Bouclier anti-missiles

Le bouclier antimissile US est-il compatible avec les règles CE ?


L’installation du
bouclier antimissile en Pologne et république Tchèque va donner lieu à de multiples accords annexes. Outre l’aspect purement politique ou militaire, il faut, en effet, fixer le statut des
personnels et des matériels qui viennent des USA essentiellement (donc hors de l’UE), d’un point de vue des responsabilités mais aussi social ou fiscal, c’est l’accord « SOFA » qui régit ce type de
questions normalement. Il faut aussi prévoir les modalités d’installation des bases, notamment la propriété, leur financement – et les contrats que cela va générer… On peut s’interroger de savoir
si cet ensemble de contrats, purement économiques, est soumis d’une part au droit communautaire, et d’autre part s’il le respecte.

Deux points, à mon avis, peuvent poser problème, au moins susciter une interrogation, au regard du droit communautaire.

Au niveau fiscal. C’est le respect des règles de TVA (seule taxe réellement harmonisée) qui peut poser problème. On sait que cette question a été une des plus difficile à résoudre entre
Tchèques et Américains (1). La directive de 2006 (dernière version en vigueur) prévoit dans son article 151 une exonération globale (2) pour tous les équipements des Etats membres de l’Otan
« lorsque ces forces sont affectées à l’effort commun de défense ». C’est çà le hic peut-être. Qu’est-ce qu’un « effort commun de défense » ? Et dans quelle mesure le bouclier antimissile – projet
américain et non de l’Otan – remplit cette condition ? On peut avoir une approche large de l’exonération : « effort commun », c’est l’effort des deux ou trois pays concernés. Ou une approche stricte
: « effort commun » = effort qui bénéficie à tout le monde (dans le cadre de l’Alliance atlantique). Dans ce cas, l’exonération de l’article 151 ne s’applique pas. Remarquons… que la règle
habituelle, en matière d’exonération de TVA, est que toute exonération s’apprécie « strictement » (3).

Au niveau des marchés publics. Pour tout ce qui concerne les installations strictement militaires, il ne peut y avoir de doute. Tant au regard de la législation actuelle sur les marchés
publics que même sur celle à venir (réforme des directives en cours), il n’y a pas d’application des règles communautaires. En revanche, concernant toutes les installations autour : construction de
la base, fourniture d’équipements divers – qui ne sont pas strictement militaires en soi – par exemple pour les aménagements nécessaires (travaux publics, routes, défrichement…), la question
reste posée. Faut-il respecter les règles européennes de non-discrimination et de transparence des marchés publics, voire passer un appel d’offre européen en bonne forme ? Trois faits
supplémentaires attestent de la pertinence de cette question, aujourd’hui plus qu’hier : 1° la Commission européenne a entamé un mouvement de libéralisation des marchés publics militaires – non
strictement stratégiques ; 2° dans un exemple tout récent – pour Eufor Tchad -, un marché public européen a été passé pour la fourniture de ciment et béton ; on ne comprendrait pas qu’un marché
public doive être passé à l’extérieur de l’Ue et pas à l’intérieur ; 3° les Tchèques ont mis en place un consortium d’entreprises, tchèques bien entendu, qui devraient bénéficier des marchés ainsi
générés – ce qui est déjà une discrimination pour les autres entreprises.

J’ai posé la question à la Commission européenne. Et les réponses ne devraient pas tarder ! A suivre donc…

Deux autres questions peuvent être soulevées :

l’usage des fonds structurels européens. Même si ceux-ci ne vont pas financer directement les équipements militaires, ils vont pouvoir être utilisés pour toutes les autres installations,
les voies d’accès par exemple, le développement des villages et villes autour de la base. Les Tchèques ont ainsi mis en place il y a un an un plan de 37 millions d’euros pour Brdy – où sera établi
le radar – et des communes alentour, avec la mise en place d’une commission pour le développement de Brdy et l’engagement ministériel (comme le prouve le compte-rendu du conseil des ministres tchèque du 5 septembre 2007). Quant aux Polonais, la ville de Slupsk est des quatorze zones économiques spéciales que compte le pays – bénéficiant d’une attention spéciale en matière de fonds
structurels. Cette question ne pose – à mon sens – problème que si les règles tenant aux fonds structurels ne sont pas respectées.

