Attaque à Grand Bassam en Côte d’ivoire (maj1)

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(B2) Grand Bassam, la station balnéaire de Côte d’Ivoire, située à environ 30 km de la capitale économique Abidjan, a été attaquée dimanche. Plusieurs attaquants ont ainsi fait irruption vers 13h sur la plage, attaquant, tour à tour, trois hôtels — l’Etoile du Sud et la Paillote —, avec des fusils d’assaut. Un lieu très fréquenté le dimanche, à la fois par une clientèle locale et expatriée, et situé non loin de la base militaire française de Port Bouët.

Au moins 1 Français et 1 Allemand

Dans un premier bilan, on décompte au moins 16 morts : 14 civils et 2 militaires ivoiriens. 4 Français au moins et 1 Libanais figurent parmi les victimes ont confirmé les ministères des affaires étrangères respectifs. Selon le ministère libanais des Affaires étrangères, cité par l’Orient le Jour, le Libanais tué, Toufik Hayek, était âgé de 54 ans et originaire de Nabatiyeh. Au moins un Allemand serait aussi décédé ainsi que des Béninois, Burkinabés, Camerounais et Ivoiriens. Les tireurs ne semblent pas avoir eu d’interrogation sur leurs cibles, faisant feu sur toutes les personnes se trouvant là.

19 civils ont également été blessés — dont 5 Libanais — et 3 militaires. Certains d’entre eux sont dans un état grave, voire critique.

Les 3 assaillants ont été tués selon les propos du président Alassane Ouattara, retransmis par RFI.

Un attentat revendiqué par AQMI

L’attentat a été revendiqué par le groupe Al Qaeda au Maghreb islamique (AQMI). C’est le premier attentat de la sorte dans cet Etat d’Afrique de l’Ouest qui a une frontière commune (au nord) avec le Mali. Dans son format et dans ses cibles, cette attaque ressemble à celle de Sousse (Tunisie) en juin 2015, de Bamako (Mali), en novembre 2015, ou de Ouagadougou (Burkina Faso) en janvier 2016.

Le rôle de base opérationnelle avancée d’Abidjan

Les forces françaises (FFCI) sont toujours présentes en Côte d’ivoire, qui a un rôle stratégique dans le dispositif français en Afrique. Leur base, située au camp de Port-Bouët, est tout près de Grand Bassam. L’effectif s’est certes réduit, depuis la force Licorne. Mais elle assure un rôle notable de base arrière, sur l’aéroport d’Abidjan, pour les forces déployées au Sahel en particulier (Barkhane). On parle désormais d’une force  » de présence », prépositionnée, assurant le rôle de base opérationnelle avancée. Les FFCI disposent ainsi d’un état-major interarmées, d’unités de combat, d’un élément de soutien, de gendarmes (pour la prévôté). Ils sont chargés également de l’instruction et de la formation des forces ivoiriennes.

Les ministres français de l’Intérieur (Bernard Cazeneuve) et des Affaires étrangères (Jean-Marc Ayrault) seront à Abidjan, mardi (15 mars), annonce le Quai d’Orsay.

(NGV)

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