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Réunion technique à Istanbul sur le nucléaire iranien

(BRUXELLES2) Les experts des six pays dits “E3+3″ (Allemagne, France, Royaume-Uni, Chine, Russie, Etats-Unis) se sont retrouvés comme prévu à Istanbul, lundi (18 mars), pour “des discussions techniques” avec l’Iran sur la question du nucléaire. Sous la houlette de Stephen Klement, expert nucléaire, qui coordonnait la réunion, les experts des E3+3 ont apporté des « précisions » sur la proposition de renforcement de la confiance révisée présentée à l’Iran lors de la réunion d’Almaty les 26 et 27 Février derniers. La réunion a également « été l’occasion pour les experts de E3+3 et les experts iraniens d’explorer leurs positions sur un certain nombre de sujets techniques » précise un communiqué de la Haute représentante. Prochaine réunion : au niveau politique à Almaty les 5-6 Avril.

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Nucléaire iranien : un processus de discussion engagé

la réunion à Almaty (crédit : EEAS / AFP)

(BRUXELLES2) Le principal résultat de la réunion d’Almaty entre les E3+3 (Européens + USA, Russie, Chine) et l’Iran est d’avoir convenu un planning de rendez-vous. Une réunion entre les experts techniques aura lieu à Istanbul le 18 Mars. « Ceci est important, parce que c’est une occasion pour les Iraniens d’examiner en détail avec leur personnel technique, la proposition que nous mettons sur la table » a expliqué Catherine Ashton, la Haute représentante de l’UE pour les Affaires étrangères qui présidait la réunion. Et une nouvelle réunion au niveau politique aura lieu à Almaty, les 5 et 6 avril.

Une proposition de confiance

Pour la Haute représentante un premier pas a été franchi. « Nous avons mis ce que nous appelons une proposition de mise en confiance sur la table. C’est l’occasion pour l’Iran de prendre des mesures initiales qui permettraient d’améliorer la confiance de la communauté internationale dans la nature pacifique de tout son programme nucléaire, en échange de quoi nous ferions des choses ainsi. Cela pourrait nous conduire à être en mesure d’avancer davantage avec des discussions substantielles.

Mais la prudence demeure. « Le sentiment d’Almaty aujourd’hui, c’est que nous avons maintenant un processus (engagé). Mais l’optimisme réel viendra quand nous commencerons à voir des progrès réels. Notre espoir est de voir l’Iran avancer, prendre en compte cette proposition, l’accepter et s’engager à mettre en œuvre leur partie. Ce sera un réel progrès, et ce sera la véritable cause de l’optimisme. »

Télécharger la déclaration de la Haute représentante de l’UE après Almaty pdf

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Les discussions avec l’Iran reprennent… à Almaty. Une offre révisée de l’UE

(BRUXELLES2) C’est finalement au fin fond de l’est européen, à Almaty (Alma-Ata), au Kazakhstan, que se tient aujourd’hui une nouvelle session – la première depuis huit mois sans rencontre – entre Européens et Iraniens. « Nous sommes venus ici avec une offre révisée » a expliqué Catherine Asthon, la Haute représente de l’UE pour les Affaires étrangères, qui préside la réunion. « Nous avons l’intention de conduire ces discussions et de faire des progrès pour répondre aux préoccupations de la communauté internationale sur la nature du programme nucléaire iranien. Notre objectif est de faire en sorte d’avoir une bonne conversation détaillée, avec l’ambition de constater des progrès d’ici la fin de la réunion. » Une offre qui prend « en compte ce que les discussions antérieures ont apporté, les questions soulevées par l’Iran et celles soulevées par les E3 +3 » ainsi que l’évolution de « la situation » en Iran notamment.

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Les opposants iraniens en résidence surveillée depuis 2 ans. L’UE proteste

(BRUXELLES2) La mise en résidence surveillée – depuis deux ans déjà – des dirigeants de l’opposition iranienne Mehdi Karroub et Mir Hossein Moussavi, ainsi que de l’épouse de Moussavi, Zahra Rahnavard, a appelé une réaction d’inquiétude de la Haute représentante de l’UE pour les Affaires étrangères. Celle-ci, par la voix du son porte-parole, a expliqué sa « très vive préoccupation » et lancé un appel aux autorités de la République islamique d’Iran « de leur accorder leur droit à la liberté de mouvement ».

Violation des droits de l’homme

La mise en résidence surveillée a « été faite sans aucune procédure légale, en violation des obligations internationales de l’Iran à respecter les droits fondamentaux de tous ses citoyens » a-t-elle rappelé. « À la connaissance de l’UE, ils ont eu accès très limité à des visites, y compris de leurs propres membres de famille, qui ont été harcelés: et ce malgré les appels répétés de la communauté internationale pour remédier à la situation. »

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L’Iran aura la bombe. Changement de donne au Moyen-Orient ?

