Pour la Commission Juncker, la Belgique traîne des pieds. Dommage…

(BRUXELLES2) La plupart des commissaires européens sont aujourd’hui sinon nommés du moins connus. Quelques pays qui se comptent sur les doigts de la main hésitent encore (*). Parmi ces « hésitants », on compte la Belgique. C’est plutôt étonnant.

Le nombril gouvernemental et l’Europe

Le plat pays ne nous a pas habitués à traîner des pieds au niveau européen. Ni pour occuper un poste à la Commission européenne. L’après-élection et la lente négociation d’un gouvernement au plan fédéral expliquent certainement cet état de fait. Mais l’atonie, un peu évidente, du Premier ministre actuel (Elio di Rupo), qui n’a jamais été très intéressé par l’Europe (contrairement à ses prédécesseurs) tout comme celles de la plupart des chefs de partis politiques ne laissent pas d’étonner pour qui connaît la fibre européenne de la plupart des Belges. A ce rythme-là, le commissaire belge ne pourra occuper que le portefeuille du multilinguisme ou de la cueillette des fruits dans l’Arctique. 😉

C’est un peu dommage !

La réunion au sommet, prévue ce soir à Bruxelles, doit entamer la discussion sur les principaux postes au sein de la Commission (même si ce n’est pas à l’ordre du jour officiel du sommet qui prévoit de ne discuter que du poste du Haut représentant). Et la Belgique serait absente de cette « bataille ». C’est un peu dommage ! Pour emprunter une image et un vocabulaire sportif, la Belgique qui a brillé au Mundial de football, ne pourrait même pas disputer un match d’éliminatoire…

(Nicolas Gros-Verheyde)

(*) La République tchèque doit se déterminer ce soir par exemple

Nicolas Gros-Verheyde

Rédacteur en chef du site B2. Diplômé en droit européen de l'université Paris I Pantheon Sorbonne et auditeur 65e session IHEDN (Institut des hautes études de la défense nationale. Journaliste depuis 1989, fonde B2 - Bruxelles2 en 2008. Correspondant UE/OTAN à Bruxelles pour Sud-Ouest (auparavant Ouest-France et France-Soir).