Afghanistan-Pakistan

Afghanistan: le malaise des officiers britanniques persiste


Le Commandant en chef britannique, Sir Jock Stirrup, vient de critiquer le
possible transfert de soldats d’Irak en Afghanistan et de façon plus générale l’effort supplémentaire qui est demandé aux forces britanniques dans le pays. C’était ce week-end sur la BBC au « Andrew Marr Show ».

Les soldats de sa Gracieuse majesté l’ouvrent… C’est le deuxième officier britannique de haut rang à exprimer des doutes sur la façon dont la guerre dans cette région est conduite par les
Américains et l’Otan. Début octobre, le général de brigade Mark Carleton-Smith, commandant des forces britanniques de l’Alliance, avait considéré, dans une interview au Times, que l’Otan ne pouvait gagner cette guerre engagée il y a huit ans maintenant et que l’objectif
devait être désormais de maintenir l’activité des rebelles à un niveau contrôlable par l’armée afghane. Et ce qu’expriment à haute voix les « grands chefs » est également très présent dans les autres
grades de l’Army. Le 1er novembre, le major Sebastian Morley, chef d’un commando de forces d’élite britanniques (23 SAS) en Afghanistan démissionnait, après la mort de 4 de ses hommes (et femme),
dénonçant l’insuffisance des équipements fournis aux militaires britanniques, responsable selon lui de la mort de plusieurs de ses soldats. « L’absence de véhicules blindés lourds »,
expliquait-il dans le Daily
Telegraph,
est une attitude « au mieux désinvolte, au pire criminelle ». Une démission loin d’être isolée. Puisqu’elle suivait les départs du Col. Stuart Tootal, du Brigadier Ed Butler
et d’un officier commandant le 22e SAS

Des forces à la limite de la rupture. Confirmant à la BBC, ce week-end, que le pays va réduire de façon importante ses troupes en Irak, dès l’année prochaine, Sir Jock Stirrup s’est élevé
contre l’idée de transférer tout simplement les troupes ainsi rendues disponibles en Afghanistan. Mettant en avant la « tension » que subissent les forces britanniques, il a expliqué « Ce
que nous faisons, nous pouvons le faire pour une courte période. Mais nous ne pouvons pas continuer de le faire, ad infinitum. Nous faisons plus que nos structures de ressources le permettent dans
le long terme
. » Et de continuer. « Il est essentiel de réduire le tempo opérationnel de nos forces armées. On ne peut donc pas, même si la situation l’exige, assurer un transfert « 1 pour 1
 » en provenance de l’Irak vers l’Afghanistan. »

La part injuste du fardeau britannique. Réagissant à la proposition du futur président américain Obama d’augmenter le nombre de militaires en Afghanistan, il a déclaré: « Je suis un peu
nerveux, quand les gens utilisent le mot« augmentation » comme s’il s’agissait d’une sorte de panacée »
. Et de dénoncer le poids injuste du fardeau supporté par l’armée britannique : « Ce
qui est clair, c’est que nous avons besoin de plus de forces militaires en Afghanistan. (Mais) ce qui est aussi clair, c’est que tout le monde doit faire sa part (de travail). Comme deuxième plus
grand contributeur de troupes en Afghanistan, la première chose que nous disons est que nous ne voulons pas avoir à supporter une part injuste du fardeau
« .

NB: Le Royaume-Uni a actuellement 4100 hommes en Irak et 7800 en Afghanistan.

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En Afghanistan, toujours aussi difficile de recruter

La Mission de police (Eupol) de l’Union européenne en Afghanistan a lancé un nouvel appel à recrutement. Plus d’une centaine de postes sont ainsi offerts : une
douzaine de postes concernent des emplois déjà publiés mais qui n’ont pas été pourvus, une vingtaine concernent des nouveaux postes. Mais l’essentiel (environ 80) concernent des postes à renouveler
(les titutaires partant entre décembre et février 2009).

Du chef adjoint de mission à l’officier de presse – porte parole, en passant par les responsables des marchés publics, les formateurs de policiers ou conseillers, les agents de sécurité, ingénieurs
civils, les qualifications recherchées sont assez variées…  La plupart des postes sont à Kaboul, certains à Kandahar, Kunduz, Helmand, Uruzgan… Toutes zones qui ne sont pas automatiquement
toutes très sûres. A noter: La prime de risque spéciale est de 30 euros (dans le nord et l’ouest) et 40 euros par jour (dans le sud).

La plupart des recrutements sont faits sous forme de personnel détaché par les Etats membres. Mais certains sont ouverts aux extérieurs contractuels. Date limite pour faire candidature : le 20
novembre.
Télécharger la liste des postes offerts. Télécharger la
grille des salaires et les diverses allocations.

