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148 millions d’euros supplémentaires pour la Palestine

L’UE, premier bailleur de fonds dans les Territoires palestiniens occupés (crédits: Commission européenne)

(BRUXELLES2) 148 millions d’euros vont être débloqués afin de soutenir l’Autorité Palestinienne et l’ Office de secours et de travaux des Nations unies pour les réfugiés de Palestine dans le Proche-Orient (UNRWA) a annoncé la Commission mercredi (27 mars). Ces fonds viendront de l’Instrument européen de voisinage et de partenariat (IEVP) et du Programme d’action annuel (PAA).

Cette aide se répartira en deux composantes :

- 108 millions seront alloués au mécanisme PEGASE (Mécanisme Palestino-Européen de Gestion de l’Aide Socio-Économique) qui gère l’aide européenne et internationale en Palestine. Ce mécanisme a pour but de soutenir le Plan national palestinien de développement en apportant une aide financière à l’Autorité Palestinienne afin que celle-ci puisse poursuivre la construction d’un Etat, combler ses déficits et garantir ses obligations (éducation, santé…) envers la population.

- 40 millions seront apportés au budget 2013 de l’UNRWA afin que l’office puisse poursuivre ses projets auprès des populations réfugiées à l’étranger (éducation, santé, services sociaux).

L’Union européenne reste le principal bailleur de fonds en Palestine. En 2013, une première aide de 100 millions d’euros avait été débloquée afin de répondre aux besoins urgents du peuple palestinien.

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L’UE toujours prête à réinvestir dans une nouvelle EUBAM Rafah

Points de frontière dans la Bande de Gaza (Crédit : EUBAM Rafah)

(BRUXELLES2) En adoptant des conclusions sur le processus de paix au Moyen-Orient, les Ministres de l’UE ont aujourd’hui exprimé «leur aptitude à faire usage des instruments (européens) afin de soutenir les efforts des parties, dont la possible réactivation, de manière appropriée, de la mission Eubam Rafah.»

En accord avec la résolution 1860 du Conseil de Sécurité de l’ONU, appelant à autoriser l’accès humanitaire sur Gaza, l’UE se dit donc prête à «explorer de nouvelles possibilités afin de faire face à la situation dans la Bande de Gaza». La mission de contrôle du poste frontalier – entre l’Egypte et la Bande de Gaz – par les douaniers européens pourraient donc être réactivée et dotée d’un nouveau mandat, qui à la fois autoriserait davantage l’accès humanitaire dans la zone et contrôlerait les flux illégaux d’armes en direction de Gaza. Le terme “de manière appropriée” signifie que le mandat pourrait ne pas exactement correspondre à celui mis en place en 2005 qui, de toute façon est aujourd’hui dépassé.

Mise en place en 2005, la mission était en stand-by depuis que le Hamas avait pris le contrôle de la Bande de Gaza en janvier 2006. En juillet 2012, l’UE avait décidé de réduire les activités de la mission mais de laisser une présence européenne sur place (4 personnes) au cas où la situation changerait et la mission serait appelée à être redéployée.

Lire aussi : EUBAM Rafah réduit la voilure

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Dernier avertissement à Israël avant la fessée ?

(BRUXELLES2) Les Ministres européens des affaires étrangères ont réagi aujourd’hui (10 décembre) par les menaces à la décision israélienne de lancer un nouveau projet de colonie en zone E1 (Cisjordanie). “Nous allons être très attentifs aux développements. Nous avons été très clairs là-dessus. Et nous pensons qu’il est l’heure de voir un certain changement“, a déclaré Catherine Ashton, la Haute représentante de l’UE lors de sa conférence presse, sans préciser cependant le degré d’attention que l’Union compte porter sur la question.

Interdiction de produits issus des colonies à l’agenda de la présidence irlandaise ?

