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Trois officiers européens de haut rang à Mogadiscio

(BRUXELLES2, exclusif) L’information diffusée par B2 dans ses « confis » est désormais confirmée coté européen. Le président du comité militaire de l’UE, le général Håkan Syrén, accompagné du commandant de l’opération Atalanta, le contre-amiral britannique Duncan Potts, et le chef de la mission de formation des soldats somaliens (EUTM), le colonel irlandais Michael Beary se sont rendus à Mogadiscio pour discuter avec les autorités nationales. L’information avait été gardée confidentielle, jusqu’au dernier moment, pour des raisons de sécurité. Mais c’est en soi une première.  Jusqu’ici aucun officier européen n’avait posé, officiellement, le pied à Mogadiscio. Et on se souvient qu’il y a toujours un otage – un agent de la DGSE française aux mains des Al Shabab. C’est en quelque sorte le signe d’un semblant de normalisation de la capitale somalienne, redoutée jusqu’ici comme la peste. Et ce n’est pas le seul.

Les trois officiers généraux ont rencontré des représentants du gouvernement fédéral de transition et des régions semi-autonomes du Puntland et de Galmudug (NB : mais pas du Somaliland qui refuse souvent de participer aux travaux de l’autorité centrale). Les entretiens ont porté sur la stabilisation de la Somalie et la lutte contre la piraterie. Les Européens ont notamment réaffirmé le besoin d’une coopération plus étroite des autorités somaliennes ; la sécurité du pays ne pouvant être soutenue par l’avancée du processus politique. Celui-ci est en effet en partie bloqué. Ainsi la Somalie n’a toujours pas adopté de législation permettant de considérer la piraterie comme un crime. « Le problème de la sécurité en Somalie est aussi notre problème  - a ainsi précisé Duncan Potts - et nous devons les combattre tous ensemble ». L’objet de la discussion était également de pouvoir préciser les contours de la future mission civile de renforcement des capacités maritimes, qui comporte un important volet en Somalie.

Une autre visite officielle 

(crédit : Foreign Office UK)

William Hague, le ministre britannique des Affaires étrangères, était également en visite à Mogadiscio, jeudi (2 février). La première visite officielle d’un ministre britannique depuis presque 20 ans, précise-t-on au Foreign office. Et la première visite, tout court, d’un officiel occidental depuis des années (*). Le chef de la diplomatie britannique a rencontré le président Sharif Sheikh Ahmed, le Premier ministre et le maire de Mogadiscio mais aussi le chef de l’AMISOM, la mission de l’Union africaine pour la Somalie, le Général Fred Mugisha. « Les problèmes de la Somalie ne se résolveront pas en une nuit. Mais le Royaume-Uni espère que la conférence organisée à Londres (dans quelques semaines) agira comme un catalysateur pour un nouvel effort de long terme international et somali » a-t-il précisé.

Le nouvel ambassadeur du Royaume, Matt Baugh, a présenté ses lettres de créance. Mais contrairement à ce qu’ont précisé certains médias, il ne résidera pas sur place. Il sera basé à l’ambassade de Nairobi (au Kenya). Les Britanniques cherchent aussi rouvrir leur ambassade dans la capitale somalienne ; « aussitôt que possible,dès que les circonstances locales le permettront ».

(*) Le prince héritier saoudien avait fait une visite il y a six mois à Mogadiscio, le 27 août, au nom de la Fondation humanitaire Alwaleed, qu’il préside.

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Le rôle de l’OP4 dans l’opération libyenne

(BRUXELLES2 au siège de l’OTAN) L’OP4, ce n’est pas une nouvelle loge italienne, ni un nouveau code d’une opération. C’est tout simplement le groupe des huit pays — Belgique, Canada, Danemark, France, Italie, Norvège, Royaume-Uni, Etats-Unis — qui ont mené les frappes sur la Libye. Un nom hérité tout simplement du paragraphe (OP4) de la résolution 1973  des Nations Unis. Et un point souvent peu expliqué dans la façon dont les opérations ont été menées sur la Libye à l’Alliance. « En se réunissant plusieurs fois par semaines, ce sous groupe du NAC (NB : emmené par les Britanniques et les Français) permettait de préparer les Conseils en  ménageant les sensibilités variées des 28 mais surtout en constituant la masse critique indispensable pour obtenir l’effet d’entrainement nécessaire et des décisions. » explique un officier de haut rang ayant participé à la préparation de ces réunions. Et apparemment, cela n’a pas été « sans difficultés » car certaines divergences étaient bien réelles autour de la table, notamment entre Européens et Américains que cela soit sur les outils – l’emploi des hélicoptères, le soutien naval de bombardement (NGS) – ; la tactique — « surge » contre « sustain » — la communication stratégique. Malgré tout ce dispositif pourrait devenir un modèle pour les opérations futures de l’Alliance, permettant de combiner souplesse d’utilisation et cohésion de l’Alliance. Un modèle d’autant plus nécessaire que les Etats-Unis se désengagent du sol européen.

