Le dossier des deux fusiliers-marins reste un point de crispation entre l’UE et l’Inde

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Les membres du comité de soutien aux Maro

(BRUXELLES2) La situation des deux ‘Maro’ (fusiliers-marins) italiens en Inde ne s’arrange pas. La Cour suprême de l’Inde a, en effet, refusé d’examiner les deux demandes des Maro Italiens. « L’enquête sur la mort des pêcheurs n’est pas terminée. Et les charges n’ont pas encore été présentées » estime la Cour, cité par la presse italienne. Les juges indiens ont ainsi refusé de prolonger, pour une nouvelle période de quatre mois, le séjour pour convalescence de Massimiliano Latorre en Italie ; sauf autre décision, il devrait rentrer en Inde le 13 janvier, fin de sa permission. Ils ont également rejeté la demande de Salvatore Girone d’avoir une permission pour retourner en Italie à Noël.

Décevant !

Une décision  jugée « décevante » par la Haute représentante de l’UE, Federica Mogherini, qui regrette, dans un communiqué rendu public mardi soir, qu’une « solution mutuellement convenue n’a pas été rendue possible ».

Sans jugement depuis presque 3 ans

La Haute représentante qui semble vouloir s’impliquer davantage dans ce dossier qui voit deux compatriotes retenus en Inde, sans jugement, appelle à une « solution rapide ». « La situation de ces deux militaires européens est en attente depuis près de trois ans maintenant. L’Union européenne a toujours appelé à une solution mutuellement acceptable, dans l’intérêt de l’Italie et l’Inde, fondé sur le droit international » souligne-t-elle.

Des conséquences sur les relations UE-Inde

Et d’indiquer que l’attentisme indien pourrait ne pas être sans conséquence. « Cette question peut influer sur les relations globales de l’Union européenne et l’Inde et a également une incidence sur la lutte mondiale contre la piraterie, à laquelle l’Union européenne est fortement engagée ».

Les deux « Maro » sont détenus en Inde, soupçonnés d’avoir tués des pêcheurs indiens, pris pour des pirates, alors qu’ils assuraient la protection d’un navire italien, le Enrica Lexie, le 15 février 2012. L’Union européenne avait déjà, il y a deux ans, par la voix de Catherine Ashton, rappelé l’Inde à ses obligations (lire : L’UE hausse le ton. L’Inde rappelée à ses obligations internationales)

(NGV)

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