Eamon Gilmore, le Ministre des affaires étrangères irlandais l’avait annoncé en mai dernier dans le Irish Times l’Union européenne pourrait interdire tout produit issu des colonies israéliennes, illégales en vue du droit international et des dirigeants européens. C’est à nouveau le message passé à demi-mot parmi les conclusion de la réunion. Les ministres promettent de suivre les développements dans la zone E1 et leurs conséquences et «d’agir en conséquence». On devine que certains pays ont voulu mettre sur la table de sanctions, si l’Etat d’Israël persiste. L’Union européenne n’a pas osé aller si loin ;  les Etats pro-Israël au Conseil (Pays-Bas, république Tchèque, Allemagne…) ne voulant pas voir prononcer ce mot.  «Les Etats-membres réitèrent leur engagement à s’assurer de la mise en place continue, pleine et véritable de la législation européenne et des accords bilatéraux applicables aux produits issus des colonies.» Bruxelles semble durcir le ton. Mais de façon très subtile… Aujourd’hui, ces produits sont autorisés mais ne sont pas compris dans l’accord de droits de douane préférentiels que l’UE a avec Israël.

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La Palestine obtient son statut d’Etat observateur à l’ONU. Les Européens soutiennent

Applaudissements à la fin du vote sur la Palestine à l'ONU (crédit : UN Photo/Rick Bajornas)

(BRUXELLES2) 138 voix pour, 41 abstentions, 9 voix contre. La majorité exprimée à l’Assemblée générale de l’ONU à New York jeudi (29 novembre) a été suffisamment claire pour que la Palestine obtienne son statut d’Etat observateur aux Nations-Unies sans trop de difficulté. Après avoir beaucoup hésité, plusieurs pays ont finalement rallié soit le camp des “Oui”, soit se sont abstenus. Plusieurs des Etats réticents au statut de la Palestine ont finalement fait le choix de ne pas être totalement négatifs et de s’abstenir. Ce qui revient au même dans le vote mais un autre effet au niveau politique. A noter que la séance était présidée par le ministre serbe Vuk Jeremic !

Malgré leur différence de vote, les déclarations des différents ministres européens des Affaires étrangères ont été unanimes pour souhaiter une reprise du processus de paix et saluer la solution. Sur ce point l’Europe a évité le pire : la différence de vote exprime davantage un différence d’approche qu’une contradiction politique. On peut lire les différentes déclarations des ministères, mis en lien sur le précédent article ou ci-après en cliquant sur le pays.

L’effet d’entraînement

Il est indéniable sur ce point que la position française, assez vite imprimée d’un vote positif, a entraîné un effet de bascule de plusieurs pays qui ont attendu le jeudi (29 novembre) pour afficher leur intention. L’Italie, la Grèce et la Suède ont ainsi voté oui. Tandis que l’Allemagne ou les Pays-Bas traditionnels opposants basculaient, eux, dans l’abstention.

Finalement 14 pays de l’Union européenne ont voté oui (Autriche, Belgique, Chypre, Danemark, Espagne, Finlande, France, Grèce, Irlande, Italie, Luxembourg, Malte, Portugal, Suède), 12 se sont abstenus (Allemagne, Bulgarie, Estonie, Hongrie, Lettonie, Lituanie, Pays-Bas, Pologne, Roumanie, Royaume-Uni, Slovénie, Slovaquie), et 1 seul a voté contre (république Tchèque). Celle-ci a été le seul pays d’Europe à se retrouver aux côtés d’Israël et des Etats-Unis (avec le Canada, Tonga, Micronésie) ; ce qui est assez fidèle à une position constante de cet Etat (lire : « Défensive » une « erreur » tchèque chargée d’histoire…). A comparer aux 11 votes Oui, 11 Abstentions et 5 Contre à l’Unesco il y a un an, on voit bien l’évolution.

On peut aussi tirer comme leçon de ce vote que l’Union européenne arrive à prendre des positions différentes des Etats-Unis et ne pas se retrouver minorisée.

Signalons enfin que parmi les adhérents/associés à l’UE, déclarés ou potentiels, l’Islande, la Norvège, la Serbie, la Suisse et la Turquie ont voté oui. Tandis que l’Albanie, la Bosnie-Herzégovine, Croatie, le Montenegro, et la Fyrom/Macédoine (les Balkans en quelque sorte) s’abstenaient.

