Armées européennes

L’intérim de Beauvechain : mission accomplie

(BRUXELLES2) Ouf  ! peut-on se dire à Beauvechain. L’accueil d’une vingtaine d’avions gouvernementaux venus pour le Sommet européen sur cette base aérienne militaire, située à une quarantaine de km de Bruxelles, s’est déroulé « sans problème ». La grève générale en Belgique paralysait, en effet, le principal aéroport du pays, situé à Bruxelles, Zaventem ou Melsbroek (selon qu’on parle de l’aéroport civil ou militaire). Du coup, la seule solution pour permettre aux officiels d’arriver à temps à Bruxelles, sans trop de difficulté, a été de réquisitionner cette base militaire, d’ordinaire dévolue aux avions de chasse. « Malgré le fait que cet aérodrome ne dispose que d’une seule piste pour les décollages et les atterrissages, toute l’opération s’est déroulée sans aucun problème » explique un communiqué de la défense dressant le bilan de l’opération.

Au total, 20 avions transportant des délégations gouvernementales pour le sommet européen ont été déroutés vers cet aérodrome militaire. 17 appareils ont quitté la base aérienne de Beauvechain dès lundi (30 janvier) et les autres l’ont quitté ou la quitteront dans le courant de la journée de mardi (31 janvier). Les Chefs d’Etats – comme le Président français Sarkozy, le Premier Ministre britannique Cameron et la Chancelière Merkel – ont fait ensuite le trajet séparant Beauvechain et Bruxelles par la route.

Le contrôle du trafic aérien pour les arrivées et les départs a été assuré par la Défense. Pas moins de 200 militaires, basés à Beauvechain ou Melsbroek (Zaventem), ont été réquisitionnés pour assurer la sécurité, le contrôle du trafic aérien et le « handling » (assistance aéroportuaire).  Coût de l’opération : environ 100.000 Euros, comprenant la location de transports civils pour la mise en place du matériel, la location d’équipements supplémentaires (par exemple : les passerelles pour accéder aux avions), les prestations du personnel et l’appui médical. Ils « seront remboursés à la Défense ».

Lire aussi : Les militaires réquisitionnés pour le sommet européen (Maj)

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Les députés britanniques jugent « grotesques » les coupes dans les armées

(crédit : Royal Marine / UK Navy)

(BRUXELLES2) « Grotesque« , le jugement des députés britanniques de la commission Défense de la Chambre des Communes ne fait pas dans la dentelle quand il qualifie le chiffre de 40% de licenciements planifiés dans l’armée britannique. Le gouvernement a en effet programmé le licenciement de 11.000 personnes dans les trois armes et le départ – sur base volontaire ou non – de 15.000 civils. Pour James Arbuthnot, le président de la commission, cela « nécessite une sérieuse explication qui doit etre beaucoup plus convaincante que celles que nous avons entendu jusqu’ici. Regardons les domaines où les forces armées sont en sous-effectif. Pourquoi le ministère ne pourrait pas redéployer et former ces personnels qui font face à des licenciements, pour remplir les si nombreuses tâches où nous avons des lacunes, par exemples pour le soutien médical de combat ou le renseignement ».

Télécharger le rapport dans les docs de B2

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Berlin veut fourguer ses Eurofighter. Pas tout de suite répond Sofia

(crédit : Bundeswehr)

(BRUXELLES2) La visite en Allemagne du Premier ministre bulgare Boïko Borissov, les 17 et 18 janvier prochains devrait être l’occasion de discuter de façon plus approfondie de l’acquisition par la Bulgarie de chasseurs Eurofighter d’occasion. Une commande qui pourrait porter sur huit appareils. L’Allemagne proposerait un package complet incluant la formation des pilotes bulgares, selon le quotidien bulgare Standart. Ces entretiens ont pour objet principal la crise financière mais aussi le remboursement par la Bulgarie du prêt contracté pour les nouvelles motrices Siemens.

Les surplus allemands vers l’Est

Cette revente d’appareils d’occasion par l’Allemagne ne serait pas isolée selon le quotidien économique Financial Times Deutschland qui a lancé l’information. Plusieurs autres pays d’Europe sont intéressés par l’acquisition d’un avion récent à un prix qui n’est pas prohibitif : la République tchèque, la Croatie, la Slovaquie ou la Roumanie. Un moyen pour la défense allemande de trouver de nouvelles ressources qu’elle ne peut plus trouver dans le budget fédéral, soit pour procéder à de nouvelles acquisitions (point qu’a démenti le ministère allemand de la défense, il n’est pas question de passer à la troisième tranche d’Eurofigther et d’acheter 37 appareils de plus), soit pour entretenir et moderniser les équipements existants.

