Kezako Comment çà marche

Avec qui gouverne Ashton (3), les chefs de mission de l’UE

(BRUXELLES2) L’UE a actuellement 14 ou 15 missions civiles et militaires déployées ou en cours de déploiement — dont la durée du mandat varie — ainsi qu’une dizaine de représentants spéciaux — dont le mandat se termine pour la plupart le 28 février. Catherine Ashton devra donc rapidement indiquer si elle confirme certains ou change leur position.

On remarque une bonne présence des Espagnols et Suédois aux cotés des Britanniques, Français et Allemands. En revanche, depuis le départ de Banfi de la mission EUBAM, aucun représentant des pays d’Europe de l’Est, ni des pays du Benelux d’ailleurs.

(en cours de mise à jour)

Missions civiles


EUPOL Afghanistan (Police) : Kai Vittrup (Danemark)

Policier danois, Kai Vittrup a pris le relais, en octobre 2008, du général allemand Jürgen Scholz. Kai est un peu un baroudeur des opérations internationales. Diplomé de l’école de police de Copenhague en avril 1965, il a à son actif près de 41 ans de service. Tout d’abord, dans la police danoise à différentes fonctions (enquêteur, chef de patrouille, chef inspecteur, chef de l’unité de support tactique…), comme commandant de la police d’Aalborg, puis de la capitale, Copenhague. Depuis 1992, il est
surtout actif au niveau international : en 1992, à la Forpronu, à Sarajevo. A partir de 1996, il suit les cours de l’Otan à l’école du Shape ainsi que ceux de la gestion civile de crise. Il dispense aussi ses conseils et son expérience lors de conférences de haut rang des agents de police anti-émeute dans la foule et de contrôle à Gaza, en Cisjordinanie, Albanie, Estonie et
Lettonie. En 2000, il repart en mission internationale : conseiller sécurité de la mission de l’ONU à Timor Est (UNTAET) ; conseiller principal pour la sécurité en Irak, pour la formation, le suivi, l’encadrement et la logistique de la police irakienne (2003-2004),  commissaire de police de la Mission des Nations-Unies au Kosovo, MINUK (oct 2004 – 2006), chef de police à l’
UNAMIS au Soudan qui vise à restructurer et former la police soudanaise (septembre 2006- 2008).

 

EUJUST Lex Irak (État de droit): Francisco Diaz Alcantud (Espagne)



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EUBAM Rafah (surveillance aux frontières) : Col. Alain Faugeras (France).

 Après deux années de classes préparatoires à Saint-Cyr, au collège militaire d’Autun, en 1975, et une période d’officier de réserve dans les troupes aéroportées, arme du Train, Alain Faugeras s’oriente dans la gendarmerie. Il prend des commandements successifs d’une section au 1er RI de la garde républicaine (1981), puis d’un peloton motorisé de Versailles (1984, et de la compagnie de Saint-Pierre – Ile de la Réunion (1988). En 1991, il est officier d’état-major au commandement de la gendarmerie des transports aériens (1991), sert à l’Etat-major interarmées de planification opérationnelle de Creil. Il commande le groupement de gendarmerie mobile d’Aubervilliers (1998), puis celui de la gendarmerie départementale d’Ajaccio – Corse du Sud (2000). Il a participé à plusieurs opérations extérieures – dans ces différentes fonctions : en ex-Yougoslavie (au titre de l’IFOR – SFOR) et en Albanie (opération Alba). Avant sa nomination en Israël, il était, depuis 2005, conseiller “gendarmerie” et chef de la section “gestion des crises civiles” à la Représentation permanente (RP) française auprès de l’UE à Bruxelles.



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EUPOL Copps Palestine
(Police prisons) : commissaire Henrik Malmquist (Suède). 

