurité du pays ne pouvant être soutenue par l’avancée du processus politique. Celui-ci est en effet en partie bloqué. Ainsi la Somalie n’a toujours pas adopté de législation permettant de considérer la piraterie comme un crime. « Le problème de la sécurité en Somalie est aussi notre problème  - a ainsi précisé Duncan Potts - et nous devons les combattre tous ensemble ». L’objet de la discussion était également de pouvoir préciser les contours de la future mission civile de renforcement des capacités maritimes, qui comporte un important volet en Somalie.

Une autre visite officielle 

(crédit : Foreign Office UK)

William Hague, le ministre britannique des Affaires étrangères, était également en visite à Mogadiscio, jeudi (2 février). La première visite officielle d’un ministre britannique depuis presque 20 ans, précise-t-on au Foreign office. Et la première visite, tout court, d’un officiel occidental depuis des années (*). Le chef de la diplomatie britannique a rencontré le président Sharif Sheikh Ahmed, le Premier ministre et le maire de Mogadiscio mais aussi le chef de l’AMISOM, la mission de l’Union africaine pour la Somalie, le Général Fred Mugisha. « Les problèmes de la Somalie ne se résolveront pas en une nuit. Mais le Royaume-Uni espère que la conférence organisée à Londres (dans quelques semaines) agira comme un catalysateur pour un nouvel effort de long terme international et somali » a-t-il précisé.

Le nouvel ambassadeur du Royaume, Matt Baugh, a présenté ses lettres de créance. Mais contrairement à ce qu’ont précisé certains médias, il ne résidera pas sur place. Il sera basé à l’ambassade de Nairobi (au Kenya). Les Britanniques cherchent aussi rouvrir leur ambassade dans la capitale somalienne ; « aussitôt que possible,dès que les circonstances locales le permettront ».

(*) Le prince héritier saoudien avait fait une visite il y a six mois à Mogadiscio, le 27 août, au nom de la Fondation humanitaire Alwaleed, qu’il préside.

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Le Puntland devient une destination officielle

(crédit : DFID/Uk)

(BRUXELLES2) Andrew Mitchell, le ministre britannique au Développement, est un des premiers (*) ministres européens à avoir fait le déplacement au Puntland, région autonome de Somalie d’où sont originaires nombre de pirates qui écument l’Océan indien.

Mitchell était ainsi à Garowe ce lundi (30 janvier) après avoir Gedo dans le sud du pays samedi (28 janvier). Durant sa visite, il a annoncé un soutien britannique pour plusieurs projets, l’un concernant les services de santé (20 millions £), l’autre la saisie par les forces de police du Puntland des armes en circulation, le troisième consistant en une aide aux groupes de déminage (Mines Advisory Group).

Une conférence sur la Somalie

Mais ce déplacement était aussi, et surtout, destiné à préparer la conférence sur la Somalie que le Royaume-Uni organise le 23 février à Londres (voir le site de la conférence). Une conférence dont Mitchell entend bien qu’elle clôture plus de 20 années d’échec en Somalie et ouvre la porte vers une approche internationale forte, permettant de s’attaquer aux causes et aux effets des problèmes auquel le pays fait face. « We want to secure a new, stronger international approach in London next month, to break this cycle of decline and offer ordinary Somalis hope of a better future » a expliqué le Ministre. « The famine was caused by a terrible drought, high food prices and insecurity – conditions made much worse by the fact Somalia is a failed state. Famine, piracy, terrorism – these are all symptoms of years of breakdown. »

(*) Ce n’est cependant la première visite d’officiels européens. Les responsables militaires d’Eunavfor Atalanta se sont déjà rendus sur place à plusieurs reprises. Et en avril 2010, une délégation de plusieurs diplomates européens — emmenée par l’Espagnol Nicolas Martin Cinto au titre de la présidence espagnol, le Français Renaud Ferrand et des diplomates italien, belge et finlandais — s’étaient rendus dans la capitale du Puntland, rencontrer des membres du gouvernement puntlandais ainsi que des Anciens.

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La Serbie va participer à l’opération Eutm Somalia

(BRUXELLES2) Plusieurs militaires serbes devraient rejoindre d’ici la fin de l’année, l’Ouganda, et la mission européenne de formation des soldats somaliens (EUTM Somalia). La Serbie l’a confirmé. Et une décision est prête du coté des 27, pour accepter l’ancienne république de Yougoslavie au titre des pays contributeurs à la mission.

La Serbie n’a pas tardé à mettre en application l’accord cadre signé avec l’UE en mai dernier. Les premiers militaires serbes – deux officiers – ont rejoint le QG européen d’Atalanta à Northwood. Pour la Serbie, cette participation est importante, « Ce n’est pas une remise en cause du principe de neutralité (proclamé par la Serbie). C’est la preuve d’un processus d’intégration que la Serbie veut mener jusqu’au bout » a tenue à préciser la secrétaire d’Etat de la défense serbe, Tanja Miscevic, lors d’une conférence sur la neutralité au XXIe siècle tenue à Belgrade, selon les propos rapportés par nos collègues de l’Agence Tanjug.