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L’infiltration des troupes afghanes, une réalité. L’OTAN prépare un plan

(BRUXELLES2 au siège de l’OTAN) Un tabou est en train de sauter. L’infiltration d’éléments talibans dans certains camps de formation de la nouvelle armée afghane n’est non seulement plus démentie par les Alliés mais elle devient une préoccupation auquel il devient urgent de remédier. La « colère » de Sarkozy au lendemain de l’incident de Gwan a frappé les esprits. Et au QG de l’Alliance, même si on n’ose pas dire un mot public sur ces satanés « frenchies », force est de constater que nombre de conversations aujourd’hui étaient centrées sur la décision française de retrait anticipé, la fiabilité de l’armée afghane et de son recrutement… Bref

La mort de soldats français à Gwan, une erreur afghane, un fait pas isolé

La mort de 4 soldats français à Gwan, le 20 janvier, reste encore en travers de la gorge du Ministre qui n’hésite pas à pointer le problème. « Le soldat qui avait tué les compatriotes n’avait pas été suivi. Il s’était déjà engagé, avait déjà déserté, rejoint au Pakistan, puis était revenu vers Kaboul pour se faire réengager dans une unité intégrée dans le dispositif – français de Kapisa. » Bref « Il y avait un contrôle mais pas suffisamment adapté à une situation extraordinairement complexe et difficile. (…) L’armée nationale afghane n’avait pas fait de ce travail une priorité absolue. » La question sur toutes les lèvres est de savoir si l’acte est isolé. Et le ministre répond non. « L’enquête est encore en cours. Mais j’ai le sentiment que c’est une démarche qui n’est pas isolée »…

Un plan anti-infiltration

L’OTAN a ainsi décidé de réagir rapidement en mettant au point un « plan anti-infiltration » qui devrait être « mis au point d’ici la fin février » ainsi que l’a confirmé Anders Fogh (Rasmussen), le secrétaire général de l’OTAN. Une demande française, après l’incident de Gwan coutant la vie à 4 soldats français. « Les évènements (qui ont frappé nos compatriotes) sont minoritaires mais ont une valeur symbolique forte en crédibilité pour l’armée afghane », a précisé Gérard Longuet dans son point de presse aujourd’hui. « J’ai demandé que l’armée afghane prenne des mesures concrètes pour que le niveau, la qualité, le suivi de recrutement apporte le maximum de sécurité à ceux qui combattent à leurs cotés. » (*)

Au menu biométrie et suivi des engagés

Le plan devrait inclure davantage de biométrie et surtout de suivi historique. « Techniquement, on peut très fortement améliorer le suivi des engagés : savoir d’où ils viennent, ce qu’ils ont fait, et ce qu’ils continuent de faire dans leur présence et comportement dans leurs unités » poursuit le ministre de la Défense français. L’avantage est que l’Afghanistan est un « pays assez traditionnel. Les combattants ont leur famille, leur berceau, leur histoire. On peut obtenir en quelque sorte un certificat de moralité. Là où c’est plus compliqué, c’est vers la frontière du Pakistan » et également à Kaboul où vivent pas mal de déplacés.

18 incidents en 2011 mettant en cause un « soldat » de l’armée afghane

Au niveau allié, « on recense une quarantaine d’incidents en quatre ans - a confirmé le ministre, avec une accélération ces derniers mois – 18 en 2011, touchant la plupart des armées alliées : américaine, australienne… (…) Quantitativement, cela est marginal. Médiatiquement c’est insupportable en termes de crédibilité de l’armée afghane. » Pour autant, le Ministre ne veut pas parler « d’une infiltration systématique, aujourd’hui ». Mais dans l’avenir, ce pourrait être le cas « vraisemblablement ». Car les « différents réseaux talibans sont assez avisés sur le plan politique pour savoir que ce type d’action est pernicieux pour l’armée afghane. »

(*) A noter que la France a obtenu du ministre de la Défense afghan, Wardack, qu’il « injecte des sous officiers formés, connus des Français et qui devraient permettre d’apporter une meilleure ambiance » dans les troupes de l’ANA formées et soutenues par les Français.