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John Hutton (Uk): des années pour écraser les Talibans afghans

Dans son interview au Sunday times, le ministre britannique de la Défense, John Hutton, ne se
prononce pas seulement sur l’Europe de la défense. Il donne aussi son opinion sur l’engagement britannique en Afghanistan, après
une tournée dans le pays. Le ton est nouveau, le propos du ministre est sombre. « Les problèmes sont fondamentaux : 30 ans de guerre civile, une succession d’États, l’extrémisme islamique et
l’insurrection permanente, avec en parallèle le problème des stupéfiants et de la criminalité des drogues, seigneurs de la guerre – il est impossible d’imaginer un cocktail plus toxique que
celle-là »,
dit-il. Et en creux, on peut lire si ce n’est une approbation de certaines critiques entendues au coeur de l’armée britannique, au moins une confirmation de leur pertinence.

Du sang, des efforts et des larmes
Le général Mark Carleton-Smith, expliquait récemment que la « guerre contre les talibans ne pouvait être gagnée » parlant de la réduire à un
« niveau gérable de l’insurrection ». Le Ministre ne reprend pas ce propos. Mais il explique : « Nous devons nous préparer à y rester pour de longues années »  « Il n’y a pas de
solution miracle ». « Il faudra des décennies pour écraser les Talibans ». « La mission en Afghanistan va échouer faute d’un nouvel objectif (« focus »
). Le ministre reconnait également que les
opérations ont sérieusement mis à mal l’état de l’armée britannique : « les périodes de repos des troupes opérationnelles à l’étranger » ne sont pas respectées »…

Conséquences industrielles = des coupes dans certains programmes
Conséquence également, la tension sur les budgets. « Nous avons du mal à joindre les deux bouts ». Et ce ne sera « pas sans conséquence sur certains marchés secondaires » concède le
ministre de la Défense. En filigrane, cela signifie quelques coupes franches dans certains programmes. Pourraient en pâtir – selon des experts cités par notre confrère britannique – le projet
d’avion de combat commun, le Joint strike fighter (JSF) ou l’achat de 25 avions de transport stratégique (Airbus A400M) qui pourrait être diminué. Mais pour les contrats déjà engagés – comme
l’Eurofighter ou le sous-marin Astute – cela « couterait trop cher de les interrompre ».

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Les partis tchèques divisés sur l’envoi de renforts en Afghanistan


L’opposition (sociale démocrate
et communiste) est opposée au renforcement du contingent tchèque en Afghanistan. Le président du Parti social-démocrate ČSSD, Jiří Paroubek, l’a expliqué publiquement aujourd’hui et est prêt à
venir l’expliquer au secrétaire général de l’Otan. Les sociaux-démocrates refusent également le projet d’augmentation des moyens financiers pour la mission tchèques dans ce pays.

Le gouvernement tchèque veut envoyer en Afghanistan plus de 200 soldats, et le contingent tchèque pourrait ainsi atteindre au total 754, dispatché dans quatre provinces : Kaboul, Ourouzgan,
Kandahar et Logar. Ce projet doit enore être approuvé par le Parlement national, où le gouvernement ne dispose que d’une très faible majorité (grâce aux verts et chrétiens démocrates).

Présent en Afghanistan, le contingent tchèque compte 500 soldats tchèques. Il a perdu 2 hommes cette année et 17 hommes ont été blessés, la plupart récemment.

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Kai Vittrup nommé à la tête d’Eupol Afghanistan


Le Danois, Kai Vittrup pourrait prendre la tête de la mission civile de police
(Eupol) de l’UE en Afghanistan. Cette décision doit être confirmée par le Comité politique et de sécurité (COPS) de l’UE ce vendredi. Kai est un peu un baroudeur des opérations internationales. Il
était jusqu’ici responsable du secteur police au sein de la Mission préparatoire de l’ONU au Soudan (UNAMIS) qui vise à restructurer et former la police soudanaise.

Diplomé de l’école de police de Copenhague en avril 1965, Kai a à son actif près de 41 ans de service. Tout d’abord, dans la police danoise à différentes fonctions (enquêteur, chef de patrouille,
chef inspecteur, chef de l’unité de support tactique…), comme commandant de la police d’Aalborg, puis de la capitale, Copenhague. Depuis 1992, il est surtout actif au niveau international : en
1992, à la Forpronu, à Sarajevo. A partir de 1996, il suit les cours de l’Otan à l’école du Shape ainsi que ceux de la gestion civile de crise. Il dispense aussi ses conseils et son expérience lors
de conférences de haut rang des agents de police anti-émeute dans la foule et de contrôle à Gaza, en Cisjordinanie, Albanie, Estonie et Lettonie. En 2000, il repart en mission internationale :
conseiller sécurité de la mission de l’ONU à Timor Est (UNTAET) ; conseiller principal pour la sécurité en Irak, pour la formation, le suivi, l’encadrement et la logistique de la police irakienne
(2003-2004),  commissaire de police de la Mission des Nations-Unies au Kosovo, MINUK (oct 2004 – 2006), chef police à l’Unamis (septembre 2006- 2008).