Diplômé en droit et en études internationales, Henrik Malmquist est depuis janvier 2010, chef de la mission de police de l’UE dans les territoires palestiniens. Entré en 1991, après divers services dans les services du procureur et tribunaux, il devient chef adjoint de
la division des affaires internationales (1994-1995), puis chef de la division (1995-1996), commissaire de distrct (1996-1997) et chef de la police criminelle (1998-2003). Au niveau international, il a été
observateur aux élections au Kenya (1993-1994), formateur de la police au Montenegro pour le Conseil de l’Europe (1999), et président du groupe Europol durant la présidence suédoise du Conseil de l’UE (2009).   Télécharger CV

 

CUSTODIOAdilio-UE09.jpgEUPOL RD Congo (Police) : Adilio Custodio (Portugal).

Un spécialiste du Congo ! Diplômé de l’Institut Supérieur de Sciences Policières et de la Sécurité Intérieure de Lisbonne,
il a étudié également à l’Université (française) Jean Moulin (Lyon III (DESS Droit et Politique de Sécurité).
Il a effectué de nombreuses missions internationales. Il est ainsi membre de la Police Civile au sein de la mission des Nations Unies en RCA (MINURCA) puis coordinateur CIVPOL pour la formation de la police et gendarmerie nationales congolaises, et responsable de la Cellule d’Evaluation des Services de Renseignement en vue de restructuration (juin 1998 à décembre 1999). Il exerce ensuite des missions similaires au sein de la MONUC (décembre 2000 à mai 2002). et d’être le Police Commissionner de la Police Civile de la MONUC (juin 2002 à novembre 2002). Il revient sous couvert de l’UE, d’abord comme Chef de la mission européenne EUPOL Kinshasa (décembre 2004 à juin 2007), puis comme chef de la mission européenne de Police EUPOL RD Congo depuis juillet 2007. Il a également été responsable de l’équipe de pré-déploiement et Chef d’état major de la Police Civile des Nations Unies, mission de Stabilisation des Nations Unies en Haiti (MINUSTAH) (Mai 2004 à décembre 2004). 

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EUSEC RD Congo
: Gén. Jean-Paul Michel (France)

Jean-Paul Michel a pris la tête de cette mission depuis juillet 2008. Dans sa période militaire en France, il a notamment commandé le Régiment de marche du Tchad et fait plusieurs séjours à Djbouti. On peut également retenir qu’il a commandé le 5e bataillon d’infanterie de Sarajevo de la Forpronu, de mars à juille 1995, à une période plus que tendue (les forces bosniaques affrontent les forces serbes et réciproquement, l’ONU réagit, l’Otan bombarde les positions serbes, des centaines de casques de l’ONU sont pris en otage, massacres de
Srebrenica).



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EUSSR Guinea-Bissau
: Gén. Juan Esteban Verastegui (Espagne)

Agé de 56 ans, Juan Esteban-Verastegui était, avant de prendre la tête de la mission en Guinée, commandant des Forces aéromobiles de l’Armée de terre (FAMET). Une unité qu’il connaît bien puisqu’il a commencé comme pilote d’hélicoptère, puis comme chef du Bataillon d´hélicoptères de Transport (Chinook), le « Bheltra V », avant de passer à l’Etat-major de cette unité. Il a participé à plusieurs opérations de soutien de la paix, comme chef du 4e Bureau (Log) de l’État- major de la brigade espagnole de la Forpronu (Bosnie-Herzégovine, 1992
–1993), chef d’État-Major de la division militaire à la Minuga (Guatemala, 1994-1995), chef adjoint des services intégrés de soutien à la Monuc (Congo, 2003-2004).


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EUBAM Moldavie Ukraine
(Douanes) :  Udo Burkholder, ad interim (Allemagne) (1).

Directeur de l’office des douanes de l’Aéroport de Frankfurt am Main (le plus grand aéroport d’Allemagne fédérale), en 1995, il retourne comme chef de département au BMI (Ministère fédéral de l’intérieur), en août 2000, il devient président du centre de la présidence de contrôle des frontières à Kassel.

 


EULEX Kosovo (État de droit) : Gén. Yves de Kermabon (France), adjoint : Roy Reeve (Royaume-Uni).