Du beurre et de la culture plutôt que des armes

Le Premier ministre a cependant démenti cette assertion, mercredi dernier à Bourgas, ainsi que le rapporte l’agence bulgare Novinite : « Nous avons de bons appareils Mig, en excellente condition. Avec tout le respect que j’ai pour les industriels militaires, je préfère que nous investissions notre argent dans la science, la culture, l’éducation (NB : le premier ministre inaugurait un théâtre rénové). Une des principales discussions difficiles que j’aurai avec (la Chancelière) Merkel sera de lui expliquer que nous ne pouvons pas utiliser 150 millions d’euros pour payer ces chasseurs dans un temps de crise ». Ce que la presse bulgare résume en un slogan « selon le principe du « beurre plutôt que des armes ». L’appel d’offres prévu de longue date pour ces avions pourrait d’ailleurs être repoussé à 2013 comme l’a précisé récemment le ministre de la Défense, Anyu Angelov.

Une flotte à remplacer et des pressions multiples

La Bulgarie dispose aujourd’hui de Mig 29, un avion russe relativement récent, mais qui devrait être remplacé à l’horizon 2015. Dans son plan d’équipement, l’armée bulgare prévoyait de renouveler ses avions en s’équipant d’avions multi-rôles plus récents, et surtout interopérationnels avec ceux de l’OTAN. Plusieurs avions sont en lice : l’avion américain F-16 ou le F-18, le Suédois Gripen et l’Européen Eurofighter. Et les Américains, dans le passé, ne se sont pas privés – par la voie de leur ambassadeur sur place -, de faire pression sur les autorités bulgares pour les inciter à renoncer à l’acquisition de matériels européens, trop couteux selon eux, et à développer plutôt leur armée de terre et acheter moins cher… c’est-à-dire américain. Un télégramme de Wikileaks a révélé ainsi les démarches de l’ambassadeur américain à Sofia, John Beyrle (Pour ceux qui veulent aller plus loin sur ce sujet, vous pouvez lire l’article en bulgare paru dans le Standart il y a un an ou en français l’analyse du journaliste Alexandre Levy sur l’achat des corvettes françaises).

Commentaires : Jusqu’à présent, la revente d’appareils d’occasion était le secteur favori des Américains qui permettaient ainsi de renouveler leur propre flotte et de garder à leur production nationale une certaine prééminence en Europe. La mise sur le marché par les Allemands d’un lot d’Eurofighter modernes pourrait conduire à un standard plus européen. On ne peut cependant s’empêcher d’apprécier le double langage non seulement des Américains mais aussi des Européens. D’un coté, nous avons une Angela Merkel inflexible sur les dettes, prête aux pires sanctions pour les Etats qui ne respectent pas l’orthodoxie budgétaire ; de l’autre, nous avons la chancelière allemande, beaucoup plus coulante, quand il s’agit d’écouler ses surplus militaires.

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Les Britanniques convolent en justes noces avec les US sur les porte-avions

(BRUXELLES2) L’accord franco-britannique a pris un nouveau coup de canif. Lors d’une visite à Washington, le jour même où Obama annonçait une nouvelle orientation stratégique pour les armées américaines, les ministres de la défense britannique et américain ont signé, jeudi (5 janvier), une « déclaration d’intention sur la coopération en matière de projection de la puissance maritime et la coopération dans les porte-avions« .

Un accord qui va servir de cadre au renforcement de la coopération et l’interopérabilité dans l’utilisation des porte-avions entre Londres et Washington, explique-t-on des deux cotés de l’Atlantique. « Un exemple de coopération utile entre proches alliés pour permettre dans une période d’austérité d’avoir la capacité nécessaire pour maintenir notre avantage militaire mondial », a précisé le porte-parole du Pentagone, George Little, après la rencontre. « Cela donne des bases (solides) à la marine US pour assister la Royal Navy dans le développement de la prochaine génération des porte-avions» a-t-il ajouté. « Les Etats-Unis sont le partenaire militaire le plus proche pour les Britanniques » a précisé, de son côté, Philip Hammond, le ministre britannique de la Défense. Les deux nouveaux porte-avions britanniques doivent, en effet, entrer en service en 2016 et 2018 ; ils emporteront le nouvel avion de combat F-35 (JSF). Mais dans ce laps de temps, la marine britannique est sans porte-avions et ne dispose que de porte-hélicoptères.

Commentaire : La coopération en matière de porte-avions était justement un des points de l’accord franco-britannique qui devait permettre aux seconds de pallier l’absence de porte-avions pendant ces quelques années. Certes un exercice, annoncé comme une démonstration de force majeure, est attendue pour la fin 2012 entre les deux marines en Méditerranée avec l’engagement, côté français, du Charles de Gaulle et, côté britannique, du HMS Ocean et du HMS Illustrious, comme le rapporte Mer et Marine. Mais c’est à peu près tout. Les Britanniques restent ainsi fidèles à leur idéal de double alliance, avec les Américains d’un côté et avec les Européens de l’autre. Mais la première l’emporte toujours sur la seconde. Le ministre britannique de la Défense l’a justement rappelé à Washington.

