Des forces spéciales italiennes en Libye. Un centre d’opération à Rome

(crédit : MOD Italia)
(crédit : MOD Italia)

(B2) Il y avait en Libye déjà les forces spéciales américaines, britanniques et françaises (une veille habitude, notamment dans l’est de la Libye), il y aura maintenant des forces spéciales italiennes. Rome l’a confirmé officiellement.

Une cinquantaine d’hommes du régiment ‘’Col Moschin’’ – le 9e régiment d’assaut parachutiste, une des unités d’élite de l’armée italienne (1) – sont prêts à partir en Libye, annonce le Corriere. Ils auront pour tâche d’assurer la liaison avec les forces libyennes et de préparer le terrain à une future sécurisation du territoire libyen en liaison avec le futur gouvernement libyen.

Cela entre dans la campagne préparée depuis plusieurs mois par différents forces alliées.  (Lire : Le plan italien pour sécuriser Tripoli et les points clés de Libye). Le niveau de la planification est « à un niveau très avancé » précise la presse italienne. Il y a ainsi à Rome un centre de coordination des opérations alliés, auxquels participent des officiers américains, britanniques… comme français (selon nos informations).

Toutes les opérations en Libye restent cependant soumises à au moins une condition : une demande d’un gouvernement libyen pour une intervention. C’est un point sur lequel on insiste particulièrement à Rome et qui semble un peu passer au second plan à Paris et à Londres, dans une moindre mesure (2). L’intervention franco-britannique de 2011 catastrophique — une victoire militaire mais une déroute politique — n’est pas oubliée dans la péninsule (3). (Lire : Un plan B pour la Libye. Pas tant qu’on n’a pas épuisé le plan A).

(NGV)

(1) Un nom tiré des combats de la Première guerre mondiale quand les paras italiens se sont heurtés à la fin de guerre aux Austro-hongrois sur le Mont Grappa, récupérant le Col Moschin, le Col della Berretta et le mont Asolone.

(2) Une commission d’enquête parlementaire est toujours en cours sur les évènements en Libye qui auditionne les différents responsables de l’époque.

(3) On pourrait même ajouter qu’il faudra également au besoin une résolution des Nations-Unies

Nicolas Gros-Verheyde

Rédacteur en chef du site B2. Diplômé en droit européen à l'université Paris I Pantheon Sorbonne. Journaliste professionnel depuis 1989, fonde B2 - Bruxelles2 en 2008. Correspondant UE/OTAN à Bruxelles pour Sud-Ouest (auparavant Ouest-France et France-Soir). Auditeur de la 65e session de l'IHEDN (Institut des hautes études de la défense nationale).