Aller étudier en Autriche dans le cadre de l’Erasmus militaire…


TheresanAcademie.jpg
(B2) Dans le cadre du programme « Erasmus militaire », l’académie militaire autrichienne (Theresan Academie) ouvre ses portes aux jeunes officiers européens.
Ce n’est pas tout à fait une nouveauté. Les Autrichiens pratiquent déjà, depuis 2005, une ouverture internationale notamment en pratiquant des échanges d’officiers en petit nombre (2 à 5) dans le cadre scolaire : pour un semestre, des Autrichiens vont en France (École St Cyr Coëtquidan) et aux Etats-Unis (académie militaire de West Point), et vice-versa.
L’armée autrichienne offre ainsi plusieurs modules de formation :
- Basics for Crisis Management Operations (2 semaines),
-
Map Exercise with topic Crisis Management Operations (1 semaine),
-
Tactical Exercise Without Troops in a CMO-Scenario (1 semaine),
-
Course for Crisis Management Operation Techniques (2 semaines),
- ESDP-Module (1 semaine)
Renseignements et formulaires de candidatures : http://campus.milak.at/campus/iep/index_iep.php

 

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La flexibilité des Battle groups: « une avancée extrêmement limitée »

(BRUXELLES2) L’accord conclu par les Ministres de la Défense en novembre 2009 (1) visant à améliorer l’utilisation des Battle groups sera-t-il suffisant pour résoudre les problèmes des Battle groups ?« Non » semble-t-il. La force de réaction rapide semble encore condamnée à être d’un déploiement lent !, selon une formule que j’avais employée dans le passé.

Le Conseil détient toujours le pouvoir. Apparemment cet avis semble partagé. Caroline Henrion, chercheuse stagiaire au GRIP (Groupe de Recherche et d’Information sur la Paix et la Sécurité), vient ainsi de publier une courte d’analyse sur les groupements tactiques, où elle détaille les dernières évolutions. Sa conclusion est sans appel. Cette avancée est avant tout « technique », estime-t-elle. Elle « ne résout pas le problème essentiel de la complexité du système de choix des opérations. En effet, même si l’usage des groupements tactiques acquiert désormais une certaine flexibilité, le Conseil détient toujours le pouvoir sur la décision finale. Il ne s’agit que d’une décision illusoire, masquant une avancée extrêmement limitée. »

La crédibilité de l’Europe en jeu. « Le fait qu’ils n’aient jamais été déployés, principalement à cause du manque de cohérence et de volonté politique des États membres, a souligné la contradiction entre ce que l’Europe voudrait être et ce qu’elle est, un système intergouvernemental d’États qui ne sont pas encore prêts à partager certaines de leurs compétences nationales.  Les difficultés observées par les groupements tactiques ont montré que l’Europe était encore loin de posséder des capacités communes efficaces. En attendant, une solution doit être trouvée à l’utilisation des groupements tactiques si l’on souhaite que cet instrument soit maintenu. La crédibilité de l’Europe est en jeu. » conclut Caroline Henrion.


Télécharger l’étude
.

(1) Lire : Des Battle groups (un peu) plus souples d’emploi

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Le Nordic Battlegroup termine son recrutement

NordicBattleGroupHelico-Swe0912.jpg
(B2) La Suède vient
de terminer le recrutement de ses troupes (1) pour le Nordic Battlegroup 2011, annonce l’armée suédoise.  Pour environ 1600 postes dans le Battlegroup (et 150 dans la réserve stratégique), elle a ainsi reçu un total de 5.250 candidats (qui ont
souvent postulé pour 2 ou 3 postes).

Le groupement tactique (battlegroup) nordique sera d’astreinte pour l’Union européenne au premier semestre 2011. Il sera composé de 2000 soldats provenant de cinq pays: Suède, Finlande, Norvège, Estonie et Irlande. La Suède assurant le rôle de nation-cadre en fournissant la majorité (1600) des soldats.

Auriez-vous fait une bonne recrue ? Avez-vous les bons réflexes ? Testez-vous online sur le site de recrutement de l’armée suédoise. Déroutant!