L’Iran aura la bombe. Changement de donne au Moyen-Orient ?

Le Premier Ministre israélien, Benjamin Netanyahu, s'adresse à l'Assemblée générale des Nations Unies, le 27 septembre 2012 (crédit: ONU/J Carrier)

(BRUXELLES2) Les négociateurs du nucléaire iranien (E3+3) se retrouvent aujourd’hui au service diplomatique européen (SEAE). Mais le dossier semble aujourd’hui dans l’impasse.

Des sanctions qui ralentissent au mieux…

Certes les sanctions – européennes et américaines – font leur effet sur l’Iran ; en témoignent la chute du Rial et la baisse des exportations pétrolières. Certes quelques “frappes” ciblées (cyberattaques, “neutralisation” de chercheurs, explosions subies d’installations…) ont été menées avec succès. Et si la menace d’une frappe plus militaire, menée par les Israéliens est régulièrement agitée. On ne peut pas cependant dire que toutes ces mesures aient un effet radical. Elles ne semblent, en effet, pas réussir à arrêter la volonté iranienne de se doter d’un outil militaire nucléaire. Au mieux, elles le compliquent, le ralentissent… C’est un sentiment partagé par plusieurs experts du dossier. Et le chef de de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AEIA), le Japonais Yukiya Amano, l’a confirmé officiellement mardi lors d’un séjour à Paris. « Nous surveillons les activités des sites nucléaires en Iran et ne voyons aucun effet », a-t-il dit à la presse. « Par exemple, leur production d’uranium enrichi à 5 et 20% se poursuit à un rythme plutôt constant ».

Un changement de régime changerait-il la donne ?

Les occidentaux parient sur une colère de la population qui puisse aboutir à un renversement de régime. Mais à supposer que cela se produise, il n’est pas sûr qu’un autre régime change la marche de l’ancien empire perse vers le nucléaire. Cela semble une hypothèse tout à fait crédible aujourd’hui : Téhéran aura, un jour ou l’autre, la bombe nucléaire. Et ce jour pourrait s’inscrire dans la prochaine décennie. Ce programme a d’ailleurs été démarré sous le régime du shah Il faudra alors s’habituer à cette nouvelle donne qui est, somme toute, logique. Le premier “ennemi” ou rival pour l’Iran n’est pas Israël souvent désigné mais ses voisins arabes ou musulmans. Si on se met à la place de l’Iran, avec d’un coté le Pakistan doté de la bombe, de l’autre l’Arabie saoudite, officiellement non nucléarisée, mais pouvant bénéficier d’engins disposant de la bombe, voire Israël qui a cette arme (même si elle ne l’a pas déclaré officiellement), on serait tenter d’adopter la même position.

La bombe iranienne aggravera la tension ou l’abaisser

Cette nouvelle donne va-t-elle aggraver l’instabilité dans la région ? Ou d’une certaine façon, arrivera-t-on à un équilibre de la terreur, comme celui qui a présidé en Europe ? Et ce de fait à une régulation des tensions ? Quelle conséquence cela aura sur le traité de non prolifération (dont l’Iran est partie contrairement au Pakistan) ? L’Iran quittera-t-il le traité ? D’autres pays qui n’ont pas aujourd’hui la bombe ou du moins officiellement vont-ils se doter de cette arme ou l’afficher publiquement ? Quelle importance aura cette “nouvelle” vague de “nucléarisation” ? La notion de dissuasion nucléaire ne va-t-elle pas subir de ce fait une “démonétisation” puisqu’elle sera partagée désormais par davantage de pays ? C’est là où doit peut-être aussi se concentrer désormais notre analyse.

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Iran : les Européens misent sur l’étranglement du régime

(BRUXELLES2 à Luxembourg) Les “27″ ministres des Affaires étrangères ont adopté aujourd’hui (15 octobre) un nouveau train de sanctions contre l’Iran. Un train majeur puisque sont visés l’industrie pétrochimique et gazière iranienne, les banques et le commerce iranien dans son ensemble, ainsi que l’industrie. Bref le noyau économique du pays. Par ailleurs l’UE a décidé de mettre sur ses listes noires interdites de visas et dont les avoirs sont gelés, 34 entités supplémentaires – qui fournissent un soutien financier substantiel – et 1 personne impliquée dans le programme nucléaire iranien.

L’Union européenne a ainsi décrété une interdiction du gaz iranien – qu’il s’agisse d’importation, d’achat ou de transport comme le financement ou l’assurance. Cette interdiction s’étend aux équipements clés pouvant être utilisés pour l’industrie pétrochimique, gazière ou pétrolière d’Iran. Les navires – appartenant à des sociétés européennes ou de citoyens de l’UE – ne pourront plus être utilisés pour transporter le gaz ou le pétrole iranien. De même l’UE a a interdit aux sociétés de classification d’agréer les tankers ou navires marchands iraniens. La construction de nouveaux tankers est également bannie.