Son CV, télécharger Ici

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F. Vendrell: les Européens doivent revoir la stratégie en Afghanistan


Francesc Vendrell a fait, récemment, ses adieux à la presse internationale de Bruxelles.
Envoyé spécial de l’Union européenne en Afghanistan, c’est un fin spécialiste du pays qui quitte son poste. Il y était depuis 2000, au titre de l’Onu d’abord, puis de l’Union européenne ensuite (à
partir de 2002). C’est aussi un homme qui ne mâche pas ses mots et incite à revoir de fond en comble la stratégie menée par les Occidentaux en Afghanistan mais garde tout de même une part
d’optimisme, lucide.

La situation n’est pas bonne.
La situation est mauvaise depuis les dernières 3 années dans le sud. Dans d’autres zones, c’est moins clair. Mais cela ne veut pas dire qu’il faut perdre
l’Afghanistan, le laisser tomber. Non. C’est une période difficile. On doit maintenir la présence en Afghanistan, une présence aussi militaire. Mais il faut comprendre qu’il n’y aura pas une
solution militaire, il faudra une solution politique. On doit revoir notre stratégie.

Une stratégie globale.
Il faut une « approche plus générale ». Il faut aussi couvrir les problèmes du Pakistan, où les problèmes sont similaires. Il faut agir sur les sanctuaires où se
réfugient les talibans. Le Pakistan et l’armée semblent avoir perdu le contrôle de larges zones, le Fata (les Régions tribales), la province de la Frontière du Nord-Ouest, le Baloutchistan. On doit vraiment aider le Pakistan à mettre fin à sa paranoïa, à se croire pris en sandwich entre l’Inde et
l’Afghanistan. Il faut aussi travailler avec l’inde, encourager le leadership indien, son gouvernement à montrer plus de flexibilité sur le Cachemire. Il existe un lien – pas complet -, mais un
lien tout de même entre le Cachemire et l’Afghanistan. Enfin, l’Iran joue un rôle, et on a véritablement besoin de son aide. Nous devons lui donner un rôle original.

Diminuer l’aide militaire non, mais augmenter l’aide civile oui.
Je ne suis pas d’accord pour diminuer notre aide militaire. Mais je suis d’accord pour avoir une augmentation de l’aide
civile. Il faut souligner qu’en 2002-2004, on n’avait presque rien fait pour éviter la résurgence des Talibans. Les Américains avaient seulement une petite force dans le sud du pays. Et ils les ont
utilisé pour gouverner l’Uruzgan. Résultat une augmentation de la drogue et mauvaise gouvernance. Pour moi c’est donc évident qu’on en soit arrivé à cette situation. Au niveau strictement
militaire, je ne vois aucune chance d’une victoire des talibans, ils ne peuvent atteindre Kaboul et ne tiennent pas les principales villes. Mais la situation politique comme militaire est très
mauvaise. Et l’un tient l’autre. Car la population peut être désillusionnée sur la capacité de son gouvernement à tenir ce qu’ils espèrent, la paix, le développement économique, en particulier.
Vous ne pouvez pas sauver l’un sans l’autre.

Eupol, la mission de police européenne, une des choses les plus difficiles.
La mission « Eupol » est une opération autonome. Mais rétablir une police, efficace, démocratique, c’est une des choses les plus difficiles, avec le judiciaire, à réaliser dans une zone de conflit.
Il faut un engagement à long terme. Nous espérons franchement des changements. Tout seuls nous ne pouvons pas changer.

L’Otan doit revoir ses règles d’engagement : bombarder les civils, c’est une « erreur grave de stratégie »
Ce serait très bien si l’Otan changeait son approche, ses règles d’engagement,
notamment vis-à-vis des civils. (Le président afghan) Karzai a raison de vouloir signer un accord Sofa (fixant le statut des troupes – jusqu’ici l’Afghanistan n’en avait pas). Cet accord devrait
contenir certaines clauses qui clarifient les bombardements sur l’Afghanistan. Les attaques contre civils doivent être strictement limitées par le Sofa. C’est une erreur des militaires, de tous les
militaires, c’est improductif. C’est une erreur grave de stratégie. Parfois il vaut mieux laisser 4 talibans, vivants, quitter un village que faire plusieurs dizaines de morts civils.

Vous pouvez aussi écouter Francesc Vendrell lors de son passage à la BBC pour l’émission HardTalk de la
BBC.

