Le Danemark à la tête de la mission dans le détroit d’Ormuz en 2021

(B2) Copenhague propose de prendre le commandement de la mission des Européens de surveillance dans le détroit d’Ormuz. Paris qui est à l’initiative d’Emasoh (alias Agenor) a trouvé un successeur

Jeppe Kofod lors de sa visite (crédit : EMASOH)

Prêts à diriger EMASOH

Copenhague sera « prête à se rendre disponible pour diriger » dès 2021 le commandement de cette mission européenne déclenchée il y a moins d’un an (lire : L’opération dans le détroit d’Ormuz refait surface. Les Français à la manœuvre). Voilà l’annonce faite vendredi dernier (26 septembre), dans un tweet, par Jeppe Kofod, le ministre danois des Affaires étrangères. Il visitait alors  la frégate danoise Ivar Huitfeldt, participant à la mission EMASOH (European-Led mission Awareness Strait of Hormuz). La mission « a été un succès », a justifié le ministre danois pour son offre de reprise du commandement. Elle aurait en effet contribué à apaiser les tensions de navigation dans le détroit d’Ormuz, rapporte l’agence Ritzau, reprise par plusieurs médias danois.

En relais des Français

Le Danemark prend ainsi la suite des Français, à l’origine de la mission (lire : L’opération dans le détroit d’Ormuz refait surface. Les Français à la manœuvre). À l’époque, les tensions entre les États-Unis et l’Iran s’accentuaient dans la région, avec des incidents contre des navires marchands, et un drone américain abattu par l’Iran. L’objectif était de préserver la libre circulation dans cet étroit détroit situé entre l’Arabie Saoudite et l’Iran, si précieux pour l’approvisionnement du monde en pétrole.

À une condition : la motivation des partenaires

Une condition est posée par Jeppe Kofod : « que d’autres pays apportent également les capacités nécessaires » à la mission. Un appel aux Européens à faire leurs preuves et fournir des capacités — donc un soutien concret et pas seulement politique — à cette mission. Si la capacité opérationnelle militaire de la mission est atteinte depuis février dernier, seuls trois pays — les Pays-Bas, la France et le Danemark — y sont impliqués sur les huit États membres qui ont signé pour participer (Lire : La mission EMASOH portée sur les fonts baptismaux par huit États membres de l’UE. Démarrage : mi-février).

Intérêts danois

Pour le Danemark, entre le poids de la marine marchande danoise — la « cinquième plus grande nation maritime au monde » selon le ministre —, l’intérêt de protéger la libre navigation dans cette zone importante pour le commerce international de pétrole, et le respect du droit international… il y a nombre d’arguments en faveur d’une présence renforcée dans cette zone stratégique.

(Aurélie Pugnet)

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