La solution à 2 Etats

Cette reconnaissance a été saluée rapidement jeudi soir (minuit) par Martin Schulz, le président du Parlement européen. « Je considère cela comme un pas important pour avoir une représentation palestinienne plus visible, plus forte et plus efficace » a-t-il déclaré. L’institution démocratique avait déjà marqué, dans une récente résolution, son soutien à la candidature de la Palestine pour devenir un Etat non-membre observateur à l’ONU. Et de réaffirmer son soutien à « une solution à deux Etats sur la base des frontières de 1967, avec Jérusalem comme capitale des deux Etats, avec l’État d’Israël et un État de Palestine indépendant, démocratique et viable, vivant côte à côte dans la paix et la sécurité ».

Cependant a averti Schulz : « Le vote d’aujourd’hui à l’Assemblée générale des Nations Unies n’est en aucun cas un substitut à une solution politique globale négociée acceptable par les deux parties. Nous appelons les deux parties à faire tout leur possible pour revenir à la table des négociations et de créer les conditions pour la reprise des pourparlers de paix directs. »

Lire aussi : Face à la reconnaissance de la Palestine, les Européens hésitent. Mais finalement une majorité vote oui

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Face à la reconnaissance de la Palestine, les Européens hésitent. Mais finalement une majorité vote oui (maj4)

Face à la reconnaissance de la Palestine, les Européens hésitent. Mais finalement une majorité vote oui (maj4)

Le drapeau palestinien déployé sur le rond-point Schuman par l'ONG Avaaz lors du dernier conseil des ministres des Affaires étrangères

(BRUXELLES2) L’Union européenne hésite encore sur la position à adopter vis-à-vis du statut de la Palestine et de sa reconnaissance comme Etat observateur (non membre) à l’ONU. « L’UE et ses États membres poursuivent leurs discussions sur la façon dont les Etats membres vont voter, si la résolution est présenté pour un vote jeudi» précisait-on mardi (27 novembre) du coté de la Haute représentante de l’UE pour les Affaires étrangères. Ajoutant : « l’UE n’a aucun commentaire sur le débat interne au sein des États membres sur leurs positions possibles ».

Pour l’UE : un Etat mais plus tard

La position européenne reste ambigüe sur le volte mais claire sur le processus de paix. « L’Union européenne a exprimé à plusieurs reprises son soutien et souhaite pour la Palestine de devenir membre à part entière de l’Organisation des Nations Unies dans le cadre d’une solution au conflit. L’UE a également travaillé sans relâche pour faire avancer l’état des capacités de l’Autorité palestinienne efforts et continuera de le faire. Rappelant la Déclaration de Berlin de mars 1999, l’UE réaffirme qu’elle est prête à reconnaître un État palestinien, le cas échéant.» Ce qui est généreux sans nul doute mais peut paraître inconséquent. « Seule une solution politique au conflit peut apporter une sécurité durable, sur la base d’une solution à deux Etats. » Pourquoi faire un point d’arrivée de la négociation alors qu’il est notoire que ce sera un point de départ ? C. Ashton le reconnait « Quel que soit le résultat d’un vote le 29 Novembre, il est important que toutes les parties concernées oeuvrent pour un règlement du conflit avec le but, sur la base de négociations directes sans délai ni condition préalable. » (nb : donc sans avoir la demande d’arrêt de la colonisation comme le demandent les Palestiniens).

Plusieurs Etats vont s’abstenir

La situation de la Haute représentante est inconfortable. Elle reflète une division des Européens. Mais les esprits évoluent. Si certains Etats avaient prévu de s’abstenir, d’autres qui, auparavant, étaient des plus fidèles soutiens d’Israël – comme les Pays-Bas – s’apprêtent ainsi à changer de position et pourraient s’abstenir également. Le changement de coalition avec l’arrivée d’un nouveau ministre Frans Timmermans conduit ainsi à une position plus équilibrée de La Haye, pour contribuer à la paix entre Israéliens et Palestiniens.

En Allemagne on a aussi quelques doutes, l’opposition appelant à se rapprocher des Palestiniens. Mais finalement, le porte-parole du ministre allemand des Affaires étrangères l’a confirmé mercredi (28 novembre), l’Allemagne ne votera pas en faveur de la position palestinienne mais pas contre non plus. L’abstention est une évolution notable. explication est venue jeudi. « Nous n’avons pas pris cette décision à la légère. Elle a été pesée et c’est une décision équilibrée » a précisé Guido Westerwelle le ministre des Affaires étrangères. « Nous voyons, d’une part, les préoccupations légitimes des Palestiniens pour leur propre État. Nous savons aussi, d’autre part, notre responsabilité particulière pour Israël et pour un développement pacifique et stable dans la région. » Et d’ajouter : « à notre avis, on peut avoir des doutes sur le but recherché par les Palestiniens et si cela peut être utile au processus de paix. Nous craignons qu’il amène à plus de durcissement » (déclaration du ministère allemand).

