Entre Ramallah et Gaza, les divisions restent fortes

Share

(BRUXELLES2 à Jérusalem/Ramallah) Parler de réunification, de réconciliation n’est pas un leurre quand on entend les différents responsables palestiniens.

Gaza une partie essentielle de ‘l’Etat’ palestinien en devenir

Pour le directeur du service des gardes-frontières, Nazmi Mhanna (*), que nous avons rencontré à Ramallah « Nous avons des services de police, de frontières, tout le cœur d’un Etat. (…) Et Gaza est une partie essentielle du processus. Cela représente 60 % de notre budget, des personnes résident là bas. »

Le Hamas ne joue pas le jeu

Mais « Ils (le Hamas) veulent uniquement l’argent, avoir une structure paie et assure les services ». Or « il ne peut pas y avoir l’un qui paie et l’autre qui dirige. (…) Il doit y avoir une pleine autorité de Beth Hannoun jusqu’à Rafah. »

Une autorité commune de Beth Hannoun jusqu’à Rafah

« Quand on divise cela, çà ne marche pas. Le Hamas n’a pas volonté de céder le contrôle. Ils veulent maintenir leur influence et non pas la partager. Ca ne marche pas. Ils refusent d’avoir des élections. Le président (Abbas) les a appelés à tenir des élections (fin mars), leur demandant une réponse précise. Et nous n’avons reçu aucune réponse.»

Un accord avec Israël à respecter

« Nous avons un accord avec Israël et on entend le respecter. On est un partenaire de la communauté internationale et on entend le rester. Il y a une seule autorité à Gaza et en Cisjordanie. Il ne peut pas y avoir une autorité pour les civils et une autorité pour les militaires. Ce n’est pas acceptable pour Israël, la communauté internationale et l’Egypte. »

(Nicolas Gros-Verheyde)

(*) Affilié au Fatah même s’il affirme être palestinien avant tout,  parler « comme un officiel de l’autorité palestinienne. (…) Je travaille dans une institution sous l’autorité palestinienne. Je suis palestinien, j’appartiens à ce peuple. Ce qui est important pour moi est l’intérêt du peuple palestinien, ce n’est pas une question partisane. »