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Diplômé de Saint-Cyr, issu de l’armée blindée de cavalerie, Yves de Kermabon a participé à de nombreuses missions extérieures : Tchad (1978 et 1979), République Centrafricaine (1981), Cambodge (1992). Il a servi à la FORPRONU (commandant adjoint du secteur de Sarajevo, 1995), à l’Ifor (Division Multinationale Sud-Est, 1996), puis à la Kfor au Kosovo (chef de la Brigade Multinationale Nord à Mitrovica, 2002, commandant adjoint, 2003, puis commandant en chef, 2004-2005).

 


EUMM Georgia (Observation) : Hansjörg Haber (Allemagne), adjoint : Général Janvier (France)


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Avant d’être nommé, Hansjörg Haber était en poste à Beyrouth, assurant la liaison avec la mission UNIFIL de l’Onu au Liban. Ayant été conseiller politique à Ankara (1992-1996) et ambassadeur à Moscou (1999-2002), directeur adjoint puis directeur du département opérations de maintien de la paix au ministère des affaires étrangères à Berlin (1996-1999, 2002-2006), c’est un peu l’homme de la situation. Il  maitrise à la fois le concept de gestion de crises et le contexte régional. Il parle aussi le russe et le turc, avec des connaissances de Farsi et de certaines langues arabes.

 

 

GénéralJanvierEumm*043Officier de gendarmerie, né en 1952 à Nice, le général de division Gilles Janvier a commencé sa carrière à Rennes comme chef du peloton de gendarmerie mobile 2/8, et à Berlin comme chef du détachement de sécurité (en 1978). Il a ensuite servi dans plusieurs postes en France, dans la gendarmerie mobile, la gendarmerie départementale (notamment en Ille-et-Vilaine, de 1996 à 1999), ou les Etats-majors, comme commandant de la région de gendarmerie de Provence-Alpes-Côte d’Azur (2005-2006). Sous-directeur au Secrétariat général de la Défense nationale en 2003-2005, il était, dans son dernier poste, commandant des écoles de gendarmerie depuis mars 2007, avant de prendre sa retraite. Au niveau international, il a effectué plusieurs mission : en ex-Yougoslavie (mai-juin 1995), en Albanie (mai-août 1997) comme chef de la mission UEO et a exercé quelques mois comme consultant sécurité aux Etats-Unis (août-octobre 2006).


MPUE / EUPM Bosnie-Herzégovine (Police) : Stefan Feller (Allemagne).

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Feller a commencé sa carrière dans la police du Land du Rhénanie du Nord – Wetsphalie, comme enquêteur (en 1979) et finissant comme directeur des opérations (en 2000). Ses huit dernières années, il les a consacrées aux opérations de gestion de crise, en
particulier dans les Balkans. il a ainsi servi à la MINUK (la mission des Nations-Unies au Kosovo), de 2000 à 2004 (comme chef adjoint puis chef). Il passe ensuite à Bruxelles, où il est nommé responsable de l’unité “Police” au Conseil de l’Union européenne (2004-2007), chargé de conseiller les responsables européens pour les missions de Police. En 2007, il prend la tête de l’unité “Conduite des opérations” au CPCC avant d’être nommé en Bosnie.  (photo © S. Cornu)

 


PAMECA Albanie (Police) (2) : Michael Colbourne (Royaume-Uni)


Missions (opérations) militaires


Althea Bosnie-Herzégovine (stabilisation) : John McColl (DSaceur OTAN – Royaume-Uni)

Commandant adjoint des forces de l’Otan en Europe (Dsaceur), il a remplacé le général Sir John Reith, à partir du 22 octobre 2007. La Bosnie-Herzégovine est un terrain de connaissance pour ce général britannique puisqu’il y a servi en 1994 avec l’opération de l’Onu « Grapple 4 » et en 1995 puis 1996 au titre de l’IFOR. Il a servi également en Allemagne, à Chypre, en Norvège et en Irlande du Nord et a commandé la Force internationale d’assistance à la sécurité (IFAS) en Afghanistan du 10 janvier au 20 juin 2002.


