Haïti

Face à l’expansion du choléra, 7 experts partent à Haïti

7 experts de la protection civile de l’Union européenne sont partis pour Haïti aujourd’hui sur l’épidémie du choléra. Selon le dernier bilan communiqué par la Commission européenne, 1250 personnes sont mortes de l’infection déjà et près de 21.000 sont hospitalisées.

Les experts européens devraient rester trois semaines à Haïti. Mission: participer à la coordination de distribution des matériels, comme des tablettes de purification d’eau, offerts par plusieurs Etats membres, et conseiller les autorités locales sur les mesures nécessaires pour améliorer la santé et l’hygiène dans le but de stopper l’infection.

La France a envoyé du matériel d’abri et des lits d’hôpital, l’Autriche a offert 1 million d’euros en tablettes de purification d’eau. Mais la commissaire Kristalina Georgieva, chargée de l’Aide humanitaire et la Réponse de crises a lancé un appel à ce que divers moyens en matériel (réhydratation orale, granulés ou poudre de purification d’eau, gestion de déchets, matériel médical) et en hommes (médecins, infirmières…) soient envoyés sur place.

Télécharger la fiche d’informations sur le choléra

PrintFriendlyFacebookShare

Les “lessons learned” d’Haïti : l’aide européenne pas négligeable du tout

HaitiRapatriementCasa2@Fr100115

crédit photo : DICOD/Ministère de la Défense

(B2) Le séisme en Haïti (qui s’est produit le 12 janvier) a été une des pires catastrophes car elle a non seulement occasionné de nombreuses victimes (212.000 morts, 300.000 blessés, 4.000 amputés, 1 million de sans-abris, 2,6 millions de personnes qui nécessitent une aide alimentaire), elle a aussi détruit les infrastructures de transport, de communication tout comme l’administration du pays et atteint les institutions internationales présentes. Les forces de l’ONU ont été particulièrement déstructurées. Mais la présence européenne également. La délégation de l’UE a ainsi été atteinte directement : le chef de la délégation a été évacué, le chargé d’affaires tué, plusieurs membres du staff blessé. Quant à l’ambassade espagnole, qui assurait la présidence, elle a été détruite et son ambassadeur évacué. Les autres représentations des Etats membres présentes dans l’île ont également été touchées.

La première réponse européenne a été rapide. Les premiers experts d’ECHO – l’office d’aide humanitaire – sont arrivés 14 heures après et ceux du mécanisme européen de protection civile (MIC) dans la foulée. Le SITCEN a également déployé sur place deux experts. Une première aide de 3 millions d’euros a été débloquée en urgence.

Le total de l’assistance humanitaire s’est monté à 460 millions d’euros (dont 120 millions sur le budget communautaire – ECHO). Plus de 800 experts civils ont été fournis à travers le mécanisme de protection civile : 12 équipes de secours et recherche (USAR) ont été déployées avec leurs chiens (440 personnes), ainsi que 2 hôpitaux de campagne, 5 postes médicaux avancés et 38 équipes médicales ainsi qu’une aide au transport (4,5 millions d’euros). Plus de 2000 militaires ont été déployés avec des bateaux, avions, hélicoptères et forces du génie, dont 260 officiers de gendarmerie fournis par la France, l’Italie et l’Espagne pour renforcer la MINUSTAH.

Côté reconstruction et développement. Un premier paquet d’aide à la reconstruction de 100 millions d’euros a été débloqué par la Commission européenne avec la France, l’Espagne et la Belgique. Et une deuxième enveloppe de 1,2 milliards d’euros (le 2e plus gros montant) a été annoncée lors de la conférence de New-York. Sur ce montant, 460 millions d’euros sont assurés par le budget européen et 300 millions ont déjà été engagés

Côté politique et de la coordination, un Conseil extraordinaire des ministres des affaires étrangères de l’UE a été convoqué dans la semaine de la catastrophe (le 18 janvier). Et une petite cellule (EUCO Haïti) a été mise en place du côté du SITCEN.

PrintFriendlyFacebookShare

Fermeture d’EUCO Haïti

Les ministres de l’Union européenne devraient entériner, lundi prochain (10 mai), la fermeture de la cellule de l’aide à la reconstruction après le séisme en Haïti (EUCO Haïti) qui avait surtout vocation à coordonner l’aide militaire et de protection civile. Le navire espagnol Castilla a quitté Haïti. Cette cellule avait été mis en place fin janvier (1) après maintes critiques concernant à la fois l’absence de visibilité de l’aide européenne et également le manque de coordination des Etats membres.