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Le soutien à l’opération de l’Otan en Afghanistan est faible


Dans trois pays qu’on peut qualifier d’atlantistes, la population ne croit plus aux vertus de la
guerre menée en Afghanistan par les forces de la coalition IFAS. Elle a perdu confiance.

Ainsi, en Pologne, 74% des Polonais désapprouvent l’action militaire polonaise en Afghanistan, 21% seulement sont pour (5% n’ont pas d’opinion). 60% craignent que cette mission cause des
attaques terroristes, 33% ne lecraignent pas (7% sans opinion). 19% pensent que l’opération en Afghanistan sera un succès, en approtant de la paix dans le pays, 65% en doutent (16% ne le savent
pas). Un sondage fait par CBOS sur 1070 adultes du 5 au 9 septembre.

Aux Etats-Unis, ce n’est pas mieux. 54% n’ont pas confiance que les efforts américains en Afghanistan seront couronnés de sucès, tandis que 17% demeurent confiants (26% sans avis). 37%
estiment que la situation va s’aggraver et 35% disent qu’ils ne voient pas de changement. Tandis que seulement 11% estiment que cela peut s’améliorer. Un sondage réalisé par Harris sur 2710 adultes, entre le 11 et 17 août (et publié
le 5 sept).

Enfin au Canada, seuls 41% approuvent l’opération (14% fortement et 27% en partie) ; contre 56% qui la désapprouvent (34% fortement et 22% en partie), 3% ne savent pas. Seulement 28% des
personnes interrogées pensent que la mission du Canada en Afghanistan sera un succès (34% en 2006), et 65% pense que ce ne sera pas un succès (58% en 2006). Un sondage réalisé par Environics poll sur 2505 personnes par téléphone pour la chaîne CBC, publié le 5
septembre.

A ce jour, selon le site iCasualties, depuis le début du conflit, les Américains ont perdu 602 hommes, les Canadiens 97, les Polonais
8.

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On recrute pour Eupol Afghanistan


La mission de police de l’Union européenne en Afghanistan (Eupol Afghanistan) a lancé un nouvel appel à candidatures, cet été, pour une quarantaine de postes
(descriptif ici).

Il y en a pour tous les goûts et tous les métiers : du responsable des « marchés publics » aux formateurs de policiers (plusieurs postes), en passant par le chef du service de sécurité, le
gestionnaire de ressources humaines ou du système d’informations sécurisé, l’officier de liaison avec l’IFAS, le conseiller droits de l’homme ou son homologue pour l’égalité hommes femmes…

Certains postes sont réservés à des experts nationaux détachés (des Etats membres), d’autres sont ouverts aux contractuels. Dans certains cas, il s’agit de remplacer des départs (une vingtaine
dernièrement), dans d’autres il s’agit d’une réouverture de candidatures (faute de candidats par exemple), il y a quelques nouveaux postes.

Attention ! les candidatures doivent être faites sur le formulaire ad hoc.
Et pour bien être au fait, les petites informations utiles : sécurité, grille de salaires,
etc…

La mission Eupol a pour objectif de former la police afghane. Lancée le 15 juin 2007, elle a pris le relais du travail effectué par le GPPO (office allemand pour le projet de police). Le
démarrage a été assez lent, c’est « difficile de recruter pour cette mission » explique un spécialiste de ces missions. Eupol comprenait – fin août – 170 internationaux (123 officiers de police de 18
Etats – dont 3 extérieurs à l’UE – et 50 experts civils) et environ 70 agents locaux).

Elle a atteint sa pleine capacité opérationnelle dans le sud du pays (Kandahar), le 2 juillet dernier, après la signature d’un accord avec les Canadiens, qui a permis à 11 officiers de la Police
montée et de d’autres agences canadiennes de se joindre à la mission européenne (9 Britanniques à Helmand et 3 Néerlandais, de la maréchaussée, en Uruzgan).

Les ministres de la Défense européens avaient décidé, en mai dernier, de multiplier les effectis internationaux par deux, pour atteindre un effectif global de 400 personnes environ. Ce recrutement
devrait donc être suivi d’autres si on veut atteindre ce niveau. (descriptif de la mission, télécharger)

(Photo : le boss d’Eupol, c’est lui ! le brigadier général (allemand) Jürgen Scholz. Crédit photo : Conseil UE)

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L’intervention en Afghanistan, c’est foutu ?…

L’intervention en Afghanistan – du moins dans son format actuel – serait-elle foutue ? Certains spécialistes stratégiques, et non des moindres, le croient… Certains parlementaires de retour de
mission aussi…

C’est perdu ?