– l’accord de coopération scientifique et industriel signé par les Américains et qui donne une priorité aux entreprises tchèques peut aussi poser interrogation au regard de la
non-discrimination avec les autres Européens.

* * *

(1) L’accord de protection des troupes américaines Sofa doit intervenir le 28 août.

(2) Article 151 directive 2006/112 du 28 novembre 2006 : « 1. Les États membres exonèrent les opérations suivantes : (…) c) les livraisons de biens et les prestations de services effectuées
dans les États membres parties au traité de l’Atlantique Nord et destinées aux forces armées des autres États parties à ce traité pour l’usage de ces forces ou de l’élément civil qui les
accompagne, ou pour l’approvisionnement de leurs mess ou cantines lorsque ces forces sont affectées à l’effort commun de défense; » (nb : un point d) reprend la même disposition quand il s’agit
d’une livraison dans un autre Etat membre pour les besoins d’un Etat non membre). (…) 2. Dans les cas où les biens ne sont pas expédiés ou transportés en dehors de l’État membre où la livraison
de ces biens est effectuée, de même que pour les prestations de services, le bénéfice de l’exonération peut être accordé selon une procédure de remboursement de la TVA. »

(3) La jurisprudence de la Cour est constante sur ce point : voir notamment arrêts du 26 juin 1990, Velker International Oil Company (C-185/89) ou du 12 septembre 2000, Commission/ Royaume-Uni
(C-359/97) etc…

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Polonais et Américains d’accord sur le bouclier antimissile

Le conflit en Ossétie-Géorgie aura au moins fait un heureux : le bouclier antimissile américain. Il pourra bien se déployer en Pologne (un premier accord ayant été obtenu avec la république Tchèque en juillet). Après plusieurs tergiversations, et
des négociations qui ont connu des hauts et des bas durant plusieurs mois, les Etats-Unis ont finalement accepté d’installer une
batterie de missiles à moyenne portée « Patriot », comme le demandaient les Polonais, et de participer à la modernisation de leur armée. Une batterie serait installée rapidement – prise en charge
par les Américains. Plusieurs autres (on parle de cinq au total) seraient installées dans un second temps. La question du financement de cette deuxième phase ne semble pas claire, les Polonais
pouvant en prendre en charge une partie.



L’objectif est
cette fois très clair
: il s’agit – comme l’explique un expert américain du MIT dans la presse polonaise – aussi de pouvoir détruire des missiles russe. Le sous-secrétaire d’Etat américain
chargé du contrôle des armements et de la sécurité internationale, John Rood, était à Varsovie, mercredi, pour finaliser
l’accord directement avec le ministre des Affaires étrangères polonais Radoslaw Sikorski – le vice-ministre Waszczykowski, chargé auparavant des négociations, ayant été révoqué car jugé notamment
trop proche du président Lech Kaczyński.

Coté russe, on réfléchit à la réplique. Sont évoquées, dans la presse russe, par exemple un déploiement de missiles russes Iskander en Biélorussie, voire à Kalilingrad. Une escalade assez
dangereuse. L’ambassadeur de la Russie à l’Otan, Vladimir Rogozine que j’avais rencontré au printemps avait été très clair quand je l’avais interrogé sur la question. Avec son franc-parler et son
coté provocateur nationaliste qui le caractérisent, il avait expliqué : s’il est installé, « nous devrons installer à notre tour un dispositif contre ces systèmes antimissiles. Nous n’aurions
aucun problème pour tirer sur la République tchèque et Pologne ».
Et de préciser, là directement en français (la conversation avait lieu par l’intermédiaire d’un interprète russe de
l’ambassade), … au cas où j’aurais mal compris… : « d’abord tirer et attaquer. Tout ce système américain est une provocation. C’est un projet idiot. »