(1) Les Suédois pratiquent une politique de contractualisation pour les opérations extérieures.

(crédit photo : Alexander Karlsson/Försvarsmakten)

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L’exercice annuel de gestion de crises démarre

(BRUXELLES2) L’exercice « CME 09″ – consacré à tester les procédures de gestion de crise de la politique européenne de défense démarre le 23 novembre pour se terminer dans quinze jours (le 4 décembre). Il commence ainsi sous les auspices de Javier Solana et se terminera sous celui de Catherine Ashton, la nouvelle Haute représentante (qui prend ses fonctions le 1er décembre). C’est un exercice virtuel et surtout « papier ». Aucune troupe n’est engagée sur le terrain. Il s’agit essentiellement de tester la chaîne de commandement et l’organisation politico-administrative comme militaro-civile. L’objectif est de tester le déploiement de toute la panoplie des instruments civilo-militaires de l’Union européenne (force militaire, mission de police, d’Etat de droit, en incluant également les instruments communautaires – financiers, juridiques), notamment les équipes de réponse civile. Il implique ainsi tant le centre d’opérations militaire (OHQ) que l’Etat-major de crise civil (CPCC comme Civilian Planning and Conduct Capability), le centre satellitaire de l’Union (à Torrejon, Espagne) et la Commission européenne. Et au final, le COPS – comité politique et de sécurité - qui tiendra ses réunions régulières et en format d’exercice.

Le thème tourne toujours autour de l’Etat d’Alisia – l’Etat fétiche des exercices de l’UE (voir pour le battlegroup de l’Est). Celui-ci souffre d’une crise structurelle marqués de conflits ethniques entre Silas et Havas. Malgré le déploiement d’une opération des Nations-Unies, la situation reste instable. Un mouvement rebelle fragilise la situation humanitaire qui entraîne des déplacements de population. Les ONGs sont inquiètes. L’ONU n’a pas la possibilité de fournir une assistance militaire suplémentaire et l’UE est appelée à la rescousse. L’UE a déjà présente en Alisia une mission de police, déployée en 2006 pour aider à la réforme du secteur de la justice pénale et la police, ainsi qu’une mission de coordination de la réforme de service de sécurité, etc… (toute ressemblance avec un pays ou une situation existante serait purement fortuite…).

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La formation des pilotes d’hélicoptères se fera en 2010


(BRUXELLES2) Les 26 ministres de la Défense, qui forment le conseil d’administration de l’Agence européenne de défense, ont décidé, mardi, de lancer un programme d’entraînement européen pour les pilotes d’hélicoptères, sur le modèle de ceux développés en France, à à Sainte-Léocadie, en septembre 2008
, et à Gap, en mars 2009 . Le programme européen démarrera en 2010. Il consistera en deux exercices par an, l’un focalisé sur l’entraînement individuel, l’autre sur l’interopérabilité et les tactiques opérationnelles.

Ce projet entre dans le droit fil de celui déclenché sur initiative franco-britannique pour augmenter, à court-terme, la disponibilité des hélicoptères pour les opérations de gestion de crise,notamment pour l’IFAS en Afghanistan, qui avait vu la mise en place d’un « trust-fund » permettant de financer la mise à nouveau des hélicoptères de type Mi17 pour les amener à un niveau opérationnel. Il vient également en complément de l’initiative lancée par l’OTAN fin octobre (1), d’une HIP Helicopter Task force (qui vise à développer une assistance entre une douzaine de pays de l’Alliance Atlantique pour la formation préalable au déploiement, les capacité de controle et de commandement et le soutien logistique ou l’aide financière).

En gros, on se bouscule un peu en initiatives diverses pour un problème qui reste crucial. L’Europe a toujours beaucoup d’hélicoptères dans ses hangars mais peu d’hélicoptères à déployer sur les théâtres d’opération…

(1) Czech Republic, Albania, Hungary, Norway, Poland, Slovakia Spain, Turkey and the UK

Lire également :

(crédit photo : DICOD – exercice de formation de Gap)

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Le Battle group de « l’Est » prépare sa certification




(BRUXELLES2) Le Battle group 
de « l’Est » (Pologne, Allemagne, Lettonie, Lituanie, Slovaquie) termine actuellement sa certification comme groupement tactique de l’Union européenne à Poznan et dans la région de Wedrzyn.

