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Fabius nommé au Quai d’Orsay (maj). Le Alain Juppé de gauche

(BRUXELLES2, mis à jour à 19h25) On attendait Pierre Moscovici, l’Européen, ce sera finalement Laurent Fabius (@LaurentFabius) qui occupera le Quai d’Orsay (le ministère français des Affaires étrangères) remplaçant Alain Juppé, selon les dernières informations qui filtrent de l’Elysée. Informations confirmées par le secrétaire général de l’Elysée à 19h25. Fabius venant dans l’ordre protocolaire en premier de la liste du gouvernement. Il sera flanqué d’un ministre délégué aux Affaires européennes en la personne de Bernard Cazeneuve (@BCazeneuve), maire de Cherbourg et fabiusien, et d’un ministre délégué au Développement, confié à Pascal Canfin (@pcanfin), jusqu’alors eurodéputé écolo et plutôt spécialiste des questions de régulation financière.

A la Défense, c’est bien, comme annoncé, Jean-Yves Le Drian, le président (socialiste) de la région Bretagne qui sera le nouveau locataire de l’Hotel de Brienne (Lire aussi : Le Drian, le monsieur « Défense » de F. Hollande. Portrait d’un Européen). Celui-ci sera assisté par Kader Arif (@kaderarif), un autre eurodéputé (PS), originaire de la région toulousaine, et plutôt spécialiste de la mondialisation, qui sera chargé des Anciens Combattants.

Le Alain Juppé de Gauche

Cette nomination ne devrait pas infléchir notablement la politique étrangère française, du moins celle pratiquée dans la dernière partie du quinquennat de Nicolas Sarkozy. Dans le parcours, le positionnement au sein de son parti, Fabius est un peu l’alter ego de Juppé pour le PS. Brillant, tête froide, il a une longue carrière derrière lui, marquée par plusieurs coups durs (notamment l’affaire du sang contaminé). Après avoir occupé, l’aile libérale du PS, il campe sur la gauche. Mais, surtout, il occupe un positionnement idéologique sur la tradition de l’Etat, du rôle de l’Industrie, de la France dans l’Europe, des relations avec les USA notamment, dans un certain classicisme, qu’on pourrait qualifier de gaullien.

Vieux routier de la politique

Vieux routier de la politique, membre du PS depuis 1974, Laurent Fabius est jeune quand il accède aux premières responsabilités ministérielles. A 34 ans, il prend en charge en 1981, le portefeuille du Budget, puis de l’Industrie, avant d’accéder (en 1984) à la charge de Premier ministre. Poste qu’il occupe jusqu’à la chute de la gauche en 1986. En 1988, quand le PS est de retour, il préside l’assemblée nationale jusqu’à prendre la direction du PS. Il est député européen de 1989 à 1992. En 1995, il retrouve son poste à l’Assemblée nationale jusqu’à sa nomination au gouvernement Jospin, en 2000, à la tête d’un grand ministère de l’Economie, des Finances et Industrie. A ce titre, il assure le passage du Franc à l’Euro. En 2005 il appelle à voter « Non » au projet de constitution européenne, suivant en cela un feeling politique et quelques convictions. Il sera perçu comme un « traitre » par nombre de ses collègues au PS. Et ne sera pas désigné comme candidat à la primaire socialiste, en 2007.

Critique de la réintégration de l’OTAN

Laurent Fabius avait marqué l’opposition du PS à la réintégration de l’OTAN, d’un commun accord avec Lionel Jospin (avec qui il n’entretient pas – c’est peu dire :-) – une amitié notable). Il critiquait cette réintégration, qui « rompait à la fois avec la tradition de la France et avec le consensus, n’était pas utile, pas nécessaire et même, à certains égards, dangereuse ». Il déniait le fait que cela puisse renforcer la défense européenne et demandait un « rapport annuel » pour examiner ce que cela « aura rapporté en termes de défense nationale et européenne ». Regardez son intervention devant l’Assemblée nationale. Un propos qu’il confirmait encore récemment, à l’assemblée nationale. Mais, devant nos collègues de la presse diplomatique (ici), en 2010, il affirmait ne pas vouloir revenir sur cette réintégration. « On ne ressortira pas du commandement. Nous demanderons que les deux exigences formulées par la France – un poids accru de notre pays dans les structures militaires et une défense européenne plus forte – soient satisfaites. »