(Crédit photo : Us dpt of State)

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Bouclier antimissile: le hic fiscal tchèque


La ministre tchèque de la
Défense, Vlasta Parkanova, a indiqué durant sa visite à Washington que l’accord sur le déploiement de soldats américains
(accord Sofa) pour la future base radar du bouclier antimissile américain en Bohême ne sera signé que d’ici à l’automne prochain. Pour signer ce texte, qui complète l’accord principal sur
l’installation du radar américain signé début juillet à Prague par Condolleezza Rice et Karel Schwarzenberg, il reste, d’après l’agence de presse CTK, toujours un problème fiscal à régler : qui
doit payer la TVA notamment ? On peut d’ailleurs se demander si un Etat membre de l’Union peut ainsi autoriser certaines personnes d’Etat tiers à ne pas acquitter la TVA, au regard des règles
communautaires.

Autre interrogation : le Parlement tchèque va-t-il vraiment approuver ces accords en automne ? Certains députés de la majorité gouvernementale se tâtent : les Verts surtout ; ceux de l’ODS
le parti de Vaclav Klaus ont beaucoup moins de doutes. Certains députés socio-démocrates, en revanche, pourraient voter en faveur du radar. Signalons que Vaclav Havel s’est prononcé en faveur de
cette implantation. C’est à l’automne également que les députés tchèques pourraient se prononcer sur le Traité de Lisbonne. Le gouvernement est donc tenté de lier les deux sujets pour assurer la
discipline dans sa majorité.

C’est enfin à l’automne que l’on pourrait voir plus clair dans l’installation des rampes anti-missiles en Pologne. Il est donc possible donc de se demander si cette question fiscale n’est pas avant
tout un bon prétexte pour les bons élèves Tchèques de retarder l’approbation finale de l’accord.

Quant à nos amis Russes, ils ont reconnu que la division par deux du flux pétrolier sur le pipeline Droujba, le jour même de la signature de l’accord sur le radar entre Américains et Tchèques était
vraiment dû au hasard et une pure erreur technique du fournisseur Tatneft. Si si… Les Russes commencent peut-être aussi à percevoir que les coupures à répétition de certaines fournitures, pour
raisons éminemment politiques, commencent à menacer la sérénité de leurs échanges commerciaux avec ces clients européens qui recherchent, désormais ouvertement, comment se passer d’un fournisseur,
aussi fantasque…

(Crédit Photo : Usa)

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Bouclier anti-missile, état de la négociation

La semaine dernière a été plutôt active sur l’implantation du bouclier anti-missile américain dans deux pays d’Europe centrale : un accord a été signé entre Américains et Tchèques tandis que la
négociation continue de patiner coté polonais. Les Russes ont, de nouveau, réagi fortement à cette implantation promettant des mesures de rétorsion. Les Américains préférant temporiser en
promettant de traiter Russie et Europe comme des « partenaires égaux ». Et la présidence de l’UE – par la voie de Nicolas Sarkozy
– a pris – pour la première fois – une position plus claire sur la question, précisant que si la question du bouclier antimissile est avant tout une question de souveraineté nationale, le « minimum
serait (qu’elle) fasse l’objet d’une concertation et d’une discussion entre nous ». Une position qui tranche nettement avec toutes les prises de position jusqu’ici suivies par les présidences de
l’UE et Javier Solana, qui estimaient que ce débat ne devait pas avoir lieu au niveau européen, mais qui rejoint le point de vue de la plupart des groupes politiques au Parlement européen.