De même que le Royaume-Uni qui avait conditionné son vote positif à la réunion de plusieurs conditions, notamment l’absence d’utilisation de la Cour pénale internationale. Plusieurs pays – comme la Bulgarie, la Hongrie, l’Estonie, la Lettonie ou la Lituanie – vont s’abstenir à défaut de pouvoir se ranger derrière une position européenne (s’il y en a une).

La France votera Oui, d’autres aussi

Quant à la France, ce sera “Oui”. Laurent Fabius, le ministre français des Affaires étrangères, l’a confirmé tout à l’heure (mardi 27 novembre) en réponse à une question d’un député à l’Assemblée nationale, invoquant la continuité — du discours de Mitterrand à la Knesset en 1982 à la reconnaissance de la Palestine à l’Unesco l’année dernière (sous Sarkozy) —. « La France répondra oui, par souci de cohérence. (…) Ne cachons pas que le moment où cette question va être proposée est un moment très délicat (…) parce que le cessez-le-feu est extrêmement fragile, parce qu’il y a des élections israéliennes, parce qu’il y a un changement dans la composition de l’Administration américaine. » « C’est seulement par la négociation que nous demandons, sans condition et immédiate entre les deux parties que l’on pourra aboutir à la concrétisation d’un État palestinien » a ajouté le ministre français.

D’autres aussi (maj)

Plus d’une dizaine d’autres Etats européens devraient suivre et approuver la demande palestinienne. Notons parmi eux la plupart des pays non membres de l’OTAN — l’Autriche, l’Irlande, Chypre, Malte, la Finlande — ainsi que des pays traditionnellement supporters de la cause palestinienne —, la Belgique, l’Espagne, la Grèce, l’Italie, le Luxembourg, le Danemark et la Slovénie notamment.

Le ministère grec des Affaires étrangères a justifié ce vote comme « conforme à une position de principe traditionnelle de notre pays sur la résolution du problème du Moyen-Orient basée sur deux Etats (…). La Grèce estime que le moment est venu pour les Israéliens et les Palestiniens à vivre – comme c’est leur droit inviolable – en sécurité dans leur pays » ajoute-t-il (lire la déclaration grecque).

L’Espagne, après quelques tergiversations internes (notamment au sein du cabinet du Premier ministre Rajoy), devrait aussi endosser sa position traditionnelle et voter en faveur.

Idem en Belgique. Après une hésitation, et une réunion du Kern (le cabinet restreint), le pays a finalement décidé son soutien à la Palestine. Traditionnel supporter des Palestiniens, elle avait laissé entendre qu’elle pourrait s’abstenir, pour suivre la position prônée par les Européens. Mais prenant en compte « un groupe sans cesse croissant de partenaires européens qui soutiennent la résolution », le ministre des Affaires étrangères Didier Reynders, a finalement apporté un soutien qui « implique un appel à Israël et l’Autorité palestinienne de reprendre les négociations de paix sans conditions préalables pour parvenir à une solution à deux États viables et sûrs » indique un communiqué du ministre (lire la déclaration belge en néerlandais).

En Italie, c’est aussi une déclaration de la Farnesina, survenue jeudi (29 novembre), quelques heures avant le vote, qui a fixé la position « Cette décision fait partie intégrante (de la politique) du gouvernement italien visant à relancer le processus de paix avec l’objectif de deux États, Israël et Palestine, vivant côte à côte dans la paix, de la sécurité et de la reconnaissance mutuelle. » précise le communiqué du ministère italien des Affaires étrangères qui souligne également combien « le gouvernement a renforcé des relations déjà excellentes avec Israël, où le président du Conseil (Nb : Mario Monti) est allé deux fois le mois dernier » (lire la déclaration italienne).