Lire également : Les 13 points de l’accord franco-britannique sur la défense

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Un Basque spécialiste du maritime et de la défense… à la Défense espagnole

(BRUXELLES2) Le nouveau ministre de la Défense, Pedro Morenes, qui prend ses fonctions demain (jeudi 22 décembre) n’est pas un nouveau venu dans le monde de la défense ou de la sécurité ni de la politique. C’est aussi un homme de l’entreprise, un juriste, habitué à la gestion et aux restructurations. Enfin, il a été proche de Rajoy, l’actuel Premier ministre, et de Josep Piqué.

Il a en effet été membre du gouvernement Aznar sans discontinuer, d’abord comme secrétaire d’Etat à la Défense de mai 1996 à mai 2000 auprès de Eduardo Serra Rexach. Il gère ainsi le processus de professionnalisation et de modernisation de l’armée espagnole. Au changement de législature, et remaniement de gouvernement, il passe à la Sécurité comme secrétaire d’Etat auprès de Mariano Rajoy jusqu’en juillet 2002 et enfin secrétaire d’Etat à la politique scientifique et technologique d’août 2002 à avril 2004. Depuis Juin 2010, il était directeur pour l’Espagne de MBDA, la société européenne de missiles. Et il est également président de la société de sécurité privée Ségur Ibérica, dont les gardes armés assurent la sécurité des pêcheurs espagnols au large des Seychelles. Une confusion des genres sur laquelle il devra veiller pour éviter toute accusation de collusion d’intérêt.

Né en 1948, à Getxo en Biscaye dans le pays basque espagnol, diplômé en droit de l’Université de Navarre, il travaille de 1984 à 1988 dans un cabinet d’avocats, puis en 1988 aux chantiers navals Empresa Astilleros Españoles, et en 1991, à l’ Instituto Nacional de Industria. Après sa carrière politique, il retourna aux affaires, d’abord comme secrétaire général du cercle des entrepreneurs, puis à partir de Janvier 2009 comme président du conseil d’administration des chantiers naval du Nord et, dernièrement, de MBDA Espagne. Le milieu maritime, il connait bien puisqu’il a également enseigné durant plusieurs années à l’Instituto Marítimo Español et également à l’Institut européen des études maritimes. C’est enfin un amoureux du golf, m’ont assuré mes collègues espagnols, il préside ainsi le prestigieux Real Club de la Puerta de Hierro de Madrid.

(crédit photo : ministère US de la Défense, P. Morenes reçu avec les honneurs au Pentagone par son homologue J. Hamre)

Lire également : Les gardes privés arrivent à bord des thoniers espagnols

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Léopards en pleine forme cherche acheteurs bien sous tous rapports

Char Leopard 2A6 (crédit : ministère néerlandais de la Défense)

(BRUXELLES2) Après les Allemands qui négocient avec l’Arabie Saoudite des chars neufs, voici les Néerlandais qui cherchent à fourguer sur le marché international, leurs chars Leopard en surplus. Ils pensaient avoir trouvé un acheteur, en la personne de l’Indonésie, prête à leur acheter 119 tanks. Hélas… le gouvernement semble se heurter à une sévère résistance, du coté de ses parlementaires. La Seconde chambre des Pays-Bas, qui doit donner son avis, semble prête à basculer. L’opposition de gauche était contre. Elle a reçu le renfort des populistes du PVV qui sont contre « la vente de matériel militaire aux pays musulmans » comme l’a rappelé Wim Kortenoeven, le chef de groupe à la chambre. Les partis de la majorité, notamment le VVD (libéraux) sont furieux. « Cest un trou dans le budget de la défense » estime leur leader à la chambre, selon le quotidien néerlandais Telegraaf qui rapporte l’information.

Un marché de l’occasion en plein boom

Le moment est cependant crucial comme le remarque le ministre de la Défense, Hans Hillen : « Le marché du matériel d’occasion est difficile à une époque où beaucoup de pays occidentaux mettent du matériel en vente à la suite de mesures d’économies. »

L’Allemagne, de son côté, s’apprête à signer un contrat de vente de 270 chars neufs Leopard 2 de type A7 + à l’Arabie Saoudite, « la Porsche 911 des véhicules militaires », précise Die Zeit. Un contrat tout aussi contesté selon le journal allemand qui souligne de voir ces chars utilisés pour réprimer des manifestations, comme à Bahrein, où les forces armées d’Arabie Saoudite sont intervenues à l’appel de son voisin.