Accord tchèque
Un accord « de principe » a été signé, le 8 juillet, entre les Américains et les Tchèques, pour l’installation d’un radar américain sur le sol tchèque dans le cadre du bouclier américain
anti-missiles. Les négociations sur l’accord-cadre pour une collaboration industrielle entre la République tchèque et les Etats-Unis ont également été terminées. Une liste de 119 institutions
scientifiques et industrielles tchèques a ainsi été établie, à titre de « partenaires stratégiques potentiels » pouvant être engagés dans les projets liés au système américain de défense
antimissile. En revanche, la signature de l’accord de coopération SOFA, qui doit réglementer le séjour des soldats américains sur le sol tchèque, a été reportée, la question de la fiscalité
applicable au personnel américain, devant stationner dans le pays, restant en discussion.

Les Russes menacent
Aussitôt la signature connue, la Russie a réagi, au moins en paroles. « Le rapprochement d’éléments du potentiel stratégique américain du territoire russe » poussera la Russie à « prendre des mesures
adéquates pour compenser le potentiel menaçant sa sécurité nationale », a assurée le ministère russe des Affaires étrangères, dans une déclaration. « La Russie ne va pas se livrer à l’hystérie – a
précisé le président russe Dmitri Medvedev, à l’issue du sommet du G8 à Toyako (Japon) – mais réfléchir à des mesures de rétorsion », sans s’étendre sur la nature de ces mesures.

Les Etats-Unis temporisent
Tenant à rassurer tant la Russie que l’Europe, les Américains ont redit leur volonté de les traiter en « partenaires égaux ». « Nous recherchons une coopération stratégique pour empêcher les missiles
d’Etats voyous, comme l’Iran, de menacer nos amis et nos alliés », a expliqué, mercredi 9 juillet, Gordon Johndroe, un porte-parole de la Maison-Blanche. « Nous voulons mettre au point un système
entre les Etats-Unis, la Russie et l’Europe dans lequel tout le monde participera en tant que partenaires égaux », a-t-il ajouté.

Les « Patriot », clés de la négociation polonaise
Entre polonais et américains, les discussions continuent. Si le Premier ministre polonais Donald Tusk estimait, mercredi, que son pays pourrait trouver une solution avec Washington dans les deux
semaines, affirmant que les Etats-Unis « commençaient à comprendre » la position de Varsovie, qui souhaite un important investissement américain dans sa défense aérienne, cette position est
généralement jugée comme optimiste. Selon un sentiment partagé par nombre d’observateurs polonais, un accord pourrait ainsi ne pas être conclu en juillet mais seulement après les élections
présidentielles aux Etats-Unis (novembre 2008).
Certes la Pologne semble aussi avoir réduit ses exigences à une seule batterie de missiles « Patriot », composée au maximum de 8 rampes de lancement équipées de 4 missiles immédiatement
opérationnels, selon le quotidien Rzeczpospolita (le service étant assumé par une centaine de soldats américains). Mais elle ne veut pas d’une implantation temporaire, d’un an comme proposé par les
Américains. « Nous voulons que cette batterie (de Patriot) soit placée de façon permanente sur notre territoire », a dit le ministre de la Défense, Bogdan Klich, dans un entretien au journal
Dziennik.
Les contacts avec les deux candidats potentiels à la présidence ont d’ailleurs pris un tour très officiel après les rencontres avec le Ministre des affaires étrangères polonais, Radoslaw Sikorski :
selon celui-ci, si le républicain John McCain a approuvé la thèse polonaise, selon laquelle l’accord sur le bouclier devrait  augmenter la sécurité des deux pays, le candidat démocrate Barack
Obama, en revanche, « se serait montré beaucoup plus sceptique vis à vis du bouclier ».