La Suède a aussi annoncé, en dernière minute, voté “Oui”, par la voix de son ministre Carl Bildt. « Notre position a toujours été de lutter pour l’unité au sein de l’UE. Mais comme un tel consensus n’a pu être atteint, nous voterons la résolution. » Ce qui constitue un revirement par rapport à la position prise sur l’Unesco il y a un an par le pays nordique. Cette position « doit être considérée comme un soutien clair à une solution à deux Etats et aux efforts pour faire démarrer les négociations concrètes d’un tel processus. Toutefois, cela ne signifie pas une adhésion à part entière qui nécessite bien sûr une décision du Conseil de sécurité de l’ONU. » (lire la déclaration suédoise)

D’autres pays européens non membres de l’UE voteront également en faveur du statut de la Palestine (Norvège, Suisse et Turquie).

Un seul Non ?

En fait, très peu d’Etats européens voteront “Non”. Seule la république Tchèque avait confirmé cette position avant le vote. Comme l’a précisé à notre confrère Radio Prague, le porte-parole du ministère tchèque des Affaires étrangères, Vít Kolář : « Nous n’acceptons pas les démarches unilatérales susceptibles de menacer le processus de paix étant une base d’une solution à deux Etats ».

Les positions ont évolué dans le temps

En 15 ans, les positions des Etats européens ont fluctué, dans un sens ou dans l’autre.

Après la déclaration d’Alger en 1988, plusieurs pays européens avaient déjà reconnu la Palestine comme un Etat, notamment l’Autriche, Malte et Chypre ainsi que plusieurs pays de l’Est de l’époque (Bulgarie, Hongrie, Pologne, Roumanie, Tchécoslovaquie, Yougoslavie) tout comme l’Albanie et la Turquie. Sans reconnaître formellement l’Etat, d’autres pays ont élevé d’une manière ou d’une autre, à des moments variables, leurs relations avec l’Autorité palestinienne la reconnaissant comme une délégation de Palestine (France) ou une délégation générale palestinienne (Allemagne, Belgique, Espagne, Grèce, Italie, Pays-Bas, Portugal, Royaume-Uni) – selon l’Institut européen de coopération euro-Arabe (Medea).

Lors du dernier débat international, en 2011, pour reconnaître la Palestine comme membre de l’Unesco. 5 pays de l’UE avaient voté “Non” : république Tchèque, Allemagne, Lituanie, Pays-Bas, Suède. 11 avaient voté “Oui” : Autriche, Belgique, Chypre, Finlande, France, Grèce, Irlande, Luxembourg, Malte, Slovénie et Espagne. 11 s’étaient abstenus : Bulgarie, Danemark, Estonie, Hongrie, Italie, Lettonie, Pologne, Portugal, Roumanie, Slovaquie et Royaume-Uni.

Mis à jour : mercredi 12h et 20h (rappel des positions passées, position espagnole) jeudi 19-20h (position belge, italienne, suédoise). + liens avec les sites des déclarations

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Protéger les VIP, des officiers palestiniens en “stage” à Paris

(BRUXELLES2) Trois officiers supérieurs palestiniens de l’unité de police de gardes et de protection (PGUs) viennent de rentrer d’un séjour d’étude d’une semaine en France. Séjour organisé par la mission de police de l’UE pour les territoires palestiniens (EUPOL COPPS).

Une semaine pour faire le tour des meilleures unités de protection française

Ils sont venus apprendre aux côtés des différents services de police et de gendarmerie français. Des services plutôt prestigieux comme le service de l’équipe de protection présidentielle française (DPI), le Service de Protection des Hautes Personnalités (SPHP), le Service de protection de sécurité (CRS) ainsi que le service de sécurité du ministère de l’intérieur (SSMI).

On l’aura compris, cette visite vise à faire partager la connaissance française en matière de protection des VIP (personnalités) et des institutions aux membres de l’autorité palestinienne. Au menu : rencontre avec les officiers de terrain français, discussion des procédures standards opérationnelles, des structures de commandement, des pratiques de gestion de crise ou encore des méthodes de vidéo surveillance (CCTV). Les trois hommes se sont également rendus au centre parisien des opérations et dans l’une des casernes des CRS. Les officiers sont maintenant de retour à Ramallah, en Cisjordanie où ils auront certainement de multiples occasions de mettre leur enseignement à l’épreuve, notamment former leurs personnels.

