Un sous-officier français d’origine serbe tué au Mali (Maj)

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(BRUXELLES2) Un militaire français – membre de l’opération Serval – a été tué lundi (14 juillet), vient d’annoncer la présidence de la République qui annonce, mardi 15 juillet. Sous-officier au 1er régiment étranger de Génie de Laudun-l’Ardoise (Gard), il est décédé « alors qu’il participait à une opération de reconnaissance dans la région d’Al Moustarat », au nord du Mali. Il s’agit du 9e soldat français tué au Mali depuis le début de l’opération Serval, débutée en janvier 2013.

Un attentat suicide

Le ministère de la Défense a apporté quelques précisions sur les circonstances du décès de l’adjudant-chef Dejvid Nikolic. C’était en fin d’après-midi, lundi (14 juillet). « Un véhicule suicide a attaqué des éléments de la force française engagés en opération de contrôle de zone à une centaine de kilomètres au nord de Gao ».

7 blessés, dont 2 graves et 1 décédé

L’attaque a été portée contre « des véhicules blindés installés en surveillance dans le secteur d’Almoustarat. Sept militaires ont été touchés par l’explosion puis immédiatement pris en charge par leurs camarades avant d’être évacués vers l’hôpital militaire de campagne de Gao. L’un des trois militaires grièvement blessés est décédé dans la soirée. »

Expérimenté et aguerri

Né à Belgrade (Serbie), naturalisé français, l’adjudant-chef Dejvid Nikolic comptait plus de 25 années de service dans les armées françaises. « Expérimenté et aguerri », il avait 45 ans et effectuait au Mali sa huitième mission en opération extérieure. Il s’était « notamment engagé au Gabon, à Djibouti, et plus récemment en Afghanistan (2005 et 2010) et au Liban (2012 et 2013) » indique le ministère de la défense.

Les opérations continuent

Ce décès est intervenu, le jour même où Jean-Yves Le Drian, ministre français de la Défense, indiquait la fin de l’opération Serval. « Au Mali, l’opération Serval est  de fait terminée ». Les 3000 militaires français restent sur le terrain mais dans le cadre d’une opération « Barkhane« , plus spécifiquement dédiée à la lutte anti-terroriste et visant tous les pays de la zone subsaharienne (Niger, Tchad, Mauritanie, Mali, Burkina Faso). « La France agit au Sahel pour sa sécurité et pour la stabilité des États africains de la région. Sa détermination à lutter contre les activités terroristes est totale » a répété aujourd’hui Jean-Yves Le Drian.

(JC et NGV)

Mis à jour : Mardi 15 juillet, 16h avec des circonstances de l’attaque, biographie et commentaires du ministre de la Défense