Autre série de mesures : le secteur financier. Toutes les transactions financières entre les banques européennes et iraniennes sont désormais interdites, exceptées celles autorisés par avance par les autorités nationales, sous de strictes conditions. Les 27 ont également renforcé leurs mesures contre la Banque centrale d’Iran. Et les mesures visant à garantir le commerce avec l’Iran comme les crédits à l’export, garanties et autres assurances pour les moyens à court-terme sont interdites (les engagements à moyen et long terme avaient déjà été interdits).

Dernière série de mesures : l’industrie. L’interdiction de certains matériels pouvant être utilisés pour les programmes ballistiques ou nucléaires ou d’industries contrôlées par les gardes de la Révolution sont également visées : l’industrie graphite, les métaux semi-finis (aluminium, acier) comme les logiciels pour les processus industriels. Cette interdiction comprend également toute assistance financière et technique.

L’objectif des sanctions vise officiellement « les programmes balistique et nucléaire et les revenus du gouvernement iranien dédiés à ces programmes ». C’est un signal très net envers le gouvernement iranien, en prise à une crise économique profonde, pour reprendre le chemin de la négociation, et de se « conformer à toutes les obligations internationales ». L’UE « est depuis longtemps engagée à travailler pour une solution diplomatique » sur le programme nucléaire. Jusqu’à présent il n’y a pas eu de réelle réponse des Iraniens, selon un diplomate. Mais son étendue va bien au-delà. Ainsi, même si les Européens indiquent ne pas vouloir viser les populations, dans les faits, il vise à diminuer le train de vie de l’Etat iranien, à le sanctionner, et provoquer une réaction dans la population. C’est aussi un signal important vers ceux qui seraient tentés d’agir, militairement, contre l’Iran (Israël principalement) afin de lui indiquer que tout est actuellement entrepris contre la république islamique.

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Les sanctions occidentales font tomber le rial iranien

(B2) La Monnaie iranienne, le Rial, a complètement fondu aujourd’hui. On peut même parler d’un lundi noir pour l’Iran. Une dégringolade qui fait suite aux sanctions occidentales de ces derniers mois. Le rial iranien a ainsi perdu 17% en une seule journée. Au point d’arriver à 1 $ pour 34.500 rials sur le marché libre, contre environ 29.600 la veille. En un an la monnaie a perdu 75% de sa valeur et les chiffres officiels de l’inflation ont atteint les 23%. Les manques à gagner au niveau pétrolier seraient eux de 8 milliards de dollars par trimestre selon les estimations moyennes. Si l’on convient que la monnaie iranienne brule depuis déjà plusieurs mois, mais que les négociations sur le nucléaire sont au point mort depuis juin, on peut facilement en déduire que les mesures européennes et américaines – «l’embargo» bancaire et pétrolier – n’ont fait qu’étouffer les conditions de vie des iraniens. Ce qui pourrait bien faire le jeu du Président Ahmadinejad et de l’Ayatollah Khamenei qui cherchent aujourd’hui à mettre toutes les difficultés du pays sur le dos des occidentaux, et semblent prêt à sacrifier toute leur économie, si en échange le programme nucléaire arrive à sa fin.

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Une soirée avec Jalili à Istanbul. En guise de dernier avertissement ?

(B2) La Haute Représentante de l’UE pour les Affaires étrangères, Catherine Ashton, doit rencontrer, M. Jalili, le négociateur en chef de l’Iran sur le nucléaire, mardi (18 septembre) à Istanbul. Une réunion qui « n’est pas formelle » s’empresse-t-on de préciser du coté de Ashton. « Cela fait partie des efforts continus de dialogue avec l’Iran, en conformité avec les accords conclus à Moscou en juin. » Elle suit la réunion d’experts techniques, la réunion de haut niveau entre les sherpas européen et iranien — Helga Schmid et Ali Bagheri — en juillet, et l’appel téléphonique Ashton-Jalili début Août. Mais « même si ce n’est pas un cycle de négociations formelles, la réunion sera l’occasion de souligner une nouvelle fois à l’Iran la nécessité d’avoir, de façon urgente et significative, une étape permetlant de renforcer la confiance et de montrer plus de flexibilité avec les propositions E3 +3 mises sur la table à Bagdad. » En clair, il s’agit de donner une dernière chance à l’Iran pour avancer des pistes concrètes de solution sur le nucléaire, alors que Israël se prépare, de moins en moins discrètement, à une phase de tension armée avec l’Iran.

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