Partisan du développement européen par cercles successifs

En 2005, lors d’un débat au Parlement européen (auquel j’assistais), il exprimait ainsi ses positions (selon mes notes de l’époque :-) ) : « Je suis partisan depuis longtemps de l’Europe des 2 ou 3 cercles. C’est une illusion ou un manque de réalisme que de croire que tous les pays peuvent ou doivent avancer à la même vitesse. (…) S’il n’y a aucune limite, on dilue l’Europe dans un espace qui n’en finit pas d’exister. » Une position ainsi pas très éloignée de celle… de Nicolas Sarkozy. « Qu’est-ce que nos citoyens attendent de l’Europe ? » s’interrogeait-il alors. Et de répondre : « Progresser et protéger, c’est autour de ce couple là que se fait l’adhésion à l’Europe. (Or) L’Europe, ces derniers temps n’a pas beaucoup progressé et elle ne protège pas. C’est seulement si on répond à ces questions qu’on réembraye. Si on ne répond pas qu’on ne s’étonne pas alors qu’il y ait un décrochage dans une partie de la population. »

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Rotation 2012 de la diplomatie européenne : 17 nommés

(BRUXELLES2) 15 nouveaux chefs de délégation et deux adjoints viennent d’être nommés par la Haute représentante de l’UE, Catherine Ashton, pour prendre des postes dans les délégations : 8 viennent du propre Service, 2 de la Commission et 7 des diplomaties des Etats membres. Un poste qui devait être recruté, celui de chef adjoint de la délégation en Turquie n’a pas été confirmé.

Parmi les 17 nouveaux ambassadeurs (ou adjoints) de l’Union européenne, 5 d’entre eux viennent de pays d’Europe centrale et orientale. On notera une nomination attendue, celle du Polonais Tombinski en Ukraine, et la bonne performance des diplomates slovènes, qui continuent à occuper le terrain dans les Balkans : c’est un Slovène qui est nommé au Montenegro. On peut remarquer aussi qu’un(e) seul(e) français(e) venant de la Commission arrive au bout du processus… 2 Allemands et 2 Britanniques sont nommés.

Comme c’est la coutume, C. Ashton s’est félicitée de cette nomination (en anglais) : « J’ai une fois de plus été impressionnée par la qualité des candidats à ces postes importants. Le (SEAE) dépend de la qualité de ses personnes et sa capacité à attirer les plus brillants diplomates est vitale. »

Un quart des diplomates européens issus des diplomaties nationales

Selon un dernier décompte, réalisé par le SEAE, en tenant compte de ces nominations, 57 des 153 ambassadeurs et ambassadeurs adjoints dans les délégations sont occupés par des diplomates issus des Etats membres. Plus d’un quart du SEAE est ainsi constitué de diplomates nationaux (26.4% exactement, répartis à 37.8% dans les délégations et 19.3% au siège).

Rééquilibrage hommes/femmes en progression lente

Dans les 15 nominations d’ambassadeurs, 3 sont des femmes. Un point important pour la Haute représentante. « La réalisation de nos objectifs sur l’équilibre entre les sexes est importante pour moi. (…) Je continue à encourager les bonnes candidates à se mettre en avant pour les postes au sein du SEAE, y compris au plus haut niveau. » Mais il n’y a pas eu assez de candidatures féminines, seuls 87 candidatures sur un total de 717 candidats étaient des femmes (soit 12 %). Parmi les responsables de délégations (chefs / chefs adjoints), 31 postes (sur 153, soit 1 sur 5) sont aujourd’hui occupés par des femmes. Ce qui est sensiblement plus important que ce qui préexistait à l’entrée en vigueur du Traité de Lisbonne et ce qui est sans doute légèrement plus que dans certaines diplomaties nationales (suivez mon regard :-) )

Recrutement en cours

Des procédures continuent pour les chefs de délégation pour Cuba, Djibouti, l’Islande, le Maroc, le Nigeria, le Paraguay, la région pacifique (Fidji) et l’Uruguay. Au siège, on recrute encore un Directeur de département (Europe/Asie centrale) après le départ de M. Lajcak, 2 Directeurs (Affaires multilatérales et Politique de sécurité et de prévention des conflits et 1 Envoyé spécial pour le Désarmement et la Non-prolifération).

# Délégation Nomination Source/Nationalité Masc/Fem
1 ALGERIE, Alger Marek SKOLIL Rép. Tchèque M
2 TUNISIE, Tunis Laura BAEZA SEAE/Espagne F
3 UKRAINE, Kiev Jan TOMBINSKI Pologne M
4 BARBADES, Bridgetown Mikael BARFOD Commission/Danemark M
5 BOLIVIE, La Paz Timothy TORLOT Royaume-Uni M
6 CAP VERT, Praia Manuel PINTO TEIXEIRA SEAE/Portugal M
7 CHILI, Santiago Rafael DOCHAO MORENO SEAE/Espagne M
8 CHINE, Hong Kong Vincent PIKET SEAE/Pays-Bas M
9 TIMOR-LESTE, Dili Sylvie TABESSE Commission/France F
10 KENYA, Nairobi (envoyé spécial Somalie) Michele CERVONE D’URSO SEAE/Italie M
11 MALAYSIE, Kuala Lumpur Luc VANDEBON SEAE/Belgique M
12 MONTENEGRO, Podgorica Mitja DROBNIC Slovénie M
13 ARABIE SAOUDITE, Ryad Adam KULACH Pologne M
14 OUZBEKISTAN, Tashkent Yuri STERK Bulgarie M
15 YEMEN, San’a Bettina MUSCHEIDT SEAE/Allemagne F
16 AFGHANISTAN, Kabul (chef adjoint) Alfred GRANNAS Allemagne M
17 SWITZERLAND, Geneva (UN) (chef adjoint) Dominic PORTER SEAE/Royaume-Uni M

