EULEX réaffirme sa politique de tolérance zéro envers la corruption

EULEX réaffirme sa politique de tolérance zéro envers la corruption

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Stylo@Eulex1411

crédit : EULEX Kosovo

(B2) Gabrielle Meucci, le chef de EULEX Kosovo, a pris la plume pour défendre sa mission « Etat de droit » qu’il juge attaquée de toute part, à tort, face aux allégations de corruption (lire : La mission EULEX aux prises avec une « sale » affaire). « Nous avons pas répondu à chacune et chacun de ces accusations » dit-il dans un éditorial publié sur le site de la mission. « Toutefois, permettez-moi d’être très clair: la mission Eulex prend ces allégations au sérieux. Nous avons une politique de tolérance zéro envers la corruption, et je confirme mon engagement personnel à toujours appliquer cette politique. » (*)

Une enquête judiciaire en cours

Une enquête judiciaire en cours sur les allégations, déjà bien avant les révélations, remarque Meucci. Un groupe de travail mixte composé de procureurs et d’enquêteurs de la police a été créé il y a plusieurs mois pour mener une enquête judiciaire, « longtemps avant toute publication de ces allégations ».

Immunité partielle levée

L’immunité d’une personne mise en cause a été levée partiellement « afin de permettre à cette enquête de progresser ». « Ce processus de levée partielle de l’immunité a été lancé cet été et achevé avant la publication des allégations ». C’est une « preuve du sérieux avec lequel nous avons pris cette question ».

Une enquête difficile, qui n’est pas publique, pour protéger la présomption d’innocence

« Nous souhaitons tous que les résultats soient visibles rapidement » affirme le chef de mission. Mais la vérité oblige à dire « que ces enquêtes sont complexes et difficiles. Il faut du temps pour poursuivre toutes les pistes. Les enquêteurs font de leur mieux pour apprécier les faits. Il est vrai aussi que les enquêtes ne sont pas menées en public. L’un des principaux principes dans de telles procédures est, en effet, le principe de confidentialité. Cela protège non seulement les témoins potentiels et la personne qui a fait les allégations, mais aussi ceux qui sont présumés innocents jusqu’à preuve du contraire et dont la réputation peut être sensiblement endommagé par de telles allégations. »

Une volonté de transparence

Mais Gabriele Meucci veut changer l’état d’esprit de discrétion qui a jusqu’ici été mené. « Soyez assurés que lorsque l’enquête se concluera, EULEX ne se dérobera pas à ses obligations de poursuivre toutes les actions judiciaires ou d’investigation complémentaire, appropriées et nécessaires. Tout ce que nous attendons d’autres, nous l’appliquons aussi à nous-mêmes. Et si, à l’avenir, ces allégations doivent être prouvées infondées, mon espoir est que les médias feront rapport à ce sujet de la même manière qu’ils ont établi ces allégations. »

(NGV)

(*) Déclaration parue en anglais, et traduite par nos soins