Commandant de la force = Maj. Général Bernhard Bair (Autriche).

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Originaire du Tyrol,
le Major-général Bernhard Bair vient de Zams. Après avoir suivi la formation d’officier d’Etat-Major de la onmouseout=”_tipoff()”>Theresianischen Militärakademie de
Wiener Neustadt de 1985 à 1988, il a suivi la formation d’Etat-Major à l’Académie militaire nationale de Vienne. Il a occupé divers fonctions de commandement, notamment comme chef d’état-major de la 4ème Panzergrenadierbrigade ou comme commandant militaire adjoint du Tyrol. Mais a surtout  éété attaché de défense d’Autriche en Croatie et en Bosnie-Herzégovine. Avant d’être nommé, il dirigeai  le Commandement des Opérations de soutien de l’armée autrichienne
depuis 2002.
A ce titre, il a en charge la logistique, l’entretien, le transport et le dispositif de santé militaire
. (photo : ministère autrichien de la Défense)


EUNAVFOR Atalanta Somalie (aéronavale lutte anti pirates) : Rear-Admiral Hudson (Royaume-Uni), Commandant de la force, assisté du Vice-Admiral Hans-Jochen Witthauer (Allemagne)

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Hudson a commandé le HMS Norfolk et HMS Albion.
Avant d’être nommé, il assurait le Commandement de la force amphibie de la marine britannique (COMATG), basée à Portsmouth. (photo : © NGV)


Sur zone : Jan Thornqvist (Suède)
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Entré dans la marine en 1976, à l’âge de 17 ans, après l’Académie navale a navigué sur plusieurs des vaisseaux de la marine suédoise: leHMS Landsort, le HMS Koster, le HMS Arholma, le HMS Ulvön. En dernier lieu, il a été à l’Etat-major chargé de la section “analyses”, a commandé la 4e flottile de la marine de guerre. En 2004-2004, il a suivi les co urs de l’US Naval Command College (NCC) à Newport. (photo: Forces armées suédoises).


EUTM Somalia (formation militaires somaliens) : Col Ellul (Espagne) = commandant de l’opération et de la force.

 

(1) Officiellement elle n’est pas une mission de la PeSDC, même si elle en a tous les aspects. Mais une mission hybride Commission européenne / PNUD (financée entièrement par les fonds européens)

(2) Mission menée par la Commission européenne.

 

(crédits photos : Conseil de l’UE, présidence tchèque de l’UE, ministère autrichien de la Défense, NGV)

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Le budget 2010 de la gestion civile de crise: 0,2% du budget européen

(BRUXELLES2) Difficile de prévoir ce qui va se passer dans le monde en 2010 et 2011 ! Pourtant il faut bien fixer un cadre budgétaire. Pour 2010, le budget des missions de la politique étrangère et de sécurité commune (PESC) sera en nette augmentation (+16%) atteignant 280,9 milions d’euros (à comparer aux 242,7 millions d’euros prévus pour 2009).

Une augmentation à relativiser. R
apporté au budget global de l’UE pour 2010 (141,5 milliards €), cela ne représente que 0,2% du budget !
Et le budget 2008 atteignait, déjà, ce montant, avec 284,85 millions d’euros. D’un autre coté, il faut prendre aussi en compte d’autres lignes budgétaires qui contribuent, plus ou moins directement à la PeSDC (voir 2). Et il est notable de voir la progression rapide de ce budget dans les trois dernières années (cf. graphique).
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La progression va continuer en 2011 avec de nouvelles missions. Cette progression devrait se poursuivre en 2011, estiment les diplomates, selon le document que j’ai pu consulter. D’une part, les missions actuelles de gestion de crise devraient être prolongées, notamment la mission EULEX Kosovo (la majeure partie du budget missions de défense). D’autre part « de nouvelles actions pourraient démarrer en 2010 qui continueront en 2011, ou démarrer en 2011 ». Les diplomates demandent d’ailleurs pour les années futures de veiller à ce que la non-utilisation des marges (d’urgence) « n’entraîne pas de coupes budgétaires l’année suivante ». « Les budgets des missions reflètent des prévisions réalistes (…). Le déploiement graduel du personnel et les délais liés à la passation des marchés d’équipements devraient être pris en compte de façon appropriée. »

1. Missions civiles de gestion de crises et représentants spéciaux (*) :

Les opérations et représentants spéciaux ne coïncident pas avec l’année budgétaire, mais sur plusieurs années. Et que ce cadre va se préciser durant l’année.