Le principal objectif de cet exercice dénommé « Common Challenge 09  » est effectivement d’évaluer la bonne préparation et la conformité du système de commandement – en particulier au niveau de la force (FHQ) – et de la répartition des tâches entre les cinq armées qui y participent. Thème de l’exercice: créer les conditions de réalisation des élections législatives en Alisi.

Ce battlegroup sera opérationnel au 1er semestre 2010 et placé sous commandement polonais. Il repose en grande partie sur la 17e Brigade de blindés de Wielkopolska (lire aussi : La 17e mécanisée polonaise se prépare pour le Battle group 2010).

A noter que jusqu’à la fin de l’année, c’est un battlegroup tchèque et slovaque qui est d’astreinte aux cotés d’un battlegroup belgo-français-luxembourgeois (voir le dernier planning des battle groups)

(crédit photo : 17e Brigade de blindés de Wielkopolska)


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Des Battlegroups (un peu) plus souples d’emploi

(BRUXELLES2) Les ministres de la Défense devraient s’entendre, mardi 17 novembre, sur une utilisation un peu plus flexible et plus efficace des Battle groups – la force légère de réaction rapide l’UE (2 groupes d’au moins 1500 hommes déployables jusqu’à 6000 km de Bruxelles sont d’astreinte en permanence). Le résultat obtenu est très proche de la proposition suédoise de départ basée sur le volontarisme (lire : L’idée suédoise de modulation des battlegroups), en combinant souplesse et employabilité (je préfère le mot d’efficacité). ll évite,
en revanche, toute la discussion financière, reportée à plus tard.
Une analyse « approfondie » doit être menée sur les modalités de  financement comme les possibilités de répartition de la charge financière.

Souplesse. Le concept général n’est pas revu (1). Ce qui est simplement changé c’est qu’il est désormais rappelé noir sur blanc que les battle groups pourront être utilisés dans la « phase initiale » du déploiement d’opérations militaires de l’UE. Cette mise à disposition devra être envisagée dans des circonstances « exceptionnelles », sur une base « volontaire » et décidée au « cas par cas ». Les groupements tactiques « ne doivent pas devenir l’instrument permettant de combler (a priori) les lacunes de la génération de force », rappelle un militaire. Deux conditions entourent donc cette mise à disposition, hors cadre : 1) l’accord des contributeurs du groupement tactique, 2) l’approbation du Conseil. En pratique, les Etats disposés à faire ce type de contribution plus « souple » l’annonceront au préalable (ce à fin de faciliter la planification des battle groups).

Employabilité/Efficacité. L’autre disposition concerne « l’employabilité » des battlegroups, pour faciliter la coopération entre les Etats membres : la coordination de l’utilisation de certaines capacités stratégiques clés (avions…), la mise en commun de moyens ou le partage des contrats commerciaux. Il s’agit d’amortir ainsi le coût pour des pays où l’armée a une dimension limitée ou fait appel au volontariat (comme l’armée suédoise). Mais en aucun cas, souligne un expert du dossier de « compromettre la capacité de réaction » : l’UE gardera la possibilité de déclencher deux opérations de réaction rapide, en même temps, ou de laiesser deux opérations « presque » simultanément (tout est dans le « presque »…). Dernier élément: faciliter l’échange d’informations et le retour d’expériences entre les différents battlegroups, ainsi que la planification précoce. Il s’agit que chacun puisse connaître les « zones » dans lesquelles des opérations de la PESD pourront se dérouler et de s’y adapter. Il est évident que mener une opération dans les montagnes bosniaques ou géorgiennes requiert des moyens et entraînement (légèrement) différents qu’une intervention dans le désert africain ou la région des Grands lacs…

(1) Rappelons que les Battle groups ont pour objectif non seulement d’avoir une capacité d’intervention rapide – et sont donc un instrument de crédibilité et de dissuasion pour la politique étrangère européenne – mais aussi un facteur d’interopérabilité pour les armées européennes car il favorise les entraînements en commun.

