Le battlegroup 2013-2 opérationnel. La Lituanie plaide pour son utilisation

Les forces lituaniennes lors de l’exercice commun (crédit: ministère de la défense lituanien / Alfredas Pliadis)

(BRUXELLES2) Le battlegroup britannique Royaume-Uni – de permanence européenne à partir du 1er juillet – est bon pour le service. Il  a reçu sa certification, le 16 mai, après un dernier exercice commun sur la zone d’entraînement des forces armées britanniques à Salisbury. Ce battlegroup, dirigé par le Royaume-Uni sera composé, de 2200 militaires britanniques, lituaniens, lettons, néerlandais, suédois.

Pour la Lituanie, qui présidera  l’Union européenne au 2e semestre, c’est l’occasion de montrer son savoir-faire. Ce n’est pas la première fois que la Lituanie participe à des battlegroups ; elle l’a déjà fait en 2010 et 2011 et devrait être engagée dans le battlegroup nordique, emmené par la Suède, en 2015.

Plus souple et plus longtemps

 Le développement de la force de réaction rapide figure parmi les priorités “Défense” de la présidence lituanienne. Il devrait être ainsi abordé au Conseil européen de décembre. Notre priorité est de « renforcer les capacités de réaction aux crises multinationales de l’UE à travers les battlegroups » explique-t-on à Vilnius. La Lituanie promeut ainsi « une utilisation plus souple et sur une plus longue période d’astreinte (…) en vue d’accroître leur ratio coût efficacité ». Elle défend également une « répartition plus équitable des charges liée à l’activation des Battlegroups entre les Etats-membres ». Mais surtout le vice-ministre de la défense lituanien, Marijus Velička, a plaidé pour l’utilisation de ces unités, « nous ne devrions pas hésiter et déployer les battlegroups en cas de menaces ».

Soyez rassurés, vous ne serez pas utilisés !

Cette non-utilisation des battlegroups européens, le ministre britannique en charge de la sécurité internationale, Andrew Murrison, lors d’un discours devant les soldats du bataillon, l’a relevée, de manière un peu ironique. S’adressant aux militaires qui venaient de clore leur exercice, il leur a déclaré : «  You are our real capability and we have no illusion that you might not be called upon to carry out the tasks you have demonstrated so well today. And if member states decide to use you for real you would do extraordinary good job for us and for security  »…

A noter : un séminaire international sur l’efficacité des battlegroups sera organisé à Londres en octobre 2013.

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Insérer un drone dans le ciel européen

(crédit : Agence européenne de Défense)

(BRUXELLES2) L’Agence européenne de défense (EDA) et l’Agence spatiale européenne (ESA) ont mené, mercredi (24 avril), un test visant à « définir et tester le contrôle aérien et les procédures applicables à un drone (Remotely piloted aircraft RPAS) ». Un drone a ainsi décollé de la base de Murcia en Espagne pour un vol de six heures dans les espaces aériens civils et militaires.

Tester l’utilisation des drones au delà de l’horizon

Le test avait pour objet d’utiliser des drones au delà de la ligne d’horizon (Beyond line of sight) en passant par un satellite qui effectuait la liaison et les communication avec le pilote au sol.

L’exercice a démontré que l’appareil pouvait s’intégrer aussi bien dans les espaces aériens civils que militaire en suivant les indications des contrôleurs aériens. Un test de risque de collision frontale a aussi été effectué avec un appareil piloté de l’Académie aérienne espagnole. Ce vol a permis de recueillir des données qui seront comparées et analysées avec les exigences de sécurité de l’Agence européenne de sécurité aérienne (EASA).

Un test pour le futur

Objectif du test (*) : « évaluer la sécurité avec les liens satellitaires et les capacités de réaction du pilote au sol dans des opérations de routine et des situations d’urgence ». « La législation actuelle n’offre en effet pas de cadre harmonisé en Europe qui permettrait aux drones de voler dans l’espace aérien civil et notamment au delà de la ligne de l’horizon » explique-t-on à l’Agence. Cet état de fait « freine leur utilisation et l’application aux sphères civils ce qui rend difficile pour les industries européenne de développer les technologies et les équipements qui rendront leur usage possible dans le futur ».

(*) Le test s’inscrit dans le projet DeSIRE (Demonstration of Satellites enabling the Insertion of RPAS in Europe) qui vise à la promotion des drones en Europe dans une optique de double usage (civil et militaire). Un projet porté par les deux agences européenne et un consortium d’entreprises européennes (allemandes, italiennes, françaises, luxembourgeoise, néerlandaise) emmenées par l’espagnol INDRA.
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Exercice commun Otan-Russie de détection d’explosifs … en juin

La station Bibliothèque François Mitterrand où devrait être testé STANDEX en juin (Crédits: OTAN)

(BRUXELLES2) Le secrétaire général de l’OTAN, Anders Fogh Rasmussen, a annoncé, ce mardi (23 avril) lors de la réunion des ministres des affaires étrangères de l’Organisation, que le projet Standex (Stand-Off Detection of Explosives), qui vise à la détection à distance des porteurs d’explosifs dans les transports en commun, sera testé dans une capitale européenne au mois de juin. Le projet initial – préparé en novembre 2012 – parlait d’un test dans le métro parisien à la station Bibliothèque François Mitterrand.

