La méthode Lion-Pontiès : la patrouille à pied : la clé du succès

(crédit : EUFOR Rca)

(B2) Si pour des troupes comme les Français ou les Italiens, habituées à patrouiller, à pied, à discuter avec la population, pour la plupart des contingents, la méthode Lion-Pontiès a de quoi surprendre.

La clé du succès

« C’est une des clés de notre rapide succès dans certains districts. Quand vous patrouillez en véhicule, les gens regardent, mais il n’y pas de sentiment de sécurité. Quand vous êtes à pied, il y a des discussions, on partage. Nous sommes réellement dans la population, ils vivent dedans. » raconte un des responsables de la mission.

Des policiers pas équipés pour faire face

La police centrafricaine est là par moment. Le commissariat du 5e arrondissement a rouvert récemment. Mais il n’est pas encore occupé de façon permanente. Quand la tension devient trop forte, les policiers se replient sur leur caserne centrale. Ils ne sont pas équipés et armés pour faire face à tous les incidents.

La difficulté d’avoir du matériel

L’approche globale, c’est « une théorisation européenne très en vogue à Bruxelles signifiant qu’on mêle tous les instruments dont dispose l’Union européenne (politique et économique, sécurité et développement, humanitaire et militaire, etc.) ». Et la réalité… est bien différente. « J’ai demandé 150.000 euros pour réaliser certains projets. Je n’ai eu aucune réponse. »

(Nicolas Gros-Verheyde)

Nicolas Gros-Verheyde

Rédacteur en chef du site B2. Diplômé en droit européen de l'université Paris I Pantheon Sorbonne et auditeur 65e session IHEDN (Institut des hautes études de la défense nationale. Journaliste depuis 1989, fonde B2 - Bruxelles2 en 2008. Correspondant UE/OTAN à Bruxelles pour Sud-Ouest (auparavant Ouest-France et France-Soir).