 

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Eucap Nestor, une mission de 200 personnes aux multiples facettes

Des formations de gardes cotes à Djibouti ont lieu régulièrement lors des escales des navires européens. Ici avec les marins espagnols (Crédit : EUNAVFOR / Marine espagnole)

(BRUXELLES2, exclusif) La solution de la piraterie n’est pas militaire et en mer, mais à terre et civile » c’est le constat partagé par tous les acteurs de terrain et responsables politiques depuis quelques années déjà. Après plusieurs mois intenses de préparation, la mission de renforcement des capacités maritimes de l’Union européenne (Rmcb renommée Eucap Nestor) est prête. Tous les documents de planification sont prêts. Un premier élément avancé d’experts va se déployer dans les différents pays concernés. B2 a obtenu quelques détails sur le détail de ses missions et sa composition. Son chef ? Vous le connaissez si vous avez déjà lu ce blog… Cette troisième mission dans la région vient ainsi compléter l’action en mer (Eunavfor Atalanta) et la formation militaire (EUTM Somalia) en assurant le chaînon manquant : la poursuite pénale.

Rétablir l’Etat de droit et une chaîne pénale conséquente

La mission Eucap Nestor devrait avoir un champ assez large, permettant de reconstituer toute la chaîne pénale : de la formation d’une loi, aux techniques d’enquête et d’instruction, et au jugement. Il s’agit d’une initiative notable, menée par des Etats, qui succède à une série d’initiatives, souvent menées par des sociétés privées (Hart Security, Saracen international, Halliday finch…), qui ont soit avorté, soit n’ont pas produit les effets escomptés, quand elles ne poursuivaient pas sous couvert de formation de la police anti-pirates d’autres buts qui avaient peu à voir (la protection des puits de pétrole par ex.).

  • La formation de la police cotière. La force du Puntland compte 1200 policiers qui ont commencé d’être formés par l’UNDP. Une formation initiale basique, destinée à donner les rudiments du travail : discipline, fonctionnement en équipe, port de certains équipements… Les Européens devraient former de façon spécialisée environ 200 personnes dans un premier temps. Cette formation devrait se dérouler à Djibouti, pour des raisons de sécurité. Les policiers étant acheminés par voie aérienne de Garowe, la capitale du Puntland. Elle aura pour objectif de donner aux policiers les notions essentielles d’enquête, de rassemblement des preuves, de constitution de dossier. Ce que l’on demande en France à un gendarme par exemple.
  • L’assistance législative. La poursuite des pirates est avant tout une question juridique. Et il importe d’avoir des lois à jour, prévoyant toutes les possibilités, et conformes aux standards internationaux, afin de permettre la remise des suspects par les forces multinationales. Eucap Nestor comprendra donc une bonne vingtaine d’experts législatifs, placés dans les différents ministères concernés à titre de conseillers. Un réseau sera mis en place pour relier ces conseillers et leurs homologues nationaux dans les différents pays concernés.
  • La formation des juges. Finalement retenue comme un élément de la mission, la formation des magistrats sera assurée lors d’ateliers de travail, réalisés normalement sur place, y compris au Puntland, dans des lieux tenus secrets et changeant à chaque reprise, pour éviter tout problème de sécurité.

Plus de 200 personnes

Eucap Nestor ne sera pas une toute petite mission. Environ 200 personnes dont 175 experts internationaux, provenant de différents horizons : magistrats, policiers/gendarmes, et souvent d’anciens militaires ; tous normalement familiarisés avec la notion de poursuite en justice. Un nombre qui peut paraître important pour une mission de conseil et de formation. Mais c’est assez logique car la mission est répartie sur 5 pays au départ : Djibouti, Kenya, Seychelles, Somalie (Puntland/Somaliland), Tanzanie (*). Il faut donc dans chaque pays une petite structure, formée d’experts et de soutien. A ce nombre d’experts permanents, viendra s’ajouter des experts dédiés à un aspect particulier, qui pourront être appelés ponctuellement pour assurer une formation plus technique (maniement des radars…).

