Cap au sud pour Frontex cet été. Renforts attendus en Méditerranée et Sicile

Cap au sud pour Frontex cet été. Renforts attendus en Méditerranée et Sicile

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Récupération de migrants/réfugiés naufragés à bord du Tyr, le navire des gardes-côtes islandais mis à disposition de Frontex (crédit : Gardes-Côtes islandais)

Récupération de migrants/réfugiés naufragés à bord du Tyr, le navire des gardes-côtes islandais mis à disposition de Frontex (crédit : Gardes-Côtes islandais)

(B2) L’opération de sécurisation des côtes menée par l’opération Frontex en Italie et en Grèce va être renforcée dans les semaines qui viennent, indique aujourd’hui la Commission européenne.

Renfort sur mer et dans les airs 

Durant l’été, qui est la « période de pointe » pour les flux migratoires, Frontex devrait ainsi déployer, dans le cadre de son opération Triton : 3 avions de surveillance, 18 navires (6 navires de patrouille au large et 12 bateaux de patrouille côtiers) ainsi que 2 hélicoptères. « Un trop grand nombre de vies ont déjà été tragiquement perdues cette année — a souligné, dans un communiqué, le Français Fabrice Leggeri qui dirige Frontex (*) —. « Nous avons considérablement augmenté les niveaux de déploiement en Méditerranée centrale pour soutenir les autorités italiennes dans le contrôle de leurs frontières maritimes et sauver des vies ».

Zone opérationnelle élargie

La zone opérationnelle sera étendue à 138 milles nautiques au sud de la Sicile, ce qui recouvrira entièrement la zone de recherche et sauvetage maltaise « de manière à englober la zone de l’ancienne opération Mare Nostrum », indique la Commission européenne.

Budget augmenté

La Commission européenne a débloqué un budget supplémentaire de 26,25 millions d’euros pour renforcer l’opération Triton en Italie et Poseïdon en Grèce pour le reste de l’année (juin – décembre 2015). Soit un budget total de 38 millions d’euros pour Triton et 18 millions d’euros pour Poseïdon. Cet effort sera poursuivi l’année prochaine. La Commission européenne devrait augmenter le budget de Frontex en 2016 de 45 millions d’euros supplémentaires pour les deux opérations.

Des équipes de débriefing

Plusieurs équipes vont être mis en place : 9 équipes de débriefing et 6 équipes de dépistage. « Le rôle des officiers de débriefing est particulièrement important car ils recueillent des renseignements sur les criminels opérant en Libye et d’autres pays de transit » précise Fabrice Leggeri. « Frontex peut ainsi aider les autorités italiennes et Europol dans leurs enquêtes et leurs efforts pour démanteler les réseaux de contrebande. » Une base régionale de Frontex va d’ailleurs être établie en Sicile. Ce qui permettra à l’agence européenne de coordonner au plus près l’opération et de travailler en étroite collaboration avec les officiers de liaison d’Europol, Eurojust et le bureau européen de l’Asile.

(NGV)

(*) traduction non officielle effectuée par nos soins