Des actes de brigandage courants dans les ports du Nigeria

(B2) L’attaque d’un porte-conteneurs au large des côtes nigérianes n’est pas un acte isolé. Les actes de piraterie ou de brigandage — on ne parle par de piraterie dans les eaux territoriales — sont relativement courants dans cette zone du Golfe de Guinée (lire : Deux incidents au large du Nigeria).

Les ports nigérians sont particulièrement prisés des pirates. On recense ainsi trois autres incidents, selon les sources maritimes, dans les huit jours précédents.

Trois attaques dans des ports nigérians

Deux voleurs dans un bateau montent à bord, samedi (1er février), d’un pétrolier qui a jeté l’ancre dans l’anse de Lagos au Nigeria. Ils tentent de s’emparer du matelot de service qui effectue une ronde de routine. Mais celui-ci réussit à s’échapper. L’alarme est donnée. Les voleurs s’enfuient sans demander leur reste et sans rien voler. La marine nigériane envoie un patrouilleur sur les lieux.

Le matelot de garde d’un navire de ravitaillement offshore à quai dans le port de Onne (le second port principal du Nigeria, près de Port Harcourt, bordé par l’île de Bonny) remarque dans la nuit, mercredi (29 janvier), une personne non autorisée sur le pont. Alarmé et entendant l’équipage alerté, la personne s’est échappée avec les biens volés du navire. L’incident a été signalé aux autorités portuaires.

L’équipage de service à bord d’un pétrolier ancré dans l’anse de Lagos, effectuant des opérations de transfert de navire à navire (STS), remarque au petit matin du samedi (25 janvier) une personne non autorisée près du gaillard d’avant. L’alarme est déclenchée. Voyant l’équipage alerté, la personne saute par-dessus bord et s’échappe avec ses complices dans un bateau en bois. Un patrouilleur naval arrive sur les lieux, et commence les repérages autour du pétrolier.

Un autre incident au large du Bénin

À environ 73 nautiques au sud de Cotonou, Bénin, le 19 janvier, durant la nuit, deux pirates armés de fusils AK47 arrivent à monter à bord d’un porte-conteneur Atlantic Discoverer. Ils sont repérés par l’homme de quart. L’alarme est déclenchée, les feux de pont éteints, les logements verrouillés. Les moteurs sont poussés et le navire se dirige à vitesse soutenue vers Tema, au Ghana. La marine ghanéenne est avertie et invitée à monter à bord pour fouiller le navire à son arrivée. Tout l’équipage est sain et sauf. Rien n’a été déclaré volé, selon les sources maritimes.

(NGV)

Lire aussi : Où agissent nos chers pirates des mers ? Selon quelles méthodes ? Quand ? Toutes les réponses … ou presque

Nicolas Gros-Verheyde

Rédacteur en chef du site B2. Diplômé en droit européen de l'université Paris I Pantheon Sorbonne et auditeur 65e session IHEDN (Institut des hautes études de la défense nationale. Journaliste depuis 1989, fonde B2 - Bruxelles2 en 2008. Correspondant UE/OTAN à Bruxelles pour Sud-Ouest (auparavant Ouest-France et France-Soir).