Equipements, laissés sur place ensuite

Point original, la mission a obtenu de pouvoir acquérir les matériels et de les laisser sur place. Une disposition négociée avec les administratifs/financiers de la Commission. Cela nécessite de « bien examiner les spécifications des matériels lors des appels d’offre » m’a précisé un expert du dossier.  Ce qui « n’est pas évident, car nous n’avons pas dans les spécifications européennes habituelles ce type de matériel. Nous allons travailler avec des marines des Etats membres. » Il faut, aussi, penser à la maintenance ultérieure de ces équipements, pour qu’elle puisse être utilisée facilement ensuite. En revanche, le budget européen ne prévoit d’équipement en navires. Ceci devrait être fait de manière bilatérale par les Etats membres. Certains pays – Etats-Unis, Japon par exemple – ont déjà fourni ou promis certains matériels, le premier en Tanzanie et au Kenya, par exemple, le second à Djibouti. Mais bien souvent ces offres ont été revues à la baisse.

Commentaire : une mission emblématique

Les missions européennes sont rarement similaires. Celle-ci est d’un genre tout à fait nouveau. Tout d’abord elle ne concerne pas un seul pays (ou une seule frontière) et une seule thématique. Elle s’étend plusieurs pays souvent éloignés des uns et des autres, aux traditions et intérêts très différents, et qui ont peu d’intérêt en commun sinon de partager l’Océan indien. Certains, malgré leur proximité côtière, n’ont pas une forte tradition maritime (Kenya, Tanzanie…), étant davantage tournés vers la terre. Eucap Nestor s’inscrit également dans un panorama maritime, international et dans un lieu où se rencontrent toutes les pulsions stratégiques. L’Inde, notamment, veille au grain qui a toujours considéré cette étendue d’eau et les pays qui la bordent comme son arrière cour (cf. sa présence aux Seychelles, en Ile Maurice, ou la récente visite du président du Puntland en Inde). Mais ce n’est pas le seul pays « intéressé »… La mission n’est pas non plus dénuée de tout danger. Aller former au Puntland quelques juges expose à un risque certain. Le séjour au Kenya est également rythmé par des alertes « terrorisme » ou des attentats.

(*) Plusieurs autres pays figuraient dans le concept de gestion de crises. Mais ils n’ont pas été retenus pour des raisons de sécurité (Yemen), pour des raisons politiques ou internes à chaque pays ( Ile Maurice, Mozambique)

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Un amiral Français à la tête de Nestor ?

(crédit : ministère français de la Défense / DICOD)

(BRUXELLES2, exclusif) C’est un ancien Alindien – commandant des forces françaises dans l’Océan indien de 2007 à 2009 – , qui pourrait prendre la tête de la mission européenne de renforcement des capacités maritimes dans l’Océan indien Eucap Nestor. Le board de sélection a retenu sa candidature qui doit désormais être entérinée par la Haute représentante. L’amiral Jacques Launay était jusqu’à peu (février) inspecteur général des armées. Il a également été d’attaché naval à l’ambassade de France à Bonn (de 1995 à 1998) et attaché de défense à l’ambassade à Londres (de 2004 à 2007). Il a participé à l’opération des Alliés pour le Kosovo (Allied Force/Trident) à bord du porte-avions Foch, comme sous-chef opération de la TF 470 au printemps 1999. C’est un adepte de la pensée à long terme. Lors d’une conférence à Dunkerque au début de l’année, il expliquait : « Il faut mesurer le temps long, qui manifeste la permanence et la volonté politique, l’intérêt stratégique sur le long terme, et non sacrifier à des réflexions de court terme ».

Né le 30 novembre 1954, Jacques Launay est entré à l’école navale en septembre 1974. Il sert d’abord sur le patrouilleur La Dieppoise à Nouméa à partir de 1977, puis sur le sous-marin Le Foudroyant en 1979. En 1980, il prend le commandement du dragueur Pivoine. Ayant suivi le cours d’officier détecteur, il est affecté en 1982 sur la frégate anti-sous-marine Tourville. Il exerce ensuite les fonctions de chef du service détection sur le porte-hélicoptères Jeanne d’Arc (1984 à 1986) puis sur la frégate antiaérienne Cassard. En 1988, il prend le commandement de l’aviso Commandant l’Herminier. Après un passage à l’état-major du commandement de la région et la zone maritime atlantique, il suit les cours de l’Académie militaire de Hambourg de 1990 à 1992 où il reçoit le prix « Clausewitz ». De 1992 à 1995, il est affecté à la direction du personnel militaire de la marine en tant que gestionnaire officiers. En 1998, il rejoint l’état-major de la force d’action navale, au sein de la division conduite des forces, et prend le 1er septembre 1999 le commandement de la frégate anti-sous-marine Latouche-Tréville à Brest jusqu’à l’été 2001. Après avoir suivi la session nationale de l’IHEDN, il devient, en 2002, sous-directeur « Affaires européennes et stratégiques » au SGDN.