1) EULEX Kosovo, avec 2000 agents internationaux, continue d’être “la plus importante opération de gestion de crise civile et pèsera fortement sur le budget PESC” = 145 millions € pour la période novembre 2009 – juin 2010 (dont 115 millions € engagés en 2009). 30
millions €
sont engagés sur le budget 2010. Une autre décision doit être prise début 2010 pour la suite de la mission.

2) EUPOL Afghanistan, deuxième plus gros budget =
81,4 millions € pour la période décembre 2008 – mai 2010 (dont 36,4 millions € engagés en 2009). 45 millions €sont engagés sur le budget 2010. Une autre décision doit être prise début 2010 pour la suite de la mission.

3) EUMM Georgia = 
49,6 millions € pour la période septembre 2008 – 14 septembre 2010 (dont 46 millions € engagés en 2008 et 2009). 3,5 millions € sont engagés sur le budget 2010. Une autre décision doit être prise au 2e semestre 2010 pour la suite de la mission.

D’autres décisions devront aussi être prises pour la continuation des missions de soutien à l’autorité palestienne (EUPOL Copps) en république du Congo (EUPOL et EUSEC RDC), en Irak (EUJUST Lex) et les actions dans le domaine du désarmement et de la non-prolifération (armes de destruction massive WMD et armes légères SALW).

Les représentants spéciaux de l’UE – dont la plupart des mandats se termine le 28 février 2010 (sauf celui en Fyrom qui se termine le 31 mars 2010) – seront sans doute prolongés (cela dépend de la décision de la Haute représentante, Catherine Ashton). C’est le budget PESC qui financera tant qu’une décision fixant les modalités de leur intégration dans le futur service d’action extérieur ne sera pas prise.

2. Autres budgets intéressant la PSDC

Pour avoir une idée plus précise de l’intervention de l’UE en matière de sécurité, il faut aussi se pencher sur d’autres lignes du du budget 2010 “Relations extérieures” (dont le total avoisine les  4,2 milliards €) car d’autres actions intéressant de près la PeSDC seront financées en 2010. Exemples (engagements, chiffres arrondis) :

Projets pilotes
- projet pilote de lutte contre la piraterie : 1 million €
-
projet pilote des ONG conduisant des activités de maintien de la paix : 1 million €

Instrument de stabilité
- réponse de crises : 151,5 millions €
- préparation aux risques chimique, biologique, nucléaire (CRBN) : 41 millions €
- actions transrégionales contre criminalité, terrorisme, protection infrastructures : 21 millions €

Protection civile
- interventions de protection civile dans les pays tiers : 8 millions €
- assistance dans le secteur nucléaire : 54 millions € + 15 millions €
(Tchernobyl)

Interventions géographiques
- Palestine, processus de paix et UNRWA : 295 millions €
- Afghanistan – rehabilitation et reconstruction : 160 millions €
- Irak, Iran, Yemen – coopération : 47 millions €

Service d’action extérieure
- Personnel de la DG relex et des délégations extérieures de la CE : 236,5 millions €
- Dépenses de fonctionnement DG Relex, Délégations extérieures et autres : 199 millions €

(*) Les missions militaires de l’UE ne sont pas financées par le budget communautaire mais par 26 des 27 Etats membres (sauf le Danemark qui bénéficie d’un opt-out), en partie de façon solidaire pour les “coûts communs” (répartition selon une clé du PIB sous le mécanisme Athena) et de façon individuelle pour les troupes et matériels envoyés (chaque pays finançant sa propre contribution sur son budget national).