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Blindés : 1 milliard de livres pour rien

(BRUXELLES2) Le dernier rapport de la cour des comptes britannique au Parlement est sans nuances. Depuis 1998, le ministère de la défense a dépensé « 1,1 milliard £ (1,5 milliard d’euros) dans différents projets de véhicules blindés, sans aucun résultat » soulignent les auteurs du rapport. Dont 321 millions £ ont été perdus dans des projets annulés ou suspendus.

Une perte de capacité qui a pesé sur les opérations

C’est en partie à cause de ce gaspillage, de cette incapacité à fournir à des véhicules blindés, que le ministère a du recourir à la procédure d’urgence et débloquer 2,8 milliards £ pour faire face aux besoins générés par les opérations en Irak et en Afghanistan et acheter les véhicules résistant aux mines. Autre conséquence, l’usage plus important des hélicoptères pour effectuer les missions de reconnaissance ou de transport que ne peuvent pas faire des véhicules.

Indécision, ambitions trop élevées, manque de priorités 

Les coupes sévères opérées ces dernières six années se montent à 10,8 milliards £, les véhicules blindés ayant plus souffert que d’autres projets d’équipements. Elles ne laissent qu’un montant « insuffisant » – 5,5 milliards £ pour les dix prochaines années – pour fournir tous les programmes planifiés de véhicules blindés. Le ministère a été « à la fois indécis et trop ambitieux dans la définition de ses critères d’équipement, tandis que les moyens d’achat des véhicules sont trop compliqués », critique le rapport qui souligne que le travail réalisé lors de la SDSR (strategic review) n’a « pas été suffisant ». A l’avenir, il devrait avoir une approche plus « réaliste » dans ses équipements, en étant plus déterminé et en donnant des priorités claires. 

Rapport à télécharger dans les docs de B2

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De retour de Libye, en chantant

HMS Ocean

(BRUXELLES2) Décidément l’engagement en mer encourage à produire une vidéo embarquée. Après les Belges de la Louise Marie, en début d’année, c’est au tour des Britanniques de l’HMS Ocean, le navire britannique amphibie d’assaut de produire son lipdub titré « All i want for Christmas is You« .

L’équipage de retour de Libye où il a servi notamment de plate-forme d’envol pour les hélicoptères d’attaque Apache, s’en donne à coeur joie. Titre évocatoire que les différentes équipes du navire de débarquement ne se privent pas d’illustrer avec force tableaux, souvent torses nus, ou positions suggestives, allant même jusqu’à se ceindre du drapeau national… Well. Et, tout çà, est repris très officiellement par le journal britannique des forces armées (http://www.youtube.com/user/BritishForcesNews#p/search/0/Uhpzlgn-mAI).

A quand la même chose sur le Charles de Gaulle ?

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La Fyrom retrouve son droit d’adhérer à l’OTAN… et à l’UE. Grèce peu importe !

réunion de la Cour (crédit : CIJ / Jeroen Bouman)

(BRUXELLES2) La Macédoine, ou plutôt l’ancienne république Yougoslave de Macédoine, a bien le droit de poser sa candidature à l’OTAN. Et la Grèce ne pouvait s’y opposer comme elle l’a fait au sommet de l’Alliance à Bucarest, en 2008 (*). C’est ce qu’a jugé la Cour internationale de justice, lundi (5 décembre). Sans entrer dans tous les détails juridiques, on peut retenir de ce jugement deux, voire trois aspects : la compétence, l’interprétation de l’accord, le drapeau officiel et celui de l’armée.

En premier lieu, la CIJ se reconnait compétente pour juger de l’adhésion à une organisation comme l’OTAN, il n’y a pas d’exception « défense ». Ce qui pouvait ne pas être évident au premier abord.

Ensuite, elle estime que l’accord intérimaire signé entre les deux parties le 13 septembre 1995 est clair : la Grèce ne « s’opposera pas à la demande d’admission de la (Fyrom/Macédoine) dans des organisations et institutions internationales, multilatérales ou régionales dont la (Grèce) est membre non plus qu’à la participation à ces organisation et institutions. Toutefois la (Grèce) se réserve le droit d’élever des objections à une telle demande ou une telle participation si la (Fyrom/Macédoine) doit être dotée dans ces organisations ou institutions d’une appellation différence de celle prévue par (…) la résolution 817/1993 du conseil de sécurité des Nations-Unies ». La Cour estime qu’en ayant indiqué sa volonté de voir le nom de Macédoine reconnu lors de l’adhésion à l’OTAN, la Fyrom n’a fait qu’exprimer un désir, ce qu’elle avait tout à fait le droit. Cela ne signifie pas qu’elle devait être « dotée de ce nom ». Ce n’est qu’à ce moment que la Grèce avait le droit – au moins pour des questions du nom – d’élever une objection. A contrario, rien n’empêche la Grèce d’élever des objections sur d’autres motifs.