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Le calendrier de retrait précisé par G. Longuet. Les vraies questions sont posées…

(BRUXELLES2 au siège de l’OTAN)  A écouter Gérard Longuet, le ministre français de la Défense, on se demande si les bonnes questions ont été posées, et résolues, jusqu’ici, notamment lors du sommet de Lisbonne, sur l’engagement international en Afghanistan. Que ce soit au niveau du format de l’armée afghane, de son objectif, de son financement ou du calendrier de retrait, le débat semble plutôt s’ouvrir qu’être clos. La discussion, à bâtons rompus, entre le Ministre et quelques journalistes dont B2, au sortir cette première séance de travail de l’Alliance Atlantique consacrée à l’Afghanistan, est assez éclairante. Extraits de l’entretien…

Pas de critique du choix français

Le choix français de retrait anticipé ne semble pas avoir été critiqué par ses partenaires. Du moins pas en séance et publiquement, ce n’est pas le genre de la maison. « On peut difficilement critiquer un pays qui est le 4e contributeur et qui s’interroge parce que ses soldats paient de leur vie des choix ou des insuffisances tactiques. » a lâché le ministre. « J’ai expliqué la position de la France, je pense avoir bien été compris par le secrétaire général. Les ministres ont retenu ce que j’ai dit (lors des entretiens en bilatérale, une demi-douzaine qu’a mené le Ministre), même s’ils n’ont pas parlé dans leur intervention. (…) Chacun réfléchit dans son coin car il a le même problème. » Finalement (…) La discussion a forcé nos partenaires à prendre en compte notre engagement.

Le calendrier de retrait, précisé

Le ministre a d’abord précisé les chiffres sur le retrait, esquissés par le Président de la république il y a quelques jours. « La France a sur place 3600 hommes – 2400 engagés dans des actions des combat, et 1200 en encadrement, logistique et soutien à Kaboul. 1000 hommes – combattants seront retirés en 2012. Les 1400 qui resteront engagés le seront en soutien de l’armée afghane et partiront en 2013. Il en restera 1200 à Kaboul, chiffre qui diminueront progressivement. (…) Après 2014, 400-500 resteront. »

Un processus de transition en Kapisa

« Assurer la transition. Ca ne se fait du jour en lendemain. Ce n’est pas comme changer de locataire. Cela prend du temps » a précisé le ministre. En « Mars 2012, c’est le début du transfert en Kapisa », ce n’est pas la fin du transfert. Celui-ci sera terminé « à l’été 2013. Il faut plus d’une année ». Et durant ce processus, il reste des soldats combattants, et armés. « Il n’est pas question de laisser par exemple des unités médicales et d’évacuation sanitaire auprès des Afghans sans avoir des unités de protection. On se retire dans des conditions où tout militaire français doit être défendu. »

Le mandat est accompli: l’objectif ce n’est pas la Suisse

« Le mandat (donné à l’ISAF) n’était pas de transformer l’Afghanistan en une Suisse. Le mandat était de sortir les terroristes – c’est fait – et de permettre à l’État de doter d’une armée permettant de résister à des offensives diverses venant de réseaux talibans ou autres – la mission est en passe d’être réussie. Prenez l’exemple de la Kapisa. Il y a 2 ans, il y avait deux bataillons de 640 hommes, dépenaillés et pas entraînés. Nous avons aujourd’hui 4000 hommes formés, équipés, recevant leur solde et qui sont en première ligne. » Il a aussi précisé qu’il « faut une bonne année pour effectuer un retrait. La bataille des dates n’a donc pas vraiment de sens. (…) C’est comme quand on apprend à nager, on dégonfle la bouée petit à petit ». 

Le nombre de forces afghanes, un peu exagéré !

L’important est la transition avec l’armée afghane, qui prend environ entre 6 mois et 1 an (voire 18 mois selon l’OTAN), s’étalant entre « lead » responsabilité jusqu’à la « full » responsabilité pour les « locaux ». Avant tout, selon le ministre « il faut poser les bonnes questions : combien recruter, quels objectifs quantitatifs et qualitatif… » Il faut savoir « quel bon format est nécessaire pour l’armée afghane ». A commencer par le nombre. « A quoi sert en effet de recruter 5.000 soldats par mois si dans deux ans on diminue les effectifs (sauf à faire du DDR, désarmement démobilisation, réintégration pourront persifler certains). Que vont faire ces 100.000 policiers et soldats. (…) Le chiffre de 352.000 hommes pour les forces de sécurité est un peu exagéré. 230.000 serait plus raisonnable, surtout si on la compare à l’armée de Najibullah qui en avait 170.000. » « Ne vaut-il mieux pas faire du qualitatif. (Dans ce cas,) il faut mieux recruter », précise le Ministre. Et en particulier, il faut améliorer la sélection et le screening.

