Les défenseurs des droits humains emprisonnés en Egypte doivent être libérés pour EuroMed Droits

Ahmed Said
Ahmed Said

(B2) La campagne Human Rights Behind Bars in Egypt que vient de lancer l’ONG EuroMedRights avec le Cairo Institute pour libérer les activistes des droits humains en Egypte vient rappeler fort à propos que l’Egypte ne respecte pas toujours vraiment les droits de l’Homme. Un point sur lequel l’Union européenne garde un silence prudent, préférant une bonne stabilisation à une liberté parfaite.

Les activistes des droits humains égyptiens sont « constamment ciblés, menacés, poursuivis et condamnés à l’emprisonnement » souligne l’ONG. Ces jeunes de la Révolution sont toujours détenus en prison depuis des mois voire des années ». Elle lance une pétition qui exhorte le Conseil des Ministres des Affaires Etrangères de l’Union Européenne à faire pression sur le Président égyptien pour une relaxe immédiate des activistes des droits humains.

L’ONG cite 4 cas emblématiques de toute une génération de personnes arrêtées.

Mahmoud Hussein : arrêté à 18 ans pour avoir porté un t-shirt contre la torture, « en pré-détention depuis plus de 700 jours sans aucune preuve tangible le liant à des actions violentes ou terroristes ».

Aya Hegazy a fondé l’organisation Belady pour aider les enfants dans la rue. Arrêtée « et condamnée pour organisation d’un groupe à des fins de trafic humain et détention d’enfants pour les exploiter sexuellement ».

Alaa Abdel Fattah : arrêté sous Moubarak, mais « également par tous les régimes qui ont gouverné l’Egypte depuis la révolution en 2011 ». Il « purge actuellement une peine de 5 ans après un procès jugé inéquitable par les observateurs internationaux ».

Ahmed Said : un activiste, chirurgien et poète qui a été arrêté durant une manifestation pacifique. Le 13 décembre 2015, lui et 4 autres ont été condamnés à deux ans de prison ferme pour avoir protesté sans permis.

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