Trois militaires français décédés en Libye, confirme le ministre. En service commandé…

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(B2) Le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, a confirmé le décès de trois sous-officiers français (et non deux comme annoncé dans la presse un moment) « en service commandé en Libye ». Le communiqué ne précise ni les circonstances ni le lieu ni le corps d’appartenance de ces militaires. Et, pour cause…

Ceux-ci appartiennent aux forces spéciales engagées à l’Est de la Libye aux côtés des forces de Haftar dans la lutte contre Daech et les autres islamistes radicaux. Le ministre a d’ailleurs « salu(é) le courage et le dévouement de ces militaires engagés au service de la France qui accomplissent, tous les jours, des missions dangereuses contre le terrorisme ».

Ces trois militaires ont été — semble-t-il — été tués dimanche (17 juillet), à l’est de Benghazi, quand leur hélicoptère (qui appartient aux forces de Haftar) a été atteint par un tir d’un missile Sa 7 et de fusils automatiques, selon Associated Press. Une attaque revendiquée par une milice islamiste dénommée « Defending Benghazi Brigade » poursuit l’agence de presse.

Selon certaines vraisemblances, il pourrait s’agir de militaires du service Action de la DGSE (1). Comme le rappelle notre confrère le Mamouth, la DGSE « agit de façon clandestine, souvent sans, mais parfois avec uniforme », là où le Commandement des opérations spéciales — spécialistes des opérations commandos « porte toujours un drapeau français sur l’épaule, même en basse visibilité ». Le COS est intervenu ainsi au Mali dans les opérations face aux rebelles mais aussi pour libérer des otages détenus par les pirates somaliens.

Même si officiellement il n’y a pas de forces terrestres en Libye, la réalité est toute autre. Américains, Français, Britanniques, Italiens sont présents dans différents lieux. Et pour les Français, ce n’est pas une première dans le pays. On se souvient que des forces françaises étaient présentes, en toute discrétion, dans l’Est de la Libye, en 2011, avec les Britanniques, sur le front « est » pour assister les rebelles contre Kadhafi, avec les Egyptiens (Lire : Libye 2011. Le rôle notable de l’Egypte).

(NGV)

(1) Origine confirmée par la suite. Les militaires appartenaient au Centre parachutiste d’instruction spécialisée (CPIS), basé à Perpignan