Ce que veut Karzai, une armée classique

Le souci du président afghan, Hamid Karzai – selon le Ministre – est d’avoir « une armée à la mesure du Afghanistan ». C’est-à-dire une armée « qui ne soit pas une armée de contre insurrection (NB : comme le présentent les Alliés) mais plutôt comme une armée d’un État indépendant assurant sa souveraineté. » « Une armée moins nombreuse paraît acceptable » pour le dirigeant afghan. « Mais il faut bien prendre conscience - précise-t-il - que Karzai a besoin d’une armée classique. Il faut former des conducteurs de chars, des forces spéciales. C’est ce qu’ils nous demandent. (…) C’est un débat très clairement ouvert et sera tranché à Chicago. »

Le coût futur : suffisant et soutenable

Il convient de ne pas se tromper de format. Car cette armée nationale a un certain coût, au bas mot « 4 milliards $ » selon le ministre citant le chiffre retenu par le groupe des contributeurs. Un chiffre plus élevé circule du coté américain (6 milliards $) ou britannique (7-8 milliards $). « Ce qu’il faut bien prendre en compte, c’est que l’effort doit être suffisant et soutenable. » Certes c’est moins proportionnellement que les coûts additionnés des engagements de chaque Etat participant à la coalition (400 à 450 millions d’euros par an pour la France) mais c’est une somme donnée à l’Afghanistan, en « espérant que les ressources du pays prendront le relais ».

Lire également :

(Maj vendredi avec d’autres précisions apportées par G. Longuet lors de sa conférence de presse et un éclaircissement sur les dates de retrait, plutot confuses dans la première version)

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Un rapport attendu à Londres sur les opérations en Libye

(B2) La Chambre des communes britannique publie, mercredi (8 février), un rapport d’enquête sur les opérations en Libye. Il doit notamment faire le point sur l’efficacité de l’opération au point de vue militaire et diplomatique, la coordination notamment entre Français et Britanniques, et la stratégie de sortie. Décidée en juillet, les députés britanniques de la commission Défense ont auditionné plusieurs personnalités, experts et diplomates. Parmi eux : le ministre des forces armées, Nick Harvey ; le chef de la Royal Navy, l’amiral Mark Stanhope, et son homologue pour l’Armée de l’air, Stephen Dalton ; ainsi que le n°2 des opérations à l’Etat-Major, le général Richard Barrons ; les représentants permanents britanniques à l’ONU, Sir Mark Lyall Grant ; à l’Otan,  Mariot Leslie ; au comité militaire de l’UE et OTAN, Christopher Harper ; le directeur Moyen Orient et Afrique du Nord au Foreign Office, Christian Turner…

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Le général Syren à Moga.

(B2, confidentiel) Le président du comité militaire, Hakan Syren, est à Mogadiscio et Djibouti selon certaines sources. Il doit faire le point sur les différentes missions de l’UE déployées dans la Corne de l’Afrique. Il devrait aussi rencontrer le commandant de la mission européenne de formation des soldats somaliens EUTM Somalia ainsi que celui de la force navale anti-piraterie Eunavfor.

 

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Les budgets de défense européens s’effondrent en 2011. Et 2012 ne sera pas mieux

Les démonstrations de force risquent d'être limitées dans l'avenir (crédit : RAF / Ministère britannique de la Défense)

(BRUXELLES2) La baisse continue des budgets de défense en Europe depuis les années 2000 devrait encore s’accélérer en 2011. Selon les premières prévisions, effectuées par B2 avec les différentes données disponibles, le budget total pour l’UE-26 (*) s’établirait autour de 180 milliards d’euros. Un chiffre à comparer au montant de 194 milliards € constatés pour 2010 par l’Agence européenne de Défense de 194 milliards. Soit une baisse de 6-7% en moyenne. Des chiffres qu’on ne peut cependant pas confirmer à l’Agence européenne de défense, les résultats annuels étant communiqués plus tard.

Mais, selon les premiers indices, cette tendance n’est pas prête de s’inverser en 2012. Tout au plus peut-on espérer la stabiliser à l’horizon 2014. Tous les pays européens ont entamé, en effet, soit des réformes de structure ou de format (Royaume-Uni, Pays-Bas, Allemagne, Finlande, Pologne…) qui s’étalent sur plusieurs années ; soit contribuent à l’effort budgétaire général (Grèce, Italie, Espagne, Portugal, Irlande, France, …) ; soit les deux (Bulgarie, Roumanie, Slovaquie…).