Un projet multinational pour lutter contre les poseurs de bombes

Cet exercice s’inscrit dans le projet commun de lutte anti-terroriste du Conseil OTAN-Russie, dispositif technologique issu de la coopération dans le domaine scientifique et technique. Lancé en 2009 et soutenu par le programme de l’Alliance atlantique “pour la science au service de la paix et de la sécurité”, ce projet « est un programme multinational mené par un consortium de laboratoires et d’instituts de recherche (allemands, français, russe, néerlandais, italiens entre autres) ». Cette annonce intervient à peine une semaine après les attentats qui ont touché les Etats-Unis à Boston où un tel dispositif aurait pu se révéler précieux.

Un exercice sur les menaces contre les avions de ligne

Le secrétaire général a également annoncé qu’un exercice « réel de défense contre les menaces terroriste pesants sur les appareils civils » serait mené en septembre afin de tester le système conjoint du Otan-Russie de coordination de la circulation aérienne.

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Exercice Joint Warrior 2013: c’est parti

Le commando 42 de la Marine Royale durant l’exercice d’assaut (Crédits: Ministère de la défense du Royaume-Uni)

(BRUXELLES2) Le premier exercice Joint Warrior de l’année (deux par an) a débuté lundi 15 mars en Ecosse et se déroulera jusqu’au 4 mai. Cet exercice opérationnel regroupe 10 pays (Royaume-Uni, Pays-Bas, Canada, Danemark, Norvège, Pologne, Suède, Allemagne et France) afin d’améliorer la capacité des forces armées à opérer conjointement. Au total,  ce sont 12.000 personnes, 40 vaisseaux de guerre, 40 avions et 30 hélicoptères qui participent à cet exercice de 10 jours.

Un exercice d’ampleur 

La France a envoyé d’important moyens aériens notamment de la Marine Nationale: deux avions de patrouille maritime Atlantique II, le groupe aérien (un Hawkeye, huit Super-Étendard Modernisé, sept Rafale Marine). Ces appareils sont déployés sur les bases de la Royal Air FOrce de Lossiemouth et de Leuchars en Ecosse. Des moyens maritimes sont aussi déployés : le bâtiment de commandement et de ravitaillement Marne et son hélicoptère Alouette III et sous-marin nucléaire d’attaque.

Les Britanniques ont déployé le commando 42 de la Marine Royale, des véhicules Viking, le HMS Bulwark le HMS Illustrious, le HMS Montrose, le navire de surveillance HMS Echo et le sous-marin HMS Talent. Navires chasseurs de mines (HM Ships Brocklesby, Hurworth, Pembroke et Grimsby). Coté aérien, on trouvera : des hélicoptères Chinooks de la RAF, des Sea Kings ‘Junglie’ de la force hélicoptères, et des Sea King du centre de coordination et du contrôle de Culdrose (Cornouaille).

Des scénarios diverses et complexes

Durant ces deux semaines, différents scénarios vont être mis en place afin de suivre une crise ou un conflit qui évolue. Les exercices traiteront des menaces comme la piraterie, les activités terroristes maritime ou sous-marine mais aussi la possibilité d’un conflit plus traditionnel comme un contentieux territorial (ce qui rappelle les menaces en mer de Chine par exemple).

Cette semaine, certaines unité britanniques (le commando 42, des Chinooks et des véhicules Viking entre autre) ont participé à un exercice d’assaut aérien et maritime sur la plage de Barry Buddon. Des navires britanniques, hollandais et allemands ont aussi navigués en formation pour rejoindre les autres unités lundi 15 avril.

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13 stagiaires instructeurs d’hélicoptères à la RAF

(BRUXELLES2) Le premier cours européen tactique pour les instructeurs d’hélicoptères (European Helicopter Tactics Instructors Course (EHTIC)) a débuté lundi (8 avril) sur la base de la Royal Air Force (RAF) à Linton-on-Ouse en Angleterre. Ces cours s’inscrivent dans le cadre du Programme d’entraînement d’hélicoptères de l’Agence européenne de défense (EDA).

Un programme chargé

La première promotion de 13 stagiaires (suédois et allemands), en fait des pilotes instructeurs, va suivre pendant deux semaines des cours théoriques puis une semaine de pilotage en simulateur dans des locaux spécialement créés à cet effet au sein de la base RAF Linton-on-Ouse. Dans un second temps, une phase de vol suivra pendant 3 semaines sur la base de test de Vidsel en Suède. Les cours seront dispensés par 14 instructeurs de la RAF. La fin des cours est prévue pour le 24 mai prochain.

Un exemple concret de coordination

Ce programme mis en place par l’Agence européenne de défense (EDA) en partenariat avec l’escadron britannique Rotary Wing Operational Evaluation and Training Unit et les forces armées suédoises, a pour but de développer un entrainement commun des instructeurs afin de « pouvoir faciliter l’harmonisation et l’inter-opérabilité », précise-t-on à l’EDA. Cela permettra aussi de « développer un cadre d’instructeurs européens et d’améliorer la compréhension entre les équipages issus de pays différents ».

