Deuxième mission de frappe des Rafale français en Irak : repère et tire…

Deuxième mission de frappe des Rafale français en Irak : repère et tire…

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(crédit : Etat-major des armées françaises)

(crédit : Etat-major des armées françaises)

(BRUXELLES2) Deux Rafale français ont effectué, jeudi matin (25 septembre) une nouvelle mission de frappes ciblées « au profit des forces armées irakiennes », dans la région ouest de Bagdad, à proximité de Falloujah.

Des cibles d’opportunité

Les cibles « d’opportunité » ont été « transmises en vol aux équipages » par le CAOC (le centre de coordination des opérations aériennes, situé au  QG américain, à Al Udeid au Qatar). « Identifiées par les pilotes des Rafale », elles ont été détruites « entre 9h50 et 10h22 », selon un communiqué de l’état-major des armées françaises. Les chasseurs, qui disposaient de « pod » de désignation Damocles, ont largué sur les objectifs « quatre bombes guidées laser GBU 12 ». Au final, selon le bilan officiel : la destruction de « quatre hangars contenant du matériel militaire utilisés par Daech ».

Le principe du « Repère et tire »

On parle dans ce cas de cibles dynamiques – explique un officier – car les équipages vont « au plus près des zones des combats », pour « acquérir du renseignement » mais se tiennent « prêts à assurer des frappes en cas d’identification de cibles d’opportunité » au sol. Les jours précédents, plusieurs vols de reconnaissance avaient été réalisés. Un vol « de reconnaissance et d’appui » avait ainsi été effectué mardi (23 septembre) par deux Rafale. Et mercredi (24 septembre), une mission de reconnaissance et de « dynamic targeting », mais sans frappes, avait été effectuée. Soutenus par des avions ravitailleurs français et américains, les chasseurs français avaient réalisé leurs missions par binômes. Une patrouille de 2 Rafale équipés de pod RECO NG effectuait une mission de renseignement « dans la profondeur » dans la région de Mossoul tandis que l’autre patrouille de 2 avions de chasse, équipés cette fois de pod Damoclès, conduisait une mission de « dynamic targeting » au nord de Bagdad.

Un vol de sept heures

Le vol de jeudi a duré environ sept heures. Les deux Rafale ont donc dû être ravitaillés 5 fois, 4 fois par l’avion ravitailleur C-135 de l’armée de l’air français et 1 fois par un avion ravitailleur de l’US Air Force. Pour finaliser l’opération, un avion de patrouille maritime Atlantique 2 a effectué un vol d’une dizaine d’heures, à visée ISR (Intelligence, surveillance et reconnaissance) pour procéder à une évaluation des frappes (ce qu’on appelle en termes militaires un « Battle Damage Assesment). Les images prises ont été transmises « immédiatement à l’état-major de l’amiral commandant la zone océan Indien » (ALINDIEN) — qui commande de façon tactique l’opération Chammal — ainsi qu’au CPCO, le centre de planification et de conduite des opérations situé à Paris dans les sous-sols du ministère de la Défense — qui assure le commandement stratégique — « pour y être analysées ».

Les missions se poursuivent

Les missions « d’appui aérien se poursuivront pour soutenir les armées irakiennes dans leur lutte contre Daech » précise-t-on à l’état-major des armées. Des missions «effectuées en coordination étroite avec les autorités irakiennes ainsi qu’avec nos alliés présents sur le théâtre ».

Coût de l’opération

Si l’on se base sur les informations données par l’état-major des armées et notre propre grille de coût, la seule opération de jeudi a coûté aux environs de 1,2 million $ (un peu moins d’un million d’euros), coûts horaires des avions et remplacements des bombes tirés, l’essentiel étant assumé par la France (le soutien américain étant limité à un avion ravitailleur). Ce sans compter les autres avions éventuellement en l’air en soutien (type Awacs, etc.)

(NGV)

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