Les garde-côtes libyens en formation à Tarente

L’académie navale de Tarente où est située l’école des sous-officiers (crédit : Marine italienne – archives B2)

(B2) Une petite centaine (87 exactement) de membres de la garde-côte et de la marine libyenne viennent d’arriver à l’école des sous-officiers de la marine italienne (Scuola Sottufficiali della Marina) à Tarente pour parfaire leurs connaissances.

Deux formations assurées par les Européens

Les 87 candidats (officiers et premiers maitres, dont trois tuteurs) vont suivre deux modules de formation : « équipage de patrouille » (8 semaines) et « formation des formateurs » (3 semaines), selon ce qu’indique le QG d’EUNAVFOR MED qui a organisé la session. Au programme : les activités de navigation, le droit maritime international, la recherche et le sauvetage (SAR), le droit international des droits de l’homme, la procédure de demande d’asile, les premiers soins et secours médicaux en mer, etc.

Objectif : accroitre la sécurité des eaux territoriales libyennes

Ces formations sont assurées par les militaires italiens et européens, et des experts d’ONG (1), qui dureront jusqu’au milieu de novembre 2017.  L’objectif « est d’accroître la sécurité des eaux territoriales libyennes, en renforçant les capacités des gardes-côtes et de la marine libyennes à s’acquitter de leurs tâches, notamment en matière de recherche et de sauvetage et lutte contre les trafic le long des côtes libyennes ».

Un processus de sélection rigoureux

Les Européens insistent sur le processus de sélection, qui a été « minutieusement et soigneusement effectué » lors de différentes phases, impliquant tant l’opération EUNAVFOR Med que « d’autres partenaires, comme les États membres de l’UE et les organisations internationales ».

Un deuxième pack de formation

Elles s’inscrivent dans un deuxième pack de formation assuré par les Européens de l’opération Sophia, suivant le protocole d’entente signé en 2016 par le contre-amiral Enrico Credendino, commandant de l’opération navale européenne et le commodore Abdalh Toumia, commandant de la garde côtière libyenne.

Une tâche incluse dans les missions de l’opération Sophia

Depuis octobre 2016, l’opération européenne a, en effet, commencé à effectuer la formation des gardes-côtes et de la marine libyenne (dans le cadre de l’extension de son mandat décidé en juin). Jusqu’à présent, 136 libyens ont été formés par EUNAVFOR Med soit en mer, soit en Crète, à Malte et à Rome.

(NGV)

(1) Seront présents normalement les représentants d’agences européennes comme Frontex (l’Agence européenne des frontières et de la garde côte) ou EASO (le bureau européen d’appui à l’asile), internationales comme  l’UNHCR (l’Agence des Nations Unies pour les réfugiés), et des ONG l’Ordre de Malte, Italian Relief Corp et la Fondation Francesca RAVA.

Nicolas Gros-Verheyde

Rédacteur en chef du site B2. Diplômé en droit européen de l'université Paris I Pantheon Sorbonne et auditeur 65e session IHEDN (Institut des hautes études de la défense nationale. Journaliste depuis 1989, fonde B2 - Bruxelles2 en 2008. Correspondant UE/OTAN à Bruxelles pour Sud-Ouest (auparavant Ouest-France et France-Soir).