Je voudrais citer particulièrement Yves Boyer, le directeur-adjoint de Fondation de la Recherche Stratégique. Lors d’une séance de la
sous-commission défense au Parlement européen, à Bruxelles, le 5 novembre 2007, il a été très clair : « C’est perdu ! Soit on met 500 000 hommes, des milliards d’euros pour construire
totalement un pays, et on aura peut être quelques chances de l’emporter, d’ici… cinq ou dix ans. Mais, aujourd’hui avec 40 000 hommes, et 20 000 seulement opérationnels, je dis « good luck 
! ». Et je ne dirais que çà. ».

Quelques jours plus tard, toujours devant cette même commission, il précisait son propos critiquant l’absence de but précis à l’opération : « Est-ce vraiment la lutte antiterroriste ? Mais les
terroristes sont aussi chez nous. Est-ce la chasse à BenLaden ? Si prouvé qu’il vive encore, quand on le trouvera, ce serait la fin de la présence internationale alors ? »
Est-ce un objectif de
reconstruction ? « Pour les Français cela rappelle un peu l’Algérie. Les teams de reconstruction, on connaît, et surtout on a vu le résultat. En Algérie, la France a gagné militairement mais
perdu politiquement. Et cela a surtout entraîné une énorme crise. (En fait) Cela a aussi un parfum d’opération humanitaro-coloniale : on va les aider à se reconstruire, à faire comme il le faut ».
« Il y a des débats sous jacents que l’on n’a jamais tenu sur cette question »
ajoute-t-il.

La solution militaire ne suffit plus

Quant aux experts américains, du Centre d’études stratégiques internationales (CSIS), spécialisé dans les questions militaires, ils ne
sont pas vraiment plus optimistes. Cette guerre n’est pas gagnable avec seulement des moyens militaires » explique Anthony H. Cordesman, dans deux documents qu’il vient de publier, les 24
et 29 juillet 2008, dit-il, elle n’est pas gagnable, non plus, sans un changement du rôle que jouent les forces du gouvernement pakistanais dans les régions « tribales » et du Baluchi (les
plus proches de l’Afghanistan) (2). Lire : Analyzing the Afghan-pakistan War ; Afghanistan: The Problem is Far More than Troop Levels.

« Qu’est-ce qui passe vraiment ?

C’est la question de Giulietto Chiesa (PSE, Italie) et de la plupart des parlementaires revenus d’une mission sur place début mai. Lors d’un débat qui s’est tenu au Parlement européen en juin, il a
explicité sa position : « En voyant les journaux locaux, on voit des combats et des morts. Des combats qui mettent en cause des mouvements dont on entend peu parler, comme le Hezbi Islami (1)
d’Hekmatyar, plus nombreux et présent sur le terrain (que les talibans). Il y a là-bas une vraie guerre entre l’armée afghane et l’armée pakistanaise. »
Quant au rôle de l’Europe. Il estime
qu’elle « n’est pas aussi influente qu’elle pourrait l’être« . « L’Europe est impliquée – militairement, politiquement – dans une guerre dont les décisions sont prises ailleurs. Nos
diplomates, nos militaires nous l’ont répété : ce sont les Etats-Unis qui décident. »
Et de conclure : « Il faut réexaminer la stratégie politique en Afghanistan : de nombreuses années de
présence sur place ont aggravé les choses. On n’a jamais avoué que c’était une erreur politique et militaire majeure. »

Un échec aussi selon Ana Maria Gomes (PSE, Portugal) : « Le renforcement des institutions (afghanes) est un échec. On ne s’est pas attaqué aux éléments cruciaux : l’élément judiciaire a
totalement été négligé. Il y a là une recette de corruption et d’impunité. Une impunité organisée  du pouvoir, des barons de la drogue ou chefs de la criminalité organisée. Le bras droit du
président Karzai est impliqué dans le trafic de drogues, mais on préfère l’ignorer. »
Pour elle, il faut « se reposer la question de la stratégie ». « La solution est avant tout politique et
non pas militaire. (…) Il faut un énorme effort de reconstruction civile, de remise en place des institutions d’Etat. (…) Il faut parler aux Talibans, c’est essentiel, il n’y a pas de solution
possible sans cela, car ils font partie des Pachtouns – la plus grande tribu du pays. »

(1) Né à la fin des années 1970 et basé à Nangarhar, ce mouvement avait mené aussi de nombreuses actions contre l’armée soviétique, près des frontières pakistanaises. Il était alors financé par les
Américains.

(2) « Finally, virtually every military officer, civilian official, and intelligence officer who deals with Afghanistan realizes that the war not only is unwinnable on a purely military basis, it is
probably unwinnable without basic changes in the role that the Pakistani government its forces play in the FATA and Baluchi areas of Pakistan. This is not an Afghan war, it is an
Afghanistan-Pakistan conflict »

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Mort par un tir ami en Afghanistan. Ce n’est pas la première fois!


