L’opération EUNAVFOR Med est lancée. Les moyens mobilisés (exclusif)

LogoEunavforMed@(BRUXELLES2) Les ministres des Affaires étrangères de l’UE ont approuvé, sans surprise, ce lundi 22 juin, le lancement de la nouvelle opération de lutte contre les trafiquants de clandestins au large de la Libye (EUNAVFOR Med). Une opération qui ne vise pas les migrants. « Nos cibles ne sont pas les migrants, mais ceux qui font de l’argent sur leurs vies… et sur leurs morts », a souligné Federica Mogherini, la cheffe de la diplomatie européenne.

Des contributions de neuf pays

Neuf pays, selon B2, vont contribuer directement à l’opération : l’Italie en premier lieu fournira le navire amiral (le Cavour), 1 sous-marin, 3 hélicoptères et 2 drones ; le Royaume-Uni fournira un navire (le HMS Enterprise) et utilisera sa station d’écoute de Cheltenham, la Belgique et la Slovénie fourniront un navire (le Leopold Ier pour l’un, le Triglad pour l’autre, la Grèce un sous-marin, le Luxembourg, l’Espagne et la France un avion de patrouille maritime, la Finlande une équipe de visite et d’abordage. La France fournira également des produits « bruts » ou « finis » (avec analyse) provenant de ses différents « capteurs ». L’Allemagne hésite encore. On peut remarquer l’absence quasi-totale des pays d’Europe centrale et orientale à l’opération (à l’exception de la Slovénie). Une quinzaine de nationalités seront également présentes au quartier général d’opération de Rome. Tous les détails dans notre édition « Pro » : Qui participera à l’opération EUNAVFOR MED ? Les moyens de la phase 1

(Nicolas Gros-Verheyde)

Nicolas Gros-Verheyde

Rédacteur en chef du site B2. Diplômé en droit européen de l'université Paris I Pantheon Sorbonne et auditeur 65e session IHEDN (Institut des hautes études de la défense nationale. Journaliste depuis 1989, fonde B2 - Bruxelles2 en 2008. Correspondant UE/OTAN à Bruxelles pour Sud-Ouest (auparavant Ouest-France et France-Soir).