 

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Nouveau planning pour les « Battlegroups » 2010 et après

(BRUXELLES2) Un nouveau planning a été adopté pour les groupements tactiques 1500 – ou battlegroups – la force de réaction rapide de l’UE. En voici le contenu. En gras, le pays qui assure le lead. Une * signale que la participation n’est pas confirmée. On peut remarquer que la France comme l’Allemagne sont d’astreinte au moins un semestre par an. Au 1er semestre 2013, la France pourrait même participer aux deux Battlegroups de permanence. En revanche, la participation britannique est beaucoup moins soutenue (une fois tous les deux ans). Il est intéressant de remarquer également que certains groupes constitués (Helbroc, Nordic Battlegroup, FraBelux…) prennent régulièrement la garde. Cela facilite la mise en place et « l’opérationnalité » de ces battlegroups.

2e semestre 2009

2009-2 : République tchèque, Slovaquie (OHQ = Potsdam – Allemagne)

2009-2 : Belgique, France, Luxembourg (Frabelux, OHQ = Mont Valérien – France)

1er semestre 2010

2010-1 : Pologne, Allemagne, Lettonie, Lituanie, Slovaquie (OHQ = Allemagne)

2010-1 : Royaume-Uni, Pays-Bas (OHQ = Royaume-Uni – Northwood)

2e semestre 2010

2010-2 : Italie, Roumanie + Turquie (OHQ = Italie)

2010-2 : Espagne, France, Portugal

1er semestre 2011

2011-1 : Pays-Bas, Allemagne, Finlande, Autriche, Lituanie (OHQ = Allemagne)

2011-1: Suède, Finlande, Estonie, Irlande + Norvège (Nordic battlegroup)

2e semestre 2011

2011-2 : Grèce, Bulgarie, Chypre, Roumanie (Helbroc)

2011-2 : Portugal, Espagne, France, Italie (Eurofor)

1er semestre 2012

2012-1 : France, Belgique, Luxembourg (Frabelux)

2012-1 : —

2e semestre 2012

2012-2 : Italie, Slovénie, Hongrie

2012-2 :  Allemagne, Autriche, République tchèque, Irlande * + Croatie et Fyrom (OHQ : Allemagne)

1er semestre 2013

2013-1 :  Pologne, Allemagne, France (

2013-1 : Belgique, Luxembourg, France * (FraBelux)

2e semestre 2013

2013-2 : Royaume-Uni, Suède

2013-2 :

1er semestre 2014

2014-1 : Grèce, Bulgarie *, Roumanie *, Chypre * (Helbroc)

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Les pays non membres de l’UE pourront accéder au Centre satellitaire

Les ambassadeurs des 27 doivent, ce mercredi (7 octobre), adopter une modification du règlement du centre satellitaire de l’UE (CSUE) permettant à certains pays « au
cas par cas » tiers d’accéder aux services du CSUE (*). Les articles 5 et 21 du règlement de 2001 sont modifiés en conséquence.

Quels pays sont concernés ? Principalement les USA et le Canada qui auront désormais un accès, de façon générale, aux produits du centre ; et ensuite, à certains pays tiers, « au cas par
cas ». Les Etats européens membres de l’OTAN ainsi que les pays candidats à l’adhésion étaient, en effet, déjà habilités à participer aux activités
du centre selon des modalités définies dans le règlement de 2001 (par l’annexe). Désormais tous les Etats membres de l’OTAN (les Etats-Unis et le Canada) seront au même régime. En outre, le Haut
représentant pour la politique étrangère de l’UE pourra autoriser la « mise à disposition de État tiers déterminé ». Ce « au cas par cas. » après autorisation -
« instructions » – du 
Comité politique et de sécurité (COPS).