Pour 2012, les premiers chiffres laissent illustrer d’autres coupes. L’Italie prévoit ainsi de supprimer 1,45 milliard € pour 2012, et envisage des coupes identiques pour 2013 et 2014. La Grèce a baissé son budget en 2011 à moins de 5 milliards €, et prévoit un budget aux alentours de 4 milliards € pour 2012. Ce qui n’est pas suffisant selon la troika européenne qui réclame des efforts supplémentaires notamment dans le budget de défense. On pourrait croire que ces coupes n’affectent que les pays en difficulté, endettés. Que nenni. Au nord de l’Europe, les pays moins affectés par la crise de la dette et la crise économique ne sont pas épargnés par cet effort de « rationalisation budgétaire » La Finlande a ainsi prévu un budget en baisse pour 2012 de 90 millions €. Etc. Les Pays-Bas comptent économiser plus d’un demi-milliard : 400 millions par application de l’accord de coalition auxquels s’ajoutent 173 millions de réorganisation interne ; au programme diminution du nombre d’unités, . Seule, en fait, la Suède a décidé d’augmenter son budget pour les années à venir.

Un suicide collectif

Dans un espace de moins de dix ans (2006-2014), l’Europe pourrait donc avoir réalisé une réduction plus drastique de l’ordre d’un tiers de ses budgets de défense, selon nos estimations corroborées par celles d’experts du dossier. Soit un effort proportionnel supérieur à celui engagé aux Etats-Unis (même si les montants ne sont pas les mêmes). Mais dans le désordre, sans concertation, ni planification, ni organisation… Un vrai suicide collectif en quelque sorte. Puisque cette décroissance est non seulement quantitative et qualitative.

(*) 26 Etats membres sont membres de l’agence européenne de Défense (les « 27″), sauf le Danemark.

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Panetta (US) le confirme : on s’tire en 2013

Panetta (US) le confirme : on s’tire en 2013

véhicule australien dans la Tangi Valley (crédit : ISAF)

(BRUXELLES2) La retraite est sonnée… Les agenciers d’Associated Press n’ont pas attendu l’atterrissage à Bruxelles pour balancer la nouvelle. Dans l’avion qui amène à la réunion ministérielle de l’OTAN, le secrétaire d’Etat américain à la Défense, Leon Panetta, a expliqué que la mission de combat en Afghanistan cesserait en 2013. « La phase finale de transition des parties du pays entre l’OTAN et le gouvernement afghan doit être commencée à la mi-2013 ». Ce qui permettra de transformer la mission de combat en mission de formation « entre la mi-2013 et la fin de l’année », a-t-il expliqué. Cela ne signifie pas cependant que toutes les troupes Us quitteront le sol afghan en 2014. Au contraire, il restera « une forte présence », pour assister l’armée afghane, et assurer la formation.

Quelques divergences avec les frenchies

C’est d’ailleurs un des points de divergence entre Français et Américains : entre une présidence modeste après 2013 – « quelques centaines d’hommes » a précisé le président Sarkozy -, et une présence « forte » pour les seconds qui ne donnent pas de chiffre  - mais on peut sans doute parler de plusieurs milliers, voire quelques dizaines de milliers, il y a de la marge. Les Etats-Unis ont actuellement 91.000 soldats dans l’ISAF, la force de l’OTAN, un chiffre qui devrait être ramené à 68.000 d’ici septembre. Et ce n’est pas le seul apparemment. Et Panetta a bien l’intention de s’en expliquer, a-t-il précisé à nos collègues américains, « avec la délégation française » dès son arrivée. Les Américains semblent avoir ainsi peu apprécié que le président français leur ait grillé la politesse de l’annonce de la date fatidique de 2013. Panetta a ainsi confié vouloir « ramener la (France) dans la stratégie de Lisbonne, pour pouvoir avancer tous ensemble ».

Celui qui a tiré le premier

Le 27 janvier, après un entretien avec le président afghan, Hamid Karzai, Nicolas Sarkozy avait, en effet, annoncé vouloir « demander à l’OTAN une réflexion sur une totale prise en charge des missions de combat de l’OTAN par l’armée afghane au cours de l’année 2013 ». Dans la foulée, sans même attendre le résultat de cette demande d’ailleurs, il avait déclaré avoir « planifier le retour de la totalité de nos forces combattantes dès la fin de l’année 2013 ». Ce qui signifie une (petite) accélération du calendrier de retour des soldats. 400 sont déjà rentrés en France en 2011. Et, en 2012, 1000 soldats supplémentaires quitteront l’Afghanistan (au lieu de 600 comme prévus). Et la Kapisa – région tenue par les Français – basculera sous commandement afghan en mars prochain.