Cependant, la Cour n’annule pas la décision prise par l’OTAN à Bucarest. « Le demandeur (FYROM) ne lui demande pas » ; mais seulement « de déterminer si la (Grèce) a par son comportement manqué aux obligations qui lui incombent en vertu de l’accord intérimaire ». Il n’y a donc pas d’injonction à l’OTAN de revoir sa position. Mais en enlevant un obstacle majeur à l’adhésion, la CIJ enlève un obstacle sur la route vers l’adhésion à l’OTAN ; il suffit à la Fyrom de réitérer sa demande.

Enfin, la Cour internationale de justice reconnait que la Fyrom/Macédoine a également contrevenu au moins une fois à l’accord en laissant son armée « utiliser le symbole qui figurait sur son drapeau national avant l’accord intérimaire », alors que celui-ci l’interdit.

Commentaire : Cet arrêt rend la route de la Fyrom vers l’Union européenne plus directe. On peut, en effet, facilement transposer cet arrêt à la situation dans l’UE, et la Grèce ne pourrait plus s’opposer à la mise en route vers l’adhésion, du moins en se reposant sur l’accord intérimaire. Rien ne l’empêcherait en revanche de s’y opposer, chapitre par chapitre (à l’ouverture des négociations ou à la fermeture), pour d’autres raisons. Ce qui ne saurait manquer à un diplomate qui n’est souvent pas avare « d’objections ».

(*) La Fyrom a été admise à participer au partenariat pour la paix en 1995, puis au plan d’action pour l’adhésion en 1999. Sa candidature a été examinée au sommet de Bucarest les 2 et 3 avril 2008 mais rejetée, l’Alliance estimant que le pays ne serait invité à adhérer que si « une solution mutuellement acceptable à la question de son nom aura été trouvée ».
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Des médecins militaires en renfort en Slovaquie

(crédit : ministère tchèque de la Défense)

(BRUXELLES2) C’est une mission un peu spéciale, et éclair, qu’a décidé le gouvernement tchèque. Il a dépêché une trentaine de médecins militaires dans le pays voisin, la Slovaquie, samedi, pour venir en aide au gouvernement qui a déclaré l’état d’urgence, après la démission collective de nombreux médecins hospitaliers.

Environ 1200 des 7000 médecins hospitaliers que compte la Slovaquie ont, en effet, démissionné le 1er décembre, pour protester contre leurs conditions salariales qu’ils estiment défavorables et le blocage des négociations (ils refusent l’augmentation de 300 euros consenties). La Premier ministre slovaque, Iveta Radičová, avait demandé l’aide à son homologue tchèque, Petr Necas. des médecins militaires tchèques pour pourvoir aux gardes de nuit dans les principales villes du pays.

Une trentaine de médecins militaires sont donc arrivés samedi à Bratislava pour assurer le remplacement des médecins démissionnaires. Mais ils ne sont pas restés bien longtemps. Les critiques ont fusé de part et d’autre de la frontière. Même «  Les médecins militaires tchèques sont leaders dans leurs domaines. L’objectif était de sauver des vies humaines. Nos médecins durant leur séjour dans la République slovaque, y ont clairement contribué. » a expliqué le Ministre tchèque de la Défense, Alexandr Vondra. « Les Slovaques nous ont demandé de l’aide. Nous l’avons fourni dans la mesure du possible. Si nous avions été dans la même situation, je crois que nous aurions pu bénéficié de l’aide de pays voisins. »

Une « mission » qui suscite cependant une nette polémique dans les deux républiques de l’Est. Les syndicats slovaques ont comparé cette mission à l’intervention du pacte de Varsovie en 1968. Tout en jugeant ce commentaire excessif, Lidove Noviny, quotidien conservateur, estime pour sa part que cette mission était « anti-constitutionnelle ». Les médecins sont rentrés aujourd’hui en république tchèque, assure pour sa part le ministère de la Défense à Prague.

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Nouveau gouvernement en Belgique, une certaine continuité. Les détails

(BRUXELLES2, analyse) Il aura fallu 540 jours de tergiversation pour avoir un nouveau gouvernement et surtout fixer un nouvel accord de gouvernement. Mais le changement en matière de politique étrangère et de défense n’est pas vraiment énorme.

On peut parler d’un changement dans la continuité, particulièrement en matière de réforme de la défense. Ce n’était d’ailleurs pas un grand sujet de divergence entre les parties prenantes de de la nouvelle coalition gouvernementale (PS/SPA, CD&V/CDH, MR/VLD).  La faible place donnée à la politique étrangère dans la longue déclaration gouvernementale (177 pages) n’est donc pas le reflet d’un manque d’intérêt. Au contraire.

