Les collaborateurs du CICR toujours otages en Afghanistan

(B2) Le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) a lancé un appel, aujourd’hui (samedi 18 février), pour que ses deux collaborateurs – enlevés le 8 février dernier lors d’une embuscade dans la province de Jowzan – « soient libérés sains et saufs et sans conditions ». Lors de cette attaque, six autres collaborateurs de l’organisation internationale avaient été tués.

Un appel à la libération et à éviter toute action intempestive

« Nous en appelons au sens de l’humanité des ravisseurs et demandons la libération immédiate et inconditionnelle de nos collègues », déclare Monica Zanarelli, la cheffe de la délégation du CICR en Afghanistan. « Nous leur demandons également de n’entreprendre aucune action susceptible de leur nuire, car nous tenons à éviter que cette tragédie ne prenne une tournure encore plus dramatique. » Concrètement, le CICR a demandé « aux autorités et aux groupes armés qui opèrent dans la région de tout mettre en œuvre » pour que ses deux collaborateurs soient libérés sains et saufs mais aussi « de renoncer à prendre quelque mesure que ce soit qui risquerait de mettre leur vie en danger ».

Le CICR, qui est présent en Afghanistan depuis une trentaine d’années, a décidé de « suspendre momentanément toutes ses activités en Afghanistan » tant que la sécurité de ses hommes et femmes ne sera pas assurée.

(NGV)

Nicolas Gros-Verheyde

Rédacteur en chef du site B2. Diplômé en droit européen de l'université Paris I Pantheon Sorbonne et auditeur 65e session IHEDN (Institut des hautes études de la défense nationale. Journaliste depuis 1989, fonde B2 - Bruxelles2 en 2008. Correspondant UE/OTAN à Bruxelles pour Sud-Ouest (auparavant Ouest-France et France-Soir).