Commentaire : la fin d’un dogme

Même si au siège de l’OTAN, Anders Fogh Rasmussen, le secrétaire général de l’Alliance se targue de démontrer que rien n’a changé, que « la feuille de route établie au sommet de Lisbonne était maintenue » et que tout cela était déjà largement prévu… la déclaration américaine est un signal fort après celui donné par les Français. Un dogme vient de sauter. Inutile de jouer sur les mots, de réinterpréter les paragraphes, de finasser…. La date de 2014, retenue par tous comme date ultime pour le retrait, n’est plus 2014, c’est 2013, voire mi-2013. On avance le calendrier d’un an. Italiens, Allemands voire Britanniques vont ainsi pouvoir plier les « gaules », plus vite que prévu, au grand bonheur des chefs de défense, et de leurs argentiers, dont les portes-monnaies sont vides. Mais attention ! Qui dit « troupes non combattantes » ne dit pas « risque zéro » — du fait des engins explosifs artisanaux télécommandés (IED) ou des attentats suicides —, et ne dit pas « zéro budget ». Il y a fort à parier que nombre de pays rechignent à apporter une contribution « forte » en troupes non combattantes au guichet « 2014″ comme le demandent les Américains.

Panetta dans l’avion qui l’amène à Bruxelles se confie (crédit : DOD / Secrétariat d’Etat US à la Défense)

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Et 18 suspects de plus aux Seychelles


(crédit : MOD Uk / Kyle Heller, Crown Copyright)

(BRUXELLES2) En usant d’un peu de persuasion, les Britanniques et Danois ont obtenu du gouvernement des Seychelles qu’ils acceptent 18 des pirates qu’ils avaient appréhendés dans l’Océan indien dans le cadre de l’opération l’OTAN « Ocean Shield ». Et qu’ils détenaient toujours à bord de leurs navires depuis plusieurs semaines.

Le transfert des prisonniers après le jugement à la clé

Le navire britannique RFA Fort Victoria a ainsi remis 14 hommes interceptés à bord d’un dhow yemenite le 13 janvier dernier, avec à bord tout l’attirail du parfait pirate – armes incluant des grenades de RPG, échelles… . 4 autres pirates ont été transférés par le navire danois Absalon. Ce transfert avait tout d’abord été refusé par le gouvernement des Seychelles qui refuse actuellement tout transfert supplémentaire tant que le dispositif d’accueil en Somalie des prisonniers, supervisé par l’ONU, n’est pas opérationnel. Mais celui-ci a changé de position après avoir « obtenu des assurances » concernant ces mécanismes de transfert, ainsi que le rapporte le quotidien The Nation.

A Londres, le ministre britannique des Affaires étrangères s’est fendu d’un communiqué public saluant l’issue positive de cette négociation en exprimant sa « grande gratitude aux Seychelles » pour cet accord. « Leur engagement dans la lutte contre la piraterie permet d’éviter une situation où ces individus ne rendraient pas compte de leurs actions » a-t-il ajouté (*). « Dans quelques semaines, la Conférence de Londres sur la Somalie discutera de la façon dont la communauté internationale peut prendre en charge les différents problèmes auxquels fait face la Somalie. »  A la Royal Navy, également on pousse un Ouf de soulagement, cela va permettre au navire de ravitaillement de passer à autre chose. En 4 mois d’engagement, « intensifs », le RFA Fort Victoria a procédé à l’arrestation de 30 pirates et est venu au secours de 44 marins retenus en otage, est-il précisé.

(*) texte original : « We are very grateful to the Seychelles for their agreement to prosecute these suspected pirates. Their commitment to the fight against piracy has helped avoid a situation where these individuals were not held to account for their actions.  »In a few weeks time the London Conference on Somalia will discuss how the international community can tackle the many problems faced by Somalia, including piracy. Today’s agreement on the transfer of alleged pirates demonstrates what can be achieved through international co-operation and commitment. »

Lire aussi : Un dhow pirates intercepté dans l’Océan indien 

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Industrie de défense : un Conseil européen sinon rien

Industrie de défense : un Conseil européen sinon rien

La salle du conseil européen (crédit : Conseil de l'UE)

(BRUXELLES2) Le constat était clair. A écouter nombre des interventions des responsables européens, industriels ou politiques réunis pour la conférence annuelle de l’Agence européenne de Défense, hier (31 janvier) ) Bruxelles, le constat semble clair. On arrive à une impasse sur le « pooling and sharing » s’il n’y a pas une impulsion politique supplémentaire, venue du haut. Le constat a été posé, les réflexions ont été menées, les premiers projets présentés… Mais comme l’a résumé Olof Skoog, qui préside le COPS, le comité politique et de sécurité, « l’approche bottom up (*) va avoir des limites ». Il avait auparavant expliqué que « notre rôle au COPS est de garder le momentum, d’envoyer un message aux capitales, de pousser à un débat stratégique sur les capacités. » Et cela ne suffit pas apparemment…  Il faudra bien à moment donné que les Chefs d’Etat et de gouvernement de l’Union européenne se saisissent de la question pour, sinon débattre en profondeur de ce thème, au moins donner un signal qui pourra ensuite être décliné dans chaque capitale, au sein des gouvernements, des administrations et des Etats-Majors. Si personne le revendique ostensiblement, c’est un fait qui ne peut être passé sous silence.

