Un changement gouvernemental à prévoir en Finlande

(B2) L’hypothèse d’une coalition entre les socio-démocrates et les conservateurs, avec les Verts en force d’appoint, pourrait tenir la corde après les élections générales qui se sont tenues ce dimanche (14 avril) en Finlande

(crédit : eduskunta.fi)

Ces élections doivent être observées avec attention, non seulement car elles se tiennent dans la perspective des élections européennes, et permettent d’avoir une idée grandeur nature des évolutions de l’électorat, mais aussi parce que la Finlande aura la présidence du Conseil de l’UE au second semestre 2019. A un moment décisif pour l’Union européenne : renouvellement institutionnel, Brexit possible, etc.

Le parti social-démocrate (SDP / S&D) arrive tout juste en tête des élections avec 17,7% (40 sièges), juste devant les Vrais Finlandais de Jussi Halla-aho 17.5% (39 sièges), qui s’affirment comme la seconde force du pays, et le parti de la coalition nationale KOK (PPE), dirigé par Petteri Orpo, à 17% (38 sièges).

Le parti du centre (KESK) du Premier ministre Juha Sipilä (ALDE) subit une cruelle défaite à 13.8% (31 sièges), mais en maintenant un score honnête. Tandis que la Ligue verte (VIHR) à 11.5% (20 sièges) et la gauche (VAS) à 8.2% (16 sièges) progressent légèrement.

Le parti populaire suédois de Finlande SFP, représentant la minorité suédophone (ALDE), et les chrétiens-démocrates KD (PPE) obtiennent respectivement 4,5% (9 sièges) et 3,9% (5 sièges).

Le parti de la Réforme bleue (dissident des Vrais Finlandais) du ministre des Affaires étrangères, Timo Soini, n’atteint que 1% et s’efface de la scène parlementaire.

Le taux de participation était de 72%, en hausse de deux points par rapport aux dernières élections générales de 2015, comme le rapporte la chaîne de télévision finlandaise YLE.

(NGV)