La Serbie a fait de la participation aux opérations internationales un vecteur important de son renouvellement militaire et du retour à une certaine légitime internationale. En 2012, il y aua 570 militaires serbes déployés de par le monde, soit une augmentation de 150 personnes a précisé T. Miscevic.

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L’Europe allonge 50 millions pour l’Amisom

(BRUXELLES2) 50 millions d’euros, c’est la somme que la Commission européenne a débloqué, lundi (5 décembre), pour l’AMISOM, la mission de l’Union africaine en Somalie. Une décision qui « montre clairement que l’UE reste déterminée à épauler l’AMISOM dans sa mission d’instauration des conditions préalables indispensables pour permettre aux autorités somaliennes de garantir la sécurité de leurs citoyens et de faire avancer le processus de paix », selon Andris Piebalgs, le commissaire européen chargé du développement.

Cette nouvelle aide de l’UE va permettre à l’AMISOM d’augmenter ses effectifs jusqu’au niveau autorisé par les Nations unies (12 000 hommes). L’UE prend en effet en charge une partie des coûts de la mission, notamment les allocations des soldats, les soins médicaux, le logement, le combustible et les équipements de communication.

Depuis 2007, l’UE a versé 258 millions € à l’Amisom chargée de la protection d’infrastructures clés (bâtiments du gouvernement et aéroport international de Mogadiscio) pour le gouvernement fédéral de transition. Après de nombreux déboires, l’Amisom a repris récemment le contrôle de la majeure partie de la capitale, Mogadiscio. Tandis que le front ouvert au sud du pays par le Kenya mobilise les forces des Al Shabab et permet aux Ougandais et Burundais qui fournissent la quasi-majorité de l’Amisom (en attendant les Sierra Leonais) de consolider leurs positions autour de la capitale somalienne.

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Les Britanniques forment les Sierra leonais pour l’Amisom

(BRUXELLES2) 4 parachutistes britanniques du 2e bataillon du régiment de parachutistes ont entraîné des forces sierra leonaises au tir au mortier, annonce le ministère britannique de la Défense. Une formation qui s’inscrit dans la préparation des troupes du Sierra Leone qui viendront renforcer l’AMISOM (la mission de l’Union africaine en Somalie) à partir d’avril 2012. « Quand ils vont à la Somalie, de combat ne s’arrêtera pas pendant la journée, ils ont donc besoin d’avoir la capacité d’éclairer la zone en dehors de leur bases d’opérations avancées. » explique le chef de mission, le sergent major Dean Stokes.

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Aide humanitaire renforcée pour la Corne de l’afrique

(BRUXELLES2) L’UE a approuvé aujourd’hui – par la voie d’une décision (sans débat) du Conseil des ministres – a approuvé le renforcement de la ligne budgétaire d’aide humanitaire de 33,86 millions d’euros en engagements et 20 millions d’euros en paiements, issu principalement de la réserve d’aide d’urgence, afin de fournir une aide humanitaire en réponse à la sécheresse dans la Corne de l’Afrique et aux inondations au Pakistan.

23,86 millions d’euros en engagements vont être destinés à la Corne de l’Afrique, en plus des 157,4 millions d’euros d’aide humanitaire dont l’UE a déjà fourni à l’Éthiopie, le Kenya, la Somalie et Djibouti. Les nouvelles ressources seront utilisées notamment pour assistance alimentaire, la santé, l’eau et l’assistance aux réfugiés.

16,5 millions d’euros en engagements seront mis à disposition au Pakistan pour permettre aux organisations humanitaires pour fournir des secours à la population touchées par les inondations. 10 millions d’euros sont garantis par l’aide d’urgence de réserve et 6,5 millions d’euros provenant des fonds restant de la ligne budgétaire d’aide humanitaire.

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Un nouveau batch à EUTM

(crédit : EUTM Somalia, novembre 2011)

(BRUXELLES2, exclusif) Silencieusement, la mission européenne de formation des soldats somaliens (EUTM) déployée continue son travail. Une formation de 626 soldats et 40 sous-offs somaliens démarre en Ouganda le 21 novembre. Ils sont tous arrivés – ou en voie de l’être – au camp de Bihanga à l’ouest de l’Ouganda. Objectif des Européens : former et entraîner 4 compagnies, avec des spécialités bien identifiées (soutien médical, déminage, transmissions…) qui pourront être à pied d’oeuvre dans la 2e partie de 2012. Pour la première fois, se réjouit-on au commandement d’EUTM, il y a des hommes venus du Puntland et du Galmudug, et non pas seulement de Mogadiscio. Ce qui est encourageant pour le futur, souligne les experts du dossier. En revanche, point ou très peu d’hommes venus du Somaliland. Cette région du nord de la Somalie choisit, de plus en plus, la voie d’une indépendance vis-à-vis du gouvernement central.