Des blocages multiples

On peut bien sûr imputer les blocages, lourdeurs, forces d’inertie dans les hiérarchies intermédiaires. On peut invoquer également que toutes les administrations sont bousculées par les différentes coupes budgétaires, qui interviennent parfois plusieurs fois par an, et ne permettent pas de prévoir au-delà de quelques mois ce qui peut se passer. Il y a également le calendrier électoral dans de nombreux pays ou la faiblesse des gouvernements dans d’autres. On peut aussi observer que l’agenda des chefs d’Etat et de gouvernement s’est jusqu’ici (depuis 4 ans !) focalisé sur quelques points : le sauvetage des banques d’abord, de la Grèce ensuite, l’endettement et la surveillance budgétaire après en passant par la régulation financière. Mais on peut aussi remarquer que le mot « croissance économique » a commencé à faire irruption aux cotés de ces préoccupations toutes financières, figurant officiellement ainsi en tête des préoccupations des 27 lors du dernier sommet, le 30 janvier. Comme l’a expliqué alors à B2, Jean-Claude Juncker, le Premier ministre du Luxembourg: « Nous pensons tous que la consolidation des finances publiques est importante, car il n’y aurait avoir de croissance sans considération des finances publiques. Mais maintenant nous admettons que les politiques d’emploi et croissance doivent venir compléter cette politique ». Autrement dit, les esprits semblent plus mûrs. L’inscription à l’ordre du jour de la question de Défense s’impose a priori.

C’est rationnel

Interrogée par B2, lors de cette réunion, le 31 janvier, la présidente de l’Agence européenne de Défense, Claude-France Arnould, s’est voulue prudente sur ce point — « Ce n’est pas à l’EDA de le dire » —, ne souhaitant pas déborder de son rôle. Mais elle n’a pu s’empêcher de reconnaitre que la nécessité était là : «c’est rationnel. » « C’est vraiment aux Chefs d’État et de gouvernement de se prononcer. (…) Il y a quasiment toutes les raisons que ce sujet monte au niveau européen. » Dans des domaines « aussi sensibles » pour déclencher la coopérations, il faut une « impulsion au plus haut niveau » a-t-elle expliqué, prenant en exemple le traité franco-britannique de Saint Malo. Certes « Tous les gouvernements sont aujourd’hui sous contrainte budgétaire ». Des contraintes prises en compte.  Mais les chefs de gouvernement « vont avoir une discussion aussi sur la croissance. L’industrie de défense constitue un important levier de croissance. C’est un moteur technologique (qui représente) de l’emploi, de l’investissement, de l’exportation…».

Le moment est opportun

Quant à la date, « Si ça pouvait être avant Chicago, ce serait bien sûr bienvenu… », a conclu CF Arnould. Cela peut paraitre difficile avec la contrainte de calendrier actuel qui pèse actuellement sur les 27, le prochain sommet formel étant prévu pour le 1er mars. Mais les sommets européens deviennent aujourd’hui monnaie courante. Et le moment paraît plus qu’opportun. A Herman (Van Rompuy) de jouer maintenant…

Lire aussi : Une informelle défense, quand même, au 1er semestre, mais à Bruxelles

(*) Cette approche consiste à pousser des projets – par le bas – venus des différents Etats majors pour essayer de faire rencontrer les besoins, de proposer des projets aux responsables politiques pour permettre ensuite leur mise en oeuvre.
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L’UE exige que les responsables de torture en Libye soient poursuivis

(B2) Il a fallu plusieurs jours pour que l’Union européenne réagisse aux accusations de violation des droits humains faites notamment par Médecins sans frontières à Misrata en Libye (leur communiqué du 26 janvier). Elle l’a fait hier (31 janvier) par la voie de la Haute représentante de l’UE – plutôt que par un communiqué des 27, ce qui aurait été plus fort, mais semble-t-il impossible à atteindre. Quelques mots, quelques phrases qui balancent entre préoccupation — « L’UE est vivement préoccupée par les informations selon lesquelles des détenus seraient torturés et maltraités à Misrata »… — et satisfaction de voir les autorités libyennes prendre en compte les demandes européennes — « Je me félicite que les autorités libyennes aient annoncé aujourd’hui l’adoption de mesures destinées à régler bon nombre des problèmes qui se posent dans ce contexte », explique Catherine Ashton, dans le texte diffusé à la presse. « J’ai la conviction que le gouvernement libyen appliquera rapidement ces mesures afin de garantir la protection de ce groupe très vulnérable de personnes. L’UE est disposée à prêter assistance aux autorités libyennes pour soutenir leurs efforts visant à faire respecter les droits de l’homme, les valeurs démocratiques et l’État de droit ». La demande européenne peut être résumée en trois points : (1) « Il est essentiel que les droits de toutes les personnes détenues en Libye soient pleinement respectés conformément aux normes internationales » ; (2) « que les autorités accélèrent le processus visant à placer sous leur contrôle l’ensemble des lieux de détention » ; (3) « que les allégations de violations des droits des détenus fassent l’objet d’une enquête approfondie, impartiale et effective. Les personnes qui seraient responsables de violations devraient être traduites en justice. » 