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Traité de Lisbonne: la Coopération structurée permanente (CSP), expliquée

(BRUXELLES2) La coopération structurée permanente se met en place entre les États membres qui s’engagent, dès la date d’entrée en vigueur du traité de Lisbonne, à avoir des critères plus élevés de capacités militaires et ont souscrit des engagements plus contraignants en vue de missions les plus exigeantes (articles 42 et 46 TUE + Protocole N° 10).

Deux critères de participation

• le premier, d’ordre industriel : « procéder plus intensivement au développement de ses capacités de défense ». Celles-ci sont obtenues soit par 1) le développement de ses contributions nationales, la participation à des forces multinationales, aux principaux programmes européens d’équipement et à l’activité de l’Agence européenne de défense.

• le second, d’ordre opérationnel : « avoir la capacité de fournir, au plus tard en 2010, soit à titre national, soit comme composante de groupes multinationaux de forces, des unités de combat ciblées pour les missions envisagées, configurées sur le plan tactique comme un groupement tactique » (avec les éléments de soutien, y compris le transport et la logistique, capables d’entreprendre, dans un délai de 5 à 30 jours, des missions visées à l’article 43, du traité sur l’Union européenne en particulier pour répondre à des demandes de l’Organisation des Nations unies, et soutenables pour une période initiale de 30 jours, prorogeable jusqu’au moins 120 jours).

 

Cette coopération est ouverte à tout État membre.

Procédure. Chaque Etat voulant participer à cette coopération le notifie au Haut représentant. La décision de mise en place de la  coopération est prise dans les trois mois. Un Etat membre peut décider ultérieurement de la rejoindre.

Modalités de décision. La décision de création, comme celle d’admettre ou de suspendre des membres, sont prises à la majorité qualifiée. En revanche, à l’intérieur de cette coopération, les décisions doivent être prises à l’unanimité.

Les États membres qui participent à la coopération structurée permanente s’engagent à atteindre certains objectifs

- budgétaire = coopérer, dès l’entrée en vigueur du traité de Lisbonne, en vue d’atteindre des objectifs agréés concernant le niveau des dépenses d’investissement en matière d’équipements de défense, et à réexaminer régulièrement ces objectifs à la lumière de l’environnement de sécurité et des responsabilités internationales de l’Union;

- équipements = rapprocher, dans la mesure du possible, leurs outils de défense, notamment en harmonisant l’identification des besoins militaires, en mettant en commun et, le cas échéant, en spécialisant leurs moyens et capacités de défense, ainsi qu’en encourageant la coopération dans les domaines de la formation et de la logistique;

- opérationnel = prendre des mesures concrètes pour renforcer la disponibilité, l’interopérabilité, la flexibilité et la capacité de déploiement de leurs forces, notamment en identifiant des objectifs communs en matière de projection de forces, y compris en réexaminant, éventuellement, leurs procédures de décision nationales.

- capacitaire = coopérer afin de s’assurer qu’ils prennent les mesures nécessaires pour combler, y compris par des approches multinationales et sans préjudice des engagements les concernant au sein de l’Organisation du traité de l’Atlantique Nord, les lacunes constatées dans le cadre du “Mécanisme de développement des capacités”.

- industriel = participer, le cas échéant, au développement de programmes communs ou européens d’équipements majeurs dans le cadre de l’Agence européenne de défense.

 

C’est l’Agence européenne de défense qui est chargée de vérifier que les critères sont remplis. « Elle contribue à l’évaluation régulière des contributions des États membres participants en matière de capacités, en particulier des contributions fournies suivant les critères qui seront établis, entre autres, sur la base de l’article 2, et en fait rapport au moins une fois par an. L’évaluation peut servir de base aux  recommandations et aux décisions du Conseil adoptées conformément à l’article 46 du traité sur l’Union européenne.

