Libye

La mission frontières en Libye : trop tard, trop faible ?

Enfants libyens avec le drapeau européen (crédit: EEAS)

(BRUXELLES2) Il n’est pas évident que la mission EUBAM Libya (qui va se décider cette semaine) pourra avoir « une vraie valeur ajoutée ». C’est le sentiment de l’eurodéputée allemande Franziska Brantner (Verts), spécialiste des questions de défense et sécurité pour son groupe, qui s’est confié à quelques journalistes (dont B2). Et d’expliquer. « Au départ, j’étais pour une mission de la PSDC (politique de sécurité et défense commune). Mais maintenant je suis très sceptique. Cette mission arrive un peu tard. Elle est un peu sous-dimensionnée. » Et ses objectifs « On aurait peut-être été plus vite en envoyant quelques experts financés par la Commission européenne » au titre de l’instrument de stabilité, par exemple. « Aujourd’hui, le problème le plus préoccupant est plutôt  la question du désarmement et de la démobilisation (DDR). Ce sont les milices qui, de fait, contrôlent certains points de passage. »

Former sans vraiment connaître la situation

Pour F. Brantner, la future mission EUBAM Libya n’embrasse pas toutes les questions. Ce n’est pas seulement un problème de garde des frontières. « Il y a un contexte politique très complexe, où les Touaregs ne reconnaissent pas la frontière. » Et elle ne paraît pas très au fait de certaines questions. « En Libye, la situation est très volatile dans le sud. » Mais « les équipes d’évaluation n’ont pas été dans le sud », et ne pourront y aller tout de suite apparemment (comme le prouvent quelques télégrammes diplomatiques dont B2 a eu connaissance, détails sur le Club). Résultat, les Européens risquent bien « de former des gens à une situation qu’ils ne connaissent pas. » En fait, l’eurodéputée l’impression que ce n’est pas tant la gestion politique de ses frontières par la Libye qui intéresse les Européens. « C’est la frontière maritime et le contrôle de l’immigration – empêcher que les migrants franchissent la Méditerranée – qui nous intéresse le plus. On est ainsi davantage dans une mission de type Frontex » que de stabilisation.

Faiblesse européenne

De façon plus générale, l’eurodéputée regrette le faible engagement sur place. Alors que l’Union européenne avait ouvert, très vite, un bureau de liaison à Benghazi, celui-ci est fermé aujourd’hui. « Ce qui est une erreur. Car le responsable du bureau avait développé un réseau important sur place. » Et la délégation ouverte à Tripoli avec tambours et trompettes, n’a plus aujourd’hui de chef de délégation en titre. « Elle compte juste deux personnes. Ce qui est bien peu. » D’autant que, sur place, les différents acteurs européens (Italiens, Français, Britanniques…) sont « en compétition ». L’objectif semble ainsi davantage de « conquérir des marchés » ou de placer des pions au niveau national que « de jouer européen ».

Perte de crédibilité dans le Maghreb

Pour l’Union européenne, il y a ainsi une perte de crédibilité. Mais ce n’est pas limité à la Libye. Les pays environnants aussi sont concernés. L’eurodéputée estime que « l’Union européenne a perdu beaucoup de crédibilité dans le Maghreb, suscité beaucoup d’espoirs, promis beaucoup mais peu réalisé ». Le “more pour more” est un « leurre ». « En fait, rien n’a vraiment changé ». « Les activistes des ONG de droits de l’homme en Egypte et Libye, sont amers. Ils nous demandent “qu’est-ce que vous faites aujourd’hui ?” ».

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Eubam Libya sur les rails. Officialisée la semaine prochaine… (Maj)

(BRUXELLES2) Il aura fallu plus de deux ans après le début de l’offensive occidentale en Libye pour que l’Union européenne lance, enfin, une mission d’assistance aux frontières (EUBAM Libya). Si cette mission avait été demandée ardemment par certains pays, elle avait suscité la réticence de plusieurs autres (Royaume-Uni notamment) estimant notamment que le gouvernement libyen n’était pas consolidé. La position officielle du SEAE s’était ralliée à cette dernière position. Finalement l’évolution politique en Libye (la constitution d’un gouvernement) mais également l’évolution sécuritaire avec l’augmentation de la menace terroriste aux pourtours de ce pays (attentat d’In Amenas en Algérie, offensive djihadiste et touareg au Mali notamment) ont convaincu les plus réticents de la nécessité de boucler rapidement cette mission.