Le centre a été créé en 2002 au niveau de l’Union européenne. Mais il reprend en fait les fonctions du centre satellitaire de l’UEO créé en 1991. Etabli près de Madrid à Torrejon de Ardoz,
il est chargé d’exploiter les informations résultant de l’analyse des images stallitaires. Une fonction utile lors des opérations militaires ou civiles mais aussi en cas d’opération d’évacuation de
citoyens ou de catastrophes naturelles. Ses « produits » ont notamment été utilisés lors de l’opération Eufor au Tchad, Eumm en Géorgie ou Atalanta au large de la Somalie. Ses effectifs ont été
légèrement renforcés en 2008 et 2009 notamment pour le projet GMES (environement et sécurité). Mais c’est encore une structure « légère »

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Premier vol stratégique de la flotte C17 de l’OTAN

Un avion C17 de la « Capacité de transport stratégique de l’OTAN » (SAC) a effectué sa première mission d’appui de longue portée, avec un vol vers l’Afghanistan, afin
de livrer du matériel à Mazar-i-Charif pour approvisionner les troupes suédoises déployées sur le terrain afghan. La SAC a été formé entre douze pays membres de l’Otan ou du Partenariat pour la
paix * (Bulgarie, Estonie, Finlande *, Hongrie, Lituanie, Pays-Bas, Norvège, Pologne, Slovénie, Suède *, Roumanie et Etats-Unis). Elle est basée sur la base de Papa (Hongrie). Elle comprendra à
terme trois avions C17 Globemaster III – le premier est arrivé fin juillet, le deuxième le 21 septembre, le troisième arrivera en octobre.
Elle est destinée à
permettre aux Etats participants de mener des missions aéroportées pour ses troupes en opération – que celle-ci soit sous couvert de l’OTAN, de l’UE ou de l’ONU.

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La Suède veut renforcer la coopération de l’UE dans la surveillance maritime

(A Göteborg) La surveillance maritime concertée, c’est une nécessité à la fois pour accroitre la sécurité des transports maritimes, pour contrôler l’immigration et la
traite des êtres humains ou lutter contre les pollutions marines. Or, chaque pays de l’UE a son propre système. Pour ne pas dire ses propres systèmes. A l’intérieur de chaque pays, les compétences
sont, en effet, fragmentées : entre la police, les inspecteurs de sécurité maritime, de pêche, les douanes…. Et l’échange d’informations entre tous ne fonctionne pas vraiment bien.

Les Suédois entendent bien profiter de la présence des ministres de la Défense de l’UE en réunion informelle à Göteborg pour inciter les Européens à prendre modèle
sur ce qu’ils ont commencé à faire dans la Baltique en matière de surveillance maritime avec quelques pays (le SUBCAS).



visualisation des bateaux sur la zone sur l’écran de l’ordinateur (© NGV)

Le système SUBCAS en oeuvre dans la Baltique. A l’aide d’une démonstration, ils ont montré leur système qui relie déjà  la Suède, la Finlande et le
Danemark. Sur un dispositif informatique, en temps réel, chacun peut ainsi avoir les informations des navires en mouvement dans la mer. A l’aide d’une base de données, et des signalements AIS fait
par les navires, il est possible de visualiser sur une carte, plus ou moins précise, les mouvements des bateaux en cours. En cliquant simplement sur le petit triangle qui identifie chaque bateau,
on obtient toutes les données que celui-ci a rentré, et même des photos. « Ce n’est pas tout à fait le système de « chat » sécurisé mis en place sur l’opération anti-pirates « Atalanta ». Mais cela
revient au même. Les systèmes informatiques de chaque pays sont interconnectés »
explique le commodore Pasi Kristian. A terme, tous les Etats de la région devraient le rejoindre (l’Allemagne, les pays Baltes, la Pologne). Pour l’instant, les «
informations ou notifications reçues de ces pays (ou envoyées) ne sont pas faites de façon automatique mais de manière manuelle ».
Les Suédois
espèrent aussi « convaincre » les Norvégiens qui n’ont, pour l’instant, pas vraiment donné de réponse. Quant aux Russes, en fait, ils ne semblent pas trop intéressés, ou plutôt les Suédois
ne semblent pas trop pressés de les intégrer dans le système.