On peut ainsi plutôt parler davantage d’approfondissement de certains sujets comme pour la réforme de l’armée belge ou l’implication du parlement dans les opérations extérieures. De façon assez conforme à sa tradition pro européenne, la Belgique se prononce aussi pour un nouveau souffle européen et une nouvelle impulsion à la défense européenne tout comme la recherche accrue de coopérations militaires et de niches d’excellence qu’elle pourrait développer.

La continuité et un changement de casquette

Selon les dernières informations, le ministère de la Défense resterait géré par Pieter de Crem (chrétien-démocrate flamand), l’actuel titulaire du poste, tandis qu’aux Affaires étrangères et européennes arriverait un nouveau. Enfin pas tout à fait… Car Didier Reynders (libéral francophone) n’est pas vraiment le prototype d’un ‘petit nouveau’. C’est même plutôt un ancien, un poids lourd du gouvernement. Il est ainsi en poste depuis plus de 12 ans, à la tête du ministère des Finances, où il a imprimé sa marque. Il connait parfaitement nombre de ses homologues au niveau européen notamment. S’il serait bien resté là, les autres partenaires de la coalition ne le souhaitaient pas trop.

Né le le 6 août 1958, diplômé de l’université de Liège, Reynders débute en politique auprès de Jean Gol alors ministre de la Justice comme expert en droit constitutionnel. Il assure ensuite la présidence de la SNCB (1986-1991), de la Société Nationale des Voies aériennes (1991-1993), devient député (à partir de 1992), puis chef de groupe  du parti libéral à la Chambre (1995-1999) et enfin ministre des finances (1999-2011). L’intéressé, fier comme Artaban, « rêvait » d’un autre poste qui lui permet de continuer en beauté, alors que son action aux Finances pouvait prêter à discussion. Aux Affaires étrangères, il pourra s’épanouir. Il ne sera pas pour autant un « client » plus facile pour la Haute représentante que son prédécesseur, Steven Vanackere, qui n’avait pas ménagé ses critiques sur la Britannique.

Objectif : une armée de 30.000 hommes et poursuite de la réforme de défense

L’ambition globale de l’armée est de permettre « sa projection sur les théâtres d’opérations extérieures » tout en lui permettant de « continuer également d’assumer ses missions sur le territoire national, comme par exemple le démantèlement d’explosifs, le sauvetage en mer, l’aide à la population en cas de catastrophe,… ». Une contribution à la réduction des coûts est demandée à la Défense, avec un « remplacement partiel des départs au sein de la Défense dans la perspective d’une armée de 30.000 militaires à l’horizon 2015 (NB : auxquels il faut ajouter 2.000 civils), ainsi que diverses autres économies à la Défense, notamment dans les frais de fonctionnement ».

Restructuration poursuivie

La restructuration se poursuit. Un nouveau statut pour les militaires devra être élaboré pour permettre « de recruter des jeunes militaires pour une période limitée ». Les états majors et les cadres supérieurs seront « rationnalisés ». Les unités opérationnelles seront préservées. Même si ce n’est pas précisé, certains quartiers et casernes vont continuer d’être fermés, selon le plan déjà décidé.

Plan d’équipement à venir

Concernant les équipements, un engagement est pris : « équiper les unités et le personnel de façon adéquate pour l’exécution de leurs missions et assurer leur sécurité ». Les détails ne sont pas encore fixés. Ils figureront dans un plan d’investissement pour la Défense pour 2011-2014 qui sera présenté « dans les meilleurs délais ».

Niches d’excellence

Le Gouvernement entend aussi préciser les « niches d’excellence » dans lesquelles l’armée se spécialisera, en concertation avec nos partenaires européens et de l’OTAN. « Autant que faire se peut, un pooling et sharing maximum avec nos partenaires européens et de l’OTAN sera organisé. »

Association du Parlement aux décisions d’engagement

La Belgique est gouverné par un modèle où l’exécutif conduit les opérations militaires. Selon la Constitution, c’est le « Roi (qui) commande les forces armées, et constate l’état de guerre ainsi que la fin des hostilités ». Il n’est pas question de modifier ce texte ou de passer à un modèle d’armée parlementaire à l’allemande . Mais d’approfondir une pratique déjà engagée pour l’opération en Libye par exemple, en associant davantage le parlement. « Dans le cas d’opérations futures s’inscrivant sous mandat ONU, le Gouvernement s’engage à informer sans délai le Parlement et à l’associer dans le suivi de celles-ci. » « Pour le suivi des opérations en cours, leur modification éventuelle et les partenariats militaires, le Gouvernement recherchera avec le Parlement le mécanisme le plus adéquat afin de garantir la fluidité de l’information, tout en respectant le degré de confidentialité nécessaire. »

Définir une politique de sortie en Afghanistan

Les troupes belges vont se retirer à partir de l’année prochaine jusqu’à 2014, mais une présence ultérieure pourra y demeurer, est-il bien précisé. C’est une des seules opérations à être ainsi strictement inscrite dans le programme de gouvernement. Le Gouvernement veut définir, « en pleine collaboration avec ses partenaires OTAN, UE et ONU, une stratégie et un calendrier de retrait des troupes belges en Afghanistan dès 2012 pour un retrait définitif au plus tard en 2014 (décisions de Lisbonne de novembre 2010), sans exclure une présence sur place, avec d’autres pays partenaires, pour contribuer à la reconstruction du pays. » On remarque ainsi que la Belgique ne suit pas l’exemple de son voisin néerlandais en choisissant de rester militairement engagé jusqu’à la fin de l’engagement de l’OTAN.

