Le dialogue de Gummersbach… Des interrogations utiles

(B2 à Gummersbach) Comment améliorer la politique étrangère de l’Union européenne à l’heure du Brexit ? Ou faire que la défense ne soit pas un vain mot ? Une petite vingtaine de jeunes étudiants et doctorants français et allemands étaient réunis autour de ces thématiques, dans le cadre du 4e séminaire junior du dialogue franco-allemand de sécurité au sein de la Theodor Heuss Akademie dans la périphérie de Cologne, auquel j’intervenais à l’invitation de Laurent Borzillo et Maximilian Losch.

Un siège au Conseil de sécurité pour l’UE ?

Faut-il prévoir un siège pour l’Union européenne au Conseil de sécurité des Nations unies ? Est-ce que les sanctions vis-à-vis de la Russie sont efficaces, comment y mettre fin ? Faut-il trouver des processus de décision plus efficaces au sein de l’Union européenne (avec la fin de l’unanimité) ? Est-ce que mettre en place une armée européenne est une solution en matière de défense ? Voici quelques unes des questions (et solutions) auxquelles se sont attelées les ‘séminaristes’, avec en toile de fond, l’éternelle interrogation sur les effets du Brexit sur la politique étrangère et de défense de l’Union.

Le danger d’une Europe à deux vitesses

La possibilité d’évolution d’une Europe à deux ou plusieurs vitesses est perçue comme un « risque » par ces jeunes. Ils préconisent plutôt une politique des petits pas pour renforcer l’intégration européenne, en jouant sur quelques éléments essentiels : premièrement, augmenter les budgets dévolus à la défense (dans les États membres surtout), deuxièmement, créer deux QG (quartiers généraux) spécifiques.

Créer deux QG

Ces deux quartiers généraux seraient dévolus aux deux types de menaces, ressenties ou réelles : l’un pour faire face aux menaces terroristes, l’autre pour les invasions ; le premier plutôt destiné aux menaces en cours contre les pays occidentaux d’un côté, l’autre par les menaces auxquelles s’estiment exposés les pays orientaux de l’autre. Ces QG seraient implantés non pas à Bruxelles mais dans les États membres, pour faciliter leur appropriation par ceux-ci.

Des idées à débattre… qui m’ont donné d’autres idées sur

(Nicolas Gros-Verheyde)