Inspection sans problème d’un navire turc en Méditerranée centrale

(B2) Des militaires italiens ont vérifié la cargaison du navire battant pavillon panaméen, en route vers la Libye

L’équipe de visite du ITS Cigala Fulgosi monte à bord du MV Medkon Gemlik (crédit : EUNAVFOR Med Irini)

L’inspection s’est mieux passée que lors de la précédente, celle du Roseline A (lire : Grabuge turco-germanique en Méditerranée orientale. Ankara s’oppose au contrôle d’un de ses navires) (1). Il est vrai que ce navire ne battait pas pavillon turc, mais arborait un pavillon panaméen. Ce qui a facilité la visite.

Un pavillon panaméen qui facilite les choses

Le patrouilleur de haute mer ITS Cigala Fulgosi (qui fait partie de l’opération européenne de contrôle de l’embargo vers la Libye) a arraisonné mercredi (2.12) un porte-conteneurs de la compagnie turque Medkon Lines, le MV Medkon Gemlik. Le navire, battant pavillon panaméen, était alors en haute mer, à environ 130 miles nautiques au nord du port de Benghazi. Il avait quitté le port de Borusan (Turquie) le 20 novembre, et se dirigeait vers Misrata (Libye).

Une inspection en coopération avec l’équipage

L’abordage s’est fait apparemment à la fois par voie de mer et par voie aérienne. Après dépose par un hélicoptère d’un homme, les six militaires de l’équipe de visite ayant pris place à bord d’un bateau pneumatique de type RHIB, sont arrivés sur le navire marchand. Une inspection effectuée sous le régime « coopératif » (2), avec l’accord du capitaine du navire et de l’État de pavillon.

Une bonne atmosphère

La procédure s’est déroulée « sans problème ». Et l’arraisonnement s’est déroulé « dans une atmosphère de bonne coopération » entre le capitaine et l’équipage, insiste-t-on du côté du QG d’Irini. Photo à l’appui.

L’équipage du Gemlik avec certains membres de l’équipe de visite (crédit : EUNAVFOR Med Irini)

Rien de suspect

L’équipe d’arraisonnement a vérifié « les documents disponibles à bord et a inspecté la cargaison ». « Rien de suspect n’a été trouvé » et le navire a été « déclaré libre de poursuivre sa route » précise le communiqué de l’opération. Il s’agit de la sixième activité d’arraisonnement depuis le début de l’opération.

(Nicolas Gros-Verheyde)

  1. Lire aussi :
    Trafic d’armes vers la Libye. De forts soupçons sur le porte-conteneurs turc Roseline A
    La Turquie proteste officiellement contre l’interception d’un de ses navires marchands par l’opération Irini (v3)
  2. Sur les différentes modes d’arraisonnement, lire notre analyse : Hailing, Approche amicale, Arraisonnement, Abordage… les opérations d’interception maritime

Nicolas Gros-Verheyde

Rédacteur en chef du site B2. Diplômé en droit européen de l'université Paris I Pantheon Sorbonne et auditeur 65e session IHEDN (Institut des hautes études de la défense nationale. Journaliste depuis 1989, fonde B2 - Bruxelles2 en 2008. Correspondant UE/OTAN à Bruxelles pour Sud-Ouest (auparavant Ouest-France et France-Soir).

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