La décision cadrant cette mission est prête depuis plusieurs semaines (ainsi que les lecteurs membres du Club le savent déjà, EUBAM Libye, le projet de décision est prêt. Détails). Le budget est adopté et le chef de mission désigné. Il ne manque plus, en fait, pour adopter formellement ce texte et donc permettre le déploiement de la mission qu’une “pièce” extérieure au dispositif européen : un Ok de Westminster. On attend en effet l’avis de la commission parlementaire britannique sur les questions européennes. La décision serait alors donc prête à être adoptée la semaine prochaine.

Selon nos informations, la mission aura un objectif  à court terme : « aider les autorités libyennes à se doter des capacités nécessaires pour améliorer la sécurité aux frontières libyennes terrestres, maritimes et aériennes » et un objectif à plus long terme : « définir une stratégie plus large de gestion intégrée des frontières ». La mission sera commandée par un Finlandais, Antti Hartikainen, et un Britannique devrait être son adjoint. Elle devrait démarrer en juin pour une durée de 24 mois. Dotée d’un budget de 30,3 millions d’euros, elle disposera d’environ 165 personnels : 83 personnels détachés par les Etats membres, 27 contractuels internationaux et 54 contractuels locaux (+ le chef de mission).

(Mis à jour mercredi 22 mai) La décision devrait être adoptée par procédure écrite le mercredi 22 mai.

Lire aussi :

Et sur le Club de B2 (pour les membres- s’abonner ici) :

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Un Finlandais nommé à la tête de la mission EUBAM Libye

(BRUXELLES2) Comme les lecteurs du Club le savent déjà, c’est un Finlandais qui devrait commander la mission européenne d’assistance à la sécurité aux frontières en Libye. Antti Hartikainen, est l’actuel directeur général des Douanes finlandaises, mais a exercé de nombreuses responsabilités internationales notamment dans la mission de l’UE déployée aux frontières moldaves et ukrainiennes (EUBAM Moldavie / Ukraine). Lire la suite sur le Club (article ouvert à tous)

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Après le Mali… la Libye

(BRUXELLES2) La mission EUTM Mali sur les rails, passons à l’échelon suivant de la stratégie européenne dans le Sahel et le nord de l’Afrique : la Libye. Cela fait des mois que B2 a parlé de cette “possible” mission de la PSDC en Libye. L’échéance se rapproche. Le concept de gestion de crises (CMC) a été adopté par les “27″, le 31 janvier dernier, avec l’ambition d’accélérer le tempo. Les premiers recrutements (une quinzaine) ont démarré. Et une dernière mission d’évaluation repart sur le terrain, le 14 mars, pour peaufiner le Concept d’opération (Conops). Celui-ci pourrait être adopté fin avril ; selon le même format que pour la mission EUTM Mali, c’est-à-dire un “Conops +” assez détaillé pour permettre le reste de la planification de se dérouler plus rapidement. La décision de lancement ainsi que le budget pourrait ainsi être approuvé fin mai. Et le démarrage de la mission est prévu en juin. D’après les informations qui nous sont parvenues, la nécessité est forte : le système de gestion des frontières est mal coordonné, les contrôleurs mal formés, et il manque d’équipements…

Lutte contre l’immigration ou stabilisation

La mission recèle cependant une contradiction. Pour certains Européens, il est primordial d’assurer le contrôle des frontières dans un but de stopper l’immigration en provenance d’Afrique. Il s’agit là de reprendre les projets entamés avec le régime de Kadhafi visant à empêcher l’arrivée d’immigrés africains qui traversent la Libye. En clair, on a une mission “frontex +” (du nom de l’agence européenne de contrôle aux frontières. Pour les autorités libyennes, apparemment d’après les premières missions d’évaluation de l’UE, ce n’est d’ailleurs pas tant le contrôle des côtes ou des aéroports qui leur semble primordial mais davantage la frontière sud. Un point de vue partagé par les spécialistes anti-terroristes, pour qui il est important d’éviter l’instabilité le passage d’hommes ou de matériel vers ou du Mali, voire vers l’Algérie. Fortement centrée sur le contrôle de l’immigration libyenne vers l’Europe, ce déséquilibre sera, sans doute, à corriger. Le risque est grand en effet que l’enjeu de cette mission soit tout autant les flux de migration sud-sud ou le risque de terrorisme interne que le contrôle nord-sud.

Analyse détaillée de la situation de la gestion des frontières, des différents axes de la future mission et des postes en recrutement, disponible pour les abonnés du Club

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Contrôle des passeports en temps réel à Tripoli (Libye)

(BRUXELLES2) Avis aux criminels de tout poils ou personnes recherchées par Interpol ! L’aéroport international de Tripoli est désormais relié à Interpol pour le contrôle des passeports en temps réel. le dispositif a été inauguré aujourd’hui (6 mars). Les autorités libyennes chargées du contrôle des frontières auront ainsi la possibilité de consulter directement les banques de données d’Interpol et d’accéder au réseau Interpol pour repérer des passeports volés ou perdus et contribuer à l’identification des personnes recherchées, y compris des terroristes présumés ou des criminels opérant à l’échelle internationale. La banque de données d’Interpol contient quelque 36 millions de documents auxquels ont accès 166 pays; elle est consultée plus de 50 millions de fois par mois.