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Un stage à l’OTAN, c’est maintenant…

(BRUXELLES2) Vous étudiez les relations internationales, la science politique, la sécurité, la finance, l’économie ou les ressources humaines? Ou bien l’aéronautique, le web-design, le journalisme? Et bien l’OTAN “needs your skills”. L’organisation lance sa campagne de recrutement annuelle pour effectuer un stage au siège à Bruxelles, dans certains autres secteurs. Les candidatures se font sur le site suivant (ici) jusqu’au 19 avril, pour un stage de 6 mois débutant au mois de mars ou septembre 2014.

Conditions:

- avoir au moins 21 ans,

- être membre d’un Etat appartenant à l’OTAN,

- être étudiant ou récemment diplômé (moins d’un an),

- parler de façon courante le français ou l’anglais

Les candidats pré-sélectionnés seront avertis au mois de septembre 2013 et une sélection définitive se fera au mois d’octobre. Les candidats retenus devront obtenir une autorisation de sécurité et avoir une assurance maladie.

Bonne chance !

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Pas d’unité A400M à Melsbroek

Les 7 A400M belges sont destinés à remplacer les 11 C130, ici, sur l’aéroport de Melsbroek (crédit © NGV / B2)

(BRUXELLES2) L’aéroport militaire de Melsbroek (près de Bruxelles) n’accueillera pas d’unité multinationale d’avions de transport Airbus A400M. Ce projet du ministre belge de la Défense, Pieter de Crem, est mort et enterré. Il s’est heurté au principe de réalité. La France et l’Allemagne ne sont pas d’accord, comme l’a rappelé l’agence Belga, pour délocaliser deux ou trois avions chacun sur l’aéroport militaire de la capitale belge aux côtés de 7 avions belge et de l’avion luxembourgeois.« J’ai pris acte de la décision de mes collègues français et allemand de ne pas poursuivre ce projet» a constaté le ministre.

L’Europe : un dossier de longue haleine

« Ce n’est pourtant pas faute d’avoir insisté auprès des deux ministres sur le caractère exemplatif de ce projet de collaboration européenne en matière de défense » explique le Ministre. « Je n’ai pas manqué de rappeler par ailleurs les autres initiatives en cours à l’European Air transport Command (EATC) à Eindhoven dans le but d’optimiser la synergie, la standardisation et l’interopérabilité entre les pays utilisateurs de l’A400M ». Arguments qui n’ont convaincu ni Paris ni Berlin qui ne veulent pas payer en plus. Pour le ministre belge de la Défense, « Cette question prouve que l’intégration européenne en matière de défense reste un dossier de longue haleine qui nécessite de la persévérance ».

Poursuite des travaux

Le ministre estime cependant que cette décision française et allemande n’aura “aucune influence opérationnelle” ni sur les travaux d’infrastructures nécessaires à l’accueil des Airbus militaires belges et luxembourgeois. Facture : 125 millions d’euros imputée sur le budget de la Défense.

Lire aussi : Une unité de A400M à Melsbroek

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Les Russes libèrent des Italiens dans le Golfe d’Aden. Exercice…

Les équipes d’assaut russes débarquées d’un hélicoptère vont libérer le SanMarco (crédit : OTAN / Ocean Shield)

(BRUXELLES2) C’est un exercice anti-piraterie comme on les aime à l’OTAN, pour montrer que l’organisation n’a pas de frontières et peut englober au-delà de ses alliés traditionnels. Ainsi une équipe d’abordage italien du navire amiral de Ocean Shield, l’ITS SAN MARCO, se sont livré à un exercice comparé de leurs performances avec les forces d’assaut du SEVEROMORSK, mardi (26 février) dans le Golfe d’Aden.

Deux scènes

L’exercice s’est déroulé en deux actes. Premier temps, le SAN MARCO joue le rôle d’un navire détourné et l’équipe d’assaut du Severomorsk doit le libérer. Deuxième temps, les rôles sont inversés. Le Severomorsk joue le rôle d’un navire impliqué dans le trafic d’armes illégal (toute ressemblance avec une situation pouvant se jouer au large de la Syrie est bien sûr exclue :-) . Et le SAN MARCO prenant le rôle du chasseur, à la recherche de preuves d’activités illégales, envoie une équipe d’arraisonnement pour inspecter le navire…

Un exercice planifié dans le cadre Otan Russie

Cet exercice n’est pas inopiné. Mais se place dans le contexte d’une coopération anti-piraterie agréé par le Conseil Russie-OTAN et qui a été planifié lors de deux réunions consécutives, en mer, des forces navales.  « Un pas significatif dans l’interopérabilité OTAN-Russie dans les activités de contre-piraterie dans l’Océan indien » affirme-t-on à l’Alliance. « C’est une étape dans la coopération entre la Russie et l’OTAN. Et j’en sûr, ses effets ne seront pas limités aux activités anti-piraterie mais offriront des perspectives d’autres type d’engagement constructif dans le futur » a ainsi expliqué le Rear Admiral Antonio Natale à la fin de l’exercice.

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