Le Corto Real aux côtés du Charles de Gaulle

Le Corto Real aux côtés du Charles de Gaulle

(B2) La frégate Corto-Real va rejoindre Toulon d’ici le 4 mars. Elle va intégrer durant une vingtaine de jours l’escorte du porte-avions français Charles-de-Gaulle

(crédit : marine portugaise)

La frégate Corto-Real (F-332) va assurer la protection anti-sous-marine du porte-avions français lors de son trajet en mer Méditerranée, dans le cadre d’une opération visant à contribuer à l’effort de sécurité internationale, en particulier dans les principales artères où il y a du trafic maritime.

Méditerranée, Océan indien et Asie

Après la mer Méditerranée, entre mars et juillet 2019, le groupe d’action naval formé autour du Charles-de-Gaulle (R-91) ira prendre ses quartiers dans des mers plus chaudes : en mer Rouge, dans l’océan Indien et vers l’Asie ensuite, notamment à Singapour, juste au moment du dialogue de Shangra-La devenu un point clé du dialogue stratégique avec l’Asie.

Un groupe composite

Commandée par le contre-amiral Olivier Lebas, la Task Force 473 (TF473) devrait comprendre outre le Corto-Real, plusieurs navires d’escorte le long de son trajet européens (danois, italien, britannique), comme australien et américain. Commandée par le capitaine de frégate Coelho Gomes, la frégate est servie par 197 marins et militaires, avec un hélicoptère Lynx MK-95 embarqué et son détachement opérationnel, une équipe de fusiliers marins et une équipe de plongeurs.

Un acte politique et opérationnel

Pour les Portugais, comme l’indique le communiqué de l’état-major des armées, l’intégration de la frégate est à la fois un acte politique — « dans le cadre de l’engagement commun en matière de sécurité internationale » — mais aussi opérationnel. Il vise à « optimiser les capacités du porte-avions français « Charles de Gaulle » et à renforcer l’interopérabilité entre les marines alliées ».

(Nicolas Gros-Verheyde, avec Romain Mielcarek)