Cette installation a été financée par l’Union européenne dans le cadre d’un programme de l’Instrument de stabilité à hauteur de 2,2 millions d’euros. Un programme qui s’intègre dans une stratégie plus générale de l’UE pour sécuriser les frontières libyennes et qui débouchera sur la mise en place d’une mission européenne de la PeSDC.

Le programme, qui a démarré en septembre dernier, se compose de trois volets:

  1. le renforcement du bureau central national (BCN) d’Interpol libyen et de son réseau, qui couvre notamment les services centraux chargés de la lutte contre la drogue, de la sécurité des frontières et de la migration, ainsi que les principaux points de franchissement des frontières libyennes que sont les aéroports internationaux, les ports maritimes et les principaux points de passage terrestres avec la Tunisie et l’Égypte ;
  2. le renforcement de la capacité d’analyse criminelle de la direction de la police judiciaire du ministère de l’Intérieur ;
  3. une étude stratégique de la criminalité transnationale organisée et des menaces terroristes en Libye.
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La mission “frontières” en Libye va franchir un cap décisif (Maj)

(BRUXELLES) Alors que l’opération européenne au Mali connait une nette accélération, la mission “frontières” que l’Union européenne compte déployer en Libye va connaitre très prochainement une évolution notable. Le temps des évaluations est terminé. Et une dernière main est donnée au concept de gestion de crises (CMC) qui devrait être approuvé par les ministres des Affaires étrangères lors de leur réunion le 31 janvier prochain. Puis suivra une mission d’évaluation afin de peaufiner les détails et préparer les autres documents de planification (CONOPS, OpPlan, etc.).

Le rôle de l’Union européenne

L’Union européenne a effectivement proposé de prendre en charge dans l’effort de la communauté internationale, coordonné au sein de l’ONU, la question de la sécurité des frontières libyennes. Une question qui prend tout son relief et son importance avec la récente avancée des forces rebelles et islamistes au Nord du Mali. Comme l’a récemment indiqué le M. Anti-Terrorisme de l’UE, Gilles de Kerchove, « la dimension Sahel dans les frontières libyenne est tout à fait importante ».

Cette mission était déjà dans les “starting blocks” européens avant même le déclenchement de l’opération française Serval au Mal. Mais il est évident que de même qu’il y a une accélération du calendrier de déploiement de la mission de formation de l’armée malienne (EUTM Mali), la mission “frontières” en Libye devrait aussi connaitre une nette poussée (Nb : tout dépendra de la volonté du gouvernement libyen).

Formation, soutien, conseil

L’objectif pour les Européens est désormais de voir cette mission approuvée par les 27 au cours du premier trimestre 2013, avec un déploiement sur le terrain d’ici l’été. Cette mission – qui sera “civile” (*) et de type EUBAM – aura pour fonction d’aider les autorités libyennes à renforcer leurs frontières terrestres comme maritimes, à assurer la formation du personnel, comme de structurer le dispositif central (au niveau des directions générales des ministères). Un des objectifs est ainsi de réduire le risque de groupes passant d’un coté ou de l’autre des frontières. Un des enjeux encore en discussion – et qui doit encore évalué, avec les autorités libyennes, est la capacité européenne à pouvoir être présente sur la frontière “sud” du pays (vers le Niger, le Tchad ou le Soudan par exemple). L’UE pourrait aussi fournir certains équipements manquants aux autorités libyennes.

(*) Cela signifie qu’elle sera payée sur le budget communautaire, aura une chaine de commandement intégralement européenne, et sera composée de différents éléments. Cela ne signifie pas nécessairement que des militaires (ou d’anciens militaires) ne seront pas présents dans cette mission.

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David Cameron souhaite armer les rebelles syriens

(Crédit : Prime Minister's office)