Le Ministre de la Défense français a démenti les affirmations du Monde
affirmant que certains des soldats français morts dans une embuscade le 18 août, 40 kms à l’ouest de Saroubi, entre les régions de Kaboul et de Kapisa, l’avaient été par des tirs amis. Une
hypothèse qui est cependant plausible.

Etre tué par des tirs amis (friendly fire) a toujours été un risque dans un conflit armé, encore plus quand les lignes de combat ne sont pas fixes et qu’il s’agit d’actions de guérilla ou d’actions
urbaine. On estime en moyenne qu’environ 10 à 20 % des pertes des armées modernes le sont ainsi (14% au Vietnam). La tension, la confusion qui nait de l’action ou le manque de coordination entre
les diffférentes armées sur le terrain, ou entre le sol et l’air (en cas d’intervention aérienne) multiplient les risques non seulement d’atteindre des soldats amis mais aussi des civils. L’Afghanistan qui est, de plus en plus une zone mortifère pour les soldats engagés (cf. mois de juin), ne fait pas exception si l’on se réfère à des exemples récents.

Au Canada, des doutes identiques sont actuellement soulevés après la mort de Joshua Roberts, le 9 août, dans le district de Zhari, dans l’ouest de la province de Kandahar. Face aux
militaires canadiens, engagés dans un combat avec les talibans, survient un convoi civil, escorté par deux groupes de sécurité privé. Ce seraient ces gardes de sécurité qui seraient à l’origine des
tirs. Ou, du moins, certains américains qui ont mené une enquête préliminaire en semblaient convaincus, selon Radio Canada. Sur ce site, on voit des militaires américains poser beaucoup de
questions aux gardes afghans, qui répondent évasivement. Et un des militaires dit clairement à la caméra que les forces américaines privilégient l’hypothèse que les tirs qu’ont essuyés les
Canadiens viennent de ces rangs. Une commission d’enquête est à l’oeuvre coté canadien.


Au Royaume-Uni, une commission d’enquête vient de terminer son travail
sur un autre cas. Le ministère britannique de
la Défense
a en effet reconnu, le 15 août, que la mort du « Lance Corporal » Mathew Ford du 45e commando de Royals Marine, à Garmsir, le 15 janvier 2007, l’avait bien été tué par un tir ami. Même
si « le bureau d’enquête n’a pas été capable de confirmer avec certitude quel arme a tiré, (…) le faisceau de preuves fait qu’il était probable qu’il avait été tué par un tir ami » (lire
le rapport du ministère). Une cause que
le ministère n’évoquait pas dans ses premiers communiqués en janvier 2007, parlant uniquement de décès dans le tout début d’une offensive majeure contre les Talibans. « Sa section fut prises sous le feu  aussitôt qu’ils débarquèrent de
leurs véhicules blindés pour traverser la rivière
« .

Aux Pays-Bas, le ministère néerlandais de la Défense confirmait
en mars dernier que les soldats néerlandais avaient tiré sur deux des leurs, Wesley Schol et Aldert Poortema, le 11 janvier 2008, près de la ville de Deh Rawod dans le sud, lors de l’opération
Kapcha. Les unités néerlandaises étaient alors engagés contre les Talibans. Dans la « confusion », il semble bien que le feu fut ouvert de deux cotés. Les traces de balles 25 mm
néerlandaises laissent, en revanche, peu de doute sur l’origine du feu.

Crédit photo : Ministère français de la Défense, Ministère britannique de la Défense

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Bavure polonaise à Nangar Kehl, Afghanistan: on en sait plus!

Plusieurs soldats polonais en poste en Afghanistan auraient tué, de façon plus ou moins délibérée, plusieurs civils et donc commis un « crime de guerre », à Nangar Khel (dans le sud-est du pays), en
août 2007. C’est du moins la conviction du juge d’instruction polonais qui a terminé son travail. Et on commence à en savoir plus grâce à une enquête complète réalisée par Gazeta Wyborcza.


En novembre 2007, sept soldats de retour de mission en
Afghanistan (dans le cadre de l’ISAF-FIAS) avaient en effet été arrêtés en Pologne, et accusés d’avoir tué huit civils afghans, dont des femmes et des enfants (dépêche AFP, voir aussi l’article du target="_blank">New-York Times). Si certains avaient été libérés rapidement, d’autres furent gardés « au frais » plus longtemps ; quatre d’entre eux n’ont ainsi été remis en liberté le 10 juin.
Le magistrat en charge de l’affaire, Karol Frankowski a terminé son travail, début juillet 2008, concluant à des crimes de guerre pour six des prévenus. Démontant du coup la première version
officielle qui parlait de soldats pris dans une embuscade, par des Talibans, et réagissant au feu. En fait de feu, semble-t-il, ce sont plutôt certains soldats polonais qui, quelques heures après,
sont venus arroser de tirs le village, où étaient présents des civils.