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Un Carabinieri prend la tête de Eubam Rafah

(BRUXELLES2) C’est un italien, le colonel Francesco BRUZZESE DEL POZZO, qui va prendre la tête de la mission EU BAM Rafah à partir du 1er octobre 2012. Il est nommé pour la durée de la mission, jusqu’au 30 juin 2013 (sauf si celle-ci est prolongée). Il remplace ainsi son compatriote le captain Davide Palmigiani (Lire : Palmigiani nommé à la tête d’Eubam Rafah, à titre provisoire).

Né à Bari en octobre 1953, après des études à l’école militaire de Nunziatella, Francesco rejoint les Carabinieri à 23 ans, en 1976. Il est affecté et commande différentes unités : Venise (enquête) en 1977, Belluno (police militaire) en 1978-79, le quartier général de Montella (1981-1982), de Piove in Sacco (1982-1985) et de Seregno (1985-1992). Il obtient, en parallèle, un diplôme en sciences politiques à l’université de Padoue, complété ultérieurement par un diplôme en sciences de sécurité à l’université de Rome. En 1992, il est nommé chef des opérations pour la province de Bologne jusqu’à 1996 ; c’est l’époque de l’opération mani pulite (mains propres).

En 1996, il passe au niveau international. Il effectue une mission en Bosnie-Herzégoine, à Mostar, au sein de l’unité de police de l’UEO (l’Union pour l’Europe occidentale) – dans ce qui est le prémice des opérations de la PeSDC – afin de coordonner l’établissement d’une force de police unifiée entre Croates et Bosniens. Ce qui n’est pas une mince affaire ! Il puis passe ensuite en Albanie comme conseiller principal du programme d’assistance à la police (MAPE) de l’UEO (1997-1998) chargé de remettre sur pied la police albanaise après la “faillite” de l’Etat albanais. Il est ensuite conseiller “police” de l’UEO (1998-1999) et chef de la planification du MAPE au quartier-général à Bruxelles (1999-2001).

En 2001, effet du traité de Nice, il passe dans l’unité de police du Conseil de l’Union européenne qui vient juste d’être constituée, dont il devient le directeur adjoint en 2004 (jusqu’à fin 2007). En 2008, il occupe le poste de chef de la planification au sein du CPPC (l’Etat-major des opérations de gestion de crise civile, Civilian Planning and Conduct Capability). Et depuis 2009, il dirigeait le département “recherche et études” du CoESPU (Center of Excellence for Stability Police Units).

 

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EUBAM Rafah réduit la voilure

(BRUXELLES2) La mission de surveillance du point frontière de Rafah (EUBAM Rafah) entre la bande de Gaza et l’Egypte va diminuer ses activités. Cela fait presque cinq ans – fin 2007 – que la mission a suspendu ses opérations. Elle n’a pu être redeployée après la prise de contrôle par le Hamas de la bande de Gaza. On avait pu espéré un moment qu’elle pourrait l’être après le processus de réconciliation entamé entre le Fatah et le Hamas. Cela n’a pu être le cas.

Plusieurs options ont ainsi été étudiées depuis quelques mois : la fermeture de la mission, sa fusion avec Eupol Copps, la nomination d’un même chef pour les deux missions (à double chapeau), son maintien dans le format actuel. C’est une voie médiane qui a été choisie : la mission garde une certaine autonomie avec un chef de mission mais voit ses effectifs réduits à 4 personnes dont le chef de mission, un expert en douanes,  un expert en frontières. Le mandat est conservé de manière intégrale. Cela « permet à l’Union européenne de maintenir l’acquis de l’accord et de rester prêt en cas de redéploiement au point de passage de Rafah, si les conditions politiques et de sécurité le permettent » explique un connaisseur du dossier. En revanche, son budget a été diminué : le quartier général notamment a été transféré d’Ashkelon à Tel Aviv – au siège de la Délégation de l’Union européenne – . Ce qui permet certaines économies très utiles aujourd’hui alors que d’autres missions s’apprêtent à être déployées en Afrique (lire aussi : Trois missions en cours de déploiement). Le budget de la mission a ainsi été établi à moins d’un million d’euros (980.000 euros) jusqu’à juin 2013.

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