Mandat de l’ONU obligatoire

Pour autant, aucune action militaire ne sera engagée par la Belgique sans mandat de l’ONU, là où le droit international l’exige.

Réforme de l’OTAN et défense du consensus

Dans la réforme du concept stratégique de l’OTAN, le nouveau gouvernement entend défendre deux principes auxquels la Belgique tient : « le maintien de la règle du consensus en matière de prise de décision et de prise en charge par chaque nation des coûts de son propre engagement ». Allant ainsi à l’encontre d’une certaine décision majoritaire prônée par certains pays.

Une nouvelle impulsion à la défense européenne

La Belgique veut « donner une nouvelle impulsion à une plus grande coopération militaire en Europe. » Le gouvernement veut ainsi travailler « activement à la mise en place et au renforcement d’une défense européenne, base essentielle d’une politique étrangère crédible pour l’UE. Cette défense conférera à l’Europe une capacité d’établir un partenariat plus équilibré et donc plus fiable avec nos alliés, notamment au sein de l’OTAN. » est-il précisé.

Pour un nouveau souffle européen

De façon plus générale, la Belgique veut continuer à jouer son rôle de « pionnier pour renforcer l’Union européenne ». Le Gouvernement veut ainsi continuer à soutenir « activement » la mise en place « harmonieuse » des institutions nées du Traité de Lisbonne et à « renforcer l’esprit communautaire » (elle avait déjà démontré cette volonté lors de sa présidence de l’UE). Dans la continuité du Traité de Lisbonne, le Gouvernement veut « plaider pour le renforcement de l’intégration européenne afin de donner un nouveau souffle à ce projet européen ».

Politique étrangère : une attention gardée sur les Grands lacs

Pour le gouvernement, la priorité reste, « au sein des instances européennes comme internationales », les questions relatives à la paix et la démocratie. « La région des Grands Lacs et le pourtour méditerranéen seront à cet égard prioritaires. »

 

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Le ministre de la Défense espionne les journalistes voire plus, il prend la porte

(BRUXELLES2) Empêtré dans un scandale d’écoutes illégales, le ministre slovaque de la Défense Lubomir Galko va quitter ses fonctions. Même si son parti, le parti libéral « Liberté et Solidarité » SaS, a fait la sourde oreille (*), la Premier ministre, Iveta Radicova, a demandé la démission de l’intéressé. Ce qui a été obtenu aujourd’hui (23 novembre) par la signature d’un décret par le président de la République.

Le renseignement militaire à la manoeuvre

Les faits sont cependant suffisamment graves. Le ministre aurait fait écouté par les services de renseignement militaire (VOS) trois journalistes du quotidien Pravda. Des écoutes justifiées par le fait qu’ils auraient participé à la fuite d’informations sensibles du ministère de la Défense se justifie-t-il. « Quand nous avons connaissance d’activités criminelles, nous ne faisons pas de différence entre les politiciens, les citoyens et les journalistes ». Pavol Brychta, le chef de l’agence VOS, a reconnu lors d’une audition qui s’est tenue à huis clos au parlement mardi que les téléphones des journalistes avaient été mis sur écoute dans le cadre d’une enquête pour des crimes économiques. Or le VOS n’a pas de pouvoir d’enquête sur le territoire national, et les écoutes doivent être effectuées sous contrôle judiciaire, ainsi que l’a rappelé I. Radicova à son ministre. A l’initiative du quotidien Pravda, les rédacteurs en chef des principaux quotidiens slovaques ont ainsi lancé un appel commun à une enquête approfondie et à la protection de la liberté de la presse.

Comme au bon vieux temps, l’opération « Dama » (Lady)

Cette résurgence d’une pratique de la police secrète qu’avait connue la Tchécoslovaquie placée dans l’orbite soviétique dans les années 1970-80 passe d’autant plus mal à Bratislava qu’apparemment elle n’est pas un fait isolé. Selon le quotidien Novy Cas, une opération aurait même été montée – l’opération « The Lady ». Objectif : procéder à des écoutes sur… la Première ministre Radicova, notamment sur une affaire impliquant un secrétaire d’Etat à l’Economie.