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Les ministres italien et allemand veulent renforcer l’Europe de la Défense

Les ministres italien et allemand veulent renforcer l’Europe de la Défense

Giampaolo di Paola et Thomas de Maizière au dernier conseil des ministres de la défense de l'Alliance atlantique (crédit : OTAN, février 2012)

(BRUXELLES2) A quelques jours du sommet de l’OTAN à Chicago, deux ministres de la Défense, l’Italien Di Paola, et l’Allemand De Maizière viennent de signer dans le Corriere un article commun présentant « Cinq objectifs » pour « Elargir la défense commune européenne ». Pour les deux hommes, leur conviction est faite : « L’UE a à offrir beaucoup plus que ce qu’il a fait jusqu’ici, et plus peut-être que certains le pensent ». Et ils prennent en exemple la politique menée actuellement dans la Corne de l’Afrique (avec non seulement l’opération Atalanta, la formation des soldats somaliens et le renforcement des capacités maritimes locales mais aussi l’aide humanitaire et l’aide au développement). C’est un « cas d’école » soulignent-ils.

De façon générale, la coordination efficace entre les Etats-membres et au sein des institutions de l’UE pour la gestion des capacités civiles et militaires existantes « fait aujourd’hui défaut » précisent Di Paola et De Maizière. Un engagement pour renforcer les capacités européennes civiles et militaires est donc « nécessaire ». Cela comprend aussi le « renforcement de l’intégration » entre les institutions de l’UE pour la défense et la sécurité et de leur capacité à « conduire des missions et des opérations ». L’Europe doit franchir un pas. « Il est temps d’élargir le champ d’application de la sécurité et de défense commune » et d’avoir une politique de sécurité et de défense plus « efficace et complète afin de poursuivre nos intérêts communs avec nos partenaires  l’Atlantique ».  Les deux signataires voient ainsi cinq objectifs à assumer :

  • Premier principe : L’engagement. L’Europe sera « tenue d’assumer des responsabilités toujours plus grandes dans le domaine de la sécurité », les Américains donnant une « plus grande importance stratégique » au Pacifique. L’engagement engagement européen existe déjà dans les Balkans et en Afrique. La contribution de l’Union européenne en tant que partenaire sur le terrain sera « d’autant plus nécessaire dans le futur ».
  • Deuxième principe : L’approche globale [comprehensiveness]. La « force spécifique de l’Union européenne est sa capacité à appliquer cette approche à civilo-militaire d’une manière unifiée ». « Maintenir une situation de sécurité durable ne peut être garantie que par une large interaction entre les moyens diplomatiques, économiques, de développement, sociaux, politiques et militaires. » (Nb : la notion militaire arrive en dernier dans cette énumération).
  • Troisième principe : Les capacités. C’est sans doute le paragraphe le plus important (à mon avis) car les deux signataires appellent à une intégration et une coopération plus étroites entre les Etats-membres de l’UE, à dépasser les intérêts nationaux et accepter une dépendance réciproque. « Si nous n’intégrons pas nos efforts pour la défense, aucun Etat, individuel, et même l’Europe comme un tout, ne pourra jamais garantir sa sécurité à long terme » soulignent-ils. « Une coopération plus étroite et plus forte entre les Etats européens est nécessaire pour des raisons à la fois économiques et stratégiques. Si nous n’arrivons pas à coordonner nos plans pour la défense nationale, nous courons le risque de perte de capacité. Il est d’autant plus important de coordonner la planification nationale au niveau international. La condition préalable est de surmonter les réserves au niveau national et de se préparer à abandonner certaines compétences et à accepter la dépendance mutuelle. » (Nb : c’est sans doute le point le plus important).
  • Quatrième principe : la complémentarité entre l’UE et OTAN. Ces deux organisations « devraient être considérées comme complémentaires et non concurrentes. « Les deux organisations ont, toutes deux, leurs mérites : l’Union européenne met l’accent sur civilo-militaire et l’OTAN sur une alliance de défense collective. » Le renforcement de l’industrie de défense européenne renforcera l’ensemble de la communauté euro-atlantique.
  • Cinquième et dernier principe : la coopération, avec les organisations internationales comme l’ONU, l’Union africaine et l’Association des nations d’Asie du Sud doit être « élargie et intensifiée ».

Commentaire : Allemagne et Italie avaient signé en novembre 2011 une déclaration de coopération bilatérale. Un peu par dépit également de la signature des accords de coopération franco-britannique. En invitant, les Européens à aller « vers une solide architecture de sécurité européenne », ils envoient aussi un message, non subliminal, au nouveau gouvernement français pour élargir son horizon et envisager un nouveau saut qualitatif et quantitatif envers ses partenaires européens. Le problème, néanmoins, est que ces deux pays – Italie et Allemagne – ont drastiquement limité certains de leurs moyens opérationnels. C’est un inconvénient aujourd’hui. Ce pourrait être un atout demain. A Paris désormais de saisir ce qui peut s’interpréter comme une main tendue (considérons le bon coté des choses…).

