Au Welcome village, l’accueil des nouveaux députés

(B2) Comment se passe l’arrivée des nouveaux députés ? Ce sujet a fait polémique récemment avec l’arrivée-exclusion des députés élus catalans.* Nous avons refait le parcours

Après le parcours dans les sept stands, liberté de se promener pour les nouveaux eurodéputés (© NGV / B2)

Les députés se présentent d’abord à un premier stand situé dans le bâtiment Altiero-Spinelli, où deux huissiers les accueillent au-dessous d’une bannière “Welcome Village 2019-2024” qui montre le chemin. Ils les aiguillent vers le bâtiment József Antall. Commence alors un parcours en sept stands, assez classique en soi. Un peu comme quand vous arrivez dans une nouvelle entreprise.

Avant tout, c’est l’étape fondamentale, il faut décliner son nom à un huissier — ce jour-là, c’est une huissière — pour qu’il vérifie qu’ils ont bien été élus, et sont bien sur la liste du Parlement européen. Une étiquette phosphorescente (qui se colorie une fois le jour passé) est alors accolée sur leur veste. Elle va leur permettre de circuler dans le parlement pour la journée, en attendant le badge provisoire.

En route alors pour une succession de stands où le b.a.-ba du futur député européen va leur être expliqué. Durée prévue : 2 heures… Voire moins pour les habitués ou les pressés. Précisons que ce processus est à compléter pour les députés nouvellement élus comme les anciens qui sont réélus et connaissent les lieux.

Premier stand : le parcours. Un employé du parlement explique rapidement tout le processus qu’ils vont suivre et répond aux premières questions le cas échéant.

Deuxième stand : la photo. Indispensable pour confectionner le badge provisoire (en dur, sécurisé), mais aussi pour la documentation du parlement (who’s who, site internet, etc).

Troisième stand : un formulaire pour toutes les informations personnelles, l’état civil, l’adresse, les coordonnées tél., leurs coordonnées bancaires, etc.

Quatrième stand : l’IT (autrement dit l’internet, l’informatique). Ils reçoivent une adresse mail provisoire du parlement, se voient expliquer le système intranet… et gagnent au passage un iPad.

Cinquième stand : les finances. Point primordial. Quelle sera leur indemnité, comment embaucher des assistants… Et surtout la fameuse déclaration d’intérêts financiers à remplir de façon aussi détaillée que possible.

Sixième stand : la sécurité. C’est l’obtention du précieux sésame, le badge provisoire de député. Plastifié, sécurisé, il permettra aux futurs députés de circuler en attendant le badge définitif qui leur sera remis une fois tous les pouvoirs vérifiés (1), à priori à partir du début juillet.

Septième stand : la mobilité et les transports, avec les conseils pour se loger à Bruxelles ou se rendre à Strasbourg, déplacements des plénières obligent.

Et c’est parti pour cinq années de législature…

(Coline Traverson, st, et NGV)

(1) Avant d’occuper leur siège, les nouveaux députés au Parlement européen devront déclarer par écrit qu’ils n’occupent pas de fonction incompatible avec celle de député européen. Une déclaration devant être faite, selon la note du Parlement européen, « au plus tard six jours avant la première séance constitutive » du 2 juillet prochain. Plusieurs fonctions sont réputées incompatibles avec celle de député européen : ministre ou chef d’un gouvernement national, élu d’un parlement d’un État membre de l’Union, commissaire européen, juge à la Cour de justice, membre du directoire de la Banque centrale européenne, de la Cour des comptes ou de la Banque européenne d’investissement, etc. Les fonctionnaires européens ou membres des organes instaurés par les traités de l’Union pour gérer les fonds communautaires ne peuvent pas non plus être députés.

* Lire : Les indépendantistes catalans pas tout à fait bienvenus au Parlement européen (V2)