Un remplaçant à nommer

En attendant la nomination d’un successeur, c’est le secretaire d’Etat à la Défense, Róbert Ondrejcsák, qui était encore il y a peu directeur du Centre for European and North-Atlantic Affairs (CENAA) qui assure l’intérim.

(*) Le SaS était le même parti qui avait bloqué le soutien de la Slovaquie au Fonds européen de stabilité financière (FESF) en octobre obligeant le gouvernement à requérir le soutien de l ‘opposition, sous le regard attentif et inquiet des autres membres de la Zone euro. Un évènement qui a conduit à une nette perte de crédibilité de la Slovaquie sur la scène européenne.
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L’atout français : sa chaîne de commandement, rapide, réactive, unique…

J.D.-Levitte, G. Longuet, E. Guillaud (© NGV / B2 - 22 nov 2011)

(BRUXELLES2 à Paris) C’est le leitmotiv qui est revenu le plus souvent dans la bouche des intervenants à l’ouverture d’une conférence « regards sur une année d’engagements opérationnels« . Tirant les leçons des interventions en Côte d’Ivoire et en Libye essentiellement, le ministre français de la Défense qui ouvrait la réunion  a salué la « force que donnent nos institutions ».

Etre membre du conseil de sécurité demande des responsabilités

« La France tient son rang d’un des cinq membres permanents du conseil de sécurité » a expliqué Gérard Longuet, profitant de l’occasion pour expliquer combien il fallait être prudent sur l’élargissement des membres permanents du Conseil de sécurité. « Pour en être membre, il faut certaine expérience internationale et un réflexe de responsabilité, réflexe qui se diffuse très lentement ». 

L’atout français : un patron clair, une chaîne de commandement réactive 

La Constitution est aussi un atout par rapport aux armées parlementaires où « toute décision d’engagement est soumis à l’aval du parlement. C’est quand même bien lors d’une crise d’avoir un patron clair », explique le ministre. Et pan dans les dents de l’Allemagne. 

La french touch dans l’opération de l’OTAN en Libye

L’exemple libyen le prouve. Pour la Libye, « on a commencé à planifier dès février une intervention - explique le chef d’Etat-Major, l’Amiral Edouard Guillaud. Nous nous étions engagés à ce que les les premières frappes aient lieu dans les 5 minutes de la décision. Cela suppose que nos avions étaient déjà en vol depuis. Mais ils pouvaient faire demi-tour à tout moment. C’est une chaine extrêmement courte, réactive de la chaîne de commandement qui permet d’éviter de discuter du sexe des anges quand il faut agir »

La politique de la canonnière n’existe plus

Le ministre a dénié en revanche toute volonté expansionniste française. « La politique de la canonnière n’existe plus. Nous ne faisons plus croiser (avec) le Panther au large d’Agadir. C’était du temps de Guillaume II, avant 1914. L’objectif aujourd’hui est de mettre en œuvre des décisions de droit international ». Au besoin, la France provoque ces décisions. « la politique du président (Sarkozy) est très claire : obtenir une décision internationale, mais nous n’intervenons que sur une décision internationale. » Selon lui, il y a deux risques : « décider seul sans décision internationale ou obtenir des décisions sans être capable de les mettre en œuvre ».

Le retour dans le commandement de l’OTAN utile

Quant au retour de la France dans le commandement intégré de l’OTAN, il n’a pas produit les effets redoutés estime le ministre Gérard Longuet. L’opération en Libye a montré que nous pouvions « être solidaires et continuer à prendre les initiatives qui étaient nécessaires pour apporter la plus value ajoutée sur le théâtre d’opération sans attendre qu’il y ait consensus ». 

… mais encore tout à fait au point

Pour autant tout n’est pas encore parfait. Il faut un peu d’huile dans les rouages à écouter les militaires. Parmi les leçons de la crise, pour le général Didier Castres, « On doit encore apprendre l’OTAN, placer nos officiers pour être en situation de pouvoir avoir l’influence qu’on peut. » Le Général de corps aérien Antoine Noguier, commandant de la défense aérienne et des opérations aériennes  est plus direct. Il faut éviter de refaire certaines erreurs « et entrer directement dans la chaîne de commandement. Ne pas aller avec les Britanniques puis les Américains à Ramstein pour arriver à Naples un peu trop tard, les places étant prises. »

Prêt à repartir

Ces interventions ont-elles épuisé les capacités d’intervention. Le Général de division Didier Castres, sous-chef d’Etat-Major Opérations, n’y croit. « Dès décembre, on aura reconstitué l’essentiel de nos capacités de munitions, le Charles De Gaulle aura (récupéré), il faudra encore 1-2 mois pour refaire la formation des pilotes. Dès l’année prochaine, on est capable de refaire face à une succession de crises comme cette année. »

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