(*) ceci est une traduction non officielle, effectué par mes soins, du texte publié en italien.  Thomas de M. et Giampaolo di P. ne m’en voudront pas, j’espère de quelques approximations dans la traduction. Mais l’essentiel y est, j’espère :-)
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Première action offensive des forces anti-pirates de l’UE sur la côte somalienne (maj)

Un hélicoptère Sea Lynx MK 88A de la marine allemande qui est surement resté au repos ici. Les Allemands n'ont pas participé directement à l'opération. Le Bundestag a approuvé récemment l'extension de l'opération Atalanta (©Bundeswehr/Ortmann)

(BRUXELLES2) Les forces européennes n’ont pas traîné. Sitôt l’approbation par le Bundestag du nouveau mandat offensif de l’opération européenne anti-pirates (entériné le 10 mai), les marins d’Eunavfor Atalanta ont mené cette nuit une opération de destruction des stocks pirates sur la côte somalienne, près de la ville de Haredhere, un des repères pirates les plus célèbres, situés au Galmudug selon nos informations.

Cible atteinte par voie aérienne

« La cible, précise et proportionnée, a été atteinte à partir des voies aériennes » précise-t-on au QG d’Atalanta, sans doute par voie d’hélicoptère. « Et toutes les forces sont retournées saines et sauves à bord des navires, une fois l’action terminée ». L’évaluation est « en cours » mais « la surveillance de la zone durant l’action indique qu’aucun Somalien n’a été blessé à terre lors de cette action de l’Union européenne ». L’opération a été « menée en plein respect de la résolution 1851 du Conseil de sécurité des Nations-Unies et avec le plein soutien du gouvernement fédéral de transition somalien » précise-t-on.

La nationalité des moyens engagés n’a pas été précisée. Il s’agit de « moyens européens » m’a-t-on affirmé. Et tous les représentants militaires de chaque nation impliquée dans l’opération ont donné leur accord. Si des moyens « tricolores » (français) ont été engagés – comme certains indices nous le laissent à penser – ce serait ainsi la dernière « opération » menée sous l’égide du président Sarkozy.

Plusieurs skiffs détruits

Selon les détails que B2 a obtenu d’officiers impliqués dans l’opération, « Plusieurs skiffs ont été détruits », lors de cette opération impliquant effectivement « un seul hélicoptère » qui s’est déroulée un peu avant minuit. Un avion de patrouille maritime a survolé la zone en soutien et en reconnaissance. Il s’agit d’un « geste clair marquant notre détermination » m’a expliqué un interlocuteur. « D’autres actions pourraient être menées dans un bref délai si nécessaire ». Une douzaine de dépôts ont ainsi déjà été repérés. Certains sont facilement déplaçables, d’autres beaucoup moins. Car ils sont ancrés au regard de navires détenus en otage. Mais le simple fait pour les pirates de déplacer leurs camps participe déjà à la perturbation de leur activité.

Accroitre la pression sur les pirates, les empêcher de prendre la mer

C’est la leçon que tire le contre-amiral Duncan Potts, chef de l’opération Eunavfor Atalanta. « Cette mesure va encore accroître la pression sur les pirates, perturber leur activité et les empêcher de prendre la mer pour attaquer les navires marchands et boutres. » « Les populations locales et les pêcheurs somaliens, dont beaucoup ont tant souffert à cause de la piraterie dans la région, peuvent être rassurés que notre objectif vise les équipements de pirates connues et le restera à l’avenir ». a-t-il ajouté, tenant à rassurer les populations locales et pêcheurs, inquiets de cette nouvelle attitude des forces anti-piraterie. « A aucun moment, la force navale européenne n’a eu de présence au sol » ( ‘boots’ go ashore). NB : la force européenne Eunavfor comprend actuellement 9 navires et 5 avions sur une zone vaste qui couvre tout l’Océan indien de la mer d’Arabie au Canal du Mozambique, en passant par le Golfe d’Aden et le bassin somalien.

Commentaire : une première européenne et un sérieux avertissement aux pirates

On peut préciser que cette action offensive directe est une première non seulement au niveau de l’opération anti-pirates mais aussi des opérations de maintien de paix de l’Union européenne qui ne répliquaient jusqu’ici qu’en cas de légitime défense.