 

Cette coopération s’ajoute aux quatre autres formes de coopération “à la carte” prévues par le Traité — la coopération renforcée (ordinaire), la possibilité de confier à un groupe de pays le soin de mener une mission (article 42), la possibilité pour chaque Etat de déterminer à quels projets industriels il participe au sein de l’Agence européenne de défense, le participation volontaire à toutes les missions et opérations de la PeSDC — ainsi qu’à toutes les coopérations informelles qui peuvent se dérouler hors du cadre du Traité (par accords ad hoc).

Pour aller plus loin : une note très intéressante d’analyse de Federico Santopinto du GRIP, télécharger

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Le programme communautaire de protection civile (explication)

(BRUXELLES2 – article publié en février 2000) Pour faire face aux catastrophes naturelles ou industrielles, l’Europe vient d’approuver un programme de coopération en matière de protection civile. Détails

Au moment où deux catastrophes – tempête et marée noire — ont touché la France, le démarrage d’un nouveau programme européen de coopération en matière de protection
civile tombe à pic. L’Union européenne a, en effet, approuvé, en décembre, un nouveau programme de protection civile couvrant la période 2000-2004 (1). Objectif : soutenir les États membres dans la prévention des risques de catastrophes naturelle ou technologique. Car, comme l’explique Alessandro Barisich, responsable de l’unité protection civile à la Commission européenne, « Le risque zéro n’existe pas. Les accidents surviennent quel que soit le niveau de contrôle et ne sont pas prévisibles. Il faut donc que les États membres soient préparés à la catastrophe. Et Aristote ne disait-il pas : il est probable que quelque chose d’improbable survienne ».

Ce programme communautaire n’a évidemment pas pour vocation de remplacer les efforts de chaque État en matière de protection civile. L’Union n’en a pas les moyens :
ce programme est doté seulement de 1,5 millions d’Euros par an (soit un peu moins de 10 millions de francs) et l’unité de protection civile au sein de la Commission européenne est restreinte (7 personnes, chef d’unité, experts et assistante compris). L’Europe entend donc surtout renforcer les initiatives déjà engagées, au niveau national ou local, et les compléter de manière à les rendre plus efficace. Ce programme se concentre donc sur le degré de préparation des acteurs de la protection civile dans chaque État perfectionner les techniques et méthodes d’intervention, et surtout promouvoir l’information et la sensibilisation du public pour aider les citoyens à se protéger eux-mêmes plus efficacement.

Plusieurs types d’actions peuvent ainsi être financées.

Exemples :

- les projets pilotes « visant à renforcer la capacité d’intervention dans les stades initiaux des crises » (financement à 50% des coûts avec un plafond de 200.000 Euros par projet) ;

- les séminaires, cours de formation et échanges d’experts (financement à 75% des frais de déplacement des experts et jusqu’à 100% des coûts de coordination du système) ;

- des conférences et des manifestations (30% des coûts avec un plafond de 30.000 Euros par projet ;

- la diffusion des informations dans la population (100% des coûts) ;

- la mise à disposition d’experts en cas de catastrophes (2).

Ce programme devrait prochainement être complété. Un « programme-cadre de coopération en cas de pollution maritime accidentel ou intentionnel », initié il y a un an, est en cours d’élaboration. Les récentes catastrophes, en France notamment mais aussi en Grèce (tremblement de terre), ont démontré l’importance de la coordination des moyens de sécurité civile en Europe face aux catastrophes. Il est donc probable que dans la prochaine discussion budgétaire, si les gouvernement des États membres sont d’accord, l’Europe dispose de moyens renforcés dans ces domaines.

(1) Il prend le relais du précédent programme qui couvrait la période 1998-1999.

(2) En revanche, l’Union européenne ne peut plus attribuer de secours directement. Dans le passé il y a eu une ligne budgétaire “aide d’urgence secours technologiques” qui était plus symbolique que réelle. Appliquant le principe de subsidiarité, le Parlement a en 1996 supprimé cette ligne budgétaire qui ne disposait que de peu de financements.

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