Relais espagnol à Atalanta

(B2) La frégate espagnole Victoria (F-82) a pris la relève, mardi (5 novembre), de son sister ship Canarias (F-86), engagé depuis juillet dans l’opération de lutte contre la piraterie de l’UE (EUNavfor Atalanta)

(crédit : Armada espagnole)

Pour la frégate espagnole de la classe Santa Maria, la venue dans l’Océan indien n’est pas une nouveauté. Elle a participé, en effet, à l’opération anti-piraterie à trois reprises, participant notamment à nombre d’actions décisives de Atalanta (lire : 18 mois après le début de l’opération, Atalanta en mode offensif). Avec le navire amiral, ITS Marceglia, c’est le seul moyen naval de l’opération pour couvrir une zone quasiment aussi vaste que l’Europe. 

L’ESPS Victoria appartient au 41ème escadron d’escorte de la marine espagnole et au groupe de combat 1 (COMGRUP-1) de la force d’action navale (Fuerza de Acción Naval ou FAN). Basé à Rota, il a une certaine polyvalence lui permettant de mener des missions assez variées, notamment des opérations d’interdiction maritime ou de contrôle maritime.

L’ESPS Victoria a également pris part à l’embargo de la Yougoslavie (opération Sharp Guard), à des déploiements dans la mer Rouge et le golfe Persique lors de l’invasion du Koweït par l’Iraq, aux opérations Active Endeavour et Enduring Freedom, comme à l’opération Sophia en Méditerranée.

(NGV)

Un militaire du 1er spahis de Valence tué au Mali entre Gao et Menaka

(B2) Un soldat de la force Barkhane est décédé ce dimanche (2 novembre) au Mali. Le brigadier Ronan Pointeau du 1er régiment de Spahis de Valence se trouvait à bord d’un véhicule blindé léger, entre Gao et Menaka, assurant la protection d’un convoi, quand il a été « frappé par la déflagration d’un engin explosif » selon l’état-major des armées. L’explosion a été assez violente pour provoquer le retournement du véhicule. L’équipe médicale présente sur place « est aussitôt intervenue pour prendre en charge l’équipage du véhicule », tandis qu’un hélicoptère Tigre sécurisait la zone. Les blessés ont été évacués par un hélicoptère Caïman vers l’antenne chirurgicale de Gao. Mais le brigadier Ronan Pointeau n’a pu être sauvé, il est décédé de ses blessures. Les autres passagers du véhicule ont été pris en charge. « Leur état n’inspire pas d’inquiétude. »

(NGV)

Nouvelle perte sévère des FAMA, à Indelimane dans la région de Ménaka

(B2) C’est un véritable massacre qu’ont subi les forces armées maliennes (FAMa) sur la position de Indelimane, entre Ansongo et Ménaka, vendredi (1er novembre), dans le nord-est du pays

Une attaque violente

Le bilan de 15 morts au départ a très rapidement été revu à la hausse. Il s’élève à « 49 morts, 3 blessés, et de [nombreux] dégâts matériels », selon l’état major malien publié samedi matin (10h). « Une vingtaine de rescapés ont été récupérés » a-t-il ajouté. « Le ratissage est toujours en cours en vue des évaluations. » Le bilan serait même encore plus élevé selon le ministre de la Communication, porte-parole du gouvernement, Yaya Sangare qui mentionne « 54 morts dont un civil ». Les assaillants lourdement armés, pour la plupart à moto, ont totalement pris par surprise les militaires maliens et les ont littéralement massacrés. Plusieurs véhicules ont également été récupérés par eux.

L’armée malienne menacée à terme ?

C’est la plus grosse perte pour l’armée malienne qui avait déjà perdu au moins 40 hommes fin septembre à Boulikessy et Mondoro (lire : Une défaite sévère des forces maliennes). Dans ces trois attaques, l’armée malienne a ainsi perdu l’équivalent d’une compagnie constituée, sans compter les blessés et disparus. À ce rythme-là, les pertes infligées sont supérieures au rythme de formation et de mise en place des nouveaux bataillons par les forces européennes. C’est plus qu’inquiétant. Sans compter l’atteinte au moral des troupes. Le recrutement dans les jours prochains va être difficile…

(NGV)

Frappes aériennes françaises contre Daech dans le nord-est irakien

(B2) « Des Rafale français de l’opération Chammal ont détruit jeudi (31 octobre) plusieurs caches et tunnels de Daech dans le nord-est irakien » a annoncé la ministre française de la Défense, Florence Parly, ce vendredi via twitter.

(crédit : État-major des armées)

Pas de répit pour Daech

Et la ministre d’ajouter comme une référence au lâchage américain dans le nord-est de la Syrie :  « Le Levant a été le théâtre de nombreux revirements récents. La position de la France, elle, est constante, et sa détermination à lutter contre le terrorisme intacte. […] Le combat continue. […] Nous ne laissons aucun répit » à l’organisation de l’état islamique.

Un Atlantique 2 en observation et un Reaper en appui

Cette opération a été menée « de manière conjointe et coordonnée avec d’autres éléments de la coalition internationale » ajoute-t-on du côté de l’état-major des armées. Préparée « avec nos alliés » dans le cadre de l’Opération Inherent Resolve, la frappe a ainsi été précédée d’une observation par l’avion de patrouille maritime « Atlantique 2 », et a été appuyée par un drone Reaper de la Coalition. L’absence de population civile autour de la cible a été confirmée antérieurement, et de nouveau au moment du tir.