Elle constitue également un avertissement sérieux aux pirates qui sont pris entre deux ou trois fronts. A terre, l’offensive de l’Amisom bouscule les petits arrangements locaux avec des responsables des Al Shabaab. Tandis que les forces du Puntland tentent de s’organiser en matière de police côtière. Sur mer, le renforcement des moyens navals et aériens ainsi qu’une meilleure coordination des forces et des tactiques plus ciblées rendent plus difficiles leur action. Plusieurs bateaux-mères ont ainsi été repris ces derniers temps par les forces anti-pirates (Eunavfor, Otan, CTF 151). Résultat : la productivité des pirates intense dans les dernières années s’est sérieusement ralentie depuis le début de l’année, alors même que nous sommes entrés dans l’inter-mousson normalement plus propices aux sorties des pirates. Moins de bateaux = moins de rançons, donc moins de moyens disponibles et moins d’attractivité locale. Et maintenant, c’est sur les plages qu’ils risquent d’être atteints.

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Approbation du Bundestag à l’extension du mandat de Atalanta

(B2) Le Bundestag allemand a approuvé, jeudi (10 mai), la prolongation de l’opération européenne anti-piraterie (Eunavfor Atalanta) pour un an, jusqu’à mai 2013 – et non pas jusqu’à novembre 2014, comme le prévoit la décision européenne. Ils ont également approuvé le renforcement de son action permettant d’aller « traquer les dépôts logistiques pirates, sur une bande de deux kilomètres de large du littoral de la Somalie, par voie aérienne ». Un vote obtenu à une petite majorité – et non comme lors des précédentes reconductions à une large majorité. Le vote a eu lieu sur appel nominal : 305 députés ont voté pour, 206 contre, et 59 abstentions. Les sociaux-démocrates, emmenés par Gernot Erler, ont voté contre, estimant que cette extension de mandat rendait dépendant des moyens aériens. Une contre-résolution de l’Alliance 90/Les Verts de renoncer à la prorogation du mandat n’a pas obtenue de majorité ; l’extension est une opération « à haut risque » défend Frithjof Schmidt. Pour le ministre des Affaires étrangères, Guido Westerwelle, c’est clair « aucun soldat allemand ou européen ne pénétrera sur le sol somalien ». NB : cette approbation est une formalité à l’entrée en vigueur du plan d’opération plus robuste, permettant une intervention sur les plages somaliennes.

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Dernières nouvelles de la piraterie (13 mai)

(BRUXELLES2) Les affaires reprennent pourraient-on dire. Les pirates somaliens ont réussi une prise, un tanker grec, une des rares depuis plusieurs mois. Les forces anti-piraterie ont, elles, neutralisé deux bateaux mères, l’un au large des côtes somaliennes, l’autre des côtes yemenites. Les pirates détiennent actuellement 8 navires, selon le QG européen anti-piraterie à Northwood et 235 otages (sans compter les dhows et boutres locaux). Depuis le début de l’année, le nombre de prises a diminué : il n’y a eu que 4 navires ainsi capturés.

Neutralisation d’un bateau mère au large des côtes somaliennes

Vendredi (11 mai), les militaires néerlandais du Van Amstel (qui participe à l’opération européenne Eunavfor Atalanta) ont libéré un dhow iranien utilisé comme bateau-mère par les pirates, à 400 miles au large des côtes somaliennes. L’hélicoptère de bord avait repéré ce boutre qui trainait deux petits skiffs avec des échelles. L’équipe d’intervention des fusiliers marins est intervenue. A bord, ils ont trouvé armes et munitions. 11 pirates présumés ont été arrêtés et transférés sur la frégate. L’équipage de 17 marins a été libéré et pu poursuivre sa route, indique l’Etat-Major de la marine néerlandaise. Il avait été capturé dix jours auparavant.

… et d’un autre au large du Yemen

Le même jour, à plusieurs miles de là, c’est un dhow yemenite qui a été libéré par les Turcs du TCG Giresun, le navire-amiral de l’opération Ocean Shield (anti piraterie) de l’OTAN vendredi (11 mai). L’hélicoptère de bord un Seahawk S-70B repère le dhow vers 15h à 190 miles des côtes du Yemen et le stoppe. L’équipe d’abordage intervient alors et interpelle 21 hommes : 14 pirates somaliens et les 7 hommes de l’équipage du dhow sui sont libérés. A bord un petit arsenal (1 lance roquette RPG 7 et neuf AK 47) qui ne laissent présager aucun doute sur les intentions sur la destination du dhow.

Un pétrolier grec capturé par les pirates

Le MT Smyrni, un tanker grec battant pavillon libérien géré par Dynacom, a été capturé par les pirates jeudi (10 mai). Il était parti de Turquie avec 135.000 tonnes de brut. Le contact a été perdu au large d’Oman vers 11h15 Gmt. Il a pris la route pour la Somalie. A son bord un équipage de 17 marins, indiens et philippins.

Gardes privés à bord des navires belges

Le gouvernement belge a décidé mercredi (9 mai) de soumettre un projet de loi permettant l’embarquement de gardes privés à bord des navires marchands battant le pavillon national. C’est ce que révèle le quotidien économique De Tijd. Le projet devrait être prêt cet été et voté au second semestre par le parlement. La Belgique avait mis à sa disposition des militaires contre une prise en charge des frais, importante, et sous certaines conditions contraignantes qui ont dissuadé les armateurs d’y recourir.

