La stratégie de sécurité vient d’être rénovée. Reste à l’appliquer…

La stratégie de sécurité vient d’être rénovée. Reste à l’appliquer…

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Policiers en faction devant le centre de conférences de Riga (© NGV / B2)

(BRUXELLES2) En décembre dernier, l’Union européenne avait adopté une « stratégie de sécurité intérieure » rénovée. Il s’agissait de rajouter certains éléments à un document adopté début 2010, qui tient lieu de « doctrine » pour tous les pays européens en matière de sécurité intérieure et complète un autre document, plus général sur la stratégie de sécurité (extérieure). Ce texte décrit ainsi par le menu les principales menaces, et notamment celle du terrorisme. Il trace également la priorité principale (les combattants étrangers) notamment et les actions possibles.

Le terrorisme, la radicalisation, le recrutement de terroristes et le financement lié au terrorisme: le terrorisme sous toutes ses formes demeure une menace importante et en constante évolution pour la sécurité intérieure de l’UE.

Les combattants étrangers, un point sensible

Une des principales nouveautés consiste à porter l’attention sur la question des « combattants étrangers ».

Il convient notamment d’accorder une attention particulière à la question des combattants étrangers, de leur retour dans leur pays d’origine et des acteurs solitaires, qui constituent une menace très grave, directe et sans précédent pour la sécurité de l’UE, ainsi qu’à la mise au jour des différents canaux de financement du terrorisme.

Pays tiers, radicalisation et Internet

Trois priorités sont fixées : la coopération avec les pays tiers, la prévention de la radicalisation et une surveillance d’internet et des médias sociaux. Trois sujets qui seront abordés

Cela passera par (1) une coopération approfondie avec les pays tiers et des partenaires stratégiques tels qu’Interpol, (2) un intérêt renouvelé porté à la prévention de la radicalisation conduisant à l’extrémisme violent et à la lutte contre ce phénomène, y compris par des mesures visant à dissuader toute personne de participer à des actes terroristes, et (3) une collaboration visant à limiter l’accès à des contenus en ligne qui promeuvent la radicalisation conduisant au terrorisme et leur impact. (les chiffres ont été rajoutés par souci pédagogique)

C’est autour de ce canevas – mais aussi d’autres aspects – que devrait s’orienter la réflexion européenne, lors des prochaines réunions européennes, à commencer par celle des ministres des Affaires étrangères (le 19 janvier à Bruxelles) et celle des ministres de l’Intérieur (réunies de façon très informelle à Paris à l’initiative du ministre français, Bernard Cazeneuve, dimanche (11 janvier).

(NGV)