Syrie. Bachar a recommencé. Tout indique « l’usage du chlore par le régime » (Le Drian)

Syrie. Bachar a recommencé. Tout indique « l’usage du chlore par le régime » (Le Drian)

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réfugiés syriens (crédit : CE – ECHO/Peter Biro / Archives)

(B2 avec AFP) Pour le ministre français des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian, tout indique que les autorités syriennes se livrent à des attaques au chlore « en ce moment » en Syrie. « Toutes les indications (…) nous montrent aujourd’hui qu’il y a l’usage du chlore par le régime en ce moment en Syrie », a-t-il indiqué mercredi (7 février) sur la chaîne BFMTV et sur la radio RMC. « Je parle avec précaution parce que tant que ce n’est pas complètement documenté, il faut être prudent », a-t-il ajouté.

Une réaction à l’étude

Interrogé sur la manière dont Paris comptait réagir, il a rappelé qu’une trentaine de pays venaient d’adopter, à l’initiative de la France, des mesures pour dénoncer et sanctionner des responsables d’attaques chimiques en Syrie. Il n’a fait en revanche aucune allusion à d’autres représailles, y compris militaires, de la France contre le régime syrien si ces attaques au chlore sont confirmées. « C’est une situation très grave (…) nous le condamnons (usage du chlore, ndlr) avec beaucoup de fermeté », a dit le chef de la diplomatie française en renvoyant à l’initiative prise par la trentaine de pays pour contourner le veto russe à toute condamnation du régime syrien pour l’emploi d’armes chimiques au Conseil de sécurité de l’ONU.

Une ligne rouge de Macron

Le président français Emmanuel Macron a tracé une « ligne rouge » sur cette question lors de son arrivée au pouvoir en mai 2017, promettant « des représailles et une riposte immédiate » de la France en cas d’utilisation d’armes chimiques.


L’OIAC à la rescousse

(Mis à jour) L’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques (OIAC) a annoncé mercredi étudier toutes les « allégations crédibles » récentes sur l’utilisation d’armes chimiques en Syrie, alors que des rapports indiquent que des armes toxiques seraient déployées par le régime. « Les allégations récentes concernant l’utilisation d’armes chimiques en Syrie continuent d’être une source de grave préoccupation » et l’OIAC « étudie toutes les allégations crédibles », a indiqué dans un communiqué l’organisation internationale basée à La Haye.