Formateur privé sud-africain tué

Un formateur sud-africain de gardes de sécurité a été tué par son garde du corps vendredi (27 avril) dans la région semi-autonome du Puntland, en Somalie, selon un communiqué diffusé par le gouvernement du Puntland. Il appartenait à la société Saracen international alors qu’il accompagnait les forces maritimes du Puntland. Il se serait « disputé » avec un de ses gardes du corps qui l’aurait abattu. Une enquête a été ouverte.

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Une video du SEAE bloquée pour violation de droits d’auteur

(BRUXELLES2) Cela devrait être une banale video composée pour présenter la mission EUTM Somalia (de formation des soldats somaliens) diffusée sur la chaine du service européen d’action extérieure (SEAE) consacrée à la sécurité et la défense sur You Tube.

Des photographies fixes séquencées sur fond de musique rock. En l’occurrence « 21 Guns » de Green Day. Cette video est normalement visible sur You Tube, ici. Mais pas partout…

Ainsi que me l’a signalé mon homologue de Augengeradenaus!, Thomas Wiegold, cette vidéo a été bloquée en Allemagne par la Sacem allemande. Me GEMA (Gesellschaft für musikalische Aufführungs) estime en effet qu’il y a violation des droits d’auteur d’Universal.

Ca fait un peu désordre…

(mis à jour) Depuis la parution de cet article, la video a été retirée.

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Un diplomate bulgare manque d’être enlevé à Sana’a. L’UE condamne

(B2) Boris Genadiev Borisov, l’ambassadeur bulgare à Saan’a (Yemen) l’a échappé belle. Il circulait samedi en voiture sur une des principales artères de la capitale yémenite, quand un véhicule 4X4 a surgi et stoppé devant lui. Plusieurs hommes armés ont tenté de s’emparer de lui et de sa femme. Il a refusé de sortir. Et les hommes ont alors tiré sur le véhicule. L’ambassadeur a été blessé légèrement à l’oeil, apparemment par la vitre qui a éclaté près de lui. Tous deux ont pu s’échapper et se mettre à l’abri dans un centre commercial voisin. Les forces de sécurité yéménites sont intervenues rapidement. A la suite de cet incident, toutes les ambassades bulgares au Moyen-Orient ont été mis en alerte.

A Bruxelles, par la voix de son porte-parole, la Haute représentant de l’UE pour les Affaires étrangères a condamné cet incident et appelé « les autorités yéménites à prendre les mesures nécessaires pour assurer la protection des ressortissants étrangers et les diplomates et faire le maximum pour enquêter sur l’incident. » Cet attentat « est une preuve supplémentaire de la situation sécuritaire fragile au Yémen, y compris Sana’a » a-t-elle ajouté, réaffirmant un « soutien sans équivoque de l’Union européenne au Président Hadi, au gouvernement de consensus national et la mise en œuvre de l’initiative du GCC (le conseil de coopération des pays du Golfe). »

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Les Américains suivent de près les travaux de l’Agence de défense

(BRUXELLES2) Les directeurs nationaux de l’armement de l’Union européenne se sont rencontrés à l’Agence européenne de défense, jeudi 10 mai, pour un conseil d’administration consacré aux différents projets en cours du pooling and sharing – comme le ravitaillement en vol -, le système Sesar, les drones, des marchés de défense, les drones… Peu avant, ils avaient pu s’entretenir de façon informelle avec le sous-secrétaire US au Commerce, Eric Hirschhorn.

Les directeurs européens de l’armement ont aussi été « briéfés » sur la nouvelle initiative américaine du contrôle des exportations d’armes. Une réforme qui a pour objectif de diminuer la procédure pour l’achat de pièces et composants aux Etats-Unis, et d’améliorer l’interopérabilité militaire entre les Etats-Unis et de ses amis et alliés, tout en mieux contrôlant l’exportation vers les pays les plus préoccupants. Les États-Unis prévoient ainsi a expliqué Hirschhorn « de réviser les listes de contrôle des exportations plus précisément ».

Une présence qui devient une habitude. Les Américains, très intéressés par les développements des Européens en matière capacitaire, ne veulent désormais plus en louper un gramme. On sait en effet que le projet de ravitaillement en vol (Air-to-Air Refuelling) a fait l’objet d’un petit « ping-pong » entre l’OTAN et l’Union européenne. Une discussion franche et amicale – comme on dit en termes diplomatiques. Ce projet développé au niveau européen aurait bien aussi été porté par l’Alliance Atlantique. Il « a fallu convaincre les Américains de tout l’intérêt de voir ce projet développé par les Européens » m’a expliqué un expert du dossier.

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