démonstration et
explication aux membres des délégations du dispositif Subcas (© NGV)

Pas un nouveau dispositif. « Il ne s’agit pas de recréer un nouveau mécanisme ou une institution. Il s’agit de mettre en commun nos moyens, de partager nos
informations
» justifie le Ministre suédois de la Défense, Sten Tolgfors.
« L’objectif n’est pas d’avoir un grand système européen - complète un
autre participant à la réunion - mais plutôt d’avoir par zone maritime (Méditérannée, Atlantique, …) – un dispositif analogue qui regroupe les pays riverains. » Il semble ainsi y avoir
un consensus pour avancer sur cette question, même si plusieurs pistes sont possibles, tant les intérêts semblent nombreux.

A suivre. Pour le volet militaire et industriel, un groupe de travail, composé de cinq amiraux 3 étoiles à la retraite, planche sous l’égide de l’Agence
européenne de la défense devrait rendre un rapport prochainement (23 novembre) présentant des premières pistes de travail. Le rapport complet suivra en 2010. Pour le volet civil, la Commission
européenne devrait également publier, le 14 octobre, une communication sur la surveillance maritime. Le dossier reviendra sur la table des ministres de la Défense et des Affaires étrangères au
Conseil des ministres « jumbo » du 17 novembre. Mais, sans conteste, ce dossier devra aussi être traité par les ministres des Transports, de la Pêche ou de l’Intérieur.

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La discussion sur la flexibilité des Battle groups va se poursuivre



(A Göteborg) A l’issue des premières
discussions qui se sont déroulées durant une partie de l’après-midi à l’informelle des 27 ministres de la Défense de l’UE, à Göteborg, le Suédois Sten Tolgfors, qui présidait la réunion, paraissait
moins sûr de lui qu’au début de la réunion sur l’utilisation plus flexible de la force de réaction rapide de l’UE (les battlegroups). « Certains sont pour augmenter la flexibilité. D’autres
sont plus pour rester au système actuel. Je reconnais qu’il y a des difficultés. Mais il fallait entamer la discussion ».

Des réticences. Apparemment çà coince tout de même. Tout
d’abord sur la flexibilité. Chacun peut entendre ce mot différemment. Pour le ministre de la défense polonais, Bogdan Klich, par exemple cela signifie plutôt pouvoir utiliser ces forces pour la
défense territoriale. Pour d’autres, il s’agit d’une force d’anticipation des opérations en cours (avant la génération de force). Certains craignent aussi qu’à trop flexibiliser, les battlegroups
soient davantage employés, donc coutent plus cher à tous. Et là vient une autre réticence : celle du financement. Une partie des coûts du battlegroup est, en effet, mise en commun. Chaque Etat
pourrait donc être amené à contribuer à une opération qu’il ne désire pas et où il estime que cela ne peut pas être utile. Le risque est aussi opérationnel. Le danger, de puiser dans le battle
group pour différentes missions, pourrait le « découdre ». Et l’UE n’aurait plus avoir alors de force de réaction rapide. Le Ministre est bien conscient de ces réticences et toutes les questions qui
se posent. Il l’avoue à mi-mot.

La discussion continue. « Nous avons juste voulu entamer la conversation – assure-t-il. « Nous voyons bien au fur et à mesure des
discussions qu’il y a une série de questions auxquelles il faut répondre. Par exemple, si nous envoyons un battlegroup, que fait-on au bout de ces 4 mois (par exemple) de présence sur place. Par
quoi et par qui le remplace-t-on ? ».
Alors… « La discussion va continuer – c’était notre objectif : ouvrir la discussion ». Le sujet sera, à nouveau, débattu, à la réunion formelle
du conseil jumbo des ministres des Affaires étrangères et de la Défense, en novembre. « Et la présidence espagnole (au 1er semestre 2010) nous a confirmé qu’elle entendait poursuivre
cette discussion ».
Et le Ministre de justifier : « Nous ne voulons pas changer le système. Nous ne modifions pas le concept des Battle groups. Ce que nous prônons, c’est juste un peu plus
de flexibilité, sur une base volontaire. Chacun sera libre d’utiliser ses flexibilités ou non. Mais il faut avancer »
indique-t-il, se remémorant l’exemple du
Tchad.

