L’attentat de Madrid, il y a quinze ans déjà

(B2) L’attentat de Madrid, le 11 mars 2004, a été un choc pour les Européens (Lire : L’Europe se mobilise contre le terrorisme)

Minutes de silence sur le rond-point Schuman lundi 15 mars 2004 (crédit : Commission européenne)

L’importance de l’acte bien entendu mais, surtout, sa résonance politique (l’erreur du gouvernement Aznar qui attribue l’attentat à l’ETA) et sa primauté (après les attentats de 2001, c’est le premier en Europe déclenché par les mouvances islamiques) ont résonné dans toutes les têtes.

Il a entraîné de facto une solidarité (formalisée ensuite dans la clause de solidarité du traité de Lisbonne), des décisions prises pour renforcer l’échange d’informations et à la coopération en matière de terrorisme, l’émergence du SitCen (centre de situation devenu ensuite l’IntCen) pour l’analyse du renseignement, et l’idée de renforcer la protection civile en Europe, qui n’aboutira que plus tard (lire : Protection civile, comment l’Europe a perdu une bataille).

Mais au-delà des premiers chocs, la réaction a été plus mesurée (lire : Terrorisme. L’Europe se met en ordre de bataille, dispersée)

(Nicolas Gros-Verheyde)

Lire aussi nos dossiers :

Et notre fiche : Le nouveau cadre anti-terroriste de l’UE après les attentats de 2015 (fiche)

Nicolas Gros-Verheyde

Rédacteur en chef du site B2. Diplômé en droit européen de l'université Paris I Pantheon Sorbonne et auditeur 65e session IHEDN (Institut des hautes études de la défense nationale. Journaliste depuis 1989, fonde B2 - Bruxelles2 en 2008. Correspondant UE/OTAN à Bruxelles pour Sud-Ouest (auparavant Ouest-France et France-Soir).