(NGV)

Sept marins de la marine somalienne récupérés à bord du Canarias

(B2) Un navire espagnol de l’opération maritime de l’UE dans l’Océan indien a porté secours à un petit navire de la marine somalienne en perdition au large de Cadale, au nord de Mogadiscio

À bord du navire (crédit : EUNAVFOR Atalanta)

Dimanche (20 octobre) au matin, l’opération européenne chargée normalement de la lutte contre la piraterie a reçu une demande d’assistance pour un navire appartenant à la marine somalienne en détresse à environ 60 km au nord de Cadale. Le navire avait des problèmes mécaniques et l’équipage craignait pour sa sécurité.

Un avion de patrouille maritime de reconnaissance (MPRA) a immédiatement décollé de Djibouti pour repérer l’emplacement du navire en détresse. Puis la frégate espagnole ESPS Canarias, qui se trouvait à proximité pour une visite portuaire, a été déroutée. La récupération s’est faite lundi matin. Les sept marins de la marine somalienne ont été mis en sécurité à bord de la frégate. Ils ont reçu les premiers soins, de l’eau, de la nourriture et leur navire récupéré et mis en remorque.

(crédit : EUNAVFOR Atalanta)

(NGV)

2816 militaires espagnols et gardes civils déployés à l’étranger

(B2) Dans le dernier bilan dressé par le ministère de la Défense, 2.816 militaires et gardes civils sont déployés dans 16 opérations extérieures sous drapeau de l’Union européenne, de l’OTAN, de l’ONU ou à titre multilatéral

(crédit : Gouvernement espagnol)

Sous le drapeau de l’Union européenne, les Espagnols sont ainsi présents au Mali (EUTM Mali), en Somalie (EUTM Somalia), en République centrafricaine (EUTM RCA), en Bosnie-Herzégovine (EUFOR Althea), sur les côtes somaliennes contre la piraterie (EUNAVFOR Atalanta) et en Méditerranée contre les trafics d’êtres humains (EUNAVFOR Med / Sophia).

Deux détachements d’appui aérien sont présents au Sénégal et au Gabon afin de soutenir l’opération française Barkhane dans la région du Sahel. Précisons aussi que la Guardia Civil espagnole a dirigé le projet GAR-SI Sahel de l’Union européenne avec pour objectif de créer des unités de gendarmerie dans les pays du G5 Sahel (Mali, Burkina Faso, Tchad et Niger) et au Sénégal.

Sous drapeau de l’OTAN, l’Espagne fait partie d’un bataillon multinational en Lettonie au titre de la présence avancée renforcée à l’Est de l’Europe (EFP), contribue à la mission Resolute Support en Afghanistan, et maintient toujours une batterie Patriot en Turquie. Malgré les atermoiements, Madrid a en effet annoncé lors de la dernière réunion des ministres de la Défense de l’OTAN de maintenir cette présence. Au niveau maritime, l’Armada fournit un sous-marin à l’opération Sea Guardian en Méditerranée et une frégate est intégrée aux Forces navales permanentes alliées, dans l’Atlantique Nord. Engagés dans la coalition contre Daech, des militaires espagnols participent aussi à la formation des forces de sécurité irakiennes.

L’Espagne contribue également aux missions de l’ONU avec un important contingent de casques bleus au Liban (FINUL) et un groupe d’observateurs des accords de paix conclus avec les groupes armés rebelles en Colombie.

(NGV)

Ilham Tohti, militant de la minorité ouïghoure, prix Sakharov 2019

(B2 à Strasbourg) Le Parlement européen a décerné, jeudi (24 octobre), le prix Sakharov 2019 à llham Tohti, défenseur des droits de l’Homme ouïghour. Un prix qu’il ne pourra sans doute pas recevoir en personne, étant emprisonné depuis 2017

Ilham Tohti, Prix Sakharov 2019 (crédit : Parlement européen)

Emprisonné depuis 2014

Professeur d’économie et défenseur des droits de la minorité ouïghoure en Chine, Ilham Tohti est emprisonné depuis septembre 2014, condamné à la réclusion à perpétuité « à l’issue d’un procès-spectacle de deux jours » commente le groupe Renew, qui avait soumis sa candidature. Il est accusé de séparatisme et les autorités chinoises n’ont pas délivré d’autorisation à sa famille de le voir en prison depuis 2017. « Ce prix témoigne non seulement du courage de M. Tohti lui-même, mais également du traitement effroyable réservé aux Ouïghours dans des  « camps de rééducation » » ajoute l’eurodéputé britannique Phil Bennion. Plus d’un million d’Ouïghours ont été détenus dans ces camps depuis 2017.

Appel aux autorités chinoises

« En remettant ce prix, nous appelons le gouvernement chinois à libérer Tohti et nous appelons au respect des droits des minorités en Chine » a précisé le président du Parlement européen, David Sassoli. Le prix sera remis officiellement le 18 décembre, lors de la plénière à Strasbourg.

(ES)

L’armée européenne…

(B2) « L’ Armée européenne : y penser toujours , n’en parler jamais ? » c’est le thème du Grand entretien des ‘Ateliers de la Citadelle’ cette année auxquels j’ai la joie de participer ce jeudi (24 octobre) à Lille.

Organisés par Mission Lille Eurométropole Défense et Sécurité, ils se déroulent ce jeudi 24 octobre dans la Citadelle de 8h30 à 13h, autour du général d’armée Benoît Puga, grand Chancelier de la Légion d’Honneur, de l’amiral (2s) Alain Coldefy, ancien major général des armées, et de Louis Gautier, ancien secrétaire général de la défense nationale.