Les journalistes de Gazeta Wyborcza ont
pu prendre connaissance de l’acte d’accusation. La reconstitution de la trame des évènements qu’ils viennent de publier, à l’aide de certains témoignages, est éclairante de la confusion qui a régné ce jour-là sur certaines valeurs humaines.

Tout s’est déroulé le 16 août 2007, près du village de Nangar Khel. Deux véhicules d’un convoi polono-américain sont immobilisés des mines. Le chef du convoi demande alors à la base polonaise de
Wazi-Kwa des renforts (dépanneuses) pour enlever les véhicules endommagés. Arrivent sur place alors également deux unités de commandos de l’unité « Delta » de Bielsko-Biala, portant à l’épaule
l’écusson d’une tête de mort, avec épées croisées sur fond noir. Une de ces unités commence à tirer sur le centre du village, expliquant avoir reçu l’ordre de tirer de sa base. Au grand dam du chef
du convoi, Maciej N., qui ne semble pas au courant de cet ordre, de même que le commandant de la deuxième unité. Le commandant de la base, contacté, nie avoir donné un tel ordre. Même ignorance
quand N. les contacte. Celui-ci dépêche alors un de ses soldats aux membres du commando leur demandant de cesser les tirs et les informant qu’il y a des femmes et des enfants au centre du village.
Sans résultat. Il faudra l’intervention d’un officier que les tirs cesseront.

Aujourd’hui, la « Procurature » – interrogé par les journalistes de Gazeta – ne fait « aucun commentaire »… Mais, dans un reportage télévisé, diffusé en juillet sur Polsat, on voit bien que le représentant de la Procurature précisait
qu’il n’existait aucune menace pour les soldats, pouvant légitimer des tirs. Quant à la question de l’ordre, et la nature des tirs, les témoignages des soldats impliqués diffèrent : certains
estiment qu’il y a eu un ordre, d’autres qu’ils l’ont exécuté mais en tirant en l’air, un des officiers mentionne que c’est une erreur du « contre-espionnage » polonais qui les a induits en erreur et
invoque une enquête des Américains qui les a blanchis de toute responsabilité (une « erreur »). Des experts militaires avaient sérieusement évoqué, un moment, des munitions perimées qui auraient
causé les dégâts (!). Cela ressemble un peu à un sauve-qui-peut…

D’autant qu’une deuxième affaire s’est greffée sur la première, comme le révèle un autre article paru aussi dans Gazeta, où on verrait une photo
d’un des militaires posant au milieu de morts talibans (procédé un peu « naturel » chez les combattants de l’extrême…) – en fait, il semble que ce soient les Américains qui aient liquidé des
Talibans puis envoyé les Polonais pour « nettoyer » le secteur .

Bref, ce qui semble sûr c’est qu’à Nangar Khel, un 16 août 2007, l’engagement des troupes de l’Otan a été plutôt au-delà des règles ordinaires d’engagement militaire de forces multinationales… Si
le cas ne semble plus isolé, peu-à-peu l’intervention « civilisatrice » en Afghanistan semble prendre un tour inquiétant, comme l’a été l’intervention soviétique dans le même pays de 1979-1989, où
les témoignages de soldats de retour au pays étaient édifiants (comme le raconte le livre « Cercueils de Zinc« )…

Pour en savoir plus sur l’Afghanistan, le dossier du « Devoir » le quotidien québécois.

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La « sale » guerre d’Afghanistan des Soviétiques, devient très actuelle

Si l’on veut comprendre un peu la guerre qui se mène actuellement en Afghanistan sous les couleurs de l’Otan – et qui peuvent mener des soldats à des actes extrêmes comme à Nangar Khel -, il faut relire absolument les « Cercueils de zinc » de Svetlana Alixievitch (republié chez Christian Bourgeois en 2002).


L’auteur – comme le présente l’éditeur – a démoli le mythe de la guerre
d’Afghanistan, en 1990 « des guerriers libérateurs et, avant tout, celui du soldat que la télévision montrait en train de planter des pommiers dans les villages alors qu’en réalité, il lançait
des grenades dans les maisons d’argile où les femmes et les enfants étaient venus chercher refuge »

Depuis les années ont passé, les protagonistes ont changé et le contexte géopolitique et militaire est différent. C’est sûr. Mais les témoignages rassemblés sont très éloquents, et semblent
terriblement actuels.

Par exemple, sur le cycle attentat-représailles.