(B2) Avec la réélection de Barrack Obama à la tête de la Maison Blanche, David Cameron compte revenir sur l’embargo européen sur les armes à destination de la Syrie. Selon The Guardian, Londres remet toutes les options sur la table, et armer les rebelles serait l’une des plus plausibles. La visite du Premier ministre, mercredi 7 novembre, dans le Camp de réfugiés de Zaatari (Jordanie) aurait été, toujours selon le quotidien britannique, l’élément déclencheur de ce changement de cap. Et maintenant que le chef du gouvernement y réfléchit, il est fort probable que le conseil de sécurité national en discute lors d’une réunion extraordinaire la semaine prochaine. Cette nouvelle position arrive également au moment où l’opposition syrienne se réunit à Doha, au Qatar, afin de resserrer les rangs et d’essayer de former un gouvernement de transition. Elle s’appuie sur une analyse juridique. L’embargo sur les armes à destination de la Syrie contient – selon les Britanniques – un principe de proportionnalité  qui permettrait de lever les restrictions face à l’éventualité d’une catastrophe humanitaire. Cela coïncide aussi avec la réélection de B. Obama et d’un nouveau mandat promettant une approche américaine plus marquée à l’encontre du régime d’Assad. Ce qui pourrait également faire l’affaire de la Turquie dont le ministre des affaires étrangères, Ahmet Davutoglu, a émis, jeudi (8 novembre), l’éventualité de demander à l’OTAN de déployer des missiles PATRIOT le long de  sa frontière avec la Syrie. Bref, toute une série de circonstances simultanées pour cette seule semaine.

Lire l’article du Guardian

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Une mission européenne en Libye ? Sans s’presser !

(BRUXELLES2, opinion) Cela fait bientôt deux années que l’Union européenne réfléchit à une mission en Libye et un an que le conflit en Libye est terminé. Et l’Union européenne « étudie » toujours l’éventualité d’une mission visant à assister les Libyens dans la gestion des frontières, à reconstruire une armée nationale ou des forces de police intégrées…

Une nouvelle mission d’évaluation

Ainsi une nouvelle Fact Finding mission (FFM en langage codé) va partir sur le terrain, début octobre, pour faire une nouvelle évaluation des missions possibles. Ce n’est pas la première… Et j’ai bien peur que ce ne soit pas la dernière. Ce qui est inquiétant, c’est qu’on ne sent pas un fort impetus politique de l’Union européenne pour s’engager sur la stabilisation et la sécurisation de la Libye, malgré toutes les belles paroles… Au contraire. On a l’impression de revivre, comme des bis repetitae en boucle, l’opération ratée d’Eufor Libya !

On attend, on attend !

Toutes les raisons – bonnes ou mauvaises – justifient de ne pas prendre de décision tout de suite… Hier, on arguait du fait que “le conflit n’est pas terminé” ou la situation “n’était pas stabilisée“. Ensuite cela a été : “nous attendons l’évaluation faite par l’ONU”, puis on a attendu “les résultats de l’évaluation” et “un feu vert de l’ONU“. Une fois l’évaluation connue et le feu vert de l’ONU donné – l’Union européenne étant expressément chargée de travailler sur la gestion des frontières, on a attendu “les élections”, puis la nomination d’un “Premier ministre. Aujourd’hui que le Premier ministre est nommé, on attend… le nouveau gouvernement « Le nouveau gouvernement n’a pas encore été formé. Il est important de négocier au bon niveau » explique – sans rire – un haut diplomate européen. Plusieurs experts du dossier – militaires et civils – m’avaient confié, “quand on ne veut pas agir, on trouve toujours une bonne raison” ; nous avons là toutes les preuves de cette volonté d’absence… (Nb : vous pouvez imaginer sans peine, les excuses suivantes…)

Commentaire : tout cela n’est pas très sérieux. On a l’impression de revivre un peu ce qui se passait pour le Sahel. Ou sans s’presser, on planifiait une mission de sécurité, en trouvant à chaque fois toutes les bonnes excuses pour ne pas accélérer le processus. A ce rythme, demain, soit les Libyens n’auront plus besoin des Européens car ils auront trouvé mieux, plus vite auprès d’autres partenaires (privés ou publics), un peu plus dynamiques que les Européens ; soit la Libye aura commencé à devenir instable et incontrôlable. Début 2012, un papier d’options pour une telle mission devait être discuté au niveau des ministres. Depuis… rien. De fait, il semble que des raisons très pragmatiques s’opposent au lancement d’une nouvelle mission européenne… L’une est budgétaire. Une nouvelle mission de l’UE ne peut être lancée que si les moyens sont diminués dans les autres missions. Il faut que les différentes “reviews” terminées (Eulex Kosovo, Eumm Géorgie) ou encore à l’oeuvre (Eupol Afghanistan, Eupol Copps et Eubam Rafah…) fassent leur effet avant de pouvoir dégager les ressources budgétaires supplémentaires. L’autre est politique. Il y a en Libye différents intérêts des Etats membres, notamment du Royaume-Uni mais aussi de l’Italie ou de la France, comme des Etats-Unis, qu’il importe de ne pas contrecarrer. Ajouté au complexe de la “belle au bois dormant”, vous avez là un résultat où il importe davantage de rechercher une bonne excuse de ne pas agir que de forcer l’action…

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