La route maritime d’immigration vers l’Italie et Malte devient mineure

(B2) Malgré le fracas médiatique de la scène politique italienne, animée en grande partie par les diatribes de Matteo Salvini, le nombre de passages illégaux vers l’Italie (et Malte) est devenu aujourd’hui très minoritaire dans les flux de migrants illégaux, si l’on se fie aux derniers chiffres compilés par le corps européen des garde-frontières et gardes-côtes (Frontex).

Pour les sept premiers mois de l’année (janvier à juillet 2019), 4890 passages ont été détectés sur la voie centrale de la Méditerranée, vers l’Italie et Malte, venant notamment de la Tunisie, du Soudan et du Pakistan. Cela représente moins de 10% des détections (1).

C’est la route maritime ‘Est’ (vers la Grèce) qui constitue la principale voie : 28.200 personnes ont été détectées dans la partie orientale de Méditerranée vers l’Europe. La plupart d’entre eux venaient d’Afghanistan et de Syrie. Il faut ajouter à cela les 1040 passages via l’Albanie (essentiellement des Albanais).

La route maritime ‘Ouest’ (vers l’Espagne) constitue la deuxième principale source avec 13.164 détections (du Maroc notamment).

Et la route des Balkans constitue la troisième voie d’accès : 5794 passages détectés (essentiellement d’Afghanistan et d’Iran) vers la Croatie (et la Hongrie).

Le passage illégal des frontières terrestres de l’Est européen reste, quant-à-lui, très limité (302 détections).

Regarder la carte de Frontex et télécharger le tableur donnant les chiffres, pays d’origine par pays d’origine

(NGV)

  1. On parle bien de détections de passages illégaux (ce qui peut recouper parfois le passage d’une même personne).