• Une employée : « Pourquoi nous mettions-nous à haïr ? C’est très simple. Un camarade était tué alors qu’on l’avait côtoyé, qu’on avait mangé dans la même gamelle. A présent, il était mort,
tout brûlé. C’est très clair. A ces moments-là, on serait capable de tirer comme des fous. Nous ne sommes pas habitués à analyser les évènements pour en découvrir les causes et les coupables. »

Un lieutenant : « Pour le douch, toi, tu es un chouravi, un Soviétique, pas question qu’il ait pitié de toi. Ton artillerie a détruit son kichlak, et il n’a presque rien retrouvé de sa
mère, de sa femme, de ses enfants. »

Sur la discipline et le silence :

• Un soldat des transmissions : « Avant notre retour, l’instructeur politique nous explique ce que nous pouvons raconter et ce que nous devons taire. Pas le droit de parler des morts, parce que
nous sommes une grande et puissante armée. Il ne faut pas se répandre sur tout ce qui n’est pas réglementaire, car nous sommes une grande et puissante armée, puissante et saine sur le plan moral.
Il faut déchirer les photos. Détruire les pellicules. Ici nous n’avons pas tiré, pas bombardé, pas empoisonné, pas fait sauter. Nous sommes une grande et puissante armée puissante et saine sur le
plan moral. »

Un lieutenant sapeur : « Personne n’a le droit de nous juger. (…) Personne ne veut comprendre cette guerre, on nous a abandonnés seul à seule avec elle. Qu’on se débrouille en somme.
C’est nous les coupables, c’est à nous de nous justifier. Aux yeux de qui ? On nous y a envoyés. Nous avons cru ce qu’on nous a dit. Nous nous sommes fait tuer pour çà. On n’a pas le droit de nous
mettre sur le même plan que ceux qui nous y ont envoyés. »

Sur l’équipement des soldats :

« Les soldats s’habillaient se chaussaient, se nourrissaient par leurs propres moyens. Notre gilet pare-balles, on peut à peine le soulever tant il est lourd, tandis que le gilet américain ne
contient aucune pièce métallique, il est fait d’une matière spéciale ».

(Nb : demandez à un soldat, français, comment sont équipés nos soldats et vous serez surpris de voir qu’il pourrait ne pas renier totalement cette citation datant d’il y a 20 ans… Lire
aussi un témoignage des Norvégiens).

Sur l’Afghanistan éternel :

• Un soldat des transmissions:  « Je discute avec un doukanier : « tu ne vivais pas comme il fallait. Nous, on va t’apprendre à vivre. On va construire le socialisme ».
Lui, il sourit : « je faisais du commerce avant la révolution et je continuerai d’en faire. Rentre chez toi. Ici, ce sont nos montagnes. Nous nous débrouillerons sans vous… ». »

Ou comme dit Spesserov cité par un conseiller militaire : « On ne peut pas acheter l’Afghanistan, on peut seulement le racheter à d’autres ».

A méditer ! On peut se demander quand nous aurons un travail identique fait sur l’intervention de la FIAS-IFAS si nous n’aurons pas les mêmes témoignages…

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Renforts belges en Afghanistan: trop cher disent les « Finances »


La Belgique va envoyer des renforts en Afghanistan pour la Force internationale
d’assistance à la sécurité (Fias) de l’Otan. C’est ce qu’a confirmé le ministre de la défense, Pieter De Crem, à l’issue d’un kern (réunion restreinte du Conseil des ministres), le 25 juillet,
comme le confirme un communiqué du Ministère belge.

150 hommes et 4 avions F16 en renfort
Une unité de 55 soldats du Génie va partir rapidement, début août. Leur mission : aménager les surfaces et les installations nécessaires pour les F16 sur la base de Kandahar, dans le sud du pays,
le plus dangereux. En septembre, un détachement de 100 personnes et 4 avions F16 les rejoindront. Les F16 opéreront en liaison avec les Néerlandais, pour une période de six mois, renouvelable sur
décision du Conseil des ministres. Les Belges sont déjà présents dans le pays : au nord, à Kundunz, dans un PRT (équipe provinciale de reconstruction), sous direction allemande ; et à Kaboul, dans
un autre PRT, ainsi que sur l’aéroport, où ils assurent le rôle de nation cadre, jusqu’au 1er octobre
2008.

Coût de l’opération : 14,31 millions d’euros pour l’année 2008, soit environ 20 millions d’euros pour six mois. Cette contribution supplémentaire est de trop selon l’inspection des finances belge
qui a remis une note défaborable, estimant que le projet n’est pas « tenable » sur le plan budgétaire, à moins de renoncer à une autre mission à l’étranger. Les troupes belges sont déjà présentes
au Kosovo, au Liban ou au Congo.

Crédit photo : F16 en vol, armée belge

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