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Bouclier antimissile US, une question européenne dit Sarkozy


Le bouclier antimissile : une question de
souveraineté…

Quand je l’ai interrogé, lors de la conférence de presse, au Parlement européen à Strasbourg le 10 juillet, le président en exercice de l’UE, le français Nicolas Sarkozy a répondu : « Chaque pays a
le droit de décider librement et souverainement d’installations militaires sur le sol de son pays. Lorsque le général De Gaulle a décidé que les Américains quitteraient le sol français, il n’aurait
pas accepté que nos autres Européens aient un mot à dire. Je ne vois pas au nom de quoi la France – si attachée à son indépendance de décision devrait commencer par dire aux Polonais et Tchèques :
attention, ne faites pas. »

…Mais au minimum une concertation et une discussion au est nécessaire sein de l’UE
« De façon plus politique – a-t-il ajouté – j’aimerais que ce type de décisions fasse au minimum l’objet d’une concertation et d’une discussion entre nous qui permettrait de comprendre les raisons
des uns et des autres et d’amener tout le monde vers un objectif commun ». Et d’ajouter : « Voilà la réponse que je peux faire en tant que président du Conseil de l’Union européenne, ce qui m’amène
à parler le plus collectif possible et donc à affadir le contenu de (ma) réponse ».

Le pacte de sécurité russe : je suis « intéressé »
Par ailleurs, il s’est montré « intéressé par la proposition du président russe Medvedev d’une politique de sécurité, qui irait de Vancouver à Vladivostok. C’est un sujet qu’il faut expertiser.
Mais tout ce qui permettra d’apaiser les relations entre l’Union européenne et la Russie doit être favorisé ». Donnant là une tonalité plus positive à la proposition que ce qui avait été entendu
jusqu’à là à Bruxelles.

crédit photo : NGV (« Kouchner, Sarkozy, Pöttering, Barroso lors de la conférence de presse au Parlement européen à Strasbourg)

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Un compromis russo-américain, sans les Européens ?

Quelques jours avant le sommet de l’Otan, à Bucarest, les 4 et 5 avril, passés les gros mots, les Américains et Russes tentent de s’accorder

Le principal enjeu de désaccord concerne le bouclier anti-missiles que les Etats-Unis veulent implanter en Pologne (dix anti-missiles d’interception) et en République tchèque (radar de
surveillance), installation que les Russes considèrent comme une menace à leur intégrité territoriale. Après un dernier round de discussion à Moscou les 18 et 19 mars, la secrétaire d’Etat
américaine Condoleezza Rice et le chef du Pentagone Robert Gates ont remis aux Russes une proposition écrite de compromis. Et des discussions entre experts de haut niveau à Washington ont commencé
le 26 mars ; John Rood, le sous-secrétaire d’Etat au contrôle des armements et à la sécurité internationale, conduisant la délégation américaine et Sergueï Kisliak, le vice-ministre des Affaires
étrangères, la délégation russe.

La proposition américaine comporte plusieurs volets. Il s’agit tout d’abord d’une série d’engagements visant à limiter « l’agressivité » du bouclier vis-à-vis de la Russie. Aucun missile
intercepteur ne serait ainsi mis en exploitation, dans la base polonaise, avant que les Etats-Unis n’obtiennent la confirmation que l’Iran possède des missiles balistiques capables d’atteindre
l’Europe. De même, le radar déployé en République tchèque n’aurait pas la possibilité de suivre des cibles sur le territoire russe. L’élément le plus novateur de cette proposition est la mise en
place d’un contrôle conjoint russo-américain des installations. « Nous aurons la possibilité de contrôler l’activité du radar et l’état réel de la base des intercepteurs, aussi bien par le facteur
humain que par des moyens techniques ». a expliqué le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, dans une interview aux Izvestia.

Les deux Etats européens les plus concernés – Pologne et République tchèque – assistent, un peu impuissants, à cet échange de bons procédés. Si à Prague, on n’est pas hostile à un tel contrôle — le
vice-premier ministre tchèque, Alexandr Vondra, a indiqué ne pas être contre le contrôle de deux officiers russes accrédités sur la base radar installée près de Brdy, à 90 kms au sud-ouest de
Prague —, le sentiment semble plus mitigé à Varsovie. Quant à l’Union européenne, elle a choisi la voie du mutisme. Comme l’avait affirmé le représentant de la présidence slovène lors d’une session
de la sous-commission Défense du Parlement européen, il s’agit d’une affaire bilatérale à régler d’abord au sein de l’Otan.

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