Au bilan, on pourra déplorer la perte de 4 soldats espagnols dans un crash d’hélicoptère (2). Mais également de nombreuses actions : déblaiement des routes, consolidation d’édifices publics , remise en état de canalisations d’eaux ou d’électricité (3), campagne de vaccination, soins directs et équipement de dispensaires, secours aux blessés ou malades plus gravement atteints, apport d’aide alimentaire dans des secteurs plus reculés, etc.

EUCO Haïti était assuré par le SitCen (centre de situation de l’UE – autrement dit le centre de renseignement). Cela pourrait ainsi préfigurer le futur centre de gestions de crises qui rassemblerait aide humanitaire, protection civile, support logistique des militaires… (mais ce n’est pas encore fait ! )

(1) Les 27 approuvent la cellule de coordination (EUCO Haïti)

(2) Un hélicoptère espagnol s’écrase à Haïti

(3)  Electricité rétablie en partie au Petit Goave (Haïti)

PrintFriendlyFacebookShare

Un hélicoptère espagnol s’écrase à Haïti

HelicoHaitiCastilla2-Esp.jpg height="199">Un hélicoptère espagnol Agusta-Bell 212 du groupe “Hispaniola” s’est écrasé, hier sur l’ïle d’Haïti, au retour d’une mission logistique en
République dominicaine. Les 4 occupants de l’appareil sont décédés, leurs corps retrouvés et identifiés et tranférés sur le navire “Castilla”. Ils participaient à la mission
coordonnée par l’Union européenne d’aide à la reconstruction d’Haïti (Euco).

Les deux hélicoptères qui effectuaient la mission ont perdu le contact dans une zone de faible visibilité. Des recherches ont alors été entamées auxquelles ont
participé les forces de l’ONU (Minustah) et américaines. Elles ont permis de repérer l’hélicoptère écrasé dans un flanc de montagne difficile d’accès près de la ville de
Fond-Verettes.

Un autre accident s’était produit dans la même zone en octobre dernier faisant 11 morts. Mais c’est le premier accident pour la mission EUCO (voir la page Memoriam).

NB : Cathy Ashton, la Haute représentante avait été à bord d’un de ces hélicoptères lors de sa visite à Haïti.

(Un des hélicoptères du Castilla, mars 2010 – crédit photo : marine espagnole)

PrintFriendlyFacebookShare

Séisme au Chili : le centre de crise de l’UE en alerte

(BRUXELLES2) Après le tremblement de terre au Chili et les risques supplémentaires de tsunami sur toute la côte pacifique de l’Amérique, le centre de crise de la Commission européenne a été placé en alerte, a confirmé la commissaire européenne à l’Action humanitaire et la Réponse de crises (voir mon premier tweet ce matin). « J’ai suivi de près les nouvelles tout au long de la nuit au sujet du tremblement de terre au Chili. Tout d’abord, je voudrais présenter mes condoléances aux familles des victimes. J’ai immédiatement activé le Centre de Crise du Mécanisme européen de Protection Civile (MIC). J’ai également demandé la mobilisation immédiate des experts humanitaires ECHO afin de se tenir prêts pour mener des missions d’évaluation de besoins si nécessaire. » a déclaré Kristalina Georgieva. « Le MIC continue à suivre la situation et la Commission se tient prête à répondre à toute demande d’assistance qui pourrait émaner des autorités chiliennes et à coordonner les efforts européens si nécessaire » a-t-elle ajouté.

La Commission européenne européenne a une délégation à Santiago du Chili qui suit la situation de près avec le centre de crises établi à Bruxelles (MIC et ECHO). Tandis que l’office humanitaire de la Commission européenne (ECHO) a des bureaux régionaux à Managua ainsi qu’à Bogota et à Quito.

Commentaire : on peut remarquer la réaction rapide publique de la nouvelle commissaire Georgieva,qui est aujourd’hui en déplacement vers Haïti pour une visite de terrain de cinq jours. Un double « baptême du feu », après l’entrée en fonction, de la nouvelle Commission européenne, le 19 février. La leçon d’Haïti semble avoir portée. Un dispositif identique avait, bien, été mis en place à Haïti ; mais la
Haute représentante, Catherine Ashton, avait alors mis 48 heures à réagir publiquement et paru à la remorque des évènements.
La nouvelle commissaire bulgare qui a été “parachutée” en dernière minute à la Commisson europénne, suite à la défection de la première commissaire désignée Jeleva, confirme ainsi la première impression positive générale, dégagée après son audition au Parlement européen. « Elle a tout compris » m’ont confié plusieurs experts du dossier. « Nous avons gagné au change » expliquaient des eurodéputés, dont les avis concordaient. Au vu des premiers pas de la nouvelle commissaire, on ne peut qu’acquiescer. 