Le « traumatisme » suédois du Tchad. « Lorsque l’UE a pris la décision de procéder à une intervention militaire rapide au Tchad (en 2007), il était difficile de rassembler les unités qui devaient
y être envoyées. Alors qu’en même temps nous avions «  sous la main » deux groupements tactiques totalement prêts à intervenir.» a-t-il expliqué le Ministre. Dont le Nordic battlegroup,
super-entraîné, et dans lequelle la Suède (comme les autres pays nordiques avaient beaucoup investi et misé). « Dans ce type de situation, une possibilité serait de pouvoir « emprunter » un
groupement tactique ». En 2011, un nouveau nordic battlegroup sera opérationnel (lire ici). Et le Ministre ne veut pas que si les conditions soient vraiment réunies, il reste dans les casernes. «
Il faut que je motive mes contribuables pour entretenir ces Battlegroup. Cela a couté un milliard de couronnes suédoises pour mettre en place ce battlegroup (100 millions d’euros) » assure-t-il.
(Nb : en Suède, les socio-démocrates demandent des comptes au gouvernement sur cette emploi. D’où l’omniprésence dans le discours du Ministre à plusieurs reprises de cette notion d’utilisation des
Battlegroups.

Lire aussi : L’idée suédoise de modulation des battlegroups

 

Les battlegroups: « un concept c’est bien, les utiliser c’est mieux » dit la présidence de
l’ue

 

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Relève de commandement à l’Eurocorps



Le général allemand Lothar Domröse a pris le commandement, le 25 septembre 2009, de l’Eurocorps. Il prend la succession du Général de Corps d’Armée Pedro Pitarch, dont le franc parler
a toujours été un plaisir pour les journalistes.

Pitarch avait pris le commandement du Corps Européen le 21 septembre 2007, après avoir commandé les Forces Terrestres
espagnoles.

Domröse a, notamment, été Chef d’État-Major de la Force Internationale d’Assistance à la Sécurité dite «ISAF» à Kaboul, Afghanistan, de janvier 2008 à janvier 2009. Fonction bien utile car
l’Eurocorps devrait être redéployée dans la région à l’horizon 2012. Télécharger la biographie de Domröse

L’Etat-major est ainsi constitué :
- Le général de division belge Martin, comme adjoint au commandant en chef
– le général espagnol Ramirez a été nommé chef d’état-major (il était
adjoint « opérations » au chef
d’état-major)
,
– le général de brigade français De la Maisonneuve prend le poste « d’adjoint opérations » au chef d’état-major,
– le général de brigade polonais Buszka  celui d’adjoint soutien au chef d’état-major
– et le général de brigade allemand Niemann prend le poste nouveau d’adjoint « entraînement et ressources » au chef d’état-major.

Un millier de personnes compose l’Etat-Major.

L’Eurocorps est formé de cinq pays à l’origine: France, Belgique, Luxembourg, Espagne, Allemagne auxquels s’est
ajouté la Pologne. Et va s’ajouter l’Italie. La Roumanie et les Etats-Unis sont candidats. Ce qui pose problème pour les USA est la condition d’appartenance à l’Union européenne pour faire partie
de l’Etat major.

Le Parlement Européen a proposé à deux reprises, de placer le Corps Européen en permanence sous le
commandement de l’Union Européenne. Mais sans succès pour l’instant. Et la présidence française de l’UE (au 2e semestre 2008) qui avait aussi cette ambition n’a pas réussi à convaincre les
partenaires européens. Le Traité de Strasbourg – signé le 26 février de cette année – confère au quartier général de l’Eurocorps est déjà un premier pas notable. Car il reconnait la personnalité
juridique à l’Eurocorps. Ce qui reste encore très loin de l’objectif.

(crédit photo : Eurocorps)

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