Lire aussi : passation de commandement à EUTM Somalia

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Bavure dans le conflit entre le Kenya et les Al-Shabaab

(BRUXELLES2) Au moins sept pêcheurs kenyans sont présumés morts, tués par la marine kenyane vendredi dernier (4 novembre). Une dizaine de pêcheurs étaient partis de Mombasa. Repérés par la marine kenyane qui patrouille le long des côtes somaliennes, ils ont été interrogés dans la nuit de jeudi à vendredi, puis relâchés, ayant pu prouvé leur qualité de pêcheurs, selon des témoignages des survivants et de leurs familles. Mais ensuite alors qu’ils repartaient, de la zone de Kiunga près du Ras Kamboni à la frontière somalienne, ils ont été mitraillés. Plusieurs pêcheurs ont sauté à l’eau, mais seuls trois ont pu regagner la côte.

Les forces kenyanes ne reconnaissent pas ces faits, selon le quotidien The Nation. Le major Chirchir, porte-parole, livre même une autre version : « les militaires ont demandé au navire de s’arrêter. Mais celui-ci a continué de s’approcher à grande vitesse des navires. Les marins ont alors répliqué. (…) Nous croyons que plusieurs militants (des Al Shabab) étaient à bord. » Et le militaire d’appeler « la population à signaler à la police toute personne qui serait soignée pour des blessures par balles ». L’armée kenyane a ainsi reconnu avoir coulé deux bateaux. Mais elle estime qu’ils étaient « ennemis » remplis de militants d’Al Shabab (plus d’une dizaine seraient morts reconnaît-elle).

Les autorités kenyanes ont déclaré toute la zone proche des côtes somaliennes et kenyanes, « zone de sécurité », interdisant toute navigation.

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Des forces spéciales britanniques en Somalie

Le 539 Assault Squadron (Crédit : ministère britannique de la Défense)

(BRUXELLES2) « Des commandos d’élite, des Royal Marines, ont débarqué en Somalie pour s’emparer d’un chef tribal », rapporte le Daily Mail, dans son édition du 29 octobre. La nouvelle peut paraître surprenante. Mais le quotidien populaire livre une version assez détaillée de cette opération qui s’est déroulée en juillet dernier, avant que les Tebbutt, un couple britannique qui était dans un complexe touristique au Kenya soit enlevé (le mari David a été tué lors de l’attaque et sa femme Judith est toujours otage des Somaliens).

A la faveur de la nuit, la petite unité de 24 hommes du 539 Assault Squadron quitte le navire de débarquement RFA Cardigan Bay, à bord de deux Viking, des petits véhicules amphibies blindés. Ils abordent la côte somalienne dans la zone disputée entre le Puntland et le Somaliland. Quelques échanges de coups de feux ont lieu. Les marines sont protégés par des mitrailleuses et des grenades fumigènes. Les Royal Marine peuvent alors entrer en contact avec ce chef respecté, rapporte le quotidien populaire.

Une réunion à bord du RFA Cardigan Bay

Les Marines n’étaient pas là tout à fait au hasard au Somaliland puisqu’ils participaient à un exercice Cougar de formation des forces de sécurité de cette ancienne colonie britannique qui est de plus en plus indépendante de la Somalie. Le ministère de la défense britannique a ainsi bien confirmé qu’une petite équipe de militaires « a visité le Somaliland en juillet à l’invitation du gouvernement du Somaliland pour le conseiller sur la façon de développer la capacité du Somaliland à gérer sa propre sécurité », face au terrorisme et à la piraterie. Les commandos des Royal Marines ont alors fourni « un passage sûr à une personne influente pour lui permettre d’assister à une réunion à bord du RFA Cardigan Bay avec le président Silanyo, un certain nombre de ministres du gouvernement du Somaliland et des fonctionnaires et militaires de la Marine du Somaliland pour discuter des questions de défense. » On ne sait pas dans quelle mesure

Un soutien actif au Somaliland

Ce soutien s’inscrit dans la stratégie du gouvernement britannique en Somalie, « qui prévoit une large gamme de soutien à travers le territoire de la Somalie » précise pudiquement le ministère et « comprend aussi le soutien au secteur de la sécurité non seulement en Somalie mais aussi à travers l’AMISOM (la mission de l’Union africaine en Somalie) et la mission EUTM de formation de l’UE pour assurer la stabilité à Mogadiscio ». A Londres, outre la piraterie et la menace des groupes islamiques radicaux qui s’en prennent aux étrangers, on est particulièrement inquiet de voir la Somalie remplacer le Pakistan et l’Afghanistan comme principal lieu d’entraînement des terroristes « made in UK » (nés au Royaume-Uni).

NB : on ne sait pas si ce responsable était totalement volontaire, s’il a apprécié les « discussions » à bord du RFA Cardigan Bay et comment il est reparti (s’il est reparti).

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