PrintFriendlyFacebookShare

Electricité rétablie en partie au Petit Goave (Haïti)

ReparElectriciteHaiti-Esp100223.jpg

(B2) C’est la marine espagnole qui l’annonce. Les sapeurs de marine du Castilla, le navire de l’Armada envoyé à Haïti, ont terminé la réparation de la centrale électrique qui alimente les trois municipalités de la région du Petit-Goave (Haïti), localité située à envion 70 kms de Port-au-Prince.

Cela permet d’assurer l’approvisionnement durant 12 heures par jour. Pour cela, les Marines ont réparé et surtout repositionné les 2 groupes électrogènes de la centrale et le réservoir de carburant. Sous le coup du tremblement de terre, tout avait été déplacé et bousculé.

Le problème reste cependant toujours le manque d’approvisionnement en combustible. Mais les Espagnols espèrent qu’avec la normalisation de l’arrivée des fournitures à Haïti (remise en état du port, des routes et de l’aéroport), et les réparations effectuées, on revienne vite à une fourniture d’électricité dans la ville à 24 heures par jour.

Le Castilla fait partie de l’effort européen face au séisme qui a frappé l’ile d’Haîti, coordonné dans la partie militaire par la cellule EUCO du Sitcen (le centre de situation de l’Union européenne)

PrintFriendlyFacebookShare

Le britanique Largs Bays à Haïti


Land Rover vehicles unloaded from RFA Largs Bay in Haiti

(B2) Le navire auxiliaire de débarquement RFA Largs Bay, est arrivé à Haïti, le 23 février, et a commencé à débarquer les tonnes de matériel et véhicules, contribution du Royaume-Uni à l’effort humanitaire. Le matériel – 40 véhicules, 15 cotnainers et 5.700 toles ondulées pour des abris – a été fourni par le DFID (Department for International Development) et les ONGs.

Le navire restera le temps nécessaire pour assister l’ONU et le PAM dans la distribution de l’aide, précise-t-on coté britannique.
L’aide britannique à Haiti comprend également des avions C-130J Hercules de la base RAF de Lyneham. Le premier, servi par le 30e escadron est arrivé de la base de MacDill de Floride, le 23 janvier, avec à bord notamment 16 membres de l’UK Military Stabilisation Unit.

PrintFriendlyFacebookShare

Les moyens de l’UE prennent le relais des moyens US à Haiti

CastillaApprochHAiti-Esp100204.jpg
(BRUXELLES2 / mis à jour 24 février) 2000 militaires et marins de l’Union européenne sont désormais à pied d’oeuvre à HaÏti, selon les derniers chiffres. Si les navires américains, premiers arrivés dans l’ile des Caraîbes, se retirent peu à peu, les Européens arrivent en relais et renfort. Objectif : participer au déblaiement des habitations et voies de communication, mettre en place des abris, continuer à donner des soins, les besoins sont immenses (lire : dernier bilan).

Quatre navires européens étaient sur place avec 14 hélicoptères : la frégate espagnole Castilla (1), le porte-avion Italien Cavour (2) – tous deux dotés de capacités médicales et chirurgicales de rôle 2 -, le navire britannique amphibie de débarquement RFA Largs Bay (3) et le navire de transport logistique Français TCD Siroco qui a fait la navette avec les Antilles pour apporter du fret humanitaire.

Par ailleurs,l’UE fournit une force de sécurisation de police militaire de 320 hommes (170 Français, 125 Carabinieri Italiens, 23 Espagnols de la Guardia civil). Apparemment, les Pays-Bas qui avaient offerts 60 personnes de la Marechaussee à la Minustah, ont retiré leur offre, les conditions qu’ils posaient en termes de logistique n’ayant pas pu être résolus.

A cela s’ajoutent quelques autres personnels : une dizaine de policiers militaires britanniques, un peloton grec de 30 hommes d’infanterie pour la Minustah, des officiers du génie militaire irlandais, une équipe médicale bulgare, un hopital de campagne, deux postes médicaux avancés français et une unité de purification d’eau…

Tous ces moyens militaires sont coordonnés au niveau de l’UE au sein du SitCen (le centre de situation de l’UE – alias les services de renseignements de l’UE) qui a monté une cellule de coordination EUCO spécialement dédiée à l’opération d’Haïti et dépêché deux agents sur place pour faciliter l’opération.

(1) Lire également :Le navire hopital espagnol est au Petit-Goave (Haiti)
(2)
  Le porte-avions italien Cavour en route vers Haïti
(3) Article à suivre

(Crédit photo : marine espagnole)

PrintFriendlyFacebookShare