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Une informelle défense, quand même, au 1er semestre, mais à Bruxelles

(BRUXELLES2, exclusif) « No« . Catherine Ashton, la Haute représentante de l’UE, a répondu, poliment mais fermement non, à la proposition chypriote d’organiser une réunion informelle des ministres de la Défense au premier semestre (durant la présidence danoise). Depuis le Traité de Lisbonne, la conduite de la politique de défense et de sécurité commune est du ressort de la Haute représentante et non de la présidence tournante, explique-t-elle en substance, selon les premières informations recueillies par B2. Et ce n’est pas le job d’une présidence tournante de la réunir, surtout celle dont ce n’est pas le tour de l’organiser.

Réunion le 18 avril ?

Il pourrait cependant y avoir une réunion informelle, à Bruxelles. Ce pourrait, le 18 avril, avant le sommet de Chicago. Une réunion qui serait alors orientée sur « le long terme stratégique, notamment sur les capacités ». Organiser la réunion dans la capitale européenne a effectivement beaucoup d’atout, à la fois pratique et politique. Mais cela fait perdre, à mon sens, beaucoup l’aspect informel et un peu l’intérêt de cette réunion. Son objectif n’est en effet pas tant de rassembler chacun autour d’une table, avec un horaire, et un agenda, mais justement de pouvoir casser les habitudes, en réunissant tous les ministres dans un même lieu (hotel et petit déjeuner compris), si possible un peu inhabituel, avec des horaires souples, de façon à chasser le ton officiel, de permettre toutes les conversations. C’est dans des conversations au petit déjeuner, au gouter ou à l’apéritif voire au digestif que peuvent s’esquisser les compromis ultimes, les idées intéressantes ou les projets nécessaires pour le futur. A défaut d’autre pays pour héberger cette réunion, on pourrait la tenir au vert, dans un castel à Dinant, ou au bord de la mer, par exemple, sur une plate-forme off shore, ou dans une péniche, voire dans une caserne… Pourquoi pas Beauvechain. Vite, une idée Mr De Crem !

Lire aussi : L’informelle défense organisée par Chypre ce semestre ?

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L’intérim de Beauvechain : mission accomplie

(BRUXELLES2) Ouf  ! peut-on se dire à Beauvechain. L’accueil d’une vingtaine d’avions gouvernementaux venus pour le Sommet européen sur cette base aérienne militaire, située à une quarantaine de km de Bruxelles, s’est déroulé « sans problème ». La grève générale en Belgique paralysait, en effet, le principal aéroport du pays, situé à Bruxelles, Zaventem ou Melsbroek (selon qu’on parle de l’aéroport civil ou militaire). Du coup, la seule solution pour permettre aux officiels d’arriver à temps à Bruxelles, sans trop de difficulté, a été de réquisitionner cette base militaire, d’ordinaire dévolue aux avions de chasse. « Malgré le fait que cet aérodrome ne dispose que d’une seule piste pour les décollages et les atterrissages, toute l’opération s’est déroulée sans aucun problème » explique un communiqué de la défense dressant le bilan de l’opération.

Au total, 20 avions transportant des délégations gouvernementales pour le sommet européen ont été déroutés vers cet aérodrome militaire. 17 appareils ont quitté la base aérienne de Beauvechain dès lundi (30 janvier) et les autres l’ont quitté ou la quitteront dans le courant de la journée de mardi (31 janvier). Les Chefs d’Etats – comme le Président français Sarkozy, le Premier Ministre britannique Cameron et la Chancelière Merkel – ont fait ensuite le trajet séparant Beauvechain et Bruxelles par la route.

Le contrôle du trafic aérien pour les arrivées et les départs a été assuré par la Défense. Pas moins de 200 militaires, basés à Beauvechain ou Melsbroek (Zaventem), ont été réquisitionnés pour assurer la sécurité, le contrôle du trafic aérien et le « handling » (assistance aéroportuaire).  Coût de l’opération : environ 100.000 Euros, comprenant la location de transports civils pour la mise en place du matériel, la location d’équipements supplémentaires (par exemple : les passerelles pour accéder aux avions), les prestations du personnel et l’appui médical. Ils « seront remboursés à la Défense ».

Lire aussi : Les militaires réquisitionnés pour le sommet européen (Maj)

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