Bombardement de Kunduz. L’armée US varie dans ses versions. Sa fiabilité vaccille

(B2) L’armée américaine semble vraiment bien embarrassée par le bombardement de Kunduz sur l’hôpital de Médecins sans frontière (MSF). Les différentes versions se succèdent à un rythme important, se contredisant l’une et l’autre.

Dans un premier temps, la version donnée est d’une possible action sur place. On évoque ensuite une réplique en légitime défense US : « les forces américaines ont été menacées et un raid aérien a été appelé ».

Hier matin, le général John F. Campbell, chef des forces US en Afghanistan, donne lors du point de presse du Pentagone une autre version, indiquant que ce sont les forces afghanes qui ont sollicité un soutien aérien (et apparemment, il n’y a pas eu de vérification supplémentaire). « Nous avons maintenant appris que le 3 octobre, les forces afghanes ont indiqué qu’ils étaient sous le  feu de positions ennemies et demandé un soutien aérien des forces américaines. Un raid aérien a ensuite été appelé pour éliminer la menace des talibans et plusieurs civils ont été accidentellement frappé ».

Le moment est clé : le président Obama a annoncé un retrait progressif des troupes américaines présentes en Afghanistan.

(NGV)

Nicolas Gros-Verheyde

Rédacteur en chef du site B2. Diplômé en droit européen de l'université Paris I Pantheon Sorbonne et auditeur 65e session IHEDN (Institut des hautes études de la défense nationale. Journaliste depuis 1989, fonde B2 - Bruxelles2 en 2008. Correspondant UE/OTAN à Bruxelles pour